Chroniques
La célèbre marque Sojasun fête ses 20 ans ! Ce numéro revient donc sur l’histoire de la firme (lancée par la laiterie Triballat en Ile-et-Vilaine en 1988). C’est toujours intéressant de voir les évolutions des produits et les coupures de presse de l’époque. Leurs yaourts et autres steaks sont désormais distribués dans 20 pays, dont la Chine. Deux recettes de gâteaux d’anniversaire accompagnent la revue.
Cette feuille d’information un peu maigre nous parle des deux dauphins que Réseau-Cétacés surveille, et qui évoluent près des ports de l’Atlantique. Elle retrace leurs autres actions en faveur des cétacés (stands, conférences), et nous rappelle qu’ils ont lancé une pétition contre le massacre annuel des dauphins au Japon. Pensez à la signer si ce n’est pas déjà fait !
Cette jolie newsletter illustrée de belles photos d’arbres parle du stockage de carbone par les forêts, des grands espaces sauvages, de la situation des grands animaux herbivores dans notre pays, des très rares fleuves sauvages de France. Elle parle également de l’état des forêts françaises, notamment des forêts non-exploitées par l’homme, qui ne représentent que 0,13% du total de nos forêts ! Les rédacteurs maîtrisent de toute évidence leur sujet, et ils ont lancé un excellent projet : vous pouvez faire un don à leur association, celui-ci sera utilisé "pour l’acquisition de forêts et de milieux naturels à fort potentiel de naturalité".
De plus en plus souvent on mange "sur le pouce", sur le lieu de travail ou d’étude, ce qui rime souvent avec des repas mal équilibrés ou peu gastronomiques. D’où l’intérêt du nouveau livre de Cléa, déjà connue pour ses ouvrages sur le quinoa, l’agar agar et les produits japonais. Les recettes (croque-monsieur, sandwiches, tartines, pâtés, salades, sushis...) sont divisées selon trois provenances : France, Japon et Angleterre.
Chantal Clergeaud, auteure de nombreux livres sur le végétarisme, s’est intéressée cette fois-ci à ce qui se passait dans les cuisines de nos voisins. L’intérêt principal du livre est donc d’y trouver des tas de recettes très originales, en tout cas sous nos latitudes, soit végétariennes, soit adaptées à la mode végétarienne. Laissez-vous porter : Autriche, Liban, Russie, Mexique, Hongrie, Israël, Grèce, Antilles, Chine,... Le livre est épais, mais la présentation aurait pu être un peu plus moderne.
Voilà un livre qui manquait dans le paysage culinaire français. Nous consommons tous des yaourts ou laits végétaux ; désormais, nous pourrons les préparer nous-mêmes ! Cinquante recettes sont proposées : des laits très originaux (châtaigne, cajou, sésame,...), différentes manières d’obtenir des yaourts au soja, des beurres et pâtes à tartiner, des fromages et crèmes, des glaces et milkshakes, et différentes sortes de tofu. Comme tous les récents livres de La plage, il est illustré par de jolies photos.
Le soja est devenu un aliment quasiment incontournable pour les végétariens, pourtant, nombreux sont ceux qui nous posent des questions sur les façons de le cuisiner. Ce livre devrait les y aider ; après une introduction sur son histoire et ses bienfaits, ainsi que sur les différentes formes de soja à notre disposition (fermenté ou pas : sauces, tofu, crèmes, lait,... ), l’auteure nous propose plus de trente recettes. Le livre bénéficie d’une présentation agréable et d’un format original.
Pas moins de 700 personnalités ont déjà signé le manifeste du Comité Radicalement Anti-Corrida, qui publie cette jolie revue. Il y a beaucoup à lire à l’intérieur : campagnes en cours pour l’interdiction de l’accès des arènes aux enfants, débats radiophoniques ou télévisés, coupures de presse, catalogue de vente par correspondance, un parallèle entre certains aspects du fascisme et de la corrida, des comptes-rendus de manifestations, des poèmes... A noter un dossier sur les combats de coqs ; il faut en effet savoir que c’est la même loi qui légitime en France ces combats et la tauromachie.
Ce serait dommage de rater les recettes qui jalonnent cette magnifique revue, car la plupart sont végétariennes. Elles sont souvent élaborées par des chefs cuisiniers, elles sont très originales... et diablement alléchantes !
Les numéros de Vegetarian journal se suivent et se ressemblent, mais c’est une bonne chose puisque c’est une revue de qualité. Celui-ci se penche sur la cuisine africaine, voilà qui est original, mais c’est un continent tellement vaste qu’une recherche pays par pays aurait été plus judicieuse. L’article suivant traite des hamburgers et hot dogs végétaliens, hélas les marques testées ne sont pas disponibles en Europe ! D’autres sujets sont abordés comme les sauces sans fromage, les menus proposés dans les chaines de fast-food (longue et intéressante étude comparative, mais n’est-ce pas dommage de devenir végétarien si c’est pour continuer à mal manger ?). Pour finir, ils proposent les traditionnelles brèves sur la nutrition, les chroniques de livres et présentations de nouveaux produits.
A en juger par la longévité, la taille et le contenu de ce magazine, la Société Végétarienne d’Amérique du Nord doit être l’une des plus vieilles et des plus importantes associations américaines dans ce domaine. Bien entendu, les problèmes qu’ils rencontrent et les sujets qu’ils abordent sont les mêmes que ceux des associations du vieux continent : problème des enfants végétariens dans les cantines, inquiétudes des parents pour les bébés végétariens, questions sur la nutrition (bienfaits des graines et noix), recettes de cuisine, présentation de la grande conférence annuelle de la N.A.V.S., livres sur le végétalisme, article sur le pacifisme (syndrome de la guerre du Golfe), etc. Bref, si vous lisez l’anglais, c’est une valeur sûre.
En quelques mois ce journal publié dans les Alpes s’est vite fait un nom, et son sous-titre "écologie, citoyenneté, solidarité" lui sied à ravir. Il est très dense, on y trouve des tas de brèves internationales, mais également des articles plus profonds sur des sujets comme : les réfugiés climatiques, les animaux de ferme, le végétarisme, les plantes médicinales, les plantes sauvages comestibles, la surveillance électronique, la construction écologique... Si ces sujets vous intéressent, il ne vous en coûtera que 50 centimes !
L’association des amis des ânes est désormais reconnue d’utilité publique ! Et la revue est maintenant imprimée en couleur sur du papier glacé, ce qui lui confère une apparence nettement plus "pro" ! Le contenu reste le même : nouvelles de l’association, de son refuge dans le Puy de Dôme, informations vétérinaires, articles à propos du lait d’ânesse, des charrettes à ânes, de la monte des ânes, courriers et infos des lecteurs, boutique,...
La célèbre fondation Bardot intervient pour secourir des animaux domestiques laissés à l’abandon, maltraités, ou pour aider des refuges en difficulté. Elle rend d’ailleurs hommage à Christian Huchedé, du refuge de l’Arche, parti en retraite après 30 ans au service des animaux.
Une belle présentation, c’est déjà un pas pour amener le public à s’intéresser à nos activités, et de ce côté-là, l’Alliance anticorrida a gagné. Pour couronner le tout, le contenu est bien aussi ! Il est surtout composé de brèves sur la tauromachie ou sur les actions entreprises par l’association. Ca bouge bien dans ce domaine ces temps-ci : nombreux passages dans les médias, rencontres avec les parlementaires, soutien de personnalités... et on se prend à rêver à l’interdiction de l’entrée des arènes aux moins de 15 ans... ou à l’abolition pure et simple de la corrida.
Depuis quelques temps, Advocates for animals veut faire évoluer l’appareil législatif en direction du bien-être animal (cirques, expérimentation animale, poules en batterie, phoques, hérissons,...). Leur magazine a changé de nom et il est nettement moins épais que par le passé, mais cela reste une belle revue. L’association y parle de ses campagnes en cours ; la principale concerne les pièges, qu’ils essayent d’interdire en Ecosse (souvenez-vous que la chasse à courre a été abolie dans ce pays il y a quelques mois). Le piégeage est une autre forme de chasse particulièrement cruelle, sans compter qu’elle ne fait quasiment pas de distinctions entre les espèces qui sont tuées.
Vous cherchez des infos sur la chasse, sur la faune et la flore sauvage, sur la protection de la nature ? Ne cherchez plus ! Vous trouverez tout cela dans le petit magazine de l’A.S.P.A.S. : Grenelle de l’environnement, piégeage, battues aux renards, braconnage, insecticides, espèces menacées... Comme toujours, vous retrouverez des comptes-rendus de leurs actions en justice ou de leurs campagnes sur le terrain. Le dossier du mois traite de la situation préoccupante du marais poitevin, deuxième zone humide de France, un milieu naturel exceptionnel hélas en voie d’assèchement.
Les rédacteurs de L’écologiste font le constat que si l’on veut éviter la mort de notre planète, il faut changer nos modes de vie. Comme la célèbre maxime "travailler plus pour gagner plus" n’est pas tenable dans le temps (la terre étant limitée en taille), ils proposent au contraire de consommer et de travailler moins. Au concept "perdre sa vie à la gagner", ils opposent des valeurs humbles, donnent des idées pour profiter de ce que la nature nous offre, et tendent vers des existences dans lesquelles on se satisferait de ce que l’on a. Le reste du magazine inclut des articles sur les OGM, les effets néfastes de la technologie, les semences anciennes, les agrocarburants, Mai 68 et l’écologie, les pesticides, les systèmes d’assainissement des eaux usées, ainsi que de nombreuses chroniques de livres et revues. A noter qu’ils ont lancé il y a peu une pétition contre les OGM (voir notre rubrique "pétitions", page 11).
Echo nature est emplit de brèves internationales sur des sujets très variés (le loup, le réchauffement climatique, l’eau potable, les voitures électriques, les OGM, les requins, la crise alimentaire...). Toutes ces infos sont entrecoupées de petits dossiers de deux ou quatre pages : les moteurs à hydrogène et à air comprimé, la déforestation en Asie, la disparition des glaciers, les pollutions de l’eau et du vin, l’éco-construction (double-vitrage, chaux), la pisciculture, l’homéopathie, la tuberculose, les éco-villages... Vous y trouverez forcément quelque chose qui vous concerne !
Consom’action a changé ; nouveau format, nombre de pages accru, superbe présentation, bimestriel au lieu de trimestriel... Le magazine est tiré à près de 100000 exemplaires ! Le contenu change peu, mais il y a plus à lire et donc plus de sujets abordés : le bio dans les cantines, le commerce équitable, le chocolat, des recettes (souvent végétariennes), quelques bases en nutrition, la cuisson et l’alimentation crue, la biodiversité... De nombreux nouveaux produits sont présentés, et le magazine est fourni avec un agenda et un carnet d’adresses. Il est toujours gratuit (en Biocoop), ça serait vraiment dommage de vous en priver !
Dans ce numéro de décembre, VegMag propose un bilan, forcément non-exhaustif, des initiatives en faveur des animaux. 2007 était aussi "l’année du dauphin" et VegMag souligne que de nombreuses actions pour leur protection ont eu lieu à travers la planète (mais ils oublient de signaler un évènement grave qui a fait beaucoup de bruit ; la disparition d’une espèce de dauphin d’eau douce en Chine).
Sous-titré "pour la défense des droits des animaux", le bulletin de l’association Stéphane Lamart nous raconte comment ils ont sauvé de nombreux animaux domestiques maltraités dans le Val d’Oise, des chevaux dans un cirque, ou des animaux de ferme dans le Sud des Alpes. Ils invitent également les mairies à la mise en place de pigeonniers, et les ministères à celle de lois plus strictes.
Végétariens magazine existe depuis un an maintenant, mais le nombre de pages est redescendu à 36. C’est dommage, d’autant plus qu’il contient trois bulletins d’abonnement, et que dans son éditorial, le directeur de publication ne semble plus très porté sur la diffusion en kiosque.
L’association Stéphane Lamart existe depuis 7 ans déjà, et se bat contre les souffrances animales sous toutes leurs formes : elle recueille des animaux domestiques maltraités, proteste contre la corrida, la fourrure ou encore la vivisection. On trouve dans ce trimestriel un résumé de leurs principales actions, une retranscription de la déclaration universelle des droits de l’animal, des conseils pour partir avec son chien aux sports d’hiver, ainsi que des coups de pouce à diverses autres association (ce qui est suffisamment rare pour être signalé).
A travers cette bien jolie couverture, l’Alliance anticorrida nous rappelle son excellente idée militante : elle a payé un avion de tourisme qui a survolé durant l’été les plages bondées de touristes, traînant derrière lui un bandeau publicitaire indiquant "fuyons les corridas - www.anticorrida.org". Le reste des articles revient sur les autres actions de l’association : passages télévisés ou radiophoniques, courriers de protestation, stands d’information, articles dans la presse. A noter aussi une page sur le soutien des personnalités à notre cause, mais également une autre sur celles qui assistent aux corridas ; on y constate que nos principaux dirigeants politiques sont aficionados ; voilà qui laisse peu de doutes sur leurs réelles intentions !
Rien de bien passionnant dans ce bulletin de la Fédération de chasse locale ; le préfet a décidé que le vendredi serait un jour sans chasse, ce qui a fait râler certains chasseurs, mais bizarrement le président de la Fédération les trouve rétrogrades et conçoit que la nature n’appartienne pas qu’aux chasseurs. Mais quel pourcentage d’entre eux représente-t-il ? Sans doute qu’une minorité... La revue nous donne aussi une idée du nombre d’animaux qu’ils massacrent... euh pardon, qu’ils déclarent (hypocritement) "prélever" : sur un seul département, près de 1800 bécasses et 4000 lièvres. Et encore, ce ne sont là que les chiffres officiels ! Sinon, il est toujours intéressant de compulser les publicités qui jalonnent ces périodiques... : des boutiques d’armes, des assurances (bien sûr, avec tous ces accidents !), et surtout des 4x4 (pour des gens qui prétendent gérer la nature, voilà un mode de locomotion bien peu écologique !).
C’est toujours un plaisir de lire cette feuille d’information pour la défense de l’environnement : en plus d’être très informative, le ton est radical et ironique à la fois. Tout le monde en prend pour son grade ; les chasseurs, les promoteurs, les instances étatiques en charge de la biodiversité, etc. Un premier article émet des doutes sur l’efficacité du Grenelle de l’environnement, et un autre revient sur le célèbre tunnel du Somport (qui était sensé favoriser le développement de la vallée d’Aspe). Les rédacteurs critiquent également les différentes actions de lobbying des chasseurs, et s’inquiètent pour l’avenir d’espèces comme le loup, l’anguille, le grand tétras.
La petite feuille d’information de Réseau-cétacés nous parle de leurs activités (stands, pétitions, éducation des navigateurs), d’un livre sur les mammifères marins, et de la pêche récente d’une baleine dans laquelle on a retrouvé un bout de harpon datant du 19ème siècle (elle avait donc 120 ans !). Dommage qu’il n’y ait que deux pages...
La F.L.A.C. est une coalition d’associations unies contre la tauromachie. Ce bulletin trimestriel retranscris ses différentes actions : courriers de protestation, photos de manifestations, distributions de tracts devant des salons, des églises, ou des administrations. La F.LA.C. a connu quelques remous en 2007, espérons que l’assemblée générale de février 2008 remettra les choses en route.
Les livres sur le sujet sont rares, et cet ouvrage est en fait celui d’une canadienne, désormais disponible en France grâce aux éditions Guy Saint-Jean. Il bien présenté, et rédigé, sous le contrôle d’une nutritionniste, par l’ancienne directrice d’un journal végétarien. Plusieurs pages énoncent ou rappellent les principes de base de la nutrition. L’auteure donne ensuite quelques conseils pour introduire les différents aliments dans la nourriture du nourrisson, puis propose tout un tas de recettes spécialement étudiées pour les jeunes enfants, le tout par ordre chronologique (du lait aux aliments solides, de quatre à six mois, de six à neuf mois, etc).
L’association Végétarienne Belge publie ce bulletin assez similaire à celui d’Alliance Végétarienne en France. Elle traite des bienfaits du végétarisme pour la santé, ainsi que des jus de fruits et du crudivorisme. Deux autres articles parlent d’espèces animales menacées, d’amour et de non-violence. Deux personnes sont interviewées dans ce numéro : une militante végétarienne belge, Ijsselina, ainsi qu’une enfant de dix ans (qui a également été interviewée dans la revue Végétariens magazine). Plusieurs pages de publicités sont consacrées à des tables d’hôtes, des stages de naturopathie et des conférences. La présentation globale de la revue est un peu basique et pourrait sûrement être améliorée.
Un petit livre au format original, un prix modique et un thème peu commun pour vous permettre de profiter au mieux des bienfaits de votre alimentation. Les plats sont variés et classés par saison. Les aliments sont tour à tour fermentés, séchés, salés, sucrés, réduits en purées, en sauces, en jus ; la cuisine crue ne se limite pas aux salades ! Les auteurs se sont parfois autorisé des entorses au règlement puisque quelques ingrédients sont tièdes.
Le thème de ce numéro est la chasse ; après un tour d’horizon complet de la situation en France (et en Europe), le magazine interviewe les jeunes saboteurs de chasse à courre parisiens dont les médias ont récemment parlé. Pour faire suite au dossier sur les cantines scolaires du mois dernier, un article fait le point sur les restaurants universitaires. Gogol 1er, un chanteur punk et végétarien, explique les raisons de son engagement, de même que Soléanne, végétalienne de dix ans et fille d’une déléguée de l’Association Végétarienne de France. Côté nutrition, les laits végétaux et le potiron sont à l’honneur. Plusieurs publicités sont en double dans la revue, qui aurait pu faire quelques pages de moins.
Depuis quelques numéros, les articles de L’écologiste semblent plus pragmatiques, plus simples, et plus accessibles. Celui-ci, sous une jolie couverture, traite en vrac de la liaison TGV Lyon-Turin (un gouffre financier), de la mort programmée des jachères (refuges de biodiversité), de risque nucléaire, de la disparition imminente de deux animaux ; l’un emblématique : le tigre, et l’autre plus insignifiant mais tout aussi important : l’abeille. Le dossier du trimestre est consacré à la déforestation ; le constat est alarmant. Si dans les pays européens le nombre de zones boisées s’accroît légèrement, cela se fait souvent au détriment de la biodiversité et au profit des monocultures d’essences utiles à l’homme. Dans les pays tropicaux c’est la catastrophe, tant pour les arbres que leurs habitants ; peuples indigènes ou animaux. Et un nouveau danger guette : l’apparition en Amérique du nord d’arbres transgéniques. La revue se clôture par de nombreuses chroniques de livres et un bon article qui fait le lien entre l’élevage industriel, la viande, et les dégâts environnementaux.
Après un éditorial amer de Brigitte Bardot, on trouve des articles sur des thèmes qui ont fait la réputation de sa fondation ; viande de brousse (viande d’animaux sauvages), utilisation d’animaux dans les arts et spectacles, chasse aux phoques, fourrure de chats et de chiens, destruction de la faune sauvage. Il y en a d’autres sur des sauvetages et des adoptions d’animaux. La revue est accompagnée de l’Info journal junior, un supplément de quatre pages destiné aux plus jeunes : avec le dauphin, les poulets, des jeux, et des conseils pour élever convenablement ses animaux domestiques.
Echo nature est une revue dédiée à l’environnement, mais plus informative que militante. On y trouve beaucoup de brèves internationales (réchauffement climatique, espèces menacées, OGM, biocarburants, chroniques, agenda, recettes,...) et de nombreux articles (pollution de l’air, boom des énergies fossiles, ours des Pyrénées, cancer, nappes phréatiques, peinture naturelle,...). Il n’y a aucun dossier plus approfondi, ce qui est à la fois un inconvénient (on aimerait en savoir plus) et un avantage (la revue se lit facilement et elle reste accessible à tous). Au final, cela fait beaucoup de lecture pour 3,80 euros.
Au sommaire de ce numéro de rentrée scolaire, VegMag consacre un dossier aux cantines des écoles primaires, et interviewe une famille 100% végétarienne. En tant qu’association nous recevons souvent des lettres de parents végétariens qui sont dans l’embarras à cause de l’attitude peu compréhensive des responsables d’écoles. Espérons que l’article fasse un peu évoluer les choses…
Nous n’avions pas eu de nouvelles de cette association savoyarde depuis longtemps, mais elle existe toujours et continue son petit bonhomme de chemin. Cette feuille d’informations en couleur rappelle les difficultés rencontrées par leur refuge surchargé et présente quelques animaux recueillis. Côté militant, deux articles s’opposent à l’expérimentation animale. Ils attendent vos dons !
Animal times (journal de Peta) a trouvé son style, dans un registre people et actions médiatiques. Les interviews et les articles sont assez superficiels, mais les noms et les photos de célébrités suffisent à accrocher le lecteur : fourrure, cirques, vivisection, recettes de cuisine, et des stars comme s’il en pleuvait : Jamelia, Forest Whitaker, Joss stone, Pamela Anderson...
Cette newsletter est une vraie mine d’infos ! Malheureusement comme elle est consacrée à la vie marine, et plus spécialement aux cétacés, les nouvelles ne sont guère réjouissantes : pollutions sonores, marées noires, chasse, pêche, maladies, captures pour la captivité, échouages... les dangers sont multiples pour tous ces animaux. Néanmoins, l’éditorial insiste sur l’évolution des mentalités vis-à-vis du monde marin, et des requins en particulier. Peut-être une lueur d’espoir, s’il n’est pas déjà trop tard !
Cette intéressante newsletter insiste sur la nécessité de sauvegarder les forêts naturelles où s’épanouit la biodiversité, à la différence des forêts surexploitées où ne subsistent que quelques espèces d’arbres, de plantes et d’animaux. Elle insiste également sur l’importance des bois morts dans le développement d’une multitude d’insectes, de champignons, de micro-organismes. Les articles sont fouillés, et illustrés de superbes photos.
Si les océans vous tiennent à cœur, penchez-vous sur la revue d’SOS Grand bleu ; vous y constaterez leurs actions de nettoyage du littoral, et d’éducation des jeunes voire du public en général. Ils condamnent toutes les atteintes à la biodiversité, que ce soit par le biais de pollutions, de pêches illégales, de chasses aux cétacés. Ils se concentrent sur la Méditerranée, mais s’intéressent à toutes les mers du globe.
Nous vous avions présenté cette association belge dans notre dernière feuille d’information. Voici leur bulletin trimestriel, tout en couleur. Ils nous y présentent leurs actions en faveur des chevaux (ils en ont sauvé plus de cent de l’abattoir), et racontent certains de ces destins parmi les plus émouvants.
S’il fallait choisir, Advocates for animals serait une des meilleures associations de protection des animaux au monde, avec Viva, Peta, Equanimal et quelques autres. Cette jolie revue entièrement en couleur est remplie de comptes-rendus d’actions en faveur des animaux : poules en batterie, grippe aviaire, massacre d’écureuils et de hérissons en Ecosse, foie gras, chasse aux phoques, etc : ils sont sur tous les fronts ! Leur dynamisme fait plaisir à voir.
C’est un bien joli gâteau qui trône sur la couverture de cette belle revue américaine ; il faut dire que l’association qui l’édite, The Vegetarian Resource Group, fête cette année ses 25 années d’existence ! Toutes nos félicitations ! Pour l’occasion, 14 activistes de longue date et d’horizons variés nous font part de leurs expériences et de l’évolution du végétarisme pendant ce laps de temps. Ces témoignages sont tout à fait intéressants. De nombreuses recettes de cuisine agrémentent le tout.
Ce mini-bulletin photocopié existe depuis de nombreuses années. Il est rédigé par une seule personne, qui compile divers articles parus dans la presse (en rapport avec les animaux) et en profite pour nous faire part de ses "coups de gueule". Au programme : chasse, corrida, Animal Liberation Front, cétacés, végétarisme…
Sojanews change légèrement de format mais reste toujours agréable à feuilleter. Axé bien-être, il donne des conseils pour prendre soin de sa peau et pour garder l’équilibre alimentaire ; il donne également des astuces pour réussir ses confitures, invite à la sieste, et propose de jolies recettes presque végétariennes, sans oublier bien sûr des publicités pour les produits Sojasun !
L’A.S.P.A.S. tient des stands à travers la France, et lance des campagnes de protection d’espèces diverses ou de milieux naturels tout entiers. Par le biais d’un cinglant article sur les saccages de la nature en France, l’association critique l’impunité incroyable dont jouissent les responsables de ces actions face à la loi. Ce petit journal propose aussi beaucoup d’infos environnementales, un agenda et un catalogue. Si vous êtes témoins d’un acte de chasse abusif, prenez des photos, des films, prévenez la gendarmerie et contactez l’A.S.P.A.S. !
Top nature est un bimestriel qui existe depuis de nombreuses années et que l’on peut trouver, souvent gratuitement, dans les magasins bio & diététiques. Au sommaire de ce numéro ; le point sur quelques légumes d’été, et un dossier sur les cosmétiques (présentation de nouveaux produits et interview de différents responsables de firmes bio en France). Vous y trouverez également des recettes de cuisine végétarienne, des présentations de nouveaux livres (sur les cosmétiques et l’agar-agar), ainsi que de nombreuses publicités.
Chic, le numéro d’été de La hulotte traite d’un animal très commun, quoique menacé, et souvent parfaitement méconnu par la population : le triton. On y découvre ainsi les cinq espèces qui résident en France, principalement dans le nord. Cet animal fréquente nos mares, étangs et rivières, et il nous arrive de le rencontrer dans nos jardins ou le long des murs des maisons, dans les endroits frais, humides et sombres. Comme la plupart des batraciens et des reptiles, les tritons sont menacés à cause de la disparition de leurs lieux de reproduction.
Il y a beaucoup d’articles différents dans ce numéro, dont l’axe principal est la santé : on y parle de pesticides, des problèmes inhérents aux multinationales, de Revenu Maximal Acceptable, de biocarburants (porte ouverte aux OGM ?). Egalement au sommaire, les risques engendrés par le génie génétique, la fin programmée des antibiotiques, l’importance de notre alimentation sur notre santé, les effets pervers des moyens de communications modernes, ou encore d’Enercoop, un nouveau fournisseur d’électricité "écologique". Les articles sont rédigés par des professionnels, et souvent en lien direct avec des ouvrages qu’ils ont publiés.
Fidèle à ses engagements, la fondation Bardot attaque les maltraitances animales sur tous les fronts : après un vibrant éditorial de sa présidente, le journal rappelle le calvaire enduré par les moutons australiens, les grenouilles, les dauphins des parcs animaliers, les ours donnés en spectacle dans nos rues.
Sale temps pour la corrida, qui est attaquée de toutes parts. Les personnalités sont de plus en plus nombreuses à clamer leur opposition à cette boucherie en public. Le journal est sorti juste avant les élections présidentielles, et deux pages précisent les opinions des candidats à ce sujet (certains sont francs, d’autres versent nettement plus dans la "langue de bois"). L’association participe à des manifestations, des stands, des campagnes d’écriture, et intervient dans de nombreux médias.
La couverture de ce numéro d’Avril était prémonitoire, puisqu’on y retrouve Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Ils sont d’ailleurs interviewés, et à les en croire, ils seraient presque militants végétariens. En tout cas, on verra s’ils tiennent leurs promesses... Hormis de nombreuses brèves, signalons un bon article à propos des conséquences des élevages industriels sur l’environnement, et une interview intéressante de l’actrice Zara Whites. Egalement dans ce numéro, un dossier sur l’alimentation végétarienne des femmes enceintes et des enfants en bas-âge (qui ne pose pas de problème, par contre les végétaliens doivent prendre des suppléments). Le reste de la revue est consacré aux rubriques habituelles : restaurants, produits, recettes et petites annonces.
Cette revue imprimée en bichromie présente les activités de l’association A.D.A.D.A. (protection des ânes), donne des nouvelles de son refuge, et des conseils vétérinaires : soins à base de plantes et informations sur les végétaux toxiques pour les équidés. Les membres de l’association partagent leurs anecdotes dans la rubrique "courrier des lecteurs", et on trouve aussi des chroniques de livres parlant d’ânes et des petites annonces.
Cette brochure superbement présentée est coproduite par plusieurs associations de protection animale.
Une fois de plus, Peta a recours aux services d’une star dénudée pour faire passer son message, et même si cela apporte sûrement des résultats, on peut se poser des questions sur la légitimité d’un tel procédé. D’ailleurs, la première page est un appel à manifester, nus, contre la corrida en Juillet prochain. La deuxième est une mini-interview du mannequin anglais Sadie Frost, qui explique qu’elle préfère être nue qu’en fourrure (d’autres personnalités, habillées, s’expriment elles aussi contre cette forme de maltraitance). Peta s’oppose également aux zoos, à la vivisection, au cuir, propose quelques recettes de cuisine ainsi qu’une page "people" et un article sur la non-violence.
Ne laissez pas le prix vous rebuter ; Nouveau consommateur est une revue épaisse et complète. A l’instar d’Echo nature que nous chroniquions il y a quelques jours, elle touche vraiment à tous les aspects de notre vie quotidienne, avec un penchant humaniste en plus. Beaucoup d’articles s’attachent à changer nos habitudes en matière de consommation, à faciliter nos démarches pour vivre de façon plus respectueuse. D’innombrables articles ou interviews traitent du réchauffement climatique, de baisse de nos rejets de CO², de solidarité (commerce équitable, immigration, antisémitisme), d’écologie (retour à la campagne, bois issu de forêts gérées durablement, jardinage bio, énergies renouvelables, biocarburants, chargeurs de piles, habitat sain...), de médecine douce, de grossesse et d’allaitement, de tourisme, de santé et de soins du corps, ou encore de cuisine. Dans ce numéro, on trouve même un bon article sur l’historique de la protection animale, suivi d’un autre en faveur du végétarisme !
Cuisine bio est une luxueuse revue trimestrielle, qui n’est pas végétarienne même si la majorité des recettes proposées ne contiennent pas de viande. La présentation est absolument superbe, et les photos extrêmement alléchantes. Dans l’ensemble, les recettes sont assez sophistiquées et très originales. Il y a aussi quelques articles sur les châtaignes bio, un restaurant de terroir, et un classement des vins. Une lecture qui vaut le coup d’œil, mais qui donne faim !
La F.LA.C. (coalition d’associations de protection animale) organise des actions contre la corrida à travers toute la France (ils sont même relayés au Mexique). Récemment, ils organisaient une série de conférence avec l’historienne Elisabeth Hardouin-Fugier, une exposition de peintures, des manifestations à Arles, Nîmes et Mauguio. Ils lancent des campagnes de courriers de protestation à chaque fois qu’un publicitaire utilise l’image de la corrida pour promouvoir un produit, et luttent contre les infâmes "écoles taurines" (les aficionados, comme les chasseurs, sont en voie de disparition et tentent de racoler des jeunes pour pérenniser leurs activités).
Que ceux qui croient encore aux balivernes antinomiques de "chasseurs écologistes" ou de "gestion la nature" jettent un œil sur cette revue, elle leur ouvrira les yeux sur le monde de la chasse. Un rapide survol suffit à se rendre compte que les chasseurs n’ont que deux passions dans la vie : les armes et les bagnoles (les 4x4 bien sûr, vous savez, celles qui respectent l’environnement en consommant deux fois plus d’essence, en détruisant les milieux naturels et en perturbant la faune sauvage). Leur gestion du gibier est si mauvaise que les chasseurs sont obligés chaque année de procéder à des lâchers de centaines de milliers d’animaux. Mais, mondialisation oblige, beaucoup d’entre eux s’en vont désormais piller les écosystèmes des pays "sous-développés", qui n’osent pas refuser la manne financière que représente ce tourisme. La revue est ainsi remplie de publicités pour des safaris, et de photos de massacres (quel est le plaisir à poser à côté d’un cadavre ?). Parfois, les victimes sont des espèces rares, comme les oryx, lions, ours ou éléphants. La-men-ta-ble.
Bon nombre de nouvelles internationales et de recettes de cuisine parsèment ce numéro dont le point central est la retranscription d’une interview de Nicolas Hulot, dans laquelle celui-ci explique sa vision de l’écologie. Dominique Voynet, une autre candidate à la présidentielle 2007, est également interviewée, ainsi que Brigitte Bardot. Les trois interviews sont longues et assez intéressantes, en particulier celle de B.B..
Suite à nos déménagements successifs, nous avions cessé de recevoir le journal de la Ligue Française des Droits de l’Animal. Cinquante numéros, c’est le signe d’une belle continuité et d’une sacré motivation. La formule n’a pas changé ; des dizaines de brèves internationales, piochées dans la presse, analysées et commentées par les rédacteurs de la L.F.D.A. Certains sujets sont un peu plus développés que d’autres, par exemple celui sur la grippe aviaire (et ses paradoxes), ou encore celui sur l’attitude dévastatrice de l’homme qui va jusqu’à faire disparaître des espèces présentes sur terre depuis des millions d’années, comme les requins ! Certaines nouvelles sont assez ironiques, comme celle extraite d’une revue avicole qui suggère d’élever les poules en cages confinées, pour éviter qu’elles ne s’ébrouent et soulèvent de la poussière ...néfaste pour la santé des éleveurs !! D’autres infos traitent de destruction et de défense des milieux naturels, de chasse (voire de braconnage), d’espèces rares et menacées, ou de maltraitances diverses. Le champs d’action est très large et le résultat est remarquable.
Echo nature traite de tous les problèmes liés à l’écologie, mais sans oublier la protection animale, ce qui mérite d’être souligné. Ce numéro comporte même un article sur le végétarisme ! Les sujets abordés font en général l’objet d’une ou deux pages, ce qui est à la fois un peu bref, mais rend aussi la revue facile et agréable à lire ; recyclage des déchets électroniques, énergies durables (éolienne, hydraulique), voitures électriques, zoom sur le kaki (fruit), comment protéger le bois sans produits chimiques, surpêche en Méditerranée, randonnées pédestres dans le Puy de Dôme, agenda,... A noter également une interview du célèbre professeur Jean-Marie Pelt, à propos des OGM et du brevetage du vivant.
La revue commence par un constat navrant ; un dauphin d’eau douce vient de disparaître, et d’autres espèces de mammifères marins devraient bientôt le rejoindre. SOS Grand bleu revient sur le bilan de l’association, dont l’assemblée générale a eu lieu en Mars ; on voit qu’ils sont très actifs tout au long de l’année, en faveur des milieux naturels ou des animaux. Ils ont ouvert au début de l’année une antenne à Roquebrune, et tenu à cette occasion une conférence devant dix classes scolaires et quatre-cent habitants de la commune ! Ils font d’ailleurs de nombreuses actions d’éducation en direction des plus jeunes (classes de mer, éveil à l’environnement, nettoyage des côtes, observation des cétacés).
Au niveau du visuel, cette revue anti-corrida est une réussite. Imprimée en quadri au format A4, elle est de surcroît très épaisse, et le contenu riche en infos : villes s’étant déclarées "anti-corrida", position des principaux présidentiables sur le sujet, actions et résultats du C.R.A.C. (tables d’information à travers toute la France, émissions de télé, nombreuses coupures de presse, démarches en direction des députés français ou européens, en direction des stars (nombreux chanteurs) ou des artistes,...). C’est assurément une association très dynamique ! Pour ne rien gâcher, le tout est illustré de dessins humoristes parfois très drôles, de poésies et de chansons en tout genre.
Tout commence par un bon éditorial qui interpelle Nicolas Hulot, dont le pacte écologique est jugé un peu frileux. Les articles critiquent les nanotechnologies, parlent d’allaitement maternel, de la toute première entreprise multinationale de l’histoire (créée en 1600), et un autre, inquiétant, révèle que chaque année dans la C.E.E., chaque kilomètre carré reçoit 62 tonnes de béton !! Une longue et intéressante interview présente l’association Les amis de la terre.
Le contenu de ce numéro hivernal est aussi varié qu’instructif ; les pages de brèves traitent de sujets divers comme les gaz à effet de serre, le purin d’ortie, une brochure de l’A.S.P.A.S., un village breton écolo, ou encore de lutte anti-OGM. Consom’action revient sur les attaques contre l’agriculture bio, propose des recettes de cuisine quasiment végétariennes, informe sur les nouveaux livres et produits bio. Le légume mis en valeur est l’endive. Le courrier des lecteurs alimente certaines polémiques sur l’huile de palme ou les biocarburants. Quant aux dossiers, ils concernent les piles et accumulateurs, et les bonbons bio (différences avec les bonbons de la grande distribution : additifs synthétiques, colorants chimiques, arômes de synthèse, ingrédients non bio,... il faut avouer que les photos sont très appétissantes !). Notez l’adresse leur site internet, entièrement remanié :
Yves Paccalet a travaillé avec le Commandant Cousteau. Il a participé à de nombreuses émissions depuis les années 70, et écrit de très nombreux ouvrages sur la nature, ainsi qu’une série d’excellents articles pour Terre sauvage. Alarmiste selon les uns ou réaliste selon les autres, ce pamphlet, paru en 2006, ne laisse personne indifférent. Sa lecture est même fortement déconseillée aux dépressifs ! Il faut reconnaître que l’avenir n’est guère réjouissant ; Yves Paccalet décrit les différents scénarios probables pour la fin de notre monde, et explique son dégoût pour l’espèce humaine. Il maîtrise d’autant plus son sujet qu’il a voyagé aux quatre coins de la planète et possède une grande culture, pas uniquement environnementale. Les premières pages sont particulièrement fortes, mais cela s’estompe un peu par la suite car les mêmes arguments sont donnés et développés à plusieurs reprises.
"L’A.S.P.A.S., c’est super !". Cette chronique aurait pu se limiter à ces quelques mots, mais sachez tout de même que ce nouveau numéro traite de la disparition inquiétante des abeilles, des "voies vertes" (bétonnage programmé de nos chemins campagnards ; "si l’on voulait réellement préserver la verdure, on n’irait pas l’arracher là où elle pousse, on la replanterait là où elle manque"), des actions en justice de l’A.S.P.A.S. (contre les chasseurs, pollueurs ou braconniers), de comptes-rendus de manifestations en faveur de l’environnement ou des animaux. "Face à une pensée dominante profondément anti-nature, où l’on ne pense qu’à "développer", "désenclaver", "gérer" à tous crins, l’A.S.P.A.S. fait entendre la voix des animaux libres, mais aussi celle de tous ceux qui les apprécient, aujourd’hui et demain. Il est grand temps de préserver cette campagne que l’on dit encore "banale", alors qu’elle disparaît à petit feu sous le diktat des aménageurs. 800 kilomètres carrés de campagne sont ainsi urbanisés chaque année en France".
Ce magazine à la gloire de Sojasun est toujours aussi bien présenté. Le thème de ce numéro est l’eau ; l’eau symbole de vie, l’eau ressource devenue rare, l’eau douée de mémoire ? Un autre article traite de "décoration éthique", tandis que le reste du magazine est consacré à la cuisine et à la nutrition ; recettes de grands chefs, menus équilibrés, potager écologique, courrier des lecteurs et publicités diverses.
Les infos contenues dans cette newsletter spécialisée dans les mammifères marins et les grands poissons ne sont guère réjouissantes ! Beaucoup d’espèces de baleines et de dauphins sont en voie de disparition, victimes "accidentelles" de la pêche, des pollutions sonores ou chimiques, des navires qui les heurtent ou encore des captures destinées aux parcs aquatiques. Quoiqu’il en soit, le travail de collecte réalisé par Nomades des océans est remarquable.
Le bulletin du Rassemblement Anti-Chasse fourmille de petites infos sur leur sujet de prédilection ; témoignages de victimes, actions et buts de l’association, abus des chasseurs, coupures de presse... Il est juste regrettable que la présentation ne soit pas plus soignée, cela mettrait plus en valeur le contenu.
Action nature est une feuille d’information diffusée sur internet ; le ton est assez radical (pour ne pas dire plaisant), ses auteurs se moquent des chasseurs pyrénéens tueurs d’ours, condamnent la "destruction" d’un lynx dans le Jura et ironisent sur les méfaits de la mondialisation (gaspillages et pollutions). Quelques livres sont également chroniqués et les articles sont entrecoupés de brèves internationales.
Une jolie couverture et vingt pages qui retracent les actions de SOS Grand bleu en faveur de l’environnement marin : stands d’information, opérations de nettoyage du littoral, éducation des jeunes, lâchers de poissons dans des réserves naturelles, observations de cétacés en voilier,... C’est vraiment du bon boulot. L’association critique également la surpêche en méditerranée, s’inquiète de la possible reprise de la pêche à la baleine, et revient sur les tentatives d’ouverture d’un Delphinarium près de Nantes.
Mountain wilderness est une association de défense de l’environnement, spécialisée comme son nom l’indique dans le milieu montagnard. Ils travaillent beaucoup en relation avec les administrations (conseil généraux, ministères, préfectures, mairies) pour infléchir la législation dans ce sens. Ils lancent une idée très intéressante ; profiter de la loi sur le mécénat des entreprises pour acquérir des terrains et en garantir ainsi la protection. C’est une méthode qui aurait du se généraliser et il est étonnant que peu ou pas d’autres groupes écologistes en aient fait de même. Ils incitent également les randonneurs, alpinistes et autres utilisateurs des montagnes à respecter le milieu dans lequel ils évoluent, et se battent contre les pollutions sonores, les constructions anarchiques ou la chasse au bouquetin que certains voudraient voir ré-autorisée. La présentation de la revue est originale, mais la taille de la police de caractère utilisée est un peu petite.
Les Vegetarian journal se suivent et se ressemblent... mais ce n’est pas un reproche ! Au contraire, c’est une très bonne revue, qui s’intéresse tout autant au côté théorique du végétarisme qu’à son côté pratique : de nombreuses recettes viennent faciliter notre vie quotidienne, et les articles scientifiques appuient nos arguments. Ainsi, on y trouve des articles sur les ragoûts, sur les épaississants (arrow root, agar agar, fécule de pommes de terre,...), et d’autres sur les bienfaits des fruits & légumes pour la vision et pour les os, les bienfaits des régimes pauvres en graisse dans le cas de certains diabètes, ou encore sur les aliments qui permettent aux végétaliens de satisfaire leurs besoins en oméga 3. Le magazine se termine par quelques trucs et astuces pour améliorer l’équilibre nutritionnel des végétariens, ainsi que par des chroniques de livres et de nouveaux produits.
Sous une couverture toute mignonne mais très kitsch, se trouvent des brèves internationales sympas, des idées-cadeaux pour la Saint-Valentin, des recettes toujours plus originales et diversifiées, la présentation d’un restaurant Lyonnais, des petites annonces, des publicités, et trois pages de nutrition sur le zinc. Les deux points principaux developpés dans ce numéro sont : l’expérimentation animale (le professeur Claude Reiss fait le point sur la législation en vigueur et sur les recherches en cours, notamment dans le domaine des méthodes substitutives. La liste des produits non-testés de l’association One voice vient clôturer tout logiquement ces informations), et l’enquète mensuelle de Végétariens magazine sur les partis politiques présents aux prochaines élections (dans ce numéro, c’est Antoine Waechter du M.E.I. qui défend ses positions).
Seize pages toutes en couleur, pleines de photos qui relatent la vie de la S.P.A. de Marseille et de ses petits protégés. Elle revient sur les cinq ans d’anniversaire de son refuge, fêtés en grandes pompes en Octobre dernier, et présente ses activités en écorchant au passage les corridas ou les animaleries. Avec bien sûr le soutien de nombreuses personnalités, comme celui des footballeurs de l’O.M. ou de Michel Drucker.
Beaucoup de publicités et de stars dans ce numéro : fidèle à elle-même, Peta lance l’élection du (et de la) végétarien(ne) le plus sexy d’Angleterre, et decerne des trophées aux activistes les plus méritants. Quant aux campagnes de l’association, elles concernent le cuir produit en Inde, les élevages en batterie, l’expérimentation animale, les chapeaux en fourrure des gardes de Sa Majesté, ainsi que diverses incitations à l’action et campagnes d’écriture.
Antidote regrette que la C.E.E. n’applique pas ses propres directives ; elle a en effet interdit de recourir à l’expérimentation animale si une méthode alternative existe. S’ensuit d’ailleurs un entretien avec Jarrod Bailey, un chercheur anglais qui a abandonné les tests sur les animaux. L’association a également posé des questions sur la vivisection à tous les partis politiques qui présentent un candidat aux prochaines élections ; seuls trois ont daigné répondre. Un article revient sur le cas de ces six étudiants anglais qui ont faillit mourir après avoir absorbé des médicaments pourtant inoffensifs sur les animaux-cobayes (singes et lapins), tandis que d’autres assez scientifiques traitent de l’influence de la psychologie sur la santé (une donnée que les tests sur les animaux ne peuvent pas prendre en compte), sur les avancées européennes en matière de législation, et sur la vie de l’association.
Le C.O.R.A.-Isère (Centre Ornithologique) devient la L.P.O.-Isère ! Néanmoins, cela n’entraîne pas de changements dans leurs actions : étude et observation des oiseaux (tétras, buses, circaètes, et parfois des batraciens comme la salamandre noire, un animal extrêmement rare), stands d’information, aménagement de l’environnement pour favoriser le développement des oiseaux. Egalement dans ce numéro, la liste des sorties nature organisées par l’association.