Grippe aviaire : 300 millions de victimes !
On connait le H5N1, le célèbre virus de la grippe aviaire, mais une autre souche de la maladie, le H9N2, pourrait également représenter une menace grave pour la population.
Si l’un de ces virus mute, il pourrait se transmettre à l’homme et se propager rapidement de personne à personne, à la manière de la grippe humaine.
Quel qu’en soit le vecteur, les spécialistes estiment qu’une pandémie à l’échelle mondiale est inévitable. Pour le moment, la grippe aviaire a contaminé 358 personnes et fait 243 victimes humaines depuis 2003. Il a également entraîné l’abattage de 300 millions de volailles !
Source : Yahoo actualités, 13/08/2008.
Mangeurs de hot-dogs
Joey Chestnut, un américain, a conservé son titre de champion du monde des mangeurs de hot dogs en battant son rival, le japonais Takeru Kobayashi.
Il a englouti 59 sandwiches en dix minutes.
Ce grotesque concours, qui défie toutes les lois de la morale, existe aux Etats-unis depuis 1916. Il avait été lancé par un vendeur... de hot dogs.
Note : les Etats-unis détiennent un autre triste record ; celui du nombre d’obèses.
Source : Yahoo actualités, 06/07/2008.
Droits de l’homme, pollution, bien-être animal... Bienvenue en Chine
La S.P.A. anglaise, la R.S.P.C.A., se déclare révoltée par les portes-clés (non-officiels) qui circulent en Chine à l’occasion des jeux olympiques.
Quelques idiots voulant se faire de l’argent facile avec les J.O. n’ont rien trouvé de mieux à faire que de vendre des portes-clés en plastique, en forme de cœur, arborant la mascotte chinoise, et à l’intérieur desquels était glissé un poisson rouge vivant dans quelques centimètres cube d’eau.
Il est évident qu’avec une si petite surface pour se mouvoir, et si peu d’oxygène (le porte-clé fait en gros la taille de la main), le poisson décèdera au bout de quelques heures ou jours...
Source : The telegraph, 30/05/2008
Exemplaire loi suisse en direction des détenteurs d’animaux
"Nombreux sont ceux qui rompent leur solitude en acquérant un docile animal de compagnie. Mais parmi ces non initiés, beaucoup ignorent les besoins réels de ces amis domestiqués. Consciente du problème, la Suisse a mis en place une nouvelle Ordonnance sur la protection des animaux dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er septembre 2008.
Parmi les nouvelles dispositions, une formation obligatoire destinée aux futurs propriétaires de chiens (toutes races incluses). Les adeptes du meilleur ami de l’homme auront jusqu’en 2010 pour suivre cet apprentissage, lequel interdit entre autres de tirer des coups de feu pour punir son chien ou établit un minimum de 5 heures par jour pour que l’animal puisse s’ébattre. Les détenteurs de plus de 3 porcs, 5 chevaux, 10 moutons, 150 poules pondeuses ou 200 poulettes, particuliers comme professionnels, devront également suivre un enseignement spécifique.
Promulgués espèces sociables, les cochons d’Inde et les perruches ne bénéficient pas de dérogation. Evoluant en groupe à l’état naturel, elles ne pourront plus être détenues individuellement et devront nécessairement "avoir des contacts sociaux appropriés avec des congénères".
Premier animal de compagnie Suisse de par son nombre, le poisson rouge est placé au même niveau que les autres compagnons adoptés. Aussi, il est désormais d’usage d’assommer l’indésirable avant élimination, voire de lui administrer des "substances étourdissantes non soumises à ordonnance vétérinaire".
Extrait de la newsletter d’Univers nature , 28/04/2008.
Œufs de batterie : un petit pas en avant
Deux leaders de l’agro-alimentaire, McDonald’s et Unilever, ouvrent les cages aux oiseaux : ils viennent de renoncer officiellement à s’approvisionner en œufs issus de poules élevées en cages. Ils ont reçu à Bruxelles, des mains notamment de la P.M.A.F., un prix européen récompensant leur politique d’achat attentive au bien-être des animaux.
Pour la 2ème année consécutive, le prix européen des « Good egg awards » a été décerné aux enseignes du secteur alimentaire impliquées contre l’élevage en batterie des poules pondeuses, engagées à ne plus commercialiser d’œufs produits par des poules élevées en cages. L’œuf de batterie domine encore le marché européen avec 80% du total des poules élevées. Aux côtés d’autres sociétés européennes primées, les deux multinationales McDonald’s et Unilever contribueront à ouvrir les cages de plus de 10 millions de poules pondeuses en Europe.
Pour Keith Kenny, de McDonald’s Europe : "Nos consommateurs font preuve d’un intérêt croissant pour le bien-être animal et le développement durable. Nous croyons aussi en la justesse de ce choix".
Parmi les autres lauréats, Unilever est le second plus gros producteur du secteur alimentaire en Europe. Plus aucun œuf produit par des poules en cages n’entrera dans la composition des mayonnaises et sauces commercialisées par le groupe (Maille, Amora, Hellmann’s, Calvé) d’ici 2010, dans 11 pays d’Europe, dont la France.
Source : newsletter de la P.M.A.F.
Le piégeage sans cruauté, vous y croyez ?
Vladimir Poutine a ratifié l’accord entre la C.E.E., le Canada et la Russie, portant sur les normes internationales de piégeage sans cruauté (AIHTS).
Le texte avait été signé à Bruxelles en février 1998, dans le but d’apposer des certifications pour les pièges destinés à capturer des animaux sauvages.
Le document instaure également des mesures destinées à prévenir les conflits commerciaux dans ce domaine. Il prévoit par exemple la poursuite du commerce des fourrures et des produits à base de fourrure, sans qu’aucun des signataires ne puisse imposer de restriction sur la vente d’articles provenant du territoire des autres parties.
On comprend l’intérêt de la Russie pour cette loi, elle qui souhaite maintenir sa position d’acteur de premier plan du marché européen de la fourrure, qui constitue la principale activité des populations du Grand Nord, de Sibérie et de l’Extrême-Orient.
Deux erreurs se cachent dans ce communiqué de presse. Saurez-vous les retrouver ? Gagné ! La première, c’est le piégeage sans cruauté, un joli terme publicitaire sorti tout droit du cerveau des industriels de la fourrure ; comment imaginer que le piégeage se fasse sans souffrance, ne serait-ce que psychologique ? Bien souvent, les animaux se mutilent rien qu’en essayant de se libérer des pièges... La deuxième erreur, c’est le fait que ce texte soit passé inaperçu, alors qu’il prévoit que la C.E.E. (c’est à dire nous !) sera obligée d’accepter les produits du Canada et de la Russie, sans aucun recours possible !
Source : Agence Russe d’Information, 28/04/2008.
Rajendra Pachauri (prix Nobel) prône un changement de mode de vie
Rajendra Pachauri, président du Groupe international d’experts sur le climat (G.I.E.C.), prix Nobel de la Paix, économiste de formation et spécialiste des questions d’énergie, est également à la tête de l’Institut pour l’énergie et les ressources de New Delhi (Inde).
Pour lutter contre l’effet de serre et donc le réchauffement climatique, il propose diverses actions urgentes pour minimiser notre empreinte écologique ; moins de voitures, moins de shopping… et moins de viande.
Il critique l’apparition d’automobiles à moindre coût, l’éclairage à outrance des villes, la futilité de certains de nos achats. Il est végétarien car "ce n’est pas très bon pour la santé et c’est un produit fortement émetteur de gaz à effet de serre" (d’après une récente étude, produire un kilo de bœuf équivaut à trois heures de conduite soit 36,2 kilos de CO2...).
Le quatrième rapport du G.I.E.C., de 2007, insiste sur la gravité de la situation. Rajendra Pachauri parcours depuis le monde dans le but de "secouer les gens" et les amener à changer rapidement leurs habitudes de consommation.
Source : Yahoo actualités, 16/01/2008.
Le tueur d’ours relaxé
Le chasseur qui avait tué l’ourse Cannelle dans les Pyrénées en 2004 vient d’être relaxé par le tribunal de Pau. La juge a en effet estimé que René Marquez (c’est son nom) se trouvait en état de légitime défense quand il a fait feu. Alors qu’il participait à une battue aux sangliers, il avait affirmé avoir été chargé par le plantigrade.
Les associations de défense des animaux avaient souligné avoir régulièrement averti les chasseurs de la présence de l’animal dans la vallée d’Aspe.
Cannelle était la dernière ourse de souche pyrénéenne. En la tuant, le chasseur a en quelques sorte éteint cette sous-espèce...
Source : France 2, 21/04/08.
OGM roumains
La Roumanie cultive 3 millions d’hectares de maïs à l’année, ce qui en fait le premier producteur européén.
Le pays avait testé, puis abandonné, le soja transgénique. Elle vient d’en faire de même avec le maïs. En 2007, 300 hectares de MON 810 (Monsato) avaient été semés ; il n’y en aura plus en 2008.
Le Ministre de l’environnement et du développement durable roumain a en effet déclaré être en possession d’études montrant que les OGM ne sont pas sûrs pour la santé humaine et l’environnement…
La Roumanie est le septième pays de la C.E.E. à interdire les OGM (après la France, la Hongrie, l’Italie, l’Autriche, la Grèce et la Pologne). L’Espagne reste le seul pays où les OGM sont encore cultivés à grande échelle.
Source : Greenpeace, 10/03/2008.
Viande avariée
Deux tonnes et demie de viande avariée, vendues sous forme de steaks hachés, ont été commercialisées en mars dans 110 magasins Carrefour et Monoprix.
Elles contenaient une bactérie pouvant entraîner une gastro-entérite voire des troubles rénaux sévères.
La chaine Carrefour dit avoir averti 15000 personnes par l’intermédiaire de ses cartes de fidélité.
L’abattoir Socopa, situé dans la Manche et d’où provenait la viande, conteste qu’elle soit "avariée", affirme que la bactérie a été détectée "lors d’un auto-contrôle" et que les services de santé ont été aussitôt avertis.
Le 31 mai 2008, c’était au tour de la firme Auchan de rappeler des lots de steaks hachés contaminés par des bactéries Escherichia coli. 64 magasins du sud-ouest de la France ont été concernés. Ces bactéries peuvent provoquer des gastro-entérites aux complications sévères.
Sources : Le parisien, 25/03/2008, et Sud-ouest, 01/06/2008.
Végétalisme et malnutrition
Une petite fille est décédée dans la Somme. Ses parents, végétaliens et propriétaires d’un magasin bio, ont été mis en examen pour "privation de soins ou d’aliments".
La fillette, qui n’avait que onze mois, était exclusivement allaitée par sa mère. Elle était maigre et l’autopsie a révélé des signes d’infections multiples et un défaut de soin et d’hygiène.
Le couple a une autre fille, âgée de 9 ans, dont la garde a été confiée à ses grands-parents.
Vous avez sûrement entendu parler de cette affaire, dont les médias ont fait grand bruit. Entre les commentaires souvent affligeants des forums de discussion, les articles parfois mal informés dans la presse et les contre-vérités proférées par certains "spécialistes de la nutrition", difficile de faire un tri objectif !
Du peu que l’on sait ; les parents étaient végétaliens ; ils ne mangeaient ni viande ni sous-produits animaux (lait, œufs, miel). C’est un régime qui peut se concevoir, à condition de surveiller son alimentation et de veiller à certains apports, comme la vitamine B12, le zinc, la vitamine D, voire le fer et le calcium.
Traitant d’un sujet qu’ils ne connaissent pas, les médias n’ont pas tardé à faire des amalgames grossiers, entre végétarisme et végétalisme, enfants végétaliens et mauvais traitements, modes de vie différents et sectes.
D’autre part, ces mêmes médias ont parlé de malnutrition alors que l’enfant tétait le sein ; qu’y a t il d’extraordinaire à cela chez un bébé ?! Par définition, le lait de la mère est censé être la nourriture idéale pour un petit. Par contre, si la mère était elle-même carencée, alors en effet la carence a pu se transmettre à l’enfant.
Mais ils semblent avoir passé sous silence le fait le plus marquant ; l’enfant n’était pas soigné alors qu’il montrait des signes d’infection graves (bronches, etc).
De telles affaires surgissent environ tous les trois ans. Un cas similaire avait eu lieu il y a quelques années à Quimper, mettant en cause des parents macrobiotes dont l’enfant de 16 mois était mort. Quelques années auparavant, la presse avait relaté l’histoire d’un jeune homme végétalien qui était devenu aveugle ; d’après les médecins, sa cécité était due à son régime alimentaire.
Source : Radio France, 03/04/2008.
Trophées de chasse
215 trophées de chasse provenant d’espèces protégées ont été saisis chez un taxidermiste en région parisienne. Leur valeur est estimée à près de 133000 €.
La direction générale des douanes a déclaré avoir saisi des dents, des peaux, des pieds et des défenses d’éléphants, des peaux de guépard, de léopard, d’ours brun et blanc, 2 tigres et 2 lions naturalisés, un léopard entier, des crânes de babouins, des dents d’hippopotame, 2 varans du Nil, et des peaux de zèbre de Hartmann.
Quelques jours plus tard, c’est chez un autre taxidermiste que 137 autres trophées ont été découverts, notamment des oiseaux rares conservés dans des congélateurs.
En 2007, la douane française a réalisé 642 constations portant sur des espèces protégées, conduisant à un total des saisies de 25.000 spécimens.
Source : Le figaro, 01/04/2008.
La chasse aux phoques perturbée
Le Canada a autorisé cette année l’abattage de 275 000 phoques, un chiffre supérieur au quota de 270 000 fixé en 2007, alors que les phoques subissent les effets du réchauffement climatique et du rétrécissement de la banquise.
Les habitants des îles de la Madeleine vivent de la pêche la plus grande partie de l’année, mais leurs bateaux, munis d’équipements leur permettant d’embarquer sur la glace, sont utilisés deux semaines par an pour la chasse des phoques.
Vendredi, un bateau a chaviré dans le Golfe du Saint-Laurent à cause de conditions météorologiques difficiles, faisant trois morts et un disparu. Par solidarité avec les victimes, les autres bateaux de chasseurs des îles de la Madeleine sont rentrés au port.
Source : Yahoo actualités, 29/03/2008.
Un projet de loi pour "l’objection de conscience"
Le 18 mars 2008, le député Lionnel LUCAS, élu des Alpes-Maritimes (06), a présenté devant l’hémicycle un projet de loi visant à éviter de pratiquer la vivisection à ceux qui ne le souhaitent pas.
Voici le texte de sa déclaration :
"Mesdames, Messieurs,
Si l’on s’en tient conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à la Convention européenne des droits de l’homme : toute personne a droit à la liberté de conscience. Dès lors, tout citoyen devrait avoir le droit d’exprimer, sans en être pénalisé, son refus d’expérimenter l’animal.
Aussi la loi devrait-elle reconnaître un droit à l’objection de conscience à l’expérimentation animale, sur des critères éthiques.
Ce droit existe déjà aux Pays-Bas où chaque étudiant peut refuser de pratiquer des expériences sur animaux pendant sa formation, l’université veillant, dans ce cas, à procurer une formation alternative aux étudiants.
La législation italienne va plus loin avec l’adoption (en 1993) d’un droit à l’objection de conscience qui touche, outre les étudiants, les médecins, chercheurs, techniciens, etc. En Italie, toutes les structures publiques ou privées qui pratiquent l’expérimentation animale doivent informer les étudiants et travailleurs de ce droit.
Cette définition de l’objection de conscience, qui tient compte des préoccupations morales de tous les citoyens et répond ainsi aux principes des droits de l’homme, sera retenue pour la présente proposition de loi.
Dans le droit européen et national, l’expérimentation animale n’est licite que si elle ne peut être remplacée par d’autres méthodes expérimentales. Avec le développement et la validation de méthodes substitutives au modèle animal, nous disposons désormais d’alternatives fiables.
Par conséquent, tout citoyen qui refuse, pour des raisons d’ordre éthique, le recours à l’animal doit pouvoir bénéficier d’un droit d’objection de conscience et pouvoir orienter sa formation ou ses recherches vers d’autres méthodes expérimentales.
Texte de la proposition de loi :
Après l’article L. 214-25 du code rural, il est inséré un article L. 214-26 ainsi rédigé :
« Art. L. 214-26. – Tout citoyen qui, pour obéir à sa conscience, dans l’exercice du droit à la liberté de pensée et de conscience reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, s’oppose à la violence sur tous les êtres sensibles, peut déclarer son “objection de conscience” pour chaque acte d’expérimentation animale. Ce droit ne devra entraîner aucune discrimination et devra être proposé aux étudiants et travailleurs des structures pratiquant l’expérimentation animale ».
Le responsable de Sea shepherd atteint par une balle
Le Steve Irwin, navire de l’association américaine Sea shepherd, tente chaque année d’empêcher les baleiniers japonais de pratiquer une chasse illégale dans l’Antarctique.
Hier, son équipage a lancé des produits nauséabonds et qui rendent le
pont glissant, pour interrompre la pêche. En retour, les japonais ont ouvert le feu sur l’équipage du Steve Irwin, blessant trois personnes ; le capitaine Paul Watson a reçu une balle dans la poitrine, et sans son gilet en kevlar il serait peut-être mort. Deux autres membres d’équipage ont été blessés par des grenades explosives jetées par les gardes-côtes japonais.
D’après les estimations de Sea shepherd, 500 baleines sont sauvées chaque année grâce à leurs actions.
Un important trafic d’animaux domestiques démantelé
Dans le cadre d’une grande opération (200 gendarmes, policiers et douaniers !), 11 personnes ont été interpellées et 120 chiots saisis dans le Nord-Ouest de la France.
Une dizaine de chenils et animaleries ont été perquisitionnés ; des responsables de l’ensemble de la filière sont impliqués : vétérinaires, éleveurs professionnels et amateurs.
Comme souvent, on soupçonne un trafic d’animaux avec l’Europe de l’Est.
Source : Le figaro, 11/03/2008.
A quand la viande humaine dans les supermarchés ?
Les autorités sanitaires des principaux pays industrialisés ont décrété début 2008 que les produits issus d’animaux clonés étaient sans danger pour la consommation.
Consécutivement, selon le généticien et anthropologue français André Langaney, on pourra bientôt produire de la viande humaine en clonant des cellules musculaires.
La culture de cellules animales est devenue une technique bien maîtrisée en biologie. Reste à pouvoir obtenir un produit bon au goût, à l’aspect, et économiquement rentable.
Selon le magazine Suisse Le matin, "les végétariens n’auraient plus de cas de conscience... Il n’y aurait en effet plus d’animaux captifs, ni d’animaux à abattre. Et donc plus l’obstacle de la souffrance animale pour les végétariens".
Et ceci est d’autant plus valable pour les "omnivores" ; déjà habitués au goût de la chair, et se retranchant sans cesse derrière la barrière des espèces pour justifier leurs actes, que pourront-ils bien opposer à ces nouveaux plats cuisinés ! ;)
Source : Le matin, 16/01/2008.
Clémence pour deux "viandards"
Deux frères ont été arrêté après avoir chassé de nuit à bord d’un 4x4. Ces braconniers étaient puissamment équipés : phares portatifs, armes, munitions (dont beaucoup interdites), matériel de boucherie,...
A leur domicile, les gendarmes avaient retrouvé du gibier et des têtes de chevreuils. Pour leur défense, ils ont déclaré n’avoir été "qu’à la recherche de renards à empailler".
Au final, le tribunal ne les a condamné qu’à 2 mois de prison avec sursis, 150 € d’amende, et une interdiction de chasser pour seulement un an.
Source : La dépêche, 29/01/2008
Quand la chasse s’invite dans votre jardin...
Lors d’une chasse à courre organisée le samedi 19 janvier en forêt de Dreux, un cerf a réussi à échapper à la meute et est venu se réfugier, à bout de forces, dans la commune de Marcilly-sur-Eure.
Son repos n’aura duré qu’un court instant ; traqué par les chasseurs, il a été abattu d’une balle à bout portant sur un terrain privé, provoquant le courroux des riverains.
Les gendarmes n’ont pas daigné se déplacer.
Une anecdote qui a un sale goût de "déjà vu"... A quand la fin des abus et des privilèges des chasseurs ?
Source : Eure infos n°1690
Les chasseurs sont les vrais nuisibles
Fin 2007 autour de plusieurs villages du Gard, des oiseaux appartenant à des espèces protégées ont été victimes de tirs. C’est notamment le cas de rapaces (chouettes, hiboux, buses), de flamants roses et de cygnes, que les chasseurs considèrent comme des concurrents.
Les associations de protection de la nature envisagent de porter plainte, d’autant que la Camargue fait face à d’autres dangers sur le plan écologique : des espèces invasives comme l’ibis du Nil ou l’écrevisse américaine, échappées de zoos ou lâchées délibérément par les chasseurs/pêcheurs, mènent la vie dure aux espèces indigènes.
Source : Midi libre, 28/02/2008
Une vidéo provoque le rappel de 65000 tonnes de bœuf
L’association américaine de protection des animaux Humane society a tourné en caméra cachée une vidéo qui a fait scandale ; on y voit des vaches maltraitées, poussées, traînées ou tirées jusqu’à la chaîne d’abattage.
La loi américaine interdit l’abattage d’animaux incapables de tenir sur leurs pattes. Certains employés les forcent donc par tous les moyens à se mettre debout.
Le Département de l’agriculture a donc imposé à l’abattoir de rappeler 65000 tonnes de viande. L’entreprise fournit tout un réseau de cantines scolaires publiques. C’est le plus important retrait jamais enregistré aux Etats-Unis.
Encore un beau gâchis. Et dans l’histoire, comme d’habitude, ce sont les animaux qui payent le plus lourd tribut...
Source : LCI, 19/02/2008
Un chasseur dénonce les massacres de sangliers
Communiqué de presse du R.AC. (10/01/2008)
On sait que le 5 décembre, près de Sedan (Ardennes), un groupe de chasseurs a tué 26 sangliers. Cette battue illicite "qui n’est pas la première" a choqué même les chasseurs "modérés" car il s’agissait d’un troupeau de sangliers quasi apprivoisé qui se déplaçait en plaine, suivant, tous les jours et en plein jour, le même itinéraire.
Un de ces chasseurs "modérés" qui se dit "vieux chasseur", titulaire du diplôme d’honneur de sa fédération départementale et membre de la Fédération des chasseurs de grand gibier, révolté, a adressé au quotidien L’ardennais un courrier titré "Saint-Hubert réveille-toi, ils sont devenus fous".
Dans sa lettre, ce chasseur dénonce avec force la création de compagnies de sangliers et l’agrainage massif et permanent "qui a modifié les cycles de reproduction des laies avec des naissances toute l’année".
Voilà donc où se trouve la cause de la surpopulation des sangliers qui sert de justification aux carnages. Des chasseurs font tout pour que les sangliers se multiplient. Ainsi ils peuvent les chasser et les tuer à volonté. Selon le vieux chasseur, "on y tue aujourd’hui en une journée ce que l’on tuait en une saison il y a vingt ans".
L’auteur de la lettre s’élève aussi contre une véritable dérive financière de la chasse, particulièrement des sangliers, en raison de la très forte augmentation du prix de location du droit de chasse. Ce fait attire des riches chasseurs belges et néerlandais qui deviennent des actionnaires exigeants. Ce qui fait que les adjudicateurs des droits se sentent obligés de "maintenir à un niveau élevé les populations de sangliers pour retenir les actionnaires". Et le vieux chasseur de révéler que le carnage du 5 décembre dernier a été précédé récemment par un "tableau" de 82 sangliers réalisé en une journée près de Sedan. "Ce n’est pas un tableau d’honneur pour la chasse, c’est un tableau d’horreur même si chaque animal a bien été muni d’un bracelet", s’indigne-t-il.
Concernant le troupeau martyr du 5 décembre, qui a été photographié la veille du massacre, le vieux chasseur le compare à un troupeau de moutons et laisse parler sa colère : "Je voudrais que cette photo porte en légende "sangliers, le troupeau de la honte". Honte pour nous, les chasseurs, les seuls responsables de cette situation. C’est nous qui, en moins de trente ans, avons transformé le sanglier, l’animal mythique, en bête semi-domestique, en "cochonglier" selon le néologisme couramment employé".
La lettre de ce chasseur décrit bien la situation actuelle. Il y a surpopulation de sangliers car on les nourrit et on les domestique pour pouvoir en tuer plus. En paraphrasant un slogan à la mode, on pourrait dire que la tendance actuelle chez beaucoup de chasseurs est "élever plus pour tuer plus". La surpopulation des sangliers provoque aussi à l’agriculture des dégâts qui donnent droit à des indemnisations aux agriculteurs (quid des agriculteurs-chasseurs ?).
Ceux qui ont nourri ces sangliers se présentent comme des sauveurs et demandent des dérogations et des battues "administratives" pour "réguler" cette surpopulation qu’ils ont créée eux-mêmes. Ainsi, sous le regard passif des pouvoirs publics, le sanglier est devenu gibier d’élevage et une cible facile pour beaufs et nouveau riches belges et néerlandais.
Les élevages de poules en batterie vont enfin pouvoir évoluer
Bonne nouvelle pour tous les protecteurs des animaux (et pour les poules !) : suite à de nombreuses campagnes à travers toute l’Europe, la C.E.E. avait prévu dès 1999 l’agrandissement des cages en batterie à partir de 2012.
Or depuis plusieurs années les associations de défense des animaux s’inquiétaient car certains syndicats d’éleveurs faisaient du lobbying pour que cette directive soit abrogée.
Le caractère inique de cette méthode d’élevage ne les préoccupait guère ; il n’y avait que les profits qui importaient. Les 200 millions de poules en batterie que compte la C.E.E disposaient chacune pour s’ébattre et répondre à leurs besoins naturels de la taille d’une feuille de papier A4 !
La Communauté Européenne souligne dans son rapport la notion de santé et de bien-être des ces animaux, et a confirmé la mise en place de cette loi.
En attendant, les associations appellent toujours les citoyens à refuser les oeufs de poules élevées en cages, et à se tourner vers les oeufs issus de parcours libre, voire biologiques.
Source : Advocates for animals, 09/01/2008.
Les animaux ; des jouets entre les mains des scientifiques
Des chercheurs chinois ont injecté une protéine fluorescente verte dans des embryons de cochons. En grandissant, une de ces truies a donné naissance à onze cochonnets, dont deux émettent à leur tour une lumière verte phosphorescente quand ils sont plongés dans l’obscurité.
Le but officiel d’expériences aussi ridicules, puisqu’il faut bien les légitimer, est de disposer de cochons pouvant fournir dans le futur des organes dans le cadre de transplantations pour des êtres humains.
A noter que des chercheurs taiwanais avaient déjà fait naître trois cochons phosphorescents, qui viraient au vert dans le noir, il y a un an.
Malgré plusieurs dizaines d’années de recherches scientifiques poussées, nous n’avons toujours pas trouvé de matière grise chez ces chercheurs. Grâce au développement des OGM, nous ne désespérons pas de pouvoir un jour leur en transplanter...
Source : agence Chine nouvelle, 09/01/2008
Massacre de sangliers
Mercredi 4 décembre, un groupe de vingt-six sangliers a été sauvagement abattu dans un bois des Ardennes. Une douzaine de chasseurs les auraient encerclé et auraient déchargé leurs fusils dessus, en tout près de cent cartouches !!! Un vrai carnage, à tel point que même certains chasseurs locaux, plus respectueux des règles (et notamment des quotas de chasse), envisagent de porter plainte.
L’enquête est menée par les gardes-chasse et la gendarmerie de Sedan. A part le fait de quelques viandards désireux de "faire un carton", on murmure que des tensions entre les différentes sociétés de chasse pourraient être à l’origine de tels agissements.
...Et si on abolissait la chasse ?
Source : L’union, 16/12/2007.
Difficile de donner des leçons de morale...
Le grand hamster d’Alsace est différent de nos célèbres hamsters domestiques : hormis sa taille plus imposante, il arbore un ventre noir, des pattes blanches et un dos roux.
Incapable de le protéger alors qu’il est en voie de disparition, La France risque une amende de 17 millions d’Euros ! Le mammifère tombe en effet sous le coup de la convention de Berne, un texte relatif à la conservation de la vie sauvage et des milieux naturels en Europe. A cause du grand hamster, mais aussi du crapaud vert et de la tortue d’Hermann, le comité permanent de la convention a ouvert cette semaine un dossier contre l’état français pour "manquement manifeste de résultats quant à la protection de l’espèce et de ses habitats". Dans un an, la France devra prouver qu’elle a obtenu des résultats.
Au début du 20ème siècle, cet animal pullulait. Dans les années 40-60, les enfants des villages les tuaient en échange de quelques centimes. Plus tard, les agriculteurs les ont décimé à coup de raticides anticoagulants ou en inondant les terriers. A partir de 1993 il a enfin été inscrit sur la liste française des mammifères protégés.
Le problème, c’est que les plaines d’Alsace sont désormais recouvertes de champs de maïs, de routes ou de maisons. Sa nourriture fétiche (choux, betteraves, oignons) se fait rare. Jusque là, les plans de sauvegardes, malgré l’argent investi et les dédommagements des cultivateurs, n’ont eu aucun succès. Il y a bien eu quelques lâchers de réalisés, mais dans un environnement détérioré, ils n’ont servi à rien.
Selon les derniers comptages, il ne resterait que 600 cricetus cricetus. Dans l’idéal, il faudrait environ deux terriers par hectare pour avoir une population viable. Or en Alsace on avoisine au mieux les 0,1 ou 0,2 terrier par hectare.
Encore une fois, après cela il sera difficile aux français de faire des leçons de morale aux populations du bout de monde ! Nous ne sommes mêmes pas capables de protéger notre propre faune sauvage, alors comment feront nous comprendre aux autres qu’ils doivent sauvegarder leurs éléphants, leurs tigres, leurs ours polaires ou leurs pandas !
Source : Liberation, 30/11/2007
Tué à 20 ans dans un accident de chasse
En Haute-Marne, un jeune de 20 ans a été accidentellement tué d’une balle dans la tête alors qu’il se trouvait dans sa voiture avec sa petite amie.
Un groupe de chasseurs se trouvait à proximité quand l’un d’eux à tiré sur un renard qui s’enfuyait. Il n’aurait pas vu le véhicule du jeune couple qui se trouvait derrière un talus.
L’enquête est en cours. Le chasseur a été laissé en liberté par les gendarmes.
Source : LCI, 23/12/2007.
Deux promeneuses blessées par des chasseurs
Trois femmes se promenaient à pied le 11 Novembre au matin, près de Coutances dans la Manche. Des chasseurs se trouvaient à trente mètres de là dans un champ et essayaient de débusquer des perdrix. L’un deux a tiré à deux reprises sur des oiseaux (qui ne lui avaient rien fait). Deux des promeneuses ont été touchées, l’une à la jambe, l’autre à l’œil. Elles ont été hospitalisées, mais leurs vies ne sont pas en danger.
A Veg’Asso, nous réclamons depuis toujours l’abolition pure et simple de la chasse, pour des motifs moraux, environnementaux… et pour le bien-être de tous les usagers de la nature !
Source : Ouest France, 12/11/2007
Les scientifiques australiens veulent modifier les vaches
Des scientifiques se sont rendus compte que les pets des kangourous ne contiennent pas de méthane, à cause d’une bactérie contenue dans leur estomac. Aussi, ils essayent d’isoler cette bactérie pour l’implanter dans les ovins et les bovins.
Les élevages d’animaux de ferme rejettent beaucoup de gaz à effet de serre, et le méthane participe grandement au réchauffement de la planète. Ainsi, 14% des émissions de méthane en Australie proviennent des animaux d’élevage, et ce niveau atteint 50% en Nouvelle-Zélande !
Ces "vaches améliorées" ne seront pas prêtes avant plusieurs années car les travaux viennent seulement de commencer.
Une fois de plus, les scientifiques préfèrent panser une plaie au lieu de la soigner : il serait pourtant si simple de réduire ces émissions de méthane néfastes à notre environnement en... réduisant le nombre de vaches, et donc en mangeant moins de viande. Mais ils préfèrent modifier les vaches sans se soucier des autres problèmes inhérents à l’élevage à grande échelle : bien-être animal, pollution par le lisier, gaspillage des terres, etc.
Source : Yahoo actualités, 05/12/2007
Jugement mitigé à l’encontre des anti-ours
Dix opposants à la réintroduction de l’ours ont été condamnés par la cour d’appel de Toulouse à 6796 euros de réparations pour dégradation de biens publics lors d’une manifestation anti-ours à Arbas (Haute-Garonne), qui avait fait beaucoup de bruit en 2006.
Les personnes condamnées devront également régler 2000 euros de frais de justice pour ces dégradations commises dans la commune d’Arbas. En première instance, ils avaient été condamnés à verser solidairement 4300 euros de dommages et intérêts à la commune d’Arbas.
Pour Philippe Lacube, porte-parole de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen (Aspap) : "la somme d’environ 6700 euros reste importante, mais nous avons la satisfaction de savoir qu’elle ne représente que 10 à 11% des demandes du maire d’Arbas". Il a ajouté que les éleveurs n’engageraient pas de pourvoi en cassation, et a critiqué l’attitude du maire d’Arbas qui les poursuit en justice.
François Arcangeli, le maire d’Arbas, réclamait 17844 euros au titre de réparations des dégradations et 20000 euros pour le préjudice lié à l’image du village. D’après lui, "le premier jugement était très en deçà d’un équilibre et là, on s’y est approché". Le montant des dégradations équivaudrait à 10% du budget de la commune.
Source : enviroweb, 27/11/2007
Lobbying pro-chasse
La Fédération nationale des chasseurs fait du lobbying auprès des députés UMP pour les appeler à "faire le bon choix", en élisant début Décembre à la tête du groupe d’étude de l’Assemblée nationale sur la chasse leur collègue Jérôme Bignon, élu de la Somme.
La FNC leur a écrit qu’elle attend "avec une réelle impatience" cette élection "afin de pouvoir compter sur les capacités de mobilisation de ce groupe de parlementaires dynamiques et influents".
Sur les 90 groupes d’étude du Palais-Bourbon, celui sur la chasse est le plus important (214 membres dans la précédente législature). A titre de comparaison, les groupes sur le sida et les banlieues comptent respectivement une quarantaine de membres et celui sur les sans-abri, une trentaine seulement.
Tout est dit dans la conclusion de cet article... Nombre de députés sont chasseurs, et l’assemblée ne représente en rien la population française qui ne compte que 2% de chasseurs.
Source : Les echos, 03/12/2007
Toujours trop d’accidents
Le nombre d’accidents directement liés à la chasse est en diminution depuis 10 ans en France, néanmoins, pour la saison 2005/2006, 169 accidents ont officiellement été comptabilisés, dont 24 mortels.
Un quart des victimes sont des non-chasseurs.
Sans oublier les millions d’animaux, et les pollutions sonores ou au plomb, les déchets (cartouches, bouteilles,...), les dégâts sur les habitations, les panneaux de signalisation, les voitures, le stress et le mal-être des usagers de la nature privés de leur bien.
Source : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, 29/11/2007
Des quartiers entièrement végétariens !
Bombay est une ville où les groupes ethniques et religieux sont nombreux, mais ne se mélangent pas beaucoup. Il existe des quartiers musulmans, catholiques ou hindous.
Et puis il y a aussi de vastes enclaves réservées aux végétariens, certaines dans des emplacements très recherchés, en bord de mer.
Refuser à quelqu’un un appartement pour des motifs d’appartenance à une caste ou à une religion est illégal en Inde, mais les résidences 100 % végétariennes bénéficient d’un flou juridique. Officieusement, il y aurait des milliers d’immeubles de ce type dans tout Bombay ; aucune autre ville indienne n’affiche une telle concentration de ghettos végétariens. Leur existence provoque un certain malaise chez les musulmans, qui y voient un moyen détourné de créer des enclaves réservées aux hindous.
En Inde, 40% des gens sont végétariens ; à Bombay, environ un tiers de la population, issu de communautés comme les Jaïns ou les Marwaris, ne mange ni viande, ni poisson.
Mais depuis quelques temps, l’emprise de la religion s’estompe, et consécutivement le végétarisme recule. Craignant la montée de l’occidentalisation, ces hindouistes végétariens se font plus militants.
Cet été, ils ont organisé des manifestations pour faire barrage à l’ouverture d’une chaîne de centres commerciaux vendant de la viande, et ont opté pour des stratégies chocs, comme des visites d’abattoirs, pour persuader les carnivores de revenir dans le droit chemin.
Source : International Herald Tribune 21/09/07
Un cerf saccage une maison dans le Tarn
Samedi 3 Novembre, un cerf poursuivi par une meute de chiens dans le cadre d’une chasse à courre a terminé sa course dans une maison !
Après avoir traversé la baie vitrée, l’animal apeuré et les 40 chiens qui le suivaient ont littéralement saccagé l’intérieur de la demeure.
Les habitants, un couple et deux enfants qui venaient de terminer de déjeuner, ont tout juste eu le temps de s’enfuir et n’ont pas été blessés. Impuissants, ils n’ont pu que voir les chasseurs venus achever l’animal au couteau. Le sol de leur habitation était jonché de sang, de boue et de débris.
Choqués et (bien légitimement) en colère, ils entendent porter plainte, d’autant plus que des incidents se sont déjà produits dans le voisinage ; les plaintes étaient malheureusement restées "sans suite".
Source : La dépêche, 04/11/2007
La libération animale peut faire perdre la tête
Fin août, différents médias nationaux transmettaient l’information suivante : "toute personne ayant acheté un flacon de Solo-care Aqua entre le 25 et le 30 août dans un magasin Krys, Vision originale, Optical center ou Atol est invité à ne pas l’utiliser et à le rapporter dans son magasin d’origine pour un échange". Ce message, diffusé par l’agence française de sécurité sanitaire, était dû à une possible contamination de 85 flacons de cette solution d’entretien de lentilles de vue, entre les 25 et 27 août 2007.
La contamination des flacons, susceptible de provoquer des irritations à l’œil, était revendiquée par un groupe radical de libération animale.
La marque Ciba-vision, qui distribue les flacons Solo-care aqua, appartient au groupe Novartis, et c’est pour cela qu’elle avait été visée par les activistes.
C’est une première en France, même si ce genre d’actions est plus courante dans les pays anglo-saxons ou nordiques.
Difficile de faire pire pour l’image des protecteurs des animaux ! Sans compter que parmi les victimes potentielles auraient pu se trouver des végétariens ou d’autres défenseurs des animaux ! C’est malheureusement une habitude dans l’histoire de l’humanité, quelque soit le courant politique, religieux ou philosophique, il y a toujours eu des gens pour en détourner le message de compassion originel et en faire un prétexte pour faire du mal à autrui…
Source : Univers nature, 01/09/2007
Aveugles... et chasseurs
Sous l’impulsion d’un député républicain, le Texas a rejoint 3 autres états américains en adoptant ce printemps une loi autorisant les aveugles à chasser avec des armes spécialement adaptées pour eux !
Une visée au laser permet à la personne qui aide le malvoyant de pointer précisément l’animal. Des fusils à lunettes grossissantes sont également utilisés.
Capable Partners, une association basée dans le Minnesota, aide les personnes handicapées à chasser et pêcher et compte 200 membres.
Source : 24 heures, 08/10/2007
Lamentable...
Hier, une fois de plus, des pêcheurs en colère ont bloqué l’accès au dépôt pétrolier de Lorient, ainsi qu’à divers autres endroits de Bretagne, pour protester contre la hausse du cours du pétrole.
Ils ont notamment arraisonné un camion qui transportait des poissons importés, et ont répandu tout son chargement sur la chaussée.
En montrant si peu de considération pour les poissons, on comprend mieux alors qu’ils refusent systématiquement d’écouter les alarmes des experts européens qui proposent des quotas de pêche pour sauvegarder des espèces en péril. On comprend mieux également que pour bloquer les points d’accès routiers, ils brûlent des pneus, dont les fumées sont particulièrement nocives ; ces pêcheurs se fichent totalement de l’environnement, alors que c’est celui-là même qui assure leur propre subsistance...
Aujourd’hui Mardi 6 novembre, le président Nicolas Sarkozy, qui affirmait quelques jours auparavant dans un autre contexte "ne pas vouloir céder à la pression de la rue", décidait de répondre positivement à l’ensemble des revendications des pêcheurs...
Source : TF1, journal télévisé de 13h, 05/11/2007
Chasseur à 98 ans !
Un ancien marchand de vins d’Amiens de 98 ans vient de valider son permis de chasse, et a déclaré que si son docteur le lui permettait, il serait prêt à aller chasser.
Pour le moment et heureusement, son docteur ne l’y autorise pas. L’année dernière, le journal de TF1 avait fait un reportage sur un autre doyen des chasseurs, un vieil homme qui avait tiré un coup de fusil devant la camera et qui avait faillit tomber à la renverse à cause du recul ! Le pire, c’est que la Fédération de chasse lui avait gracieusement offert son permis ! On s’étonne après qu’une trentaine de personnes soit tuée chaque année dans des accidents de chasse...
Source : L’Ardennais, 22/09/2007
Bientôt la fin du foie gras au Royaume-Uni
Le conseil municipal de la ville d’York, dans le nord de l’Angleterre, a interdit le foie gras dans les établissements municipaux et les festivités organisées par la ville. La motion a presque été adoptée à l’unanimité, avec deux abstentions et 46 voix pour.
Le conseil a également prévu d’écrire à l’ensemble des représentants de l’industrie des hôtels-restaurants de la commune pour leur faire part de sa position officielle sur le sujet. Leur prochain objectif est d’étendre cette mesure à la totalité du territoire britannique, où la production de foie gras est déjà interdite.
"Cette loi est incohérente et illogique, puisque l’importation est toujours autorisée. La fabrication du foie gras implique de la torture, de la cruauté envers les animaux", a souligné le conseiller municipal à l’origine de cette action.
138 parlementaires britanniques avaient signé au printemps une motion en ce sens, et une pétition ouverte sur le site internet de Downing street a recueilli près de 9000 signatures.
A noter que de part le monde, plusieurs pays,villes ou régions ont déjà interdit la production et/ou la vente de foie gras comme la Californie, Chicago, une partie de l’Autriche, la République tchèque, le Danemark, l’Italie, Israël, etc.
Bien entendu, la France est à la traine et sera bientôt l’un des tous derniers pays au monde à produire du foie gras, en plus d’une consommation domestique qui connait une terrible augmentation
Braconnage dans les Landes
Saisie record de 119 ortolans dans le congélateur d’un retraité landais :
119 ortolans engraissés, espèce d’oiseaux protégée mais prisée des gourmets, ont été retrouvés dans le congélateur d’un retraité habitant près de Mont-de-Marsan. 19 ortolans vivants ont également été saisis.
La prise, qui comprenait aussi 924 pinsons et linottes ( !), autres oiseaux protégés, représente une valeur de près de 20.000 euros ; les ortolans, oiseaux d’une vingtaine de grammes protégés depuis 1999, sont capturés afin d’être engraissés et peuvent se revendre 100 à 150 euros pièce aux plus grands restaurateurs, selon la Ligue de Protection des Oiseaux.
Toujours d’après la LPO, l’Aquitaine compterait 1.000 à 1.500 braconniers qui agissent de la mi-août à la fin septembre, prélevant ainsi plus de 30.000 ortolans alors que l’espèce a décliné de 30% durant la dernière décennie.
Le nombre d’espèces menacées s’accroît
Selon l’édition 2007 de la Liste rouge des espèces menacées de faune et de flore, tous les grands singes, les coraux, les vautours et les dauphins sont en danger. Cette liste, qui fait référence au niveau international, est dressée par l’IUCN (l’Union mondiale pour la nature) et répertorie désormais 41 415 espèces dont 16 306 sont menacées d’extinction (188 de plus que l’an dernier).
Le nombre total d’espèces éteintes a atteint le chiffre de 785 et 65 autres n’existent qu’en captivité ou en culture. Ainsi, l’IUCN considère qu’un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril.
Avec un taux d’extinction au moins 100 à 1 000 fois supérieur au taux naturel, quasiment tous les grands groupes, qu’ils soient végétaux ou animaux, voient leur nombre d’espèces menacées augmenter. Aucune zone de la planète ne semble à l’abri, même en des lieux non-fréquentés par l’homme, on enregistre une baisse de la biodiversité, comme par exemple avec les coraux victimes du réchauffement des eaux et de la modification du rayonnement solaire à cause de la pollution atmosphérique. D’autre part, si depuis le début du XVIe siècle, l’immense majorité des extinctions se produisait dans les îles, depuis 20 ans, les disparitions d’espèces sur les continents sont devenues aussi communes.
Parmi les causes de cette chute de la biodiversité, c’est l’homme, directement ou indirectement, qui apparaît comme le principal responsable du déclin des espèces. La destruction et la dégradation des habitats continuent d’être les principales raisons de ce déclin, parallèlement à des menaces trop familières : espèces envahissantes introduites, prélèvement non durable, chasse excessive, pollution et maladies. Par ailleurs, le changement climatique est de plus en plus reconnu comme une menace grave susceptible d’amplifier le phénomène.
Source : Univers nature, 13/09/2007
Des carcasses sur le périphérique
Des dizaines de milliers d’automobilistes ont été bloqués sur la francilienne par un camion qui a involontairement déversé des carcasses d’animaux à 5h30 du matin, entre l’autoroute A 13 et le périphérique parisien...
Le conducteur du camion a eu un léger accident en sortant d’un tunnel ; le choc semble avoir endommagé le système de fermeture des portes de la remorque, qui se sont ouvertes, et des carcasses de moutons destinées à l’équarrissage se sont alors déversées sur la chaussée.
Au lieu de s’arrêter, le chauffeur a paniqué et a continué sa route, égrenant sa macabre cargaison tout le long du chemin !
A 6h du matin, les carcasses éparpillées, en plus de dégager une odeur insupportable, ont provoqué de nombreux embouteillages. Il a fallu toute la matinée aux ouvriers de l’Equipement, balai en main et masque à oxygène sur le visage, pour dégager la route.
Source : Le parisien, 13/10/2007
Pulvérisations d’insecticide sans préavis
A la suite de la capture d’une chrysomèle des racines du maïs (1) à l’ouest de la Savoie, le 4 Septembre dernier, un arrêté préfectoral a été pris pour effectuer des traitements aériens à la deltaméthrine, un insecticide qui a une action par contact et ingestion sur un grand nombre d’insectes.
Les pulvérisations ont été effectuées par hélicoptère, à une distance de 50 mètres minimum des habitations et des cours d’eau, tandis que les apiculteurs ont été invité à éloigner leurs ruches !
Toutes les parcelles de maïs, dans un rayon de 10 km autour du lieu de capture de la chrysomèle, ont été concernées, et des contrôles ont été mis en place dans un périmètre de 40 km autour de la zone.
Hormis le problème évident de santé publique, de risque pour les autres espèces animales, et de déficit important d’information au niveau des populations concernées, on peut s’étonner également que les agriculteurs bio de la zone n’ont pas eu la possibilité d’envisager des solutions alternatives.
1- la chrysomèle des racines du maïs est un petit coléoptère, de 5 à 6 mm de long, qui s’attaque aux racines des maïs. Originaire d’Amérique centrale, elle a progressivement envahi l’Amérique du Nord pour devenir le principal ravageur du maïs. Elle a été signalée pour la première fois en Europe en 1992, en Yougoslavie.
Source : Univers nature, Octobre 2007
Les anticorridas espagnols marquent des points
Les militants anti-corrida espagnols ont lu une motion pour l’abolition des corridas de taureaux devant leur parlement. Deux députés écologistes sont à l’origine de ce manifeste, qui réclame l’abolition de tout type de spectacle ou rituel comportant mauvais traitement, mort ou torture d’animaux, ainsi que la fermeture des arènes !
Hormis la corrida, à forte valeur symbolique, cette initiative prévoit de mettre fin à certaines traditions espagnoles particulièrement cruelles ; lancé de chèvre depuis un clocher, torches enflammées aux cornes d’un taureau, âne ou bovin piqués de fléchettes pendant des heures...
La plupart des députés espagnols craignent de prendre position sur ce sujet, par peur de devenir impopulaires, mais les sentiments anti-corrida gagnent du terrain à Madrid.
Source : L’indépendant, 19/10/2007
Espèces menacées : la France mal placée
D’après les données publiées par la Liste rouge du comité français de l’Union mondiale pour la nature (UICN) la France se situe parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces animales et végétales menacées au niveau mondial. Cette situation est principalement due aux espèces présentes dans ses collectivités d’outre-mer, qui abritent une très forte biodiversité.
Avec 641 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire, la France a une responsabilité majeure dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité qui frappe la planète. Elle se situe parmi les 10 pays les plus concernés par ce phénomène avec l’Equateur, les USA, la Malaisie, l’Indonésie, le Mexique, la Chine, le Brésil, l’Australie et la Colombie. Les principales menaces pesant sur les espèces sont la dégradation des milieux naturels, la surexploitation, et l’introduction d’espèces envahissantes.
Ce sont les collectivités françaises d’outre-mer, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française en tête, qui placent la France dans cette position. Elles sont en effet quasiment toutes situées dans des points chauds de la biodiversité mondiale, c’est-à-dire des régions très riches en espèces mais ayant perdu au moins 70% de leurs habitats naturels originels (Caraïbes, Océan Indien, Polynésie, Nouvelle-Calédonie). De nombreuses espèces menacées sont également présentes en Guyane et dans les Terres australes et antarctiques françaises.
La France métropolitaine en 4e position :
Dans le contexte européen, la France métropolitaine apparaît comme le 4ème pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (124) avec l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Tout comme pour les collectivités d’outre-mer, cette situation est à corréler avec la richesse biologique de ces pays localisés en Méditerranée, autre point chaud de la biodiversité mondiale.
Afin de disposer d’un inventaire plus précis des espèces menacées en France, le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle ont lancé en juin 2007 l’élaboration d’une Liste rouge nationale conforme aux critères de l’UICN. Elle sera publiée en 2008.
Un hippopotame retrouve la liberté !
Grâce à l’action conjointe de la Fondation assistance aux animaux et de la Fondation Bardot, un hippopotame de 11 ans saisi dans un cirque Zavatta va être transféré par avion vers une réserve d’Afrique du Sud.
L’hippopotame était blessé à la lèvre et mal soigné ; il a préalablement passé quelques semaines dans un parc animalier.
C’est le Tribunal de grande instance d’Annecy qui avait imposé cette décision début 2007, de même que la saisie de cinq lions, d’un tigre et de cinq serpents dans la même ménagerie.
L’hippopotame sera relâché dans une réserve sud-africaine de 21 hectares consacrée à la faune sauvage.
Selon la Fondation Bardot, il resterait encore 6 hippopotames détenus par différents cirques en France.
Source : Fondation Bardot, 30/08/2007.
Décès d’Hans Ruesch
Farouche opposant à la vivisection, Hans Ruesch est mort à l’âge de 94 ans.
Pilote de Formule 1 dans les années 30, il remporte 37 courses pour les écuries Alfa Romeo et Maserati. Victime d’une sortie de route en 1954, il percute un groupe de spectateurs dont l’un est tué sur le coup.
Il abandonne alors la course automobile pour se consacrer entièrement à l’écriture. Certains de ses romans seront même adaptés au cinéma.
A partir des années 70, il se lance dans la lutte contre la vivisection, et publie plusieurs ouvrages contre l’industrie pharmaceutique et l’expérimentation animale : L’impératrice nue ou la grande fraude médicale, Les faussaires de la science, Expérimentation animale - Honte et échecs de la médecine.
Taxer la viande ?
Tout le monde (ou presque) admet désormais qu’il faille payer des taxes pour les déchets, les cigarettes, l’essence, etc, parce que ces produits polluent et mettent en péril notre santé.
Dans le même esprit, le cabinet hollandais CE Deft, spécialisé en environnement, pense qu’il faudrait appliquer le principe du "pollueur payeur" à l’industrie de la viande.
Les concentrations d’animaux de ferme sont une menace pour notre environnement ; ainsi, la filière de l’élevage serait responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que ceux produits par la circulation et les transports. La production de viande contribue aux pénuries d’eau sur la planète. L’élevage participe à la pollution des sols, accentue leur érosion et la désertification. Cette activité humaine est aussi un facteur de perte de la biodiversité puisqu’elle se pratique sur de grandes surfaces...
La production de viande augmente également les coûts en matière de santé : cholestérol, maladies cardio-vasculaires, cancers…
D’où l’idée de fiscaliser la consommation de viande : "les coûts liés aux problèmes d’environnement des sociétés occidentales pourraient être réglés en instaurant des impôts indirects sur ces produits". Avec une TVA à 19%, la consommation chuterait de quelque 9%, ont calculé les experts. L’évolution permettrait de réduire de 1,1 mégatonne les émissions de gaz à effet de serre.
Source : journal De Volkskrant, 23/08/2007
La vivisection n’est pas prête de disparaitre
L’une des plus importantes firmes responsable d’expérimentation animale va multiplier par deux la grandeur de ses installations : LAB-Recherche prévoit d’investir 14 millions d’euros et d’agrandir ses locaux de 7000 mètres². Ensuite, un investissement additionnel de 14 millions d’euros sur 5 ans est aussi prévu pour équiper les nouvelles installations d’équipements de pointe.
En décembre 2006, LAB-Recherche s’était pourtant déjà payé un agrandissement de 8 millions d’euros et augmenté la superficie de ses installations de Laval (au Canada) de 40%.
"Aujourd’hui, six mois après l’expansion, on est déjà à pleine capacité. Ça montre à la fois la santé de l’industrie et l’élargissement de notre clientèle", affirme le président du groupe.
L’homme décrit son entreprise comme "un mal nécessaire pour l’industrie pharmaceutique" ; LAB-Recherche effectue des analyses de laboratoire et des essais sur des animaux (rongeurs, porcs, chiens, primates) pour les entreprises pharmaceutiques et les sociétés de biotechnologies qui doivent tester leurs médicaments.
Le groupe emploie 450 salariées, possède des installations au Danemark et en Hongrie, a réalisé un chiffre d’affaires de 35 millions en 2006, et a récemment fait son entrée en bourse. LAB-Recherche occupe le huitième rang mondial d’une industrie qui a le vent en poupe, les grandes entreprises pharmaceutiques confiant de plus en plus leurs essais non cliniques et pré-cliniques à des sous-traitants.
L’entreprise espère ainsi faire grimper son chiffre d’affaires d’environ 14 millions d’euros avec la nouvelle expansion, et vise à terme "entre 21 et 28 millions de revenus additionnels".
Le président de Lab-Recherche affirme ne pas craindre l’arrivée d’un concurrent ; "dans notre industrie, le facteur limitatif n’est pas de trouver des clients, mais des employés de qualité".
Là où l’article est intéressant, c’est quand on voit les sommes en jeux... Pas étonnant que 3 ou 4 ragondins ne pèsent pas lourd dans la balance ! A chaque fois qu’on critique une firme pour son recours à l’expérimentation animale, elle nous rétorque invariablement qu’elle a recours à des expériences de substitution "à chaque fois que c’est possible". Quand on voit l’expansion dont bénéficie LAB-Recherche, on est en droit d’en douter !
On peut aussi se poser des questions sur ce qu’entend le directeur de l’entreprise quand il parle d’"élargissement de sa clientèle", ou encore de sa difficulté à trouver "des employés de qualité". Des gens capables de faire souffrir sans état d’âme ??
Source : La presse affaires, 23/08/2007
La télé publique espagnole pourrait ne plus diffuser de corridas
Pour la première fois depuis 50 ans, elle n’a pas accès aux droits de retransmission, et veut respecter les règles de protection des jeunes enfants devant leur écran.
"Nous n’avons rien contre les corridas de taureaux, mais nous n’avons pas toujours accès aux droits de retransmission et nous devons prendre en compte le respect des horaires de protection infantile", a indiqué un communiqué de la télévision publique espagnole (TVE).
Une dizaine de corridas sont normalement diffusées chaque année sur la TVE. Elles sont généralement retransmises en fin d’après-midi ou début de soirée, alors que de nombreux enfants sont encore devant le petit écran.
Cependant, ces spectacles continuent d’être diffusés par les chaînes de télévision régionales, avec de très bonnes audiences, ainsi que par le réseau payant Digital Plus. D’autre part, l’émission hebdomadaire "Tendido cero", sur l’actualité taurine, est toujours diffusée le samedi en milieu de journée.
Voilà une bonne nouvelle, à l’heure où les associations françaises de protection animale lancent une campagne pour interdire l’accès des mineurs de moins de 15 ans aux corridas ! Si ça continue, la corrida aura disparu d’Espagne bien avant de disparaître de France…
Source : nouvelobs.com, 23/08/2007
Une compagnie aérienne condamnée pour avoir servi de la viande à un végétarien
Un tribunal a condamné la compagnie aérienne malaisienne ’Malaysian Airline System’ à verser 20.000 ringgit (4.320 euros) à un Hindou brahmane traumatisé par la consommation d’un repas contenant du poulet alors qu’il avait commandé un plat végétarien.
Arvind Sharma, employé chez Dell en Inde, a connu dépression, stress et humiliation à la suite de l’absorption de poulet durant un vol de la compagnie Malaysian Airline System entre Bangalore et Kuala
Lumpur il y a quatre ans, selon le magistrat M. Rajalingam Said.
Etre né dans une famille brahmane, avoir été élevé dans le modèle brahmane et être végétarien lui accorde un statut social et lui vaut le titre honorifique de ’pandit’ en Inde, explique Rajalingam au New Straits
Times.
Le tort qui lui a été fait dans cette affaire est d’autant plus probant qu’on a la preuve qu’il est un brahmane strict n’ayant jamais consommé de viande de sa vie.
Source : journal New straits times, 9 Juin 2007.
Des dizaines de plombs retrouvés dans le corps de l’ourse Franska
L’autopsie de l’ourse Franska, renversée près de Lourdes par deux véhicules le 9 août dernier, a révélé la présence de dizaines de plombs dans son arrière-train. D’après l’école vétérinaire de Toulouse qui a réalisé l’autopsie, la présence de ces plombs remonteraient à un mois environ.
Si la thèse de l’accident reste privilégiée, cette découverte soulève d’autres problèmes ; l’ourse avait été victime de chasseurs, ou plutôt de braconniers puisqu’à cette époque la chasse était fermée, et que l’ours est de toute façon une espèce protégée par la loi. En outre, les traces des coups de fusil montrent que l’ourse ne menaçait pas les tireurs puisqu’elle leur tournait le dos.
L’association FERUS a déposé plainte pour "tentative de destruction d’une espèce protégée".
D’autre part, certaines associations affirment que l’ourse avait été victime de battues sauvages, battues qui pourraient l’avoir repoussé vers la route nationale où elle a été heurtée, en plein jour, par deux véhicules.
Tout le monde a été témoin à travers les médias de la haine et de l’agressivité des éleveurs de moutons à l’encontre des ours ou des loups.
Chacun se souvient des menaces, des violences verbales ou physiques à l’encontre des élus, des populations locales ou des écologistes, sans oublier les pots de miels remplis de verre pilé éparpillés dans la montagne.
Le ministère de l’écologie n’a pour le moment pas pris de décision quand à un éventuel remplacement de Franska ou d’autres réintroductions d’ours dans les Pyrénées françaises. Il est probable qu’il attende que l’orage soir passé pour se prononcer.
"Une absence de fermeté envers les anti-ours serait à n’en pas douter désastreuse pour les plantigrades restants. D’autre part, reculer sur ce dossier emblématique sous la pression de quelques opposants violents, constituerait un précédent pour le gouvernement actuel, lequel met en avant régulièrement son souhait de fermeté envers tous les contrevenants à la loi". (Univers nature)
Centenaires et végétariens
Loma Linda est une ville américaine située en Californie du Sud. C’est l’un des endroits au monde où les gens vivent le plus vieux ; on y compte une concentration exceptionnelle de centenaires en bonne santé.
Coïncidence ou pas, c’est aussi une ville qui compte une forte proportion d’adventistes du septième jour. L’église adventiste du septième jour est une secte protestante dont la particularité est de prôner le végétarisme.
Source : France 2, 13/08/2007.
Contrebande de crocodiles
Plus de 250 bébés crocodiles, en plus de serpents et de caméléons, ont été découverts dans les bagages d’un Saoudien qui quittait l’Egypte, à l’aéroport international du Caire.
"Il s’agit de la plus grande opération de contrebande de crocodiles du Nil de toute l’histoire de l’aviation aérienne", a affirmé, cité par l’agence officielle Mena, Youssef Mamdouh, responsable des services vétérinaires de l’aéroport.
Le jeune Saoudien, dont l’identité n’a pas été révélée, a été arrêté samedi soir peu avant d’embarquer pour un vol à destination de son pays. Le passage de son bagage aux rayons X avait révélé des anomalies, poussant la douane égyptienne à le fouiller. Plusieurs serpents et caméléons, ainsi que quelques bébés crocodiles, tous vivants, avaient alors été découverts. L’étrange cargaison avait tout de suite été confiée au zoo de Guizeh, près du Caire.
Mais ce n’est que le lendemain dimanche que le zoo a annoncé avoir découvert, sous les cinq cobras et les 40 caméléons, pas moins de 265 bébés crocodiles.
Une fois adultes, les bébés crocodiles "poseront problème au zoo" en raison de leur taille, a précisé Youssef Mamdouh. Exporter des animaux vivants est interdit en Egypte, en vertu d’une loi sur la défense de l’environnement. Le jeune Saoudien a toutefois été autorisé à regagner son pays.
Source : Yahoo actualités, 12/08/2007.
Biocarburant animal
Le groupe Saria investit au Havre dans le biocarburant animal.
Saria Industries, qui collecte et valorise les sous-produits des filiales viande et pêche, va construire au Havre une usine de fabrication de biocarburant à partir de graisse animale. L’entreprise va investir 20 millions d’euros dans cette installation, qui pourrait ouvrir dès 2008.
Nous avons obtenu un premier quota de 37 900 tonnes mais il nous faudrait pouvoir aller rapidement à 100 000 tonnes, indique M. Jean-Louis Hurel, président. L’ester méthylique sera écoulé dans les raffineries de pétrole de
la Basse-Seine, où il sera incorporé dans le gazole après avoir été mélangé parfois avec des biocarburants d’origine végétale.
Source : les échos, 24/04/2007
Production de biodiesel à aprtir de graisses animales.
Le groupe pétrolier ConocoPhilips va se lancer dans la fabrication de biodiesel à partir de graisses animales (boeuf, porc et poulet) que lui fournira le groupe alimentaire Tyson Foods. La production devrait démarrer à la fin de 2007 ; elle sera progressivement accrue pour atteindre 665 millions de litres par an en 2009.
Source : Das Welt, 18/04/2007
Nouvelle info du 22/08/2007 :
Dans le cadre des agréments gouvernementaux pour la filière biocarburant, ce sont quatre projets qui ont été retenus pour la fourniture d’ester méthylique d’huile animale (EMHA).
Rappelons que l’on connaît mieux l’EMHV (ester d’huile végétale de colza ou de tournesol).
Les sites retenus sont Montoir de Bretagne (44) pour 30 000 t/an, Charny sur Meuse (55) pour 35 000 t/an, Le Havre (76) pour 38 000 t/an et Cornillé (35) pour un tonnage non précisé.
Ce sera donc un exutoire rentable pour les sous-produits d’abattoirs.
Les EMHA devront être mélangés avec d’autres esters...
Certes, c’est un peu ignoble, mais de toute facon, que les sous-produits animaux soient utilisés pour ça ou autre chose, ça revient un peu au même... Le problème c’est la maximisation des profits liés à l’industrie de la viande. Si on arrive à supprimer la viande, tout ça disparaitra illico !
Viande artificielle
Des chercheurs néerlandais travaillent à élaborer une viande de porc artificielle avec l’idée de pouvoir un jour nourrir des millions de personnes sans avoir à élever et tuer des animaux.
"Nous tentons de créer de la viande sans avoir à tuer des animaux", a déclaré Bernard Roelen, professeur de science vétérinaire à l’université d’Utrecht.
Si les travaux en sont à leurs balbutiements, l’idée est de remplacer tout le procédé - nourrir, transporter, faire paître - qui, aux yeux du chercheur, pollue à chaque étape.
"Garder des animaux uniquement pour les manger n’est en fait pas si bien que ça pour l’environnement", a déclaré Roelen. "Les animaux ont besoin de grandir et produisent beaucoup de choses qu’on ne mange pas".
Les pays développés devraient cette année consommer une moyenne de 43 kg par personne de volaille, de boeuf, de porc et autres viandes cette année, un chiffre en hausse annuelle de 2%, selon les chiffres fournis par le FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture".
Face au risque que les consommateurs boudent une viande chimique, Roelen répond qu’il est persuadé qu’il y aura une demande énorme, et que la viande telle qu’elle est aujourd’hui consommée est déjà largement transformée, depuis la nourriture des animaux en passant par leurs conditions d’élevage et jusqu’à la préparation de la viande après l’abattage.
"Je peux imaginer que certains auront des réticences", a-t-il dit. "Les gens peuvent penser que c’est artificiel. Mais certains ne réalisent peut être pas qu’une partie de la viande qu’il mange est artificielle".
Mais la mise au point d’une viande artificielle prendra des années et le consommateur n’est pas prêt d’en trouver dans les rayons de supermarchés. Et jusqu’ici, Roelen et son équipe ne sont parvenus qu’à faire grandir de fines couches de cellules.
Les chercheurs isolent dans un premier temps une souche de cellule musculaire, qui a la particularité de pouvoir grandir et se multiplier. Ensuite, il stimule les cellules pour les développer, leur donnent des nutriments et les entraînent avec du courant électrique pour qu’elles grossissent. Après avoir perfectionné ce procédé, les chercheurs devront trouver comment couper ces tissus pour ajouter plus de fibres. Ensuite se posera la question de la graisse, etc.
Source : Agence Reuters, 01/06/2007
Braconnage à grande échelle
"Trois hommes reconnus coupables d’être au coeur d’un réseau de braconnage "à l’échelle industrielle" en Camargue ont été condamnés mardi à de la prison ferme par le tribunal correctionnel de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Le tribunal, qui avait mis son jugement en délibéré après l’audience en avril, a condamné le "braconnier en chef", Jean-Pierre Bouchet, à six mois de prison ferme et 7.500 euros d’amende. L’accusation avait requis six mois et 12.500 euros d’amende à l’encontre de cet agriculteur de 57 ans, déjà condamné par le passé pour des faits similaires, ce qui lui a valu une interdiction de chasse.
Cela ne l’empêchait pas d’avoir édité des plaquettes vantant ses "lapins de France", avec "la qualité et le sérieux en plus". Les enquêteurs ont découvert 54.000 euros répartis sur différents comptes mais le prévenu assure n’avoir gagné "que 5 à 7.000 euros", à raison de 23 euros par lapin vendu, le reste provenant selon lui d’un héritage.
Deux autres braconniers employés par M. Bouchet ont été condamnés à 4 mois de prison ferme et respectivement 4.000 et 3.000 euros d’amende. Pour neuf autres prévenus, sur 17 personnes jugées au total, le tribunal a prononcé des peines de 2 à 6 mois de prison avec sursis et de 1.000 à 5.000 euros d’amende. Le tribunal a également prononcé des interdictions de permis de chasse pour des durées d’un à cinq ans. Les deux sociétés de chasse qui avaient bénéficié des animaux capturés par le réseau de braconnage devront payer 10.000 euros d’amende chacune. Le ministère public avait requis leur dissolution ainsi que l’interdiction pour leurs dirigeants de gérer ce type d’organisation pendant deux ans.
C’est une enquête des gendarmes qui a permis d’aboutir en mai 2005 à la découverte du réseau, soupçonné d’avoir alimenté des restaurateurs ou des particuliers, sur commande, dans les Bouches-du-Rhône et le Gard. Tous les prévenus ont dit chasser par passion de la nature et non par appât du gain. Ils ont pourtant été jugés pour divers délits de chasse, utilisation d’armes prohibées et destruction d’espèces protégées (fauvettes, mésanges). Ils chassaient en effet hors période d’ouverture, la nuit, parfois dans des réserves et avec des fusils munis de silencieux et de lunettes à infrarouge, saisis lors des perquisitions qui ont également mis au jour des congélateurs remplis de centaines d’animaux. Les braconniers utilisaient aussi des appelants, des projecteurs et des magnétophones pour diffuser des chants d’oiseaux. Les 17 prévenus et les deux sociétés de chasse ont été condamnés à verser solidairement 1.000 euros de dommages et intérêts à chacune des huit parties civiles (Ligue de Protection des Oiseaux, Conseil général, parc naturel de Camargue, Conservatoire du littoral, etc)."
Source : AFP, 29/05/2007
Bêtise humaine en Australie
Un crapaud-buffle de la taille d’un petit chien a été capturé dans la ville tropicale de Darwin, dans le nord de l’Australie, une prise qui n’en finit pas d’étonner les spécialistes de l’environnement qui cherchent à freiner la propagation des batraciens venimeux à travers le pays.
"C’est un monstre de crapaud", s’est exclamé Paul Cowdy, de l’association FrogWatch, qui l’a attrapé lundi soir. La bête mesure 20,5 cm et pèse 840 g, le double du poids normal. "Nous n’avons jamais vu de crapaud de cette taille (...) C’est un mâle et normalement les femelles sont encore plus grosses."
Les crapauds-buffles, dont la peau est vénéneuse, sont considérés comme une véritable peste en Australie, où ils ont été introduits en 1935 pour essayer de contrôler la prolifération des scarabées.
La présence actuelle de quelque 200 millions de spécimens sur le territoire australien a conduit à une baisse importante des populations de serpents, de lézards et de certains marsupiaux.
"Nous les capturons, les mettons dans des sacs en plastique, les congelons puis en faisons des fertilisants liquides", a expliqué Cowdy.
Dans la série "l’homme joue à dieu et s’en mord les doigts", je demande l’Australie ! Territoire quasi-vierge jusqu’à il y a quelques siècles, à peine peuplé de tribus indigènes (les aborigènes), l’Australie a rapidement été colonisée par les occidentaux, anglais en tête, qui y envoyaient tous les "déchets" de leur société (les bagnards). Cette idée laissait sans doute présager celle qu’ils se faisaient de ce gros caillou situé à l’autre bout de la planète.
De telles étendues sauvages, une telle diversité et de telles richesses, voilà qui devait vite attiser les convoitises, et les agriculteurs et chercheurs d’or n’ont pas tardé à s’y répandre, y compris dans les parties désertiques les moins accueillantes. Au détriment, bien sûr, de la faune et de la flore locale, unique au monde, a qui le caractère insulaire du pays a sans doute conféré une évolution naturelle bien spécifique.
Très vite, les espèces locales rares ont été victimes de la chasse et de l’agriculture extensive : les moutons, les dromadaires, les chevaux, les chiens, les rats et les lapins ont été introduits et ont proliféré (souvent sans prédateurs ou presque). Les kangourous, les crocodiles, les koalas, les opossums et les échidnés ont trinqué.
L’homme a essayé de dompter la nature en introduisant des espèces comme les crapauds-buffles... et il a essayé de réparer des erreurs en introduisant des maladies comme la myxomatose !
Pour finir, il capture des crapauds qu’il congèle (vivants ??) pour les transformer en engrais. La boucle est bouclée. Il est dans le faux depuis le début.
Source : Yahoo actualités, 27/03/2007
Un moustique transgénique résistant au paludisme
Des chercheurs américains ont créé en laboratoire des moustiques transgéniques résistants au parasite responsable du paludisme chez les souris, selon une étude rendue publique lundi.
Ces moustiques, qui devraient essaimer leur gène protecteur en se reproduisant, offrent la possibilité de pouvoir un jour contrôler le paludisme. Des chercheurs de l’Université John Hopkins à Baltimore ont génétiquement modifié des moustiques avec un gène permettant d’éviter l’infection par le parasite. Ils ont laissé un nombre égal de moustiques transgéniques et de moustiques normaux se nourrir de sang de souris infectés par le paludisme. A la neuvième génération, la part des moustiques transgéniques était de 70%, cette espèce vivant plus longtemps et pondant plus d’œufs dans ce cas de figure, expliquent-ils dans leur étude qui paraît dans les annales de l’académie nationale américaine des sciences.
Or, aucune différence n’est apparue entre les moustiques transgéniques et normaux quand ils se sont nourris de sang de souris non-infectées. Ces scientifiques recommandent toutefois des recherches supplémentaires avant de lâcher des moustiques transgéniques dans la nature. En outre, ces expérimentations ont été conduites avec le Plasmodium berghei, une variété du parasite du paludisme infectant les souris, mais non avec le Plasmodium falciparum, responsable de la forme la plus grave du paludisme humain.
Certains moustiques transmettent le paludisme à l’homme. Mais une équipe internationale de recherche avait révélé en avril 2006 que la plupart des moustiques étaient dotés d’une résistance naturelle au paludisme. Des chercheurs américains avaient annoncé en décembre le développement d’un vaccin expérimental capable de neutraliser ce parasite. Le paludisme infecte chaque année de 350 à 500 millions de personnes et de 700.000 à 2,7 millions en meurent, selon l’Organisation Mondiale de la Santé.
En mettant de côté les expériences sur les souris et les moustiques (et probablement d’autres animaux encore), moralement discutables, la nouvelle pourrait sembler sympathique. Néanmoins, on sait que certaines maladies ou parasites semblent déjà développer des résistances aux plantes OGM sensées les neutraliser. Comme il est difficile de croire à une disparition totale du paludisme, que se passera-t-il quand celui-ci sera devenu résistant au moustique OGM ? Verrons-nous alors apparaître un "super palu" ?
Et les moustiques transgéniques ? Est-on sûr qu’aucun d’entre eux ne s’échappera de son laboratoire ? Une fois relâché dans la nature, s’arrêtera-t-il tout seul comme un grand aux frontières des pays qui refusent les OGM ?
L’insecte est en bas de la chaîne alimentaire. Que se passera-t-il quand les prédateurs le goberont ? Qui sait si le paludisme n’a pas un rôle dans les écosystèmes tropicaux ? Dans l’article, il est dit qu’aucune différence n’est apparue entre les moustiques transgéniques et non-transgéniques, mais l’auteur semble dans le même temps affirmer que les moustiques OGM vivent plus longtemps et pondent plus ?! Cherchez l’erreur...
Source : Yahoo actualités, 20/03/2007
Vaches, méthane et changement climatique
L’université de Hohenheim (Stuttgart, en Allemagne), annonce avoir mis au point une pilule permettant de réduire les rots et les pets des ruminants, responsables selon les estimations des scientifiques de 4% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Le processus de digestion et de fermentation des vaches génère naturellement du méthane, que les vaches expulsent principalement sous forme de rots.
Le traitement, mis au point par les scientifiques de l’équipe du Docteur Drocher, doit être combiné à un régime précis et associé à des heures de repas strictes pour les vaches. Le chercheur explique que leur recette consiste à transformer le méthane produit lors du processus de digestion en énergie plutôt qu’en gaz ce qui, au passage, doperait leur production de lait.
L’histoire ne dit pas si le traitement est susceptible d’être adapté à d’autres races animales, voire aux êtres humains.
Comme d’habitude, au lieu de s’attaquer aux causes d’un problème, on préfère panser la plaie : la vraie solution se serait-elle pas tout simplement de réduire notre consommation de viande, le nombre de vaches et le nombre d’élevages ?
Source : Yahoo actualités, 25/03/2007
Saisie de 18 hérissons chassés pour être mangés
Dix-huit hérissons vivants ont été saisis dans la Sarthe par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), dans la voiture de deux hommes qui les braconnaient pour les manger.
Les techniciens de l’ONCFS ont été intrigués par le manège d’une voiture qui s’arrêtait puis redémarrait plusieurs fois de suite en bord de route, alors qu’ils effectuaient une mission anti-braconnage du lièvre et du chevreuil dans le sud du département, dans la nuit du 3 au 4 mars.
"Nous avons trouvé 18 hérissons vivants dans le coffre de la voiture. Les deux hommes laissaient leur chien, spécialement dressé à la chasse au hérisson, fouiller le fossé et ne sortaient du véhicule que pour attraper l’animal rabattu", indique Julien Pioger, chef du service départemental. "Les deux hommes verbalisés, issus de la communauté des gens du voyage, ont indiqué qu’ils faisaient jeûner les hérissons 24 heures avant de les manger".
Les hérissons d’Europe, une espèce protégée, ont été relâchés dans la nature. Les deux braconniers risquent jusqu’à six mois d’emprisonnement, 9.000 euros d’amende et la saisie de leur véhicule.
Source : Yahoo actualités, 14/03/2007
Attention à la marche
Attention à la Marche est une émission quotidienne, présentée par Jean-Luc Reichman et diffusée sur TF1 à midi, juste avant le journal de 13h.
Les candidats se voient poser toute une série de questions, et s’ils y répondent correctement, gagnent une certaine somme d’argent.
Ce 22 Février, la question finale concernait le pourcentage de végétarien en France !
Coup de chance, la candidate répond à l’animateur qu’elle ne mange pas de viande.
- Ha bon ? Vous ne mangez jamais de viande ?
- Non. Mais je mange beaucoup de poisson, s’est elle sentie obligée de rajouter comme pour se justifier.
Quatre propositions concernant le pourcentage de végétariens en France lui étaient proposées : 4%, 14%, 24% ou 34% ! Les vrais chiffres tournent autour de 2% de la population. Les chiffres de l’émission sont probablement réalisés spécialement pour eux (et par eux ?) auprès d’un échantillon qu’ils jugent représentatif.
Optimiste, la candidate propose tout d’abord 24% ! Sur l’avis du public, elle rabaissera ensuite sa proposition à 14%, ce qui lui fera perdre le gros lot ; Attention à la marche estimant en effet que le nombre de végétariens français atteint 4%.
Les singes nous talonnent...
Le mythe de la planète des singes n’est peut-etre pas si loin...
Une équipe internationale de chercheurs vient de confirmer que des chimpanzés de Côte d’Ivoire utilisaient déjà des outils pour casser les noix il y a quatre mille trois cents ans, alors que les scientifiques pensaient que l’utilisation des outils par ces primates était contemporaine.
Sachant depuis 1978 que les chimpanzés cassent des noix avec des pierres, les auteurs de l’étude ont cherché à savoir depuis combien de temps ils le faisaient. Pour cela, ils ont travaillé sur les matériaux lithiques du site qu’ils ont comparés à d’autres roches présentant des traces de percussion. Sur certains d’entre eux, ils ont découvert les restes fossilisés de noix, signe que les chimpanzés se servaient de ces pierres - de la taille d’un melon, trop grosses pour avoir été utilisées par des humains - pour ouvrir la coque très dure de ce fruit et en retirer les amandes multiples.
Les auteurs estiment que cette découverte appuie la théorie selon laquelle humains et grands singes auraient hérité de certains savoir-faire d’un ancêtre commun. « Ce qui irait dans le sens d’une confirmation de plus quant à l’origine commune de ces deux espèces », commente Hedwige Boesch, de l’Institut Max Planck à Leipzig.
La première scientifique à avoir observé des chimpanzés sauvages utilisant divers outils pour piéger des fourmis, des termites ou pour recueillir la cervelle des singes qu’ils avaient tués fut Jane Goodall. C’était en Tanzanie, en 1963. Au début des années 1980 viennent ensuite les premières descriptions de percuteurs et d’enclumes qui servaient à casser les noix et qui étaient utilisés par les chimpanzés d’Afrique de l’Ouest.
Source : Le figaro, 14/02/2007.
L’âge de faire
L’âge de faire est un nouveau journal qui s’inscrit dans un courant de pensée en vogue qu’on pourrait qualifier de "citoyen". Les thèmes abordés sont l’écologie, les droits de l’homme, l’agriculture raisonnée, la solidarité, la démocratie, le recyclage, etc. Nous avons acheté ce numéro 7 (au prix très raisonnnable de 50c) parce qu’il annonçait en couverture un article sur le végétarisme.
Celui-ci n’en aborde que deux aspects : la santé et l’environnement, ce qui est un peu anthropocentriste, d’autant plus que la question animale est complètement éludée.
Les deux articles sont ceci-dit intéressants ; celui sur l’environnement est rédigé par un membre de l’ADEME et fourmille de chiffres et d’infos intéressantes. Un autre sur la nutrition nous apprend que parmi les dix aliments considérés comme les meilleurs par un établissement médical américain, neuf sont des végétaux. La page suivante s’attarde sur les bienfaits des fruits et légumes, des huiles végétales, et de la combinaison céréales et légumineuses.
Il est toujours positif de suggérer aux gens l’idée du végétarisme, ou de réduire leur consommation de viande. Néanmoins, le terme utilisé de "végétarisme" peut faire grincer des dents. Ce que
L’âge de faire propose, c’est en fait une réduction (tout à fait bénéfique) de la consommation de viande. Mais cela n’a pas grand chose à voir avec le végétarisme, qui est une abstention de viande. Ils pouvaient tout aussi bien appeler l’article "carnivore à temps partiel" ; en effet, une personne qui ne mangerait de la viande que trois fois par semaine au lieu de sept fois ne serait pas pour autant végétarienne !
L’âge de faire, La treille, 04290 Salignac.
Quand les animaux pensent
Le nouvel observateur n°2200, Janvier 2007 : "quand les animaux pensent : les dernières découvertes scientifiques".
Pas grand chose à signaler dans ce numéro ; la couverture laissait penser à un gros dossier sur le thème des animaux, mais il ne fait que dix pages. L’article n’apportera rien aux gens qui côtoient des animaux. Tout au plus, il donnera la confirmation scientifique que les animaux ont une intelligence, une culture, un langage propre. Certes, quelques urbains ignorants et anthropocentristes auront eu besoin de ces certifications officielles. Pour le côté positif, notons tout de même une page moins frileuse signée Jacques Julliard, qui critique l’attitude de l’homme à l’égard des animaux :
"significative est la fureur que suscite chez certains toute marque de pitié envers les bêtes ou de solidarité à leur égard ; oui, significative d’une sorte de mauvaise conscience enfouie sous les couches imperméables de la raison raisonnante. Celle qui ne manque jamais de vous dire que Hitler était végétarien, ou encore qu’il est plaisant de s’apitoyer sur un agneau ou un cochon quand les enfants du Bangladesh ou du Mali meurent de faim. Comme si la compassion, cette "pitié suprême", était dans le cœur de l’homme une denrée en quantité limitée, en sorte que tout ce qui est donné à l’un serait enlevé à l’autre".
2006 : Danone découvre les végétaux
Les temps changent. Ou plutôt, le vent tourne. Dans les pays occidentaux, les gens commencent à délaisser les produits d’origine animale, et redécouvrent les produits à base de végétaux.
Créé en 1988, Sojasun domine le secteur des yaourts végétaux et détient 90% des parts de marché. Bien embêté, le groupe Danone, leader mondial des produits laitiers, aimerait s’accaparer une part de l’onctueux gâteau et lance en 2006 Senja, son propre yaourt à base de soja. Il avait déjà essuyé un flop quelques années auparavant avec Sévéa, un yaourt mi-soja mi-lait...
Quelle ironie (et quel délice) d’entendre la nutritionniste de Danone affirmer à la télé que les protéines végétales sont très bonnes pour la santé, et qu’elle même les a adoptées ! Bravo ! Elle aura mis le temps ! Après avoir critiqué à maintes reprises les bienfaits du végétarisme dans son magazine Danoé, voilà que Danone, non content d’affirmer que les protéines végétales sont bonnes pour la santé et pauvres en graisse, délaisse le lait qui a fait sa fortune pour se lancer dans la légumineuse !
Mais ce n’est pas tout ! Après avoir lancé un "Institut Danone pour la nutrition et la santé", la firme s’engage désormais auprès de la "Fondation cœur et artères" ! Son but est de valoriser la recherche et la prévention des maladies du cœur et des artères (obésité, diabète, risques vasculaires et cardiovasculaires...). Etait-ce réellement nécessaire de financer des recherches scientifiques à grands frais, quand la solution ne se trouve pas plus loin que le bout du nez ? Là aussi, il faudra sans doute attendre quelques années avant qu’ils comprennent que la meilleure façon d’éviter ces maladies... c’est tout simplement de supprimer la viande de son alimentation et de limiter sa consommation de sous-produits d’origine animale.
Production de foie gras
Les producteurs s’attendent à une année record pour le foie gras
L’engouement pour le foie gras ne se dément pas et les producteurs français s’attendent à battre à nouveau des records de vente en 2006.
"L’année dernière, nous avons atteint le niveau le plus élevé jamais atteint par la vente de foie gras. Le marché en gros a cru de 6% en volume, 9% en valeur", explique Jean Schwebel, président du CIFOG, qui représente les intérêts des professionnels du secteur.
"Pour cette année, nous avons prévu une croissance du même ordre, de l’ordre de 5%, avec des prix stables", ajoute-t-il.
Compte tenu de la faiblesse de l’offre étrangère, "c’est en fait l’offre française qui régit le marché mondial", soit un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros. "On assure 85% de la production mondiale", ajoute Jean Schwebel.
Le résultat pour 2006 dépendra en grande partie des ventes du mois de décembre à l’occasion des fêtes de Noël et du jour de l’An. "Pour le consommateur, c’est au moins 40 à 50% pour le mois de décembre. C’est une vente hyper-saisonnière", précise-t-il.
Depuis trois ou quatre ans, les achats de foie gras sont passés de 600 à 650 grammes par foyer, soit une hausse en volume de 10%, et le nombre des amateurs a également augmenté. "Donc, la dynamique c’est plutôt plus de foyers qui achètent un peu plus, pas forcement plus souvent", explique-t-il.
Parallèlement, les professionnels constatent année après année une tendance vers des produits plus haut-de-gamme, c’est à dire vers le foie gras entier.
La municipalité américaine de Chicago a provoqué un certain émoi en décidant en avril dernier d’interdire la vente de foie gras au nom de la défense des animaux. Mais Jean Schwebel estime que le marché est trop petit pour qu’une telle mesure ait un réel impact. Il se fait en outre l’écho d’informations selon lesquelles cette mesure a contribué au contraire à populariser cette spécialité gastronomique aux Etats-Unis.
"Ce que j’ai entendu dire, c’est que le fait qu’on parle de foie gras alors que beaucoup de gens ne savent même pas que ça existe, a fait que le produit a été finalement popularisé, ou s’est fait connaître. Depuis, si j’ai bien compris, la consommation a augmenté", avance-t-il.
Source : Yahoo actualités, 25/12/2006
La France est décidément la lanterne rouge du monde occidental. Nous sommes en retard partout ; sur la chasse, sur la corrida, sur la vivisection, sur l’élevage industriel, sur le foie gras ! Ce que nous retiendrons de cet article, c’est que si la production de foie gras française augmente, c’est surtout qu’elle s’écroule ailleurs. Nous sommes presque les derniers à en produire, alors c’est normal que les autres s’approvisionnent ici.
C’est un peu comme la chasse à courre, qui est interdite en Angleterre, ce qui fait que les équipages anglo-saxons viennent pratiquer leur loisir chez nous.
Mais n’oublions pas que le gavage et/ou le foie gras sont déjà interdits dans de nombreux pays. Espérons que les dominos tombent les uns après les autres partout autour de nous, ceci isolera la France et la contraindra à abandonner cette cruelle pratique.
L’intelligence conduit-elle au végétarisme ?
Les adultes végétariens auraient été des enfants intelligents

- Article en anglais
Les enfants dont le quotient intellectuel est élevé sont davantage susceptibles de devenir végétariens en grandissant, selon le résultats d’une enquête publiée sur internet par le
British Medical Journal.
Cette étude, réalisée sur plus de 8000 hommes et femmes âgés de 30 ans dont le QI avait été mesuré quand ils avaient dix ans, montre que plus leur QI était élevé, plus grandes ont été leur chances de devenir ou de se dire végétarien à l’âge adulte.
Pour chaque hausse de 15 points de QI, la probabilité de devenir végétarien augmente de 38%, affirme l’étude. Après ajustement pour tenir compte de facteurs comme la catégorie sociale et l’éducation, le lien demeure.
Plus de 33% des hommes et des femmes de l’étude se décrivent comme végétariens mais disent manger de la viande blanche et du poisson.
Seulement un peu plus de 4% sont de stricts végétariens et 2,5% sont végétaliens, c’est à dire qu’ils ne consomment aucun produit d’origine animale, que ce soient des oeufs ou des produits laitiers.
Les conclusions de cette étude, affirme le Dr Catherine Gale, épidémiologiste à l’université de Southampton en Angleterre, vont dans le même sens que d’autres études montrant que les personnes qui sont plus intelligentes ont tendance à s’alimenter plus sainement et à faire davantage de sport.
"Les végétariens ont tendance à avoir une tension moins forte, moins de cholestérol et ont un risque moindre de mourir de maladie cardiaques coronariennes", a ajouté le médecin.
Source : Yahoo actualités, 15/12/2006
Langoustines
Depuis des dizaines d’années, Young’s Seafood pêche des langoustines en mer d’Ecosse, puis les décortique dans ses usines en Ecosse et les vend ensuite dans les rayons de Marks and spencer en Grande Bretagne. Conditionner sur place ce qu’on pêche et vend sur place, c’était logique.
Mais Young Seafood est racheté par un fonds d’investissement américain, qui possède également Findus. Dorénavant, les langoustines pêchées en Ecosse seront décortiquées en Thaïlande avant d’être vendues dans les supermarchés britanniques.
Un périple de 27.000 km, soit 1,5 tonne de CO² par tonne de langoustines d’après l’association Les Amis de la Terre. Or ce sont 400 à 600 tonnes de bestioles qui feront le voyage chaque année.
Et dire qu’on me demande de mettre des ampoules économiques et de baisser mon thermostat pour faire baisser le CO²...
Plus les 120 emplois supprimés en Ecosse, remplacés par des emplois en Thaïlande payés 65 centimes de l’heure.
Cerise sur le gâteau, dans les rayons, la langoustine est vendue au même prix.
Source : article trouvé sur la liste de discussion "regard naturaliste".
Ours : les éleveurs courent après les indemnisations
Veaux d’Aston, la déclaration de l’ASPAP était fausse :
Haute-Ariège : les veaux de l’estive de Calvière (massif d’Aston) sont morts de la maladie du charbon, et non pas à cause de l’ours. L’éleveur espérait un remboursement et ne surveillait pas son troupeau.
« L’ASPAP prend les français pour des imbéciles. La stratégie des antis-ours est claire comme l’eau du gave : Se débarrasser des ours coûte que coûte, peu importe la méthode » déclarait
La buvette dans « Anti-ours : la stratégie des veaux ». Le communiqué du préfet Yves Guillot confirme bien que les éleveurs ont tenté de se faire rembourser des pertes dues à une négligence et à une mauvaise surveillance du troupeau (mais y a t-il une surveillance ?) en les mettant sur le compte de l’ours. La déclaration de l’attaque de l’ours était de mauvaise foi voire frauduleuse.
Quatre des veaux retrouvés morts dans le massif d’Aston, en Haute-Ariège, le 30 août dernier, ont été victimes d’une maladie « de type charbon symptomatique » et non pas d’une attaque d’ours, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture, après autopsie des animaux.
L’examen par les services de l’ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) et les médecins vétérinaires des autres bovins retrouvés morts a permis de constater qu’aucune trace de contact avec l’ours n’existait, et que les squelettes ne présentaient pas de fractures, ajoute la préfecture.
Le 5 septembre, une manifestation d’opposants à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées avait rassemblé devant la préfecture de l’Ariège a Foix quelque 80 éleveurs. Ils avaient affirmé que 130 attaques (ovins, ruches et bovins) étaient dues à l’ours en Ariège, et exigé des indemnisations.
Le préfet de l’Ariège Yves Guillot a regretté vendredi l’ampleur donnée à l’affaire. Il a aussi salué le travail des agents de l’ONCFS. « Les constatations pour lesquelles ils avaient été violemment interpellés alors qu’il les réalisaient sur le terrain, ont été confirmées », a-t-il dit. « Menacer les agents de violence physique ne peut exister dans une société évoluée », a ajouté le préfet Yves Guillot.
La maladie infectieuse constatée n’est pas soumise à des mesures réglementaires de police sanitaire. La vaccination, facultative mais fortement recommandée, n’avait pas été réalisée cette année sur le troupeau. Les animaux encore vivants ont fait l’objet d’un traitement antibiotique général, ont indiqué les services vétérinaires.
Source : Le monde
L’Equipe Technique Ours avait vu juste :
Ce sont ces mêmes éleveurs qui soutenus par l’ASPAP, tentent de discréditer l’Equipe Technique Ours (ETO) chargée du suivi et du contrôle des dégâts : « Ils sont incompétents » déclaraient ensemble presse locale et éleveurs. Les techniciens avaient pourtant décelé le problème de maladie et confié la détermination du diagnostic exact aux vétérinaires.
Une presse à la solde du pastoralisme :
La stratégie et la mauvaise foi de l’ASPAP qui ne sait comment se sortir de cette « grosse bourde » est à nouveau révélée. La tentative de fraude aux remboursements était grosse comme une maison, ce qui n’avait pas empêché la presse locale de les soutenir, sans aucune investigation dans leur combat contre l’ours.

« Après les moutons, les veaux » titrait
la Dépêche du Midi le 04 septembre.

« Des ours qui n’en finissent pas de rendre chèvre ! » écrivait Patrice Jammes sur
Ariège-News, l’agence de presse quasi officielle et personnelle d’Augustin Bonrepaux.
Lourdes Infos, sous la plume extrême de Louis Dollo déclarait : « Suite de l’affaire concernant une attaque d’ours sur un troupeau de bovins dans la Haute Ariège (Massif de l’Aston, estive de Calvière) »
Depuis le communiqué de la préfecture annonçant le diagnostic réel, les deux organes de presse largement favorables aux milieu agro-pastoral des opposants au renforcement et
Lourdes-Infos (dans ses pages brebis écrasées) font tristes mine sur le dossier des veaux d’Aston. « Ariège-Bonrepaux-News » y va d’un « La situation de l’exploitation va faire, à la demande des éleveurs, l’objet d’une analyse par les services de l’Etat, la chambre d’agriculture, la mutualité sociale agricole et les partenaires financiers des éleveurs, afin de définir les modalités d’accompagnement d’une situation difficile pour ceux-ci » dans un filet intitulé « Affaire des veaux d’Aston, suite et fin ». Circulez, il n’y a plus rien à voir. Lamentable presse ! Pas de démenti pour l’ours. Désinformez, il en restera toujours quelque-chose...
Source : http://www.loup-ours-berger.org (site par ailleurs très intéressant), 15/09/2006
Faune africaine en péril
Plus de 400 hippopotames abattus en 15 jours dans un parc au Congo.
Les hippopotames du parc national de Virunga, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, pourraient avoir disparu à la fin de l’année si rien n’est fait contre les braconniers qui les ont massacrés ces dernières années à un rythme sans précédent, a averti la Société zoologique de Londres (ZSL).
Les experts estiment que plus de 400 bêtes ont été tuées pour leur viande et leur ivoire ces deux dernières semaines par des braconniers, parmi lesquels les rebelles Maï Maï, dans ce parc qui comptait jadis la plus importante concentration d’hippopotames.
A en croire une récente enquête menée par la ZSL, il y a moins de 900 hippopotames dans le parc, alors qu’on en avait recensé 22.000 en 1988.
"Si le massacre se poursuit à ce rythme, les experts de la ZSL pensent qu’il n’y aura plus d’hippopotames dans de nombreuses parties du parc à Noël", a annoncé la Société dans un rapport.
Le nombre de bêtes abattues est tel que le prix du kilogramme de viande d’hippopotame est tombé sur certains marchés à 15 centimes d’euros.
Selon la ZSL, les braconniers s’en prennent également aux éléphants et aux buffles et se sont plusieurs fois attaqués aux gardiens du parc et à leur famille.
Le parc de Virunga, à la frontière avec le Rwanda, est le plus vieux parc national d’Afrique. Il possédait auparavant la densité la plus élevée de grands mammifères.
Mais il a été au cœur de deux crises majeures ces dix dernières années - le génocide rwandais de 1994 et la guerre civile congolaise de 1998-2003 - qui ont entraîné un net regain de braconnage.
Source : agence Reuters, 20/10/06
Pas de répit pour les baleines
Les nations baleinières, Norvège et Japon en tête, ressortent renforcées par la décision islandaise de reprendre la chasse commerciale à