Cirque : plusieurs animaux libérés début février
Suite à une action conjointe de la Fondation 30 Millions d’Amis et de la Fondation Assistance aux Animaux, trois lions ont été saisis dans un cirque. Ils ont ensuite été acheminés vers les locaux de l’association "Tonga terre d’accueil", puis devraient rejoindre un sanctuaire africain.
C’est la cour d’appel de Bordeaux qui avait ordonné leur confiscation en novembre dernier, en raison d’une "absence de certificat de capacité pour l’entretien des animaux", d’une "ouverture sans autorisation administrative d’un établissement destiné à présenter au public des spécimens vivants de la faune", et enfin d’une "utilisation à des fins commerciales d’animaux non domestiques, sans justificatif d’origine".
Au même moment, et pour les mêmes motifs ou presque, la justice ordonnait la saisie de deux éléphants et d’un jaguar du célèbre cirque Pinder, cette peine étant assortie de 6 000 euros d’amende. Le cirque a néanmoins fait appel, et estime que les bêtes seront malheureuses si elles sont arrachées au cirque (et donc à leurs cages). On rigole...
Une corrida pour Haïti : le comble de l’indécence
Comble de l’indécence : Simon Casas, délégataire de service pour la tauromachie à Nîmes, crée, selon lui, « l’événement » en utilisant le drame qui vient de se jouer à Haïti ! Il a en effet demandé à Sébastien Castella, torero vedette, de se produire à Nîmes le 13 mai, afin de reverser les recettes de la corrida aux sinistrés d’Haïti. Les médias sont en ébullition et certaines chaînes de télévision pourraient même retransmettre l’événement en direct. Un coup de pub inespéré pour celui qui se prétend « directeur des arènes de Nîmes »...
Car nous ne sommes pas dupes : « au-delà du geste, soit disant désintéressé, et qui ne devrait par conséquent souffrir aucune critique, c’est évidemment l’image des sinistrés qui est mise au service de la tauromachie, et non l’inverse. Une tauromachie bien mal en point, qui tente de redorer son blason, se voulant inattaquable, à défaut d’être indéfendable » s’insurge Claire Starozinski, fondatrice de l’Alliance Anticorrida.
En effet, depuis quelques années la désaffection galopante des spectateurs entraîne la suppression de nombreuses subventions publiques, vitales pour voir perdurer les spectacles de mort.
Enfin, sait-on qu’il s’agira, ce jour-là, d’une corrida particulière dite de « bienfaisance », avant laquelle les taureaux, souvent de « deuxième choix », subiront légalement une amputation à vif des cornes ? Ceux qui souffrent et qui ont besoin de fonds supporteraient-ils de voir les sévices infligés aux taureaux en leur nom ? » poursuit Claire Starozinski.
Il existe beaucoup d’autres moyens pour récolter des fonds et, heureusement, l’immense majorité des français l’a compris depuis belle lurette...
Des porcelets victimes d’une manifestation d’éleveurs
A l’appel de la Fédération Nationale Porcine (FNP), des éleveurs de porcs de la Marne se sont rendus aux pieds de la tour Eiffel, le 22 décembre 2009, afin de protester contre les cours de la viande porcine et affirmer qu’ils produisaient à perte. A cette occasion, une douzaine de petits porcelets a été lâchée sur le champ de Mars. Si cette idée a pu faire sourire les quelques touristes et journalistes présents, elle a suscité la consternation des associations de protection animale.
Car si les éleveurs sont bien rentrés chez eux au chaud à l’issue de la manifestation, les porcelets sont restés sur place ! Ce sont les services de la Préfecture de police de Paris qui les ont trouvés tremblants dans un chariot de supermarché puis les ont conduits à la fourrière de Gennevilliers.
Non identifiés, ces porcelets devaient être euthanasiés. Mais la mobilisation des employés de la fourrière et des associations de protection animale a permis de leur trouver des structures d’accueil (refuges, fermes pédagogiques). Comment des professionnels peuvent-ils se comporter ainsi avec leurs animaux, sachant que ni la FNP, ni les éleveurs de la Marne ne se sont inquiétés du sort qui serait réservé aux porcelets abandonnés sur la voie publique, dans le froid vif, la veille de Noël ?
Frédéric Freund, Directeur de l’OABA, se dit scandalisé par de telles méthodes : « Serait-il nécessaire de rappeler aux éleveurs que les animaux ne sont pas du fumier que l’on abandonne sur la voie publique, aux portes des préfectures ? »
Pour Christophe Marie, directeur du bureau de la protection animale à la Fondation Brigitte Bardot, « ces comportements démontrent que le bien-être animal n’est pas une priorité pour un grand nombre d’éleveurs. Pour preuve, leur récente tentative de voir repoussée l’échéance européenne du 1er janvier 2013 interdisant les stalles individuelles pour les truies gestantes ».
Pour l’heure, les deux associations entendent dénoncer ces « lâchers d’animaux » qui donnent une image déplorable de la profession d’éleveurs. Elles viennent de décider de saisir le procureur de la République près le TGI de Paris d’une plainte pour abandon d’animaux sur la voie publique, un délit passible de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
Seul point positif dans cette lamentable histoire, les porcelets lâchement abandonnés sont désormais sauvés et pris en charge par la Fondation Brigitte Bardot et la SPA afin de finir leur vie en liberté.
OABA, 10 place Léon Blum, 75011 Paris. Site web : www.oaba.fr
Projections du documentaire The cove en France
L’association Réseau-cétacés relaye en France les actions de Ric O’Barry et de l’association Save Japan Dolphins :
Elle vous propose d’organiser des projections du documentaire "The Cove, la baie de la honte" (produit par Luc Besson) et de débattre ensuite, avec le public, de la problématique soulevée dans le film : les massacres de dauphins au Japon.
Réseau-cétacés recherche donc - de manière urgente - des surfaces (lofts, ateliers, salles de réunion, etc…) qui pourraient être mises gracieusement à sa disposition pour une soirée ou un après-midi - pouvant accueillir plusieurs dizaines de personnes (de 15 à l’infini !) et équipées d’un grand écran et d’un lecteur DVD (ou d’un vidéo projecteur).
De même, si vous êtes propriétaire d’un café, d’un restaurant, d’un hôtel ou d’un espace de réception, ou bien si vous êtes enseignant, n’hésitez pas à les contacter ! Surtout si vous êtes en région parisienne.
Rappelons au passage que le DVD "The Cove, la baie de la honte" est disponible à la commande :
http://www.reseaucetaces.fr/archive...
Economiseur d’écran... pour les animaux
L’association anglaise World Animal Day, qui organise chaque année, début octobre, la journée mondiale de l’animal, vous propose de soutenir son action de façon ludique :
elle met à votre disposition un économiseur d’écran, amusant et coloré, qui fait le décompte des minutes qui passent jusqu’au jour J.
Rendez-vous sur cette page :
http://www.worldanimalday.org.uk/sc..., ensuite, téléchargez le mini-logiciel, puis lancez-le depuis votre menu de démarrage (clic-droit + "propriétés").
World Animal Day
14 Hewlett Road, Cheltenham,
Gloucestershire, GL52 6AA
Royaume-Uni
Succès pour le "faux foie gras"
L’association belge de protection des animaux GAIA affirme que son faux foie gras a connu un franc succès cette année :
succès médiatique, tout d’abord, puisque de nombreux médias se sont fait l’écho de sa campagne contre le gavage des palmipèdes.
Succès commercial ensuite, puisqu’au 1er janvier, il était quasiment impossible de trouver du "faux gras" dans les magasins belges.
30 000 boites avaient été fabriquées contre 3 000 l’année précédente. L’association avait déployé une importante campagne d’affichage pour promouvoir sa spécialité festive produite sans cruauté. Grande première cette année, elle était également disponible dans de grandes chaines de supermarchés comme Carrefour et Lidl.
Le faux gras est en fait un pâté végétal mis au point par la firme Tartex, relevé au champagne et à la truffe. Espérons qu’il sera bientôt commercialisé dans d’autres pays !
03/01/2010. Informations : www.fauxgras.be et www.gaia.be
Un baleinier japonais éperonne un bateau de Sea shepherd
Après avoir envoyé par le fond plusieurs baleiniers au cours de l’histoire, c’est cette fois-ci au tour de l’association américaine Sea shepherd de perdre un navire ;
le nouveau et coûteux trimaran furtif de l’association, l’Ady Gil, a été détruit aujourd’hui par un bateau japonais. Les six membres d’équipage ont été secourus par un autre bateau de Sea shapherd présent sur zone et sont sains et saufs.
Le navire de sécurité japonais Shonan Maru 2 a délibérément foncé sur le bateau de Sea Shepherd et lui a arraché toute la proue. Son coût est estimé à un million d’euros, et c’est une lourde perte pour l’association qui ne sera vraisemblablement jamais remboursée par les japonais.
L’Ady Gil a une ligne futuriste, il est ultra-rapide, en fibre de carbone et est recouvert d’une peinture qui le rend quasi-invisible aux radars. Il peut ainsi s’approcher des baleiniers pour les surveiller.
Les bateaux de Sea sheperd patrouillent dans l’océan antarctique depuis début décembre pour lutter contre la pêche à la baleine, interdite depuis 1986 mais pratiquée sous le manteau par les navires japonais.
05/01/2010. Informations : http://www.seashepherd.fr
Enquête contre le commerce illégal de caviar
L’ASPAS (association pour la protection des animaux sauvages) lance une campagne contre le commerce illégal de caviar.
En effet, une partie très importante du caviar vendu en France, comme dans toute l’Union Européenne, est issu du braconnage puis du trafic international. Nous devons avoir les moyens de mettre en évidence l’ampleur de ce trafic afin d’exiger de la France et de l’Union Européenne un véritable investissement pour lutter contre ce trafic responsable de la disparition de plusieurs espèces animales.
L’ASPAS compte donc sur votre soutien et votre indispensable participation à son enquête sur les ventes de caviar dans vos commerces respectifs (épicerie fine, grande surface, hyper, super...).
L’étiquette du caviar conditionné par des usines de traitement dans le pays d’origine ou de reconditionnement par les pays importateurs doit être présente sur tout emballage (verrine, boite de conserve, …) quelles que soient la quantité et l’origine. Tout caviar sans étiquette est illégal. Cette étiquette doit contenir les informations suivantes, dans l’ordre :
1. Code normalisé de l’espèce : un code de trois lettres permet l’identification des espèces d’esturgeon. Par exemple HUS pour le béluga, STE pour le steller ou sevruga, GUE pour l’asetra, GUE ou PER pour l’ossiètre, BEI ou BAE pour le baerii.
2. Code source : « W » pour les esturgeons prélevés dans la nature et « C » pour les esturgeons reproduits en captivité.
3. Code du pays d’origine.
4. Année de prélèvement ou de reconditionnement dans un autre pays.
5. Code d’enregistrement officiel de l’usine de traitement ou de reconditionnement.
6. Numéro d’identification de lot : il s’agit d’un numéro correspondant aux informations liées au système de suivi du caviar utilisé par l’usine de traitement ou de reconditionnement.
L’ASPAS vous demande de remplir une fiche comportant quelques informations (prix, date, provenance, nom et adresse,...).
Merci pour votre aide précieuse !
Télécharger la fiche à remplir sur leur site, puis renvoyez-la à :
ASPAS, Bp 505, 26401 Crest Cedex. Site web : www.aspas-nature.org
Biodiversité : notre combat
Trop d’humains s’imaginent aimer la nature c’est-à-dire les arbres loin de leurs maisons, les forêts bien jardinées et anthropisées, les jardins très artificiellement fleuris, les animaux dans des parcs de visions, les voies navigables domestiquées.
Ils conservent encore les peurs ancestrales des bois profonds, des broussailles impénétrables, des herbes folles, de la « vermine », des sangliers, des loups et même un peu des renards et des chouettes, des chauves-souris.
La prise de conscience de ce qu’est la nature, celle que nous, écologistes éthiques, aimons, est un phénomène récent, révolutionnaire, de rupture radicale avec la démarche biocidaire de la culture traditionnelle héritée des monothéismes.
L’homme devait, dans sa phase de préominisation, outre croître et multiplier infiniment, maîtriser, domestiquer, soumettre, devenir la terreur et l’effroi de tout ce qui vit.
Or, l’humain ne sera jamais qu’une branche de la biodiversité, branche qui s’avérerait nuisible si son expansion illimitée aboutissait à la mort de toutes les autres.
Car, ce dont il faut être conscient, c’est que de destructions spécifiques en luttes contre tel ou tel concurrent, l’animal cupide anéantira tout pour faire de la planète une vaste usine de production à son seul profit (les champs des monocultures intensives, les forêts des usines à bois, les montagnes des parcs à moutons).
Face aux concurrences des autres espèces, l’homme a pratiqué jusqu’à ce jour la tolérance zéro. Inversons cette approche exterminatrice du vivant pour lui substituer une approche empathique, contemplative, solidaire. Laissons des espaces aux espèces en cessant de considérer que la nature est le jardin de l’homme. (...)
Communiqué du CVN, 04/01/2010. Site web : www.ecologie-radicale.org
La rage de tuer
La Convention Vie et Nature pour une écologie radicale dénonce l’irresponsabilité de la chasse française qui poursuit sa guerre impitoyable à la nature, nonobstant la vague de froid et d’enneigement affectant le pays.
Lorsque les plans d’eau sont gelés, les sols recouverts de neige, la faune devient vulnérable, se concentre dans les zones côtières où des massacreurs sans scrupule font des hécatombes d’oiseaux migrateurs, chose vue notamment sur le bassin d’Arcachon, lors de précédents épisodes de grand froid.
Mais nos oiseaux ne sont pas seuls à souffrir des intempéries, de la faim, de la faiblesse, de la privation d’eau libre, les mammifères doivent également être épargnés pendant ces périodes cruelles pour l’humain sans abri et l’animal sauvage.
La CVN ne devrait pas être obligé d’énoncer ces évidences.
Mais, la chasse ferme mal en ce pays où la biodiversité, et la dignité humaine qui passe par le respect des êtres sensibles, ne pèsent pas lourds face à une mauvaise démagogie à contre temps.
Que le citoyen sache, par cet exemple lamentable, qu’il est difficile d’arrêter les tirs contre les oiseaux, les cervidés, les renards et autres amis de nos bois, dans les régions glacées et celles limitrophes servant d’accueil temporaire.
Communiqué du CVN, 08/01/2010. Site web : www.ecologie-radicale.org
Deuxième braconnage d’un loup en 2009
Les chasseurs fêtent la biodiversité : deuxième braconnage d’un loup en 2009 ; l’ASPAS porte plainte.
Un chasseur a été pris en flagrant délit après avoir abattu une jeune louve au cours d’une battue au sanglier qui se déroulait lundi dernier sur la commune d’Esparron (Hautes-Alpes). Il s’agit d’un acte totalement illégal car le loup est une espèce protégée. L’ASsociation pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) porte plainte.
Pris sur le fait par des gardes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, l’auteur de cet acte ne pouvait que reconnaître les faits. La confusion avec une autre espèce gibier est improbable, pourtant le chasseur affirme simplement « avoir été surpris par l’arrivée du loup ». Il risque 6 mois d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende.
Le loup est au même titre que le lynx ou l’ours, protégé par la loi. Espèce phare de notre faune, sa présence est voulue par la majorité des Français. À l’heure où le fameux Grenelle de l’environnement prône la défense de la biodiversité, l’ASPAS entend rompre le silence gêné du ministère, et rappeler les devoirs de l’État envers la loi. En février dernier, une louve gestante avait été délibérément abattue par un chasseur en Haute-Savoie, mettant en péril l’avenir de la meute entière. L’ASPAS attend une décision exemplaire de l’État face à cette recrudescence anti-prédateur et a déposé une plainte devant le Tribunal Correctionnel de Gap pour destruction d’espèce animale non domestique, et espèce protégée, (violation de L.411-1 et de l’arrêté du 23/04/07 fixant la liste des espèces protégées).
Il ne serait pas admissible que la législation soit à nouveau déjouée au profit d’un chasseur, sans quoi l’État français ferait une fois encore preuve de mépris envers la biodiversité de notre pays. Par sa présence le loup est garant de la bonne santé de son écosystème.
Association Avis
Cette année encore, l’association Avis de Toulouse a été particulièrement active : site internet, concerts de soutiens, conférences, distribution de 12 000 tracts sur le végétarisme, stands d’informations sur les marchés et dans les universités, collages de 6 000 affiches sur le végétarisme, etc !
Ils tiennent à votre disposition un peu de matériel militant ; quelques badges, des tracts, des affiches, et surtout leurs 2 brochures "végétarien et végétalien" ainsi que "278 recettes de cuisine végétalienne".
Aïd al Adha : la « fête » des délits !
La fête musulmane de l’Aïd el Kébir (ou Aïd al Adha) sera célébrée à partir de vendredi 27 jusqu’au dimanche 29 novembre. Ce sont ainsi près de 200 000 ovins et 4 000 bovins qui seront égorgés en pleine conscience, sans étourdissement préalable, lors de ces abattages rituels.
Comme chaque année, la majorité des fidèles souhaitera sacrifier son animal le premier jour de l’Aïd, ce qui entraînera inévitablement une insuffisance des lieux d’abattage, conduisant les autorités sanitaires à agréer une cinquantaine de sites d‘abattages temporaires pour les trois jours de cette fête.
Sur ce point, l’OABA constate et dénonce depuis plusieurs années les dérives de ce système par lequel certains Préfets agréent des « abattoirs » temporaires, sans tenir compte de l’avis parfois défavorable des services vétérinaires ! Bien souvent ces sites agréés ne sont ni plus ni moins que des fermes où les animaux sont sacrifiés à même le sol dans des conditions inacceptables, en violation flagrante des dispositions légales en matière de protection animale, d’hygiène alimentaire et de l’environnement, pourtant rappelées chaque année par circulaire signée des ministres de l’Intérieur et de l’Agriculture.
Quant aux abattoirs pérennes, qui fonctionnent toute l’année, certains ne sont pas équipés de dispositif de contention de l’animal, pourtant obligatoire : les ovins sont ainsi plaqués les uns à côté des autres sur une table à la force des bras pour y être égorgés, quand ils ne sont pas suspendus en pleine conscience.
De même, n’oublions pas les nombreux pères de famille qui, lassés d’attendre leur tour, n’hésitent pas à aller se servir dans la bergerie pour sacrifier l’animal avec les moyens du bord : canifs, couteau à pain…
Enfin, l’OABA dénonce l’attitude de certains éleveurs qui voient dans l’Aïd, en cette période de crise financière, un bon moyen d’améliorer leur trésorerie ! Ainsi, depuis plusieurs jours, certains n’hésitent pas sur internet à vendre en totale illégalité leurs animaux aux particuliers, sans se soucier des conditions dans lesquelles les bêtes seront transportées puis égorgées.
Car les abattages « clandestins » n’ont pas disparu, n’en déplaisent à certains responsables politiques ou religieux. Ils représenteraient même un tiers des abattages d’ovins lors de l’Aïd !
L’Aïd est sans doute un moment de fête pour nos concitoyens musulmans. Mais n’oublions pas que l’islam impose de traiter dignement les animaux et que le sacrifice du mouton est facultatif puisqu’il ne constitue pas l’un des cinq piliers de l’Islam.
Communiqué de presse de l’OABA, 26/11/2009. Site web : http://www.oaba.fr
Des repas végétariens à Copenhague ?
L’Association Végétarienne de France appelle le Premier ministre Danois à mettre en place des repas végétariens durant le Sommet de Copenhague.
M. Lars Løkke Rasmussen
Statsministeriet - Christiansborg
Prins Jørgens Gård 11 - 1218 København K
Le Sommet de Copenhague est une étape cruciale dans la lutte contre le réchauffement climatique. Chacun s’attend à ce que les discussions soient nombreuses et intenses ; or, le monde est en attente non seulement de paroles, mais aussi de gestes.
Nous avons l’honneur de vous soumettre l’idée d’instaurer lors de ce Sommet des menus présentant une empreinte carbone la plus basse possible, c’est-à-dire des menus végétariens et, mieux encore, végétaliens, pour tous et pour tous les jours.
Ceci serait un geste symbolique très fort marquant la volonté des participants de refréner l’emballement climatique.
L’excellence de la cuisine végétale n’est plus à prouver, et c’est l’occasion de démontrer qu’il est des choix qui ne coûtent rien en terme de confort au quotidien, mais qui apportent énormément en terme d’impact écologique.
En effet, l’exploitation des animaux d’élevage est un des facteurs majeurs - si ce n’est le principal - de pollution de la planète, d’émission de gaz à effet de serre, et d’érosion de la biodiversité, tant terrestre que marine [Livestock’s Long Shadow, FAO, 2006].
Étant donné l’ampleur des dégâts, on ne peut décemment l’ignorer sans cesse, sous peine même de paraître peu informé des problèmes de notre époque [Rajendra Pachauri, Chairman, IPCC, Less Meat, Less Heat : Impacts of livestock on climate change, 2008].
Il est à noter que l’exploitation des animaux marins contribue à notre empreinte carbone - à poids égal produit - autant que le secteur de l’aviculture [Brussels Instituut voor milieubeheer, 2008 and DEFRA, UK, 2006]. La forte consommation en énergie fossile des flottes de pêche et la faible efficacité énergétique de l’aquaculture rendent illusoire le remplacement de la viande par le poisson en termes d’empreinte carbone [Diet, Energy and Global Warming, Earth Interactions, 10 (9), 2006].
Mais ce n’est pas tout…
• Les animaux d’élevage sont un gouffre à protéines, à calories, à énergie, avec des pertes avoisinant 90 %, et une rentabilité aussi désastreuse n’est durable - dans nos pays industrialisés - que grâce à l’argent des contribuables [The livestock industry and climate - EU makes bad worse, Jens Holm & Toivo Jokkala, 2008]
• L’élevage est une cause directe de déforestation - et par conséquent d’émission de carbone - dans des zones sensibles comme l’Amérique du Sud [Slaughtering the Amazon, Greenpeace, 2009]
• Il faut 8 fois plus d’eau pour produire une calorie d’origine animale qu’une calorie d’origine végétale [Saving Water : from Field to Fork. SIWI, 2008]
• La consommation d’animaux marins, quant à elle, entretient l’industrie de la pêche et donc la surexploitation des océans (37 % des espèces de poissons sont menacées), le gaspillage (pour 2 kg de poissons capturés destinés à la consommation humaine, 1 autre kg est rejeté mort à la mer et 1 autre kg est transformé en farine) et la pollution des écosystèmes côtiers par l’aquaculture (l’aquaculture de saumon en Écosse rejette quotidiennement autant de déjections que les habitants d’Édimbourg).
Et ce ne sont que quelques exemples…
Dans un pays comme le nôtre, la France, près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre sont le fait des animaux entretenus ou pêchés pour notre consommation. Toujours en France, une seule journée 100 % végétal par semaine équivaudrait à supprimer plus de 5 millions de véhicules sur les routes.
(...)
Il ne tient qu’à vous, Monsieur le Premier ministre, que les peuples et les nations qui suivront avec attention le Sommet de Copenhague en retirent le sentiment que nos dirigeants sont décidés à donner l’exemple. C’est l’occasion où jamais d’envoyer un signal fort.
Tous les repas du « contre-sommet » organisé par les ONG seront végétariens. Nous espérons que vous aurez la volonté de ne pas être en retrait mais au contraire à la pointe d’un choix de comportement véritablement éco-responsable pour le Sommet.
Communiqué de l’Association Végétarienne de France (http://www.vegetarisme.fr), 23/11/2009.
Cadeaux de Noël
C’est une tradition, à l’approche des fêtes plusieurs associations de défense des animaux ou de l’environnement vous proposent des objets ou des catalogues ; vous pouvez ainsi les soutenir tout en faisant des cadeaux à vos proches.

les
éditions de terran éditent un catalogue de 32 pages A5 qui présente tous leurs livres : jardinage, cuisine bio, découverte de la nature, livres pour enfants, cartes postales, posters,... www.terran.fr
Pays de l’ours Adet propose un catalogue assez complet sur les ours : peluches, moulages, livres, jeux, T-shirts, Dvd, etc... www.paysdelours.com

L’association belge
100 chevaux sur l’herbe a fait imprimer un calendrier au format 24 x 15 cm. Il fait double emploi : la partie supérieure est un calendrier et le bas est constitué de photos de chevaux, qui se détachent sous forme de cartes postales. www.100chevaux.org

L’association
Réseau-Cétacés propose son calendrier 2010, avec des photos de mammifères marins, accompagné d’une carte de vœux. L’intégralité du montant récolté sera utilisé pour financer leurs actions à venir. http://www.reseaucetaces.fr

Sans oublier bien sûr le catalogue de notre propre association
Veg’Asso ! http://catalogue.vegetarisme.info
Volailles : la PMAF porte plainte pour publicité mensongère
Dans les publicités vantant les viandes de poulets « Le Gaulois », les images de quelques oiseaux dansant dans des granges paillées devant des paysages bucoliques contrastent dramatiquement avec la morne vie des poulets élevés intensivement en bâtiments industriels par le groupe volailler LDC. La Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) porte plainte pour publicité mensongère.
Dans ces publicités diffusées actuellement à la télévision et vantant les mérites de volailles 100% françaises, les conditions de vie des poulets en élevage sont illustrées par des images correspondant aux garanties de bien-être animal offertes aux oiseaux dans les systèmes d’élevage alternatifs ou labellisés (Label Rouge, Agriculture Biologique) :
* élevages en faible densité
* perchoirs
* nids de paille
* accès des oiseaux au plein-air (suggéré dans « Extra Tendre Le Gaulois »)
Avec 31 sites de production en France (abattage, transformation, découpe) et un chiffre d’affaires de 1,949 millions d’euros, LDC est le n°1 français de l’industrie de la volaille, commercialisant en réalité des poulets issus d’élevages intensifs en bâtiments fermés - le plus souvent aveugles - où les oiseaux ne disposent d’aucun perchoir, d’aucun nid, et d’aucun accès à l’extérieur. En élevage industriel, la durée de vie des oiseaux est typiquement de 42 jours, et la densité maximale peut atteindre jusqu’à 24 poulets/m².
Aussi, pour Ghislain Zuccolo, directeur de la Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) « ces publicités sont de nature à induire gravement le consommateur en erreur sur les conditions d’élevage des poulets commercialisés sous la marque « Le Gaulois ». Elles déploient une imagerie trompeuse, très éloignée des réalités de l’élevage moderne et proche de la désinformation. Nous portons plainte dès aujourd’hui pour publicité mensongère ».
La PMAF adresse ce jour une plainte auprès du Jury de Déontologie Publicitaire (ARRP), ainsi qu’un signalement auprès de la Direction Générale de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes (DGCCRF).
Stop aux interventions des chasseurs en milieu scolaire ! (lettre cosignée par 49 associations)
Lettre ouverte adressée au Ministre de l’Education Nationale :
Une cinquantaine d’associations s’insurgent contre le prosélytisme des chasseurs dans les établissements scolaires, par le biais d’une lettre cosignée adressée à Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale.
Usant du prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions auprès des écoles. Un accord entre ministères aurait été conclu sur une labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires.
Récemment, deux articles de presse relatant ces rencontres sont parus. Dans le premier, concernant une école maternelle, intitulé « En Sologne, la chasse… en classe ! » et publié le mardi 13 octobre 2009 dans le quotidien Le Parisien, un président de fédération de chasse explique : « Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse. Chasser, ce n’est pas uniquement tuer des animaux, c’est aussi s’intéresser à la gestion de la nature et à la régulation du monde animal ». Selon l’intervenante « Les enfants ont une image négative de la chasse. Je leur explique qu’il est pourtant utile de tirer sur les animaux ». Elle aurait également indiqué comment « repérer les différentes techniques de piégeage » et conclu en dévoilant que « expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée ».
Le second article, nommé « Faire l’école buissonnière dans une palombière », paru le lendemain, soit le mercredi 14 octobre, dans le journal La Dépêche, est tout aussi révélateur. Il débute en expliquant que « les élèves de l’école de Roquetaillade sont partis à la découverte de la palombière ». Selon le journaliste « les élèves ont écouté avec beaucoup d’attention comment se pratiquait la chasse à la palombe ». Des explications sur « les différentes méthodes de chasse » ont été données, et la classe aurait « eu droit aussi à la simulation de la capture [d’oiseaux] au filet ».
Ainsi, le rôle de ces rencontres est clairement indiqué : faire découvrir et accepter la chasse aux enfants.
Les associations cosignataires de la lettre condamnent fermement ce prosélytisme et requièrent, auprès du Ministre de l’Education Nationale, de faire abroger la labellisation et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires.
Voire lettre ci-dessous.
Les associations cosignataires : ADEO Animalis, ANDPNC, A Pas de Loup, APIE, ASPAS, Association IDAE, Association MELES, Association UPLA, Association Végétarienne France, Autun Morvan Ecologie, AVES France, BORTA, CAPEN 71, Centre ATHENAS, C.H.E.N.E, Coloca Terre, CPN Brabant, CORA Rhône, CPEPESC Nationale, CPEPESC Franche-Comté, CROC BLANC, CVN, Dignité Animale, Dole Environnement, Droits Des Animaux, Franche-Comté Nature Environnement, FRAPNA Archèche, GPOV, L214, La Forêt de Léa, Le Clan, LFDA, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, Loiret Nature Environnement, LPA de Calais, LPO Drôme, Meuse Nature Environnement, Mille Traces, Nature Centre, One Voice, Perche Nature, Pôle Grands Prédateurs, Rassemblement Anti Chasse, SEPANSO Béarn, Serre Vivante, SFEPM, SNDA, SOS Rivières Environnement, Veg Asso.
LETTRE OUVERTE
Objet : interventions des chasseurs en milieu scolaire
Monsieur le Ministre, Nous souhaitons attirer votre attention sur un fait préoccupant : la recrudescence des interventions des chasseurs auprès des écoles.
En effet, généralement sous le prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions au sein des écoles maternelles, élémentaires et parfois dans les collèges et lycées.
Nous avons appris l’existence d’un accord entre différents Ministères (notamment ceux de l’Education Nationale et de l’Environnement) et la Fédération Nationale de la Chasse sur une labellisation en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires.
Si les fédérations des chasseurs ont obtenu en décembre 2008 l’agrément de « protection de la nature » (ce qui est parfaitement incohérent), il est utile de rappeler que la chasse est un loisir dont le but est de tuer des animaux pour se distraire. C’est une passion qui ne fait d’ailleurs pas l’unanimité puisque 60 % de nos concitoyens condamnent cette pratique (sondage SOFRES).
Il existe de nombreuses associations d’étude et de protection de la faune et de la nature, neutres et sans lien avec la chasse, avec pour unique objectif la protection de la biodiversité, ayant les connaissances et compétences nécessaires pour réaliser ces interventions.
En outre, le Ministère de l’Education Nationale déplore, de manière récurrente, les actes de violence produits en milieu scolaire. N’est-il pas paradoxal de prétendre confier aux chasseurs un rôle pédagogique auprès des élèves, alors qu’ils utilisent des armes à feu et armes blanches, qu’ils se livrent régulièrement à des actes violents et cruels vis-à-vis de la faune ? Nous souhaitons que soient enseignées à nos jeunes enfants les valeurs du respect de la vie et de la biodiversité, et non que leur soit faite l’apologie d’une passion dont la finalité est de tuer des animaux. Si le cabinet conseil en communication de la Fédération Nationale des Chasseurs a réussi à imposer l’usage des verbes « réguler », « prélever » et « gérer » à la place de tuer, il n’en demeure pas moins vrai que la chasse n’est pas une profession gestionnaire de la faune sauvage, mais reste une activité de loisir de plein air, une distraction tirant plaisir à tuer des animaux. C’est cette réalité, contraire à l’éthique du respect de la vie, qu’ils cherchent à occulter.
Si au plan concret, après avoir interrogé plusieurs chasseurs, nous avons constaté que beaucoup répondent « Nous ne parlons pas de la chasse, mais seulement de la nature et des animaux », tout prosélytisme en faveur de la chasse dans le cadre de telles activités paraît difficilement évitable.
En effet :
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils présentent les animaux sauvages chassables aux enfants ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsque les écoliers leur posent des questions sur ce sujet ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils font participer des écoles à des lâchers de « gibiers » ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils organisent avec des classes des simulations de battue ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils font visiter aux enfants des « sentiers de piégeage » ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils emmènent les écoliers découvrir leurs palombières ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsque des classes visitent les « maisons de la chasse et de la nature » ?
Les articles du quotidien Le Parisien, intitulé « En Sologne, la chasse… en classe ! », paru le 13 octobre 2009, et celui de La Dépêche, intitulé « Faire l’école buissonnière dans une palombière », paru le 14 octobre, sont très révélateurs. Le rôle de ces rencontres y est clairement indiqué : faire découvrir et accepter la chasse aux enfants.
Quand bien même les chasseurs s’engageraient à ne pas parler de leur loisir, il faut bien avoir à l’esprit que leur motivation fondamentale reste, non pas d’éduquer les élèves à la nature, mais bien d’améliorer leur image.
Ces dernières décennies, le nombre de chasseurs est en diminution et les Français prennent de plus en plus conscience du caractère inacceptable de la chasse, tant sur le plan éthique et écologique, qu’en raison des accidents et de l’insécurité qu’elle occasionne. Ainsi, l’objectif réel de ces interventions est de cibler un jeune public (facilement influençable et sans esprit critique) pour s’attacher une image positive, sympathique et ludique, afin de faire accepter la chasse par ces prochaines générations et de recruter de futurs chasseurs.
Il faut également rappeler que les chasseurs disposent d’un parti politique et de puissants relais lobbyistes dans les assemblées et certains médias. Trouvez-vous normal qu’un tel groupe de pression puisse organiser des événements avec les enfants dans le cadre de la scolarité, quels que soient les motifs ? Cela ne représente-t-il pas une tentative d’influence psychologique que les lois de la République condamnent au nom du principe de neutralité des services publics ? De tels actes de prosélytisme masqué ne sont pas tolérables.
De ce fait, nous vous demandons de bien vouloir faire révoquer la « labellisation » accordée aux fédérations de chasse et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes consubstantielle est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires.
Au vu de la circonstance, nous tenons à vous préciser ce qui suit :
Il appartient en effet à l’Etat de garantir que l’Ecole de la République et l’enseignement dispensé soient, comme le rappelle l’article L. 141-1 du Code de l’éducation, « gratuit et laïque à tous les degrés ».
Ce principe de laïcité de l’enseignement public qui résulte notamment des dispositions de l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 et de l’article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958, a pour composante essentielle la neutralité de l’ensemble des services publics.
Ces principes démocratiques élémentaires sont d’ailleurs à juste titre rappelés sur le site de votre ministère qui rappelle que « L’enseignement public est neutre : la neutralité philosophique et politique s’impose aux enseignants et aux élèves » (http://www.education.gouv.fr/cid162/les-grands-principes.html#la-neutralite).
Sur la base de ces principes, le Conseil d’Etat a notamment pu préciser que le principe de neutralité des services publics s’applique à l’égard des opinions politiques, philosophiques ou religieuses des citoyens (CE 17 févr. 1992, Église de scientologie de Paris : AJDA 1992. 460, obs. Deves). Sur le même fondement du principe de neutralité du service public, le Conseil d’Etat a également pu s’opposer à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques exprimées par certains mouvements (CE 27 juill. 2005, Cne de Sainte-Anne, req. no 259806 : Lebon 347).
Dans l’attente de votre réponse et vous en remerciant par avance, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
PJ : Articles des journaux Le Parisien et de La Dépêche
Copie : M. Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer. Mme Dominique Versini, Défenseure des enfants. FCPE. PEEP. Syndicats.
Décès d’une militante pour la protection des animaux
Nadia Fontenaille, présidente de la SPOV (Société Protectrice des Oiseaux des Villes), est décédée ce 14 octobre.
Elle avait créé son association en 1988 pour venir en aide à des volatiles peu appréciés du public ; ceux qui vivent au plus près de l’homme, qui ont su s’habituer à sa présence, mais qu’il rejette néanmoins. Ainsi elle avait pris fait et cause pour les pigeons, même si elle prenait aussi soin d’autres espèces d’oiseaux.
Pendant plus de 20 ans elle a recueilli et soigné des animaux blessés, et s’est battu pour les réhabiliter, auprès du public comme auprès des autorités.
Mme Fontenaille était végétarienne de longue date, et nous avions prévu de l’interviewer pour notre feuille d’informations Veg’Info. Nous n’aurons pas ce plaisir...
La SPOV continue ses activités, notamment son refuge qui héberge des centaines d’oiseaux, et ses efforts pour favoriser l’implantation de pigeonniers dans les villes. Vous pouvez les contacter :
S.P.O.V., 68 rue Gabriel Péri, 92320 Châtillon. Tél. : 01.42.53.27.22.
Succès des journées sans viande
Les actions en faveur du végétarisme se multiplient dans les administrations :
dans le cadre de la journée mondiale végétarienne, et de la semaine mondiale en faveur du végétarisme, plusieurs villes du monde ont lancé des menus sans viande. C’est le cas de Gand, en Belgique, qui a été la première à le faire ; désormais, tous les jeudis, 35 écoles de la ville (soit 11000 élèves) bénéficient de repas végétariens. Et les professeurs ont reçu du matériel éducatif sur le sujet.
Mais la ville d’Hasselt se lance également dans l’aventure. Les restaurants ont reçu une brochure intitulée "le végétarisme pour les chefs", et 40000 ménages trouveront dans leur boîte aux lettres un livret de recettes sans viande.
A Mechelen, le conseil municipal s’est déclaré favorable à l’idée d’un jeudi sans viande, et il réfléchit à des moyens d’expliquer aux citoyens les avantages d’une baisse de leur consommation de produits carnés.
La ville d’Antwerp va officiellement participer à la journée mondiale végétarienne, et le végétarisme sera mis en avant durant son "mois des énergies et de l’environnement".
Le magasin Ikéa de Gand s’est quant à lui engagé à mettre en avant le menu végétarien de son restaurant.
De l’autre côté de l’atlantique, c’est Sao Paulo qui va lancer sa journée hebdomadaire sans viande, chaque lundi !
Castration des porcelets ; spectaculaire action de Gaia

Belgique : GAIA déverse 20000 boules roses devant la Fédération de l’Agriculture ! Coup d’éclat contre la cruelle castration des porcelets.
Un tracteur avec remorque a déchargé quelques 20000 boules roses au siège de la Fédération Wallonne de l’Agriculture (FWA). Contrairement aux apparences, il ne s’agissait pas d’une manifestation d’éleveurs en colère, mais d’une action menée par les militants indignés de l’association de défense des animaux GAIA, qui ont déversé les milliers de boules dans le hall d’entrée de la Fédération.
Une action symbolique destinée à illustrer l’opposition de 20000 signataires de la pétition de GAIA à la castration à vif des porcelets, lancée sur internet en même temps que sa nouvelle campagne "Avoir les boules", il y a 3 semaines à peine.
Les militants ont brandi des pancartes montrant des porcelets paisibles et heureux, tandis qu’une affiche rappelait, photo à l’appui, la réalité crue de la castration à vif.
Michel Vandenbosch, président de GAIA, a pour l’occasion apporté une paire de boules en massepain au Président de la FWA, René Ladouce. "Puisse un peu de douceur tempérer les moeurs cruelles", a-t-il espéré.
Au même moment, une autre équipe de militants de l’association déversait 20000 autres boules au siège du Boerenbond à Louvain, tandis qu’Ann, De Greef, Directrice de GAIA, offrait elle aussi deux boules de massepain rose au Président de l’organisation des agriculteurs flamands.
Pourquoi cette action ?
Pour GAIA la coupe est pleine. Chaque année, 5.6 millions de porcelets continuent à être castrés à vif, alors que des alternatives bien plus respectueuses des animaux sont disponibles pour contrer l’odeur de verrat, telles que le vaccin Improvac, l’abattage de porcs mâles non castrés à un poids inférieur à 85 kg, la détection de l’odeur sur la ligne d’abattage par nez électronique, ou par nez humain après échantillonnage.
Michel Vandenbosch : "Mettons un terme une fois pour toute à cette pratique abusive. La castration chirurgicale et sans anesthésie doit être abolie : sans interdiction légale, le secteur poursuivra indéfiniment ses manœuvres dilatoires." Le président de GAIA poursuit : " En 2007, toutes les parties impliquées avaient conclu que le vaccin Improvac serait inoculé en élevage dès l’homologation du produit sur le marché européen. Bien que le vaccin soit désormais disponible et que d’autres alternatives existent, le secteur s’évertue à trouver de nouvelles raisons pour échapper à ses responsabilités. Sa dernière trouvaille : 3 ans supplémentaires seraient désormais nécessaires pour mener de nouvelles recherches en Flandres, en partie avec l’argent du contribuable. Pour GAIA, ceci est totalement inacceptable." GAIA appelle donc au boycott de la viande de porcs, aussi longtemps que souffriront des millions de porcelets.
Communiqué de Presse de GAIA, 14/10/09. Site web : www.gaia.be
Ouverture de la chasse
Ouvertures de la chasse, assemblées générales et « fêtes » de la chasse constituent autant d’occasions aux fédérations des chasseurs de s’exprimer dans les médias. Pourtant majoritaires, les opposants à la chasse ont rarement leur mot à dire. Faut-il rappeler que 60 % des français sont contre la chasse (sondages SOFRES) et 47% favorables à l’abolition totale et immédiate de la chasse ? Les chasseurs, eux, ne représentent guère plus d’1,8 % de notre population…
Si le passionné de belote ou de pétanque affirme clairement qu’il lui est « très agréable de jouer aux cartes/aux boules », jamais un chasseur n’aura l’honnêteté de dire qu’il trouve « passionnant d’aller tuer les animaux de nos campagnes ou forêts », car il se doute que c’est bien peu convainquant. Ainsi, les chasseurs ont inventé plusieurs prétextes, dont la plupart sont fort éloignés de leur réelle motivation.
Autrefois, était mis en avant celui de « tradition ». Peut-être ont-ils enfin compris qu’évoquer la tradition ne peut pas justifier des activités cruelles ou dépassées, qu’il faut savoir se remettre en cause et évoluer.
Leurs deux principaux arguments actuels sont la « régulation » et la « gestion » de la faune. Les chasseurs n’iraient donc pas chasser pour le plaisir, comme loisir, mais pour une corvée de gestion-régulation ? Qui peut croire qu’en lâchant dans la nature chaque année des dizaines de millions d’animaux d’élevage (perdrix, faisans, lièvres, etc., pour avoir plus de ‘cibles’), en nourrissant la faune (l’agrainage, qui augmente la reproduction) et en détruisant systématiquement les prédateurs (dont le rôle est justement de réguler leurs proies), les chasseurs fassent œuvre de régulation ? Rappelons que si jamais les individus d’une espèce devenaient trop nombreux, il existe de multiples alternatives pour réduire leurs effectifs : arrêter les lâchers et le nourrissage, protéger les prédateurs, déplacer des animaux ‘en surnombre’ dans des zones de faible densité pour repeupler, récupérer les œufs, etc.
Quant à leur soi-disant « gestion », s’ils voulaient être un peu plus crédibles, ils auraient déjà dû commencer par supprimer de leur liste la moitié des espèces chassables, car il s’agit d’espèces migratrices. Elles ne peuvent donc pas être gérées au seul niveau national (et encore moins en recevant des coups de fusil !). Pour les espèces chassables sédentaires, la pseudo-gestion des chasseurs est scandaleuse : lâcher des millions d’animaux d’élevage, détruire les prédateurs, organiser des chasses commerciales, tuer des espèces menacées… est-ce donc ça leur gestion ? « Gérer la faune » correspondrait-il à tuer les animaux ?
La réalité de la chasse est, quant à elle, rarement exposée au grand public : ce loisir est inadmissible d’un point de vue éthique, il provoque un préjudice écologique important, et il accapare et insécurise la nature.
Si la chasse a longtemps été une nécessité alimentaire, elle est maintenant devenue un loisir. Or une distraction consistant à tuer des animaux n’est pas acceptable d’un point de vue éthique. Cette incompatibilité avec l’éthique est accentuée par la présence de modes de chasse particulièrement cruels. C’est le cas de la chasse à courre, où l’animal est poursuivi pendant des heures jusqu’à l’épuisement, mordu voire déchiqueté vivant par les chiens, puis achevé à coups de dague s’il n’est pas mort noyé. Le déterrage occasionne également de nombreuses souffrances (morsures, saisie de l’animal avec des pinces, mise à mort à coups de dague ou de talon, etc). La chasse à l’arc, autorisée depuis 1995, est, elle aussi, cruelle : la plupart du temps, les flèches ne font que blesser les animaux. Souvent non retrouvés, ils sont ainsi des milliers à agoniser cachés. Il existe pourtant de nombreuses activités pacifiques en lien avec la nature et les animaux. L’observation ou la photographie de la faune ne procurerait-elle pas plus de plaisir ? Ne serait-ce pas plus respectueux ?
Cette activité cause un préjudice écologique important. Des espèces ayant leurs effectifs en chute libre sont chassées : c’est le cas des tétras, gélinottes, putois et belettes, dont les chasseurs tuent les derniers individus, annulant ainsi les efforts de conservation réalisés par les associations de protection de la nature. Selon la liste rouge des espèces menacées (2008) et le rapport Lefeuvre, 48 % des espèces d’oiseaux chassables sont classées vulnérables, en état défavorable ou en danger, et devraient donc normalement être protégées. La France est le pays d’Europe ayant les plus longues périodes de chasse et le plus grand nombre d’espèces chassables : ainsi, des espèces migratrices se font tuer en traversant la France alors qu’elles sont protégées dans les autres pays.
Pour avoir une idée de l’ampleur, si l’on se réfère aux données de l’ONCFS, en seulement un weekend de chasse, les chasseurs tuent autant d’oiseaux que le naufrage de l’Erika (300 000). A l’impact dû à la mortalité directe (prélèvements), s’ajoute celui lié aux dérangements, qui a aussi de nombreuses conséquences néfastes sur la dynamique des espèces (réduction du nourrissage et du repos, perte d’énergie, diminution de la reproduction). On pourrait également s’intéresser aux problèmes liés à l’utilisation de plomb (provoquant la maladie du saturnisme, heureusement récemment interdite en zones humides), aux lâchers de « gibier » (contamination de la faune sauvage avec des maladies d’enclos), etc.
La chasse est également une source d’insécurité. Pendant plus de la moitié de l’année, moins de 2% de la population s’accapare les espaces naturels et gène, voire empêche, les autres utilisateurs de la nature d’effectuer leurs loisirs pacifiques. Il devient difficile, sinon impossible, de profiter pleinement de la nature. Chaque année, il se produit environ 180 accidents de chasse, dont près d’une trentaine sont mortels. Ainsi, en période de chasse à tir (septembre-février), les chasseurs tuent donc en moyenne plus d’une personne par semaine et en blessent près d’une par jour ! La chasse est le seul loisir qui tue ou blesse des personnes ni pratiquantes, ni spectatrices. A ce sujet, le RAC dispose d’une pétition demandant l’interdiction de la chasse le mercredi et le dimanche, mesure qui permettrait un partage un peu plus équitable de la nature et une meilleure sécurité.
Communiqué du Rassemblement Anti Chasse, 25/09/2009.
Adhésion 10 € par an :
RAC - Boîte Postale 50026 - 33702 Mérignac cedex.
Site web : www.antichasse.com
Végétarisme : Brigitte Bardot écrit à Nicolas Sarkozy
BRIGITTE BARDOT DEMANDE AU PRESIDENT NICOLAS SARKOZY D’INSTAURER UNE JOURNEE VEGETARIENNE
DANS TOUS LES ETABLISSEMENTS PUBLICS POUR LUTTER CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE…
Paris, le 25 septembre 2009 - Après le sommet sur le climat qui vient de se tenir à New-York et avant la mise en place, en France, d’une taxe « carbone » sur les carburants, la Fondation Brigitte Bardot est intervenue auprès du Président Nicolas Sarkozy pour demander la remise en cause de l’élevage dont les répercussions environnementales sont des plus préoccupantes.
En effet, dans son rapport « l’élevage aussi est une menace pour l’environnement », l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indique que le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui sont plus élevés que ceux produits par les transports (toutes catégories confondues). De son côté, la Banque mondiale a démontré que, depuis 1970, 90% de la déforestation en Amazonie est liée aux besoins de l’industrie de la viande, accentuant d’autant les effets du réchauffement climatique qui nous préoccupe tant aujourd’hui.
Le secteur représente, en outre, respectivement 37 % de tout le méthane dû aux activités humaines (agissant sur le réchauffement 23 fois plus que le CO2), en grande partie produit par le système digestif des ruminants, et 64 % de l’ammoniac qui contribue aux pluies acides.
L’élevage est aussi responsable de l’appauvrissement des sols et de la mise en péril des réserves naturelles d’eau puisque la production d’un seul kilo de bœuf nécessite 323 m² de pâturages, 7 à 16 kilos de grains ou fèves de soja et jusqu’à 15 500 litres d’eau !
Le secteur de l’élevage a donc une incidence directe sur le réchauffement climatique, la pollution des sols, des nappes phréatiques, et représente un terrible gaspillage puisque près d’un tiers des céréales produites mondialement est destiné à nourrir les animaux pour la production de viande.
Si les pays « développés » diminuaient leur consommation de viande, il serait possible d’éradiquer la famine qui tue près de six millions d’enfants chaque année.
C’est pourquoi, dans une lettre adressée le 25 septembre au Chef de l’Etat, Brigitte Bardot demande au Président de « donner un sens aux déclarations du sommet sur le climat et être en cohérence avec la mise en place d’une taxe carbone », en instaurant une journée végétarienne dans tous les établissements publics et en invitant les établissements privés à faire de même, dans une démarche citoyenne et responsable.
Pour Brigitte Bardot : « Outre ces préoccupations environnementales et humanitaires, refuser la consommation de viande est aussi le meilleur moyen de protester contre l’inhumanité et la barbarie partout présentes dans les élevages, durant les transports ou lors de l’abattage des milliards d’animaux sacrifiés et consommés chaque année. »
Et de conclure : « Il y a déjà la « journée sans voiture », la « journée sans tabac », mais instaurer une journée végétarienne aurait des répercussions bien plus fortes que toutes les taxes « carbones » réunies et la planète s’en porterait infiniment mieux (elle se porterait encore bien mieux si cette démarche végétarienne était suivie 365 jours par an)… »
La C.V.N. dépose plainte pour non-protection de l’ours
La Convention vie et nature dépose plainte contre la France pour non protection de l’ours pyrénéen.
La CVN saisit la Commission Européenne d’une plainte contre la France qui, en violation de la directive CEE 92 43 du 21 mai 1992, n’a pas pris les mesures effectives pour sauver l’ours pyrénéen.
Un important document juridique, technique, relatant l’historique du dossier ours est remis à Bruxelles pour demander l’arrêt de la chasse dans les Pyrénées puisqu’il est acquis que ce sont quelques chasseurs en battues qui amenèrent l’espèce au seuil de son extinction.
Souvenons-nous de Melba, Cannelle, Balou, ultimes victimes du loisir de mort tombées après des milliers d’autres au cours des derniers siècles.
Le tribunal administratif de Toulouse, à la requête d’un comité écologique ariégeois, vient de suspendre l’arrêté d’ouverture de la chasse en Ariège pour sauvegarder, d’une part l’ours, d’autre part les grands tétras et les lagopèdes alpins.
La CVN, avec l’immense majorité des Ariégeois, pas plus arriérés que les médocains d’hier n’étaient « médocons », se réjouit de cette première décision, sans doute éphémère mais qui en annonce d’autres plus définitives.
Bien sûr, certains lobbies s’agiteront de manière tout aussi outrancière que le firent les tueurs de tourterelles de Gironde et face à ces déclamations et gesticulations, les décideurs feindront de redouter une émeute en cas d’interruption de la chasse, à l’instar de ce qu’ils firent, durant vingt ans, face aux tirs de mai dans le Médoc.
Il fallut l’intervention opiniâtre des protecteurs de la Nature pour faire cesser le mauvais folklore des braconniers de tourterelles. Il faudra sans doute plusieurs décisions juridictionnelles pour libérer les Pyrénéens mais cela viendra.
Les plus coupables, en ces affaires, ne sont pas les adeptes d’un loisir anachronique . Ce sont les politiciens démagogues et irresponsables qui apportent leur soutien à « leurs amis chasseurs », contre la volonté de la majorité des citoyens et contre l’intérêt général supérieur de la préservation de la biodiversité.
Si nous voulons sauver l’ours, le tétras, le lagopède et tous les autres, il est nécessaire d’arrêter la chasse, fut-elle au cochonglier.
Il y a loin entre les discours vertueux des décideurs et leurs actions anti-pédagogiques envers certaines fractions de la population. Ces décideurs devraient tenir un langage de vérité, de courage, de fermeté à l’égard d’hommes qui perdurent à adopter envers la Nature des comportements d’hier, des comportements de mépris de l’animal, être sensible.
La majorité des citoyens, désormais hostile à la chasse, demeure silencieuse et passive.
Il est à craindre que certains groupuscules se livrent, dans les jours prochains, en Ariège, à des exactions lors de manifestations dont Valenciennes, en mars dernier, Arbasse, précédemment, apprécièrent la Nature.
La violence brutale, le vandalisme, le vocabulaire insurrectionnel signent la marginalisation d’un monde de la chasse vieillissant et souffrant d’une fièvre obsidionale, favorisant l’émergence de courants vindicatifs, à côté d’hommes plus pondérés et plus conscients de la nécessité d’évoluer.
Le malheur de la Nature en ce pays réside dans la médiocrité de sa classe politique qui, au lieu d’informer, de responsabiliser, d’éclairer le citoyen, s’abaisse à relayer des revendications dont les politiques connaissent parfaitement le caractère contraire à l’intérêt général et à cette écologie dont ils se réclament tous comme le vice aime à se parer du masque de la vertu.
Note :
Cochongliers ou sanglochons : pour accroître la prolificité des sangliers, certains chasseurs croisèrent l’espèce avec des porcs domestiques. Au lieu de deux marcassins, la laie croisée en offre six ou sept.-09 Pour réduire le nombre des cochongliers, il faut arrêter la chasse et trouver d’autres modes de régulations faisant appel, notamment, à la prédation naturelle dès que cela s’avère possible.
Vieillissement du monde de la chasse : il meurt plus de chasseurs qu’il n’en naît. Il naît plus d’opposants à la chasse qu’il en meurt. Le gouvernement vient par décret d’autoriser la lieutenance de louveterie jusqu’à 75 ans, puisqu’il existe encore en ce pays des « lieutenants de louverterie » qui affrontent désormais, à défaut de loups, des renards et autres petits carnivores précieux aux équilibres écologiques.
Peut-être serait-il temps de sortir du Moyen-âge !
Succès pour le festival ZegeVege
Décidément, il n’y a qu’en France que le végétarisme ne décolle pas ; le 18 septembre dernier, le ZeGeVege Festival organisé en Croatie a rassemblé au total près de 20 000 visiteurs !
Une quarantaine de stands étaient proposés (nourriture, associations de défense des animaux), ainsi que de nombreuses animations (maquillage, danse, théâtre, et des concerts avec quelques célébrités locales).
Nouveau livre sur l’industrie de la viande
Fabrice Nicolino, auteur de plusieurs livres dont le désormais célèbre "Pesticides, révélations sur un scandale français", sort un nouveau livre intitulé "Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde" aux éditions LLL.
Le livre traite de l’incroyable développement de l’élevage industriel, de la marchandisation des animaux, du problème des maladies transmissibles à l’homme, du gâchis de nourriture lié à la production de viande, du massacre de milliards d’animaux.
Suisse : le WWF lance la journée des végétariens
Le mardi 15 septembre, à l’initiative du WWF aura lieu la première journée nationale des végétariens en Suisse. 430 institutions participeront à "Midi Panda" en servant des repas végétariens !
Ces repas seront proposés dans des maisons de retraite, des hôpitaux, des crèches et des écoles.
Le but du WWF est d’inciter les gens à diminuer leur consommation de viande (3 fois par semaine au maximum), pour réduire de 20% notre empreinte écologique.
Scandaleuse régularisation d’un hippopotame de cirque
L’Etat, à l’image du cirque, nous présente de belles intentions comme "les rencontres animal et société", mais dans les coulisses soutient l’exploitation animale. Ainsi, "Pompom", femelle hippopotame, provenant d’un zoo italien et détenue illégalement depuis de nombreuses années vient d’être régularisée par la Préfecture des Bouches du Rhône suite à un avis favorable du Ministère de l’écologie.
A noter que les plusieurs plaintes pour détention illégale de cet animal ont été classée sans suite...
L’association Code animal est intervenue auprès de la Préfecture en février dernier, rappelant les positions du Ministère de l’Ecologie à ce sujet depuis plusieurs années :
Ainsi Madame la Ministre de l’environnement Dominique Voynet estimait que ces animaux ne présentent « aucune aptitude particulière au dressage en vue de l’exécution d’un numéro (1) », puis le ministre de l’écologie Serge Lepeltier répondait à un député en ces termes : « les autorisations administratives précitées ne sont pas octroyées pour certaines espèces présentant des inconvénients majeurs dans les cirques : il s’agit notamment des hippopotames, des rhinocéros et des girafes (2) ». Alors que Monsieur Jacques Wintergest alors vétérinaire Inspecteur en chef à la direction Nature et Paysage du ministère de l’écologie (et toujours en poste dans ce service actuellement) déclarait que « les conditions de détention et de présentation des hippopotames ne permettent pas d’assurer le respect des exigences physiologiques de ces animaux (3) » !
Aujourd’hui, l’Etat s’abaisse clairement face au lobby du cirque et à sa pression, en régularisant des animaux qui n’ont clairement pas leur place dans des établissements itinérants. Un hippopotame est un animal grégaire, aussi cet animal est détenu dans des conditions qui ne sont pas compatibles avec ses besoins physiologiques.
Code Animal posera dès lors très prochainement une nouvelle plainte pour non application de l’article L.214.1 du Code rural.
Nous vous invitons à faire part de votre indignation à Mr Le Préfet, représentant de l’Etat :
Monsieur Le Préfet Michel Sappin
Préfecture des Bouches-du-Rhône
Bd Paul Peytral
13282 Marseille Cedex 20.
(1) Courrier de Madame Dominique Voynet - 21/03/2000
(2) Réponse publiée au JO le : 07/12/2004 page : 9733
(3) Courrier de Mr Jacques Wintergest - 01/10/2001
Ouverture de la chasse : à quand un code de sécurité ?
Septembre est le mois d’ouverture générale de la chasse qui va s’échelonner tout au long des week-ends de septembre.
La Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non chasseurs demande l’instauration d’un « code de la chasse » visant à combler une carence qui n’a que trop duré.
En effet, en matière d’encadrement juridique des questions de sécurité liées à la chasse, c’est le vide quasi absolu.
Certes, il est interdit de tirer sur les voies publiques, ou vers les habitations (ouf !!) mais à part cela, rien. La loi renvoie l’établissement d’autres règles de sécurité aux schémas de gestion cynégétiques établis pour les chasseurs par les chasseurs !
Comme si les « Automobile clubs » devaient fixer les règles du code de la route !
La comparaison avec le code de la route est d’ailleurs édifiante : un automobiliste qui grille un feu rouge pourra être sanctionné même s’il n’a pas commis d’accident.
En matière de chasse, rien ne permet de sanctionner un comportement dangereux tel un tir sans visibilité ou un tir non fichant.
Même en cas d’accident, le fait que les comportements dangereux ne soient pas codifiés rend le travail des juges difficile, les dispositions du code pénal n’étant pas forcément adaptées (voir à cet égard l’étude juridique en ligne).
La Ligue ROC demande aux pouvoirs publics de lancer rapidement une réflexion pour élaborer un code de la chasse. Qui pourrait s’opposer à une telle démarche de bon sens ?
14/09/2009. Contact : Ligue ROC, 110 bd Saint-Germain, 75006 Paris. Site web : www.roc.asso.fr
Premier jour de chasse, premier accident
Premier jour de chasse, premier accident ; combien d’autres avant une réaction des pouvoirs publics ?
À peine la saison de chasse ouverte et déjà deux randonneurs victimes d’un chasseur, à Porte les Valence (Drôme). Samedi, un père et son fils reçoivent une volée de plombs et doivent être hospitalisés. L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) dénonce le laxisme des pouvoirs publics sur la dangerosité du « loisir » de la chasse pour tous les usagers de la nature et attend une réaction immédiate du Gouvernement.
Premier jour de l’ouverture de la chasse et déjà un double accident. Un chasseur n’avait même pas pris la peine d’observer son entourage avant d’ajuster un faisan. Deux randonneurs se trouvaient dans sa ligne de mire. Le père est touché à la joue et à l’œil tandis que son fils, âgé de 13 ans, a été blessé dans le dos par la gerbe de plomb.
En France, aucune véritable mesure ne garantit la sécurité des non chasseurs, qui souhaiteraient eux aussi profiter de la forêt et des chemins de campagne en toute sécurité.
Depuis plus de 10 ans l’ASPAS se bat pour que soit enfin instauré le dimanche sans chasse au niveau national. C’est aujourd’hui la seule mesure susceptible de garantir la sécurité et la tranquillité de tous les citoyens qui fréquentent la nature. Le dimanche étant le jour pour lequel on recense le plus d’accidents de chasse.
Le nombre constant d’accidents de chasse ne suffit pas à faire réagir les pouvoirs publics. Combien faudra-t-il de blessés et de morts pour que la France s ‘aligne sur les autres pays européens ?
L’ASPAS demande à nos législateurs une refonte de l’archaïque système cynégétique français. La semaine dernière, avant l’ouverture, nous avons écrit à Mr Borloo pour lui remettre les 200 000 signatures de notre pétition pour le dimanche sans chasse. De nombreux médias ont déjà répercuté notre inquiétude sur ce problème de sécurité publique. Mais le monde de la chasse n’est pourtant toujours pas décidé à partager la nature. Déterminée plus que jamais, l’ASPAS continuera de mener sa campagne pour l’indispensable arrêt de la chasse le dimanche.
Charal n’est pas très fair-play avec les végétariens
Depuis fin août, l’association végétalienne L214 diffuse des images filmées "clandestinement" dans un abattoir appartenant au groupe Charal. Elle a, dans le même temps, déposé plainte contre la société sus-nommée pour mauvais traitements sur animaux.
Les images, assez dures, montrent les dessous de l’industrie de la viande, que les firmes essayent de nous cacher. Mais surtout, elles montrent des exemples de maltraitance animale alors même que le groupe se targue d’être un exemple en matière de protection des animaux.
Charal, qui avait pourtant diffusé à la télé des publicités se moquant ouvertement des végétariens, aurait dû faire bonne figure et accepter ce juste retour de bâton. Au lieu de ça, l’entreprise menace l’hébergeur du site internet d’L 214, tente de faire interdire la vidéo sur internet, et diffuse sur son site des communiqués de presse parfois mensongers (notamment, celui où ils affirmaient que l’O.A.B.A. les soutenait alors que cette dernière les a enjoint de retirer immédiatement ces propos sous peine de poursuites).
Qu’y a t’il donc à cacher derrière les murs de ces abattoirs ? Pourquoi n’avons nous pas le droit de savoir comment notre nourriture est fabriquée ?
Michelito 2 ; le retour
Durant l’été 2008, à la demande de l’Alliance Anticorrida, deux corridas pendant lesquelles Michelito, 10 ans, devait se produire ont été annulées à Fontvieille et à Arles.
Par la suite, pour que l’enfant puisse se produire, deux spectacles annoncés on dû être transformées en une sorte d’Intervilles sans banderilles, ni effusion de sang. Déclarant forfait pour la suite de sa tournée, l’enfant était rentré au Mexique.
Le 24 janvier 2009 à Mérida, l’enfant a tué six taureaux sous les yeux de sa maman, directrice des arènes et de son papa ancien torero français, dans l’espoir de faire homologuer sa tuerie par le livre Guinness des records. Demande rejetée au motif que « Le Guinness n’homologue aucun record fondé sur les blessures causées à des animaux ou le meurtre de ces derniers ».
Samedi 12 septembre, à 11 heures, Michelito est annoncé, dans les arènes d’Arles, dans le cadre d’une « classe pratique sans mise à mort » organisée par l’école taurine, et, pour ne pas être passible d’une amende pour infraction à la législation du travail, les organisateurs offrent la gratuité de l’entrée des arènes.
Par la voix de sa porte-parole, Claire Starozinski, l’Alliance Anticorrida s’interroge, à juste titre : « Les organisateurs vont-ils encore une fois tenter de braver la loi ? »
En 2008, le père de Michelito, n’avait pas daigné se rendre à la convocation du procureur de la République.
Les autorités compétentes, à nouveau alertées par l’Alliance Anticorrida, nous ont déclaré : « l’enquête n’étant pas clôturée, les gendarmes seront présents pour établir leurs constatations ».
De son côté, l’Alliance Anticorrida sera présente à Arles dans les arènes ce 12 septembre pour voir si Michelito sera bien sans armes et que les taureaux ne présenteront aucun danger pour un enfant de 11 ans.
Communiqué du 08/09/2009. Site internet : www.allianceanticorrida.fr
Pour un arrêt de la chasse le dimanche
Une trêve de la chasse le dimanche - pour la sécurité et un partage équitable de la nature.
À quelques jours de l’ouverture de la saison de chasse 2009/2010, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) attire l’attention de M. Borloo sur les problèmes d’insécurité liés à la chasse. Dans une lettre ouverte adressée au Ministre de l’Écologie, l’ASPAS demande un rendez-vous, afin de remettre les 200 000 signatures de sa pétition pour l’arrêt de la chasse le dimanche.
Les accidents de chasse restent un sujet tabou pour notre gouvernement. Pourtant aucune autre activité de loisir que la chasse ne pose un tel problème de sécurité publique.
La majorité des français ne se sentent pas en sécurité dans la nature en période de chasse et seraient favorables à l’interdiction de la chasse le dimanche (sondage IFOP/ASPAS réalisé par téléphone auprès d’un échantillon de 955 personnes en juillet 2009).
Chaque année en France, la chasse provoque des dizaines d’accidents dont un nombre bien trop élevé s’avère être mortel. Ce n’est pas seulement une activité dangereuse pour ses pratiquants, elle l’est également pour tous les autres usagers de la nature : promeneurs, vététistes, cavaliers, cueilleurs de champignons, naturalistes, kayakistes,...
Afin de réduire le nombre de ces accidents tragiques, l’ASPAS demande, pour la sécurité des non chasseurs, que la loi soit modifiée et que soit enfin instauré le dimanche sans chasse au niveau national. Le dimanche est le jour où le plus d’usagers de la nature fréquentent les milieux naturels et ruraux, mais c’est également le jour de la semaine pour lequel on recense le plus grand nombre d’accidents de chasse. La France est le seul pays européen où l’on chasse 7 jours sur 7 et de surcroît sur la période la plus longue !
La pétition de l’ASPAS pour l’arrêt de la chasse le dimanche a aujourd’hui recueilli 200 000 signatures. Les demandes parfois abusives des chasseurs reçoivent très souvent un accueil favorable alors que nos appels restent sans suite. Le reclassement de la martre et de la belette sur la liste des espèces dites « nuisibles » par M. Borloo, seulement trois mois après leur déclassement, en est un exemple flagrant. Pourquoi ce manque de partialité du ministère dit de l’Écologie ? Si les chasseurs des autres pays arrivent à restreindre leur activité à quelques jours par semaine, il doit pouvoir en être de même pour les chasseurs français.
Rentrée scolaire : la PMAF propose un nouveau site internet
Bienvenue sur www.animaux-de-ferme.com, le nouveau site éducatif de la Protection Mondiale des Animaux de Ferme. Vous y trouverez des outils éducatifs sur les animaux d’élevage, classés par niveaux, de l’école primaire au lycée : exposition, vidéos, jeux, dossiers pédagogiques... ; ils sont de très bonne qualité, et disponibles en téléchargement gratuit !
Extraits :
"Saviez-vous que les cochons sont redoutables aux jeux vidéo, et bien plus doués que les chiens ? Qu’une brebis peut reconnaître son petit au seul son de sa voix ? Que les poules peuvent apprendre en regardant un documentaire à la télévision ? Et qui sait que 80% des poules sont élevées en cages pour nous fournir des œufs ? Que la plupart des poulets français vivent en bâtiment contenant jusqu’à 24 animaux au m2 ? Que la majorité des truies en élevage allaitent leurs porcelets à travers les barreaux de leur cage ?"
Également disponible : une exposition qui voyage de collèges en lycées,
intitulée "Nourrir l’humanité avec humanité : quelle agriculture pour demain ?"
Le développement de l’élevage industriel des animaux soulève de nombreuses questions éthiques, pour les éleveurs et les consommateurs :
. Pouvons-nous maintenir durablement l’élevage industriel ?
. Quelles sont les conditions d’élevage les plus équitables et les plus justes pour les animaux ?
. Comment reconnaître les produits provenant des élevages respectueux du bien-être des animaux ?
Cette exposition pédagogique soulève ces questions pour un public d’élèves et d’enseignants. Réalisée grâce au soutien de la Société Protectrice des Animaux (SPA), elle se présente sur un support nomade de 15 panneaux souples et légers, et fait la part belle à la découverte des comportements naturels des animaux d’élevage, ainsi qu’aux produits provenant des élevages plus respectueux de leur bien-être. Elle peut être réservée gratuitement et prendre le chemin des établissements scolaires afin d’être installée dans les lieux publics des écoles, des collèges et des lycées (hall, centre de documentation, ...).
Particuliers, professeurs ou responsables d’établissements, consultez-vite :
Rodéos en Ardèche
Le Docteur vétérinaire Jean-Pierre Kieffer, Président de l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs (O.A.B.A.), a saisi le Préfet de l’Ardèche la semaine dernière afin d’attirer son attention sur les spectacles de « Bull riding » (rodéo ou monte de taureaux) et « Roping » (bovins et veaux attrapés au lasso par des cavaliers), annoncés lors du festival « Equiblues » de Saint-Agrève, du 12 au 16 août 2009.
Deux spectacles particulièrement violents pour les animaux qui sont susceptibles de leur occasionner souffrances et blessures.
Les organisateurs du festival ne le contestent nullement puisque le règlement de la compétition de rodéo Equiblues 2009 prévoit, dans plusieurs de ses articles, différentes atteintes susceptibles d’être portées à l’intégrité physique des animaux, les rendant ainsi « inutilisables » pour la suite de la compétition. L’année dernière, un vétérinaire avait dû recoudre deux chevaux ayant participé à ces manifestations.
Se basant sur les dispositions de l’article R. 214-85 du code rural interdisant la participation d’animaux à des « jeux et attractions pouvant donner lieu à mauvais traitements dans les foires, fêtes foraines et autres lieux ouverts au public », l’OABA a sollicité du représentant de l’Etat l’interdiction des spectacles de « Bull riding » et « Roping » afin que l’intégrité physique des animaux soit respectée.
Par la voix de la Directrice départementale des Services vétérinaires de l’Ardèche, l’OABA a été informée, ce jour, que les spectacles étaient maintenus mais que « des agents seront présents lors des représentations pour s’assurer du respect de la réglementation relative à la protection animale. »
« Cette réponse est juridiquement surprenante » explique le Docteur Kieffer, puisque « à partir du moment où les organisateurs sont dans l’impossibilité de prouver que les spectacles annoncés n’auront aucune incidence sur l’intégrité physique des animaux, ils doivent être interdits. C’est la loi ! Mais l’autorité préfectorale préfère attendre qu’un veau soit blessé ou étranglé et qu’un cheval voit ses flancs déchirés par les éperons utilisés par les candidats au rodéo pour intervenir ».
L’OABA entend désormais saisir le procureur de la République près le TGI de Privas « afin que cette révoltante exploitation financière de la souffrance animale soit sanctionnée. » conclut le Président de l’OABA.
Communiqué de presse du 12/08/2009. Site internet : www.oaba.fr
Lovemeatender
Devenez producteur du film Lovemeatender !
Une association belge prévoit de monter à partir de septembre 2009 un documentaire sur la consommation de viande et ses effets sur l’environnement.
"Pour la majorité des gens, le trafic automobile, l’exploitation des ressources fossiles et l’industrie sont les seuls responsables de l’effet de serre. C’est faux ! Une agriculture basée sur les élevages intensifs s’avère encore plus dangereuse".
Le film Lovemeatender se construit à partir d’une grande enquête qui
approfondira l’ensemble de ces interrogations et tentera d’y apporter des réponses autant scientifiques, qu’éthiques et humaines avec des intervenants tels que Jane Goodall (primatologue ) ou Rajendra Pachauri (Prix nobel 2007).
Vous pouvez verser sur le compte de l’association Planète vie un montant minime (quelques euros, au choix) pour aider à la réalisation
de ce film :
Depuis la Belgique ou l’étranger :
1) Via votre banque : compte ING 363 0521150 09 -
IBAN BE52 363 052115009-BIC BBRUBEBB – communication LMT.
2) Sur le site de Planète Vie (
www.planete-vie.org) vous trouverez la fonction « Paypal » qui permet de faire un virement à partir de votre carte de crédit (visa, mastercard). N’oubliez pas de mettre en communication « LMT »
Sortie probable du film : octobre 2010.
Paris bio et végétarien
Les éditions Buenos books international annoncent la sortie d’un guide de 128 pages intitulé "Paris bio et végétarien". Il recense les restaurants biologiques et végétariens, bars à jus de fruits et légumes, magasins d’alimentation biologique, boulangeries biologiques et puits artésiens de la capitale.
Auteure : Laure Goldbright.
Prix : 15 €.
ISBN : 9782915495638.
La PMAF lance le site SOS placements
SOS placements : un site au secours des animaux de ferme abandonnés.
Suite au décès de leur propriétaire, à des difficultés financières, à des condamnations pour maltraitance ou simplement à des changements de situation, il arrive que des animaux de ferme aient besoin d’être secourus ou pris en charge, et la Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) se voit souvent sollicitée pour les recueillir ou les placer.
Régulièrement des personnes se proposent pour recueillir chez elles des animaux ou désirent justement placer un animal. Afin d’aider les personnes désireuses de placer et celles souhaitant adopter un ou plusieurs animaux de ferme à entrer en contact, la PMAF lance placements.pmaf.org. Ce site interactif fonctionne comme un forum autonome mettant en relation des annonces d’accueil et des annonces d’animaux à placer.
Les produits dérivés de la chasse au phoque interdits en Europe
Le Parlement européen vient d’annoncer l’interdiction du commerce des produits dérivés de phoque au sein de l’Union européenne. Cet embargo était réclamé de longue date par les associations de protection animale.
C’est un coup dur pour la chasse canadienne, qui perd là plusieurs de ses meilleurs marchés. Dans le même temps, des associations se battent sur le sol canadien pour faire interdire cette activité particulièrement cruelle. Un sénateur canadien, Mac Harb, a déposé un projet de loi visant à reléguer définitivement la chasse aux phoques aux livres d’histoire.
Communiqué de presse de IFAW, qui se bat depuis plusieurs décennies contre la chasse aux phoques. 05/05/2009.
Site web : http://www.ifaw.org
40 % des animaux pêchés le sont par erreur
Alors que nombre de spécialistes indiquent que les stocks de poissons seront épuisés d’ici quelques années, Le WWF vient de rendre public un rapport indiquant que 40,4 % des prises de pêche seraient gaspillées. Parmi elles, des poissons bien sûr, mais aussi des tortues, des oiseaux, des mammifères marins, des crustacés et des requins.
Sur un total de 95.2 millions de tonnes d’animaux capturées chaque année, 38.5 millions de tonnes seraient attrapées "par erreur" dans les filets ; la majeure partie serait rejetée à la mer, morte ou mourante.
Même s’ils servent alors de nourriture aux habitants de l’océan, il est évident que ce gâchis aggrave le problème de sur-exploitation des ressources maritimes.
Pour remédier à ceci et permettre aux stocks de se régénérer, il est nécessaire de diminuer notre consommation de poisson de façon drastique.
Source : rapport intitulé "defining and estimating global fisheries bycatch", sur le site du WWF international : http://www.panda.org
Expérimentation animale : révision de la législation européenne
Le Parlement européen rate une occasion historique de protéger les animaux utilisés par les laboratoires.
Le vote du 31 mars de la Commission Agriculture du Parlement européen, chargé de réviser la directive relative à l’expérimentation animale, marque un jour sombre pour les animaux. Les propositions adoptées n’amélioreront pas leur sort. Elles permettent de continuer à leur infliger les pires souffrances et ne tiennent compte ni de l’opinion publique, ni des progrès scientifiques qui montrent la meilleure fiabilité des méthodes substitutives.
L’influence du lobby de l’industrie de la recherche :
One Voice et les 17 autres associations membres de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale réagissent au vote de la Commission Agriculture du Parlement européen du 31 mars. Il s’agissait de réviser la directive européenne de 1986 relative aux animaux utilisés dans les laboratoires. Les mesures adoptées ne vont pas améliorer la protection de ces animaux.
Les membres du Parlement européen, influencés par le lobby de la puissante industrie de la recherche, sont allés à l’encontre de l’opinion publique, en majorité hostile à l’expérimentation animale. Ils ont refusé d’adopter les propositions de la Commission européenne pour améliorer le bien-être des animaux utilisés en laboratoire.
Les souffrances sévères et prolongées sont autorisées :
La nouvelle directive va ainsi permettre :
• l’utilisation accrue des primates capturés dans la nature, un recul par rapport à la protection des grands singes qui pourront à nouveau être expérimentés ;
• les expériences provoquant des souffrances sévères et prolongées ;
• l’utilisation répétée du même animal ;
• que des primates, des chats et des chiens soient utilisés dans des expériences ;
• de se passer d’un agrément officiel, dans la majorité des cas, pour autoriser les expériences et les souffrances induites ;
• de conserver le secret sur les expériences en n’informant pas le public.
Des arguments choquants :
Le rapporteur du texte, l’eurodéputé Neil Parish, assure que la directive apportera des améliorations pour les animaux et mettra en place le cadre permettant à l’UE d’obtenir à terme la fin des expériences sur les animaux. One Voice et la Coalition européenne s’insurgent contre ces propos qui tendent à faire croire au public que ce vote est un progrès. Pour les associations travaillant sur ce dossier depuis des mois, il s’agit au contraire un recul important.
Ni compassion, ni connaissances scientifiques modernes :
One Voice regrette que le Parlement européen ait raté une occasion historique d’offrir une meilleure protection aux animaux utilisés en laboratoires. Ses membres n’ont montré aucune compassion pour les 12 millions d’animaux capturés, élevés, utilisés et tués après de grandes souffrances, chaque année, en Europe. Ils n’ont pas non plus tenu compte de la nécessité de développer en urgence des méthodes substitutives à l’expérimentation animale, plus sûres, plus rapides et beaucoup moins coûteuses.
L’opinion publique est hostile aux expériences sur les animaux :
Un récent sondage effectué dans six pays européens* montre que l’opinion publique est d’accord à 81 % avec une nouvelle loi qui interdirait toute expérimentation causant de la douleur et de la souffrance aux primates.
• 84 % des personnes interrogées sont d’accord pour qu’une loi interdise toute expérience faisant souffrir n’importe quel animal.
• 79 % des répondants pensent qu’une loi doit interdire toute expérimentation sur des animaux qui ne serait pas motivée par une affection mettant la vie humaine en danger.
• Respectivement 73 % et 77 % des personnes sont hostiles aux expériences entraînant de la souffrance à des chats et à des chiens.
• 80% estiment que toutes les informations relatives aux expériences sur les animaux doivent être rendues publiques, à l’exception des informations confidentielles qui permettraient d’identifier les chercheurs et leur lieu de travail.
*Sondage effectué par YouGov, sur un échantillon de 7134 adultes dans six pays : France, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Italie, République tchèque.
La FNSEA attaque un site satirique sur l’agriculture industrielle
Le syndicat paysan FNSEA et les chambres d’agriculture demandent la fermeture et la condamnation du site internet satirique La ferme en vrille (qui parodiait La Ferme en ville), qui dénonce leurs politiques visant à imposer une agriculture industrielle, productiviste, intensive, les OGM, les pesticides, le toujours plus d’engrais chimiques et d’irrigation, les agro-carburants, le hors sol et la disparition des petites exploitations agricoles.
Les responsables du site sont assignés en référé au tribunal de Bayonne ce mercredi 15 avril à 9 h 30 !
Consultez les sites
http://www.lafermeenville.fr et
http://www.onlafermerapas.info pour avoir toutes les détails. L’objectif est double : faire échec à cette tentative d’attenter à la liberté d’expression, et dénoncer encore plus fort la responsabilité de la FNSEA et des chambres d’agriculture dans la malbouffe, le saccage écologique et la mort des petits paysans.
Aidez nous à faire que cette tentative liberticide se retourne contre eux !
Communiqué de presse du 08/04/2009.
Contact téléphonique : 06 61 44 92 79.
L’objet du scandale
« SÉVICES PUBLICS » : QUAND LA MAFIA DES ARÈNES IMPOSE SA LOI SUR L’ANTENNE DE FRANCE 2 AVEC L’AIMABLE COMPLICITÉ DE GUILLAUME DURAND…
Lors de la préparation de son émission du dimanche 5 avril 2009 (enregistrement le 31 mars), Guillaume Durand avait invité Christian Laborde à l’occasion de la sortie de son livre, Corrida, basta !, le 9 avril prochain. L’auteur de ce pamphlet avait accepté l’invitation, mais, le 26 mars, sous la pression du petit monde de la mafia tauromachique, Christian Laborde est déprogrammé. Et dans le même temps, André Viard, torero raté, chroniqueur taurin, supposé artiste qui peint « avec le sang des taureaux », se vante sur son site Internet : « Nous avons obtenu qu’aucun représentant des associations anti-taurines ne soit invité, ce qui d’un point de vue stratégique, représente une grande victoire… » Ainsi, Claire Starozinski, fondatrice de l’Alliance Anticorrida, et Jean-Pierre Garrigues, du CRAC Europe, ont été récusés par les tortionnaires des arènes. De la même façon, ce personnage se vante d’avoir obtenu la déprogrammation de Christian Laborde. Nous serions trop « violents »…
Mais, au fait, où se situe la violence ? Dans nos propos, quand nous dénonçons la torture tauromachique ? Faut-il une nouvelle fois rappeler que l’alinéa 7 de l’article 521.1 du Code pénal parle de « sévices graves et d’actes de cruauté » ? Faut-il rappeler que Mme Muriel Marland-Militello, députée UMP, a déposé une proposition de loi pour l’abolition de la corrida le 27 septembre 2007 et que plus de 50 députés l’ont rejointe ? Qui pratique des sévices graves et des actes de cruauté pour le plaisir, si ce n’est des tortionnaires et des sadiques ? Est-il possible dans ce pays, face à des individus qui se réclament de la démocratie, d’appeler enfin les faits par leur nom ? Et faut-il enfin rappeler que le torero, en dehors de sa zone de « tradition locale ininterrompue », est un vulgaire délinquant qui risque deux ans de prison et 30 000 euros d’amende ? Et, bien entendu, tout cela n’a pas été évoqué un seul instant dans « L’objet du scandale », ce dimanche 5 avril 2009, à l’heure du thé. Il est vrai que l’émission se voulait « festive et conviviale ». On comprend mieux comment le petit monde de la tauromachie a pu sans aucun problème choisir qui pourrait s’exprimer ou pas pour dénoncer la barbarie des arènes. Entre Guillaume Durand et Bernard Dombs, alias Simon Casas, tortionnaire en chef des arènes de Nîmes, bises et tutoiement étaient de rigueur en ce jour d’enregistrement, le 31 mars 2009. Guillaume Durand, qui trouve la corrida « magnifique » et qui précise qu’il n’en a vu qu’une seule. Une seule, vraiment ? Cette émission a par ailleurs été le lieu de beaux exemples de désinformation. Lors de l’enregistrement, l’historienne Elisabeth Hardouin-Fugier avait expliqué, chiffres à l’appui, que Simon Casas mentait en prétendant que la corrida était en expansion. Son intervention fut coupée au montage...
Alors que 53 villes se sont déclarées anticorrida en Catalogne espagnole, alors qu’un référendum d’initiative populaire a recueilli plus de 100 000 signatures pour obtenir un débat parlementaire et qu’un vote aura lieu cette année avec pour résultat la probable abolition définitive de la corrida en Catalogne espagnole, en France, nous en sommes encore là… Quelle est donc l’éthique de l’animateur d’une chaîne de télévision publique qui laisse les amateurs de torture décider pour lui ? Quelle peut être sa crédibilité ? Et quel est donc le rôle du service public ?
104 associations de protection de la Nature pour un communiqué commun !
MAIS OUI, MONSIEUR BORLOO, LA PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ S’IMPOSE A TOUTES LES ACTIVITÉS. Y COMPRIS A LA CHASSE.
Les associations de protection de la nature signataires dénoncent la dérive pro-chasse du Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire. Dérive qui de toute façon ne contentera pas les chasseurs qui n’en ont jamais assez. La preuve, J. L. Borloo vient d’en faire la triste expérience ce samedi 21 mars, où les chasseurs sont venus manifester violemment dans sa propre ville.
À l’approche des élections européennes le Ministre chargé de l’écologie a annoncé une série de mesures et de promesses en faveur de la chasse et des chasseurs :
* extension de la période de chasse
* recul sur le statut des espèces « nuisibles »
* création d’une contravention d’entrave à la chasse
* facilitations financières des fédérations
Le ministre chargé de l’écologie a pris ces mesures et ces engagements à l’issue de plusieurs rencontres particulières avec les dirigeants de la chasse (fédération nationale de la chasse, association nationale des chasseurs de gibier d’eau, union nationale des piégeurs agréés de France), auxquels il a fait allégeance pour des motifs électoraux et sans aucune concertation avec les associations de protection de la nature.
Les associations de protection de la nature signataires :
* condamnent sans réserve la confiscation de la faune sauvage par les chasseurs ;
* dénoncent les tentatives de communication du Ministre de l’écologie destinées à faire croire à l’opinion que ces mesures sont le fruit d’une concertation avec les associations de protection de la nature alors qu’elles ne sont en rien issues de la table ronde chasse ;
* n’accepteront pas une remise en cause du statut d’espèces protégées ;
* demandent une véritable politique de préservation de la diversité biologique comportant une réglementation de la chasse plus respectueuse de l’environnement, notamment la suspension de la chasse des espèces « gibier » en mauvais état de conservation
* dénoncent la nouvelle loi chasse en préparation, qui sera la 8ème loi chasse depuis 1994 après celle du 18 décembre dernier ! Les parlementaires français ont sans doute mieux et plus urgent à faire que de donner cadeaux législatifs sur cadeaux législatifs aux chasseurs ;
Associations signataires : 4 continents pour les Tigres, A pas de Loup, ADEO Animalis, AOMSL, APIE, Arnica Montana, ASPAS, Association de protection du confluent de la Loire et de l’Allier, Autun Nature Ecologie, AVES France, Bretagne Vivante, C.H.E.N.E, CAPEN 71, Centre ATHENAS, Charente Nature, Comité Ecologique Ariégeois, Connaissance & Protection de la Nature du Brabant, CIAPP, CORA Ain, CORA Ardèche, CORA Faune Sauvage, CORA Rhône, CORA Savoie, CPEPESC, CVN, DECAVIPEC, Deux-Sèvres Nature Environnement, Direction Nature, EDM, Essonne Nature Environnement, Eure-et-Loir Nature, Fédération Allier Nature, Fondation Brigitte Bardot, France Nature Environnement, Franche-Comté Nature Environnement, FRAPNA, FRAPNA Ardèche, FRAPNA Drôme, FRAPNA Loire, FRAPNA Rhône, FRAPNA Savoie, FRAPNA Haute Savoie, Groupe d’Etude des Mammifères de Loraine, Groupe Mammalogique d’Auvergne, Groupe Ornithologique des Deux Sèvres, Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord - Pas-de-Calais, Groupe ornithologique normand, IDAE, Ile de France Environnement, Jura Nature Environnement, La Maison des Insectes, Le Varne, LFDA, Ligue ROC, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, Loiret Nature Environnement, LPA de Calais, LPO, LPO Aisne, LPO Alsace, LPO Aquitaine, LPO Audomarois, LPO Auvergne, LPO Champagne-Ardenne, LPO Charente Maritime, LPO Drôme, LPO Haute-Normandie, LPO Haute-Savoie, LPO Hérault, LPO Isère, LPO Loire, LPO Loire-Atlantique, LPO PACA, LPO Tarn, LPO Vendée, Luberon Nature,Mayenne Nature Environnement, Meles, Meuse Nature Environnement, Mille Traces, Mirabel-Lorraine Nature Environnement, Nature Centre, Nord Nature Environnement, Oiseaux-Nature, One Voice, Orgambidexka Col Libre, OUSIA, être(s) humain(s) sur la Terre, Perche Nature, Picardie Nature, Poitou-Charentes Nature, Pôle Grands Prédateurs , RAC, Raiponce, Sauvegarde Faune Sauvage, SEPANSO, SEPANSO Béarn, Serre Vivante, SFEPM, SNPN, SOS Rivières Environnement, St Paul de Varces Nature, UMINATE 65, Veg Asso, Vienne Nature.
Contact presse : Pierre Athanaze : 06 08 18 54 55.
Une première ville portugaise anti-corrida
Viana do Castelo devient la première ville a se déclarer anti-taurine au Portugal :
Il y a quelques temps que le Maire de Viana do Castelo (nord du Portugal) a décidé d’acheter les arènes et d’y construire un centre consacré à la science. Le 27 février en séance plénière, la majorité socialiste de la ville a voté et déclaré la ville première ville anti-taurine du Portugal.
Selon les dires du Maire, aucun spectacle tauromachique ne sera permis dans la ville, soit-il dans un espace publique ou privé. Il a également ajouté que "la défense des droits des animaux n’est pas compatible avec la réalisation de spectacles de torture qui génèrent des souffrances injustifiables".
Un pas en avant, deux pas en arrière, c’est la politique du gouvernement !
La martre et la belette piégées par Nicolas Sarkozy.
Une nouvelle fois, la martre et la belette changent de statut juridique. Sorties en 2002 de la liste des espèces dites « nuisibles », puis réintégrées, puis ressorties en 2008 grâce à Jean-Louis Borloo (1), elles sont à nouveau précipitamment intégrées par le ministère de l’écologie ! Ce qui reste du Grenelle prend un nouveau coup. La réalité biologique du statut de « nuisible » aussi.
Nul argument technique ou scientifique à ce revirement, mais une simple raison politique. Le président Sarkozy, à l’approche des élections européennes, est à la chasse aux voix. Et celles des chasseurs lui ont été promises par la puissante Fédération nationale des chasseurs en échange de quelques cadeaux, aux rangs desquels le retour immédiat de ces deux mustélidés sur la liste des espèces « nuisibles ». Nicolas Sarkozy a assuré les chasseurs de son soutien dans un courrier qu’il a adressé aux chasseurs le 16 février. Les décisions n’auront pas tardé.
Camouflet pour le ministre de l’Ecologie. Coup de poignard présidentiel dans SON Grenelle de l’Environnement. Mais victoire sur toute la ligne pour la tendance la plus extrémiste de la chasse française.
Cette valse hésitation du statut juridique de deux espèces démontre en tout cas le manque total de fondement biologique de la notion de « nuisibilité ». Toutes les études scientifiques réalisées en Europe prouvent que le régime alimentaire de ces deux mustélidés n’est en rien dommageable à la biodiversité ni aux élevages. Au contraire, ces gros consommateurs de rongeurs sont très utiles à l’agriculture et à la sylviculture. La seule chose qui motive la destruction de ces deux animaux, c’est le fait de pouvoir s’amuser à les piéger toute l’année. Le nombre des piégeurs est en hausse permanente depuis des années, mais pas celui des mammifères : on ne connaît même pas l’état des populations de martre dans la plupart des départements.
Curieux décalage entre le monde de la chasse et les réalités biologiques.
Curieux décalage entre le président de la République du Grenelle de l’Environnement et celui de la chasse aux voix des chasseurs.
(1) En 2003, Roselyne Bachelot avait réintégré la martre et la belette, mais aussi le putois, dans la liste des espèces « nuisibles » d’où Yves Cochet les avait sorties en 2002, comme Jean-Louis Borloo en décembre 2008. De quoi en perdre son latin.
Source : communiqué de presse de l’ASPAS, 25/02/2009.
Animal Friends Croatia
Animal Friends Croatia est (comme son nom l’indique !) une assez grosse association croate, qui mène de nombreuses campagnes en faveur des animaux (fourrure, expérimentation, élevages, etc). Pour vous donner une idée, c’est un peu l’équivalent là-bas de Peta, One Voice, Equanimal ou Advocates for animal.
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Forte mobilisation pour le dimanche sans chasse
Le 17 décembre, plus de 250 personnes se sont mobilisées aux côtés de diverses associations de protection et d’usagers de la nature lors de la conférence de presse ouverte au public « Halte aux accidents de chasse » à Guilherand Granges (Ardèche). Un succès qui reflète une réelle volonté d’action pour un juste partage de la nature.
L’ ASPAS, le CORA, la FRAPNA, les MJC Drôme/Ardèche, Vercors Nature, le vélo club de Pierrelatte, le comité départemental du canoé-kayak de l’Ardèche, l’association des cavaliers de l’Herbasse, tous sont venus témoigner leur sentiment d’insécurité véhiculé par l’activité de la chasse 7 jours sur 7 pendant plus de 6 mois de l’année.
Appuyées par Michèle Rivasi, et Pierre-Jean Veyret Vice-présidents du Conseil général de la Drôme en charge de l’Environnement, toutes ces associations sont venues plaider leur cause devant une salle comble résolue à faire évoluer la situation.
Le partage inégal de la nature, de l’espace et du temps, entre chasseurs et autres usagers de la nature a particulièrement été pointé du doigt lors de cette conférence. Les associations revendiquent l’obtention légale des dimanches sans chasse, premier pas indispensable vers une juste cohabitation entre ces deux parties.
L’engouement généré par cette conférence laisse présager un espoir d’évolution envers les différents acteurs représentés.
La pétition de l’ASPAS pour l’arrêt de la chasse le dimanche, lancée depuis de nombreuses années, a d’ores et déjà récolté plus de 175 000 signatures. L’ASPAS a demandé, il y a plusieurs semaines déjà, un rendez-vous avec Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, pour la lui remettre. Cette demande de rendez-vous est restée, à ce jour, sans suite.
L’adoption, le 18 décembre, par l’Assemblée Nationale de la Loi Poniatowski sur la chasse révèle l’immense fossé qui se creuse chaque jour un peu plus entre les parlementaires et le reste de la société française. Il serait temps que nos élus prennent la mesure des choses et comprennent que nous sommes aujourd’hui au XXI ème siècle.
Les chasseurs font la loi
Avec un sens remarquable de l’intérêt général, les députés viennent d’adopter, le jeudi 18 décembre, ce qui transforme le délit en loi, le mensonge en vérité et les pyromanes en pompiers.
1° Les chasseurs sont reconnus au titre de la protection de la nature (peu importe que 33 % des espèces aient disparu par fait de chasse). Pourquoi ne pas agréer les pédophiles au titre de la protection de l’enfance ?
2° Porter une arme chargée à l’âge de 16 ans “développe le sens des responsabilités”, à en croire les ministres et parlementaires. C’est ce qu’on voit tous les jours, en effet.
3° Tirer sur une espèce protégée ne provoquera pas de retrait de permis de chasser (sans doute parce que cela ferait un protecteur de moins, ce serait dommage).
4° Le grand duc artificiel, qui faisait partie de l’arsenal des braconniers, appartiendra désormais à celui des chasseurs, c’est-à-dire des protecteurs. Tant pis, entre autres, pour les alouettes.
5° Le coût du permis de chasse est baissé. (Pour augmenter, cela va de soi, le nombre de protecteurs de la nature). Une suggestion : pourquoi ne pas le donner avec une prime de 100 € ? Ce serait plus efficace.
6° Comme les chasseurs font la loi, ceux qui ne veulent pas de la chasse se verront bientôt criminalisés par une amende pour “entrave à la chasse”. Il faut être logique. Tout ce qui manque à cette loi, c’est de rendre la chasse obligatoire. Encore un effort, messieurs les députés !
Moralité : Il y a une seule espèce protégée en France : les chasseurs.
Il faut noter qu’on a vu l’UMP et le PS, lequels soi disant "s’opposent", s’accorder joyeusement sur les bienfaits sans nombre de ce texte. Miracle de Noël ?
Les députés ayant voté ceci à une quasi unanimité et sans débat, chacun voit comme on pourra compter sur eux quand il s’agira vraiment d’avoir une politique de protection (si cela arrive jamais).
À bon entendeur...
Pourtant, la chasse peut et doit disparaître au profit d’une organisation plus démocratique des relations entre la nature et la vie moderne, entre les concitoyens et leurs élus.
Rassemblement Anti Chasse (RAC)
BP 50026
33702 Mérignac cedex
Site web :
www.antichasse.com
La ferme des animaux voit le jour !
De temps en temps, une grande nouvelle vient prouver que toutes nos actions ne sont pas vaines ; grâce à tous les dons récoltés depuis quelques mois, la Protection Mondiale des Animaux de Ferme vient en effet d’acquérir une propriété dans le nord-est de la France ; une maison, deux grands hangars et surtout 44 hectares de prés tout autour !! C’est une formidable nouvelle pour les animaux car elle pourra servir de refuge à plus de 300 animaux maltraités, épuisés et/ou malades à la suite de traitements cruels.
De plus, elle a un but pédagogique et permettra de développer les visites afin de sensibiliser les familles et les élèves aux abus de l’élevage intensif.
Vos dons sont toujours nécessaires car il faut maintenant aménager l’établissement, le clôturer, et bien sûr l’entretenir.
Nouveau site pour l’Alliance anticorrida
L’association nîmoise a entièrement refait son site internet. Vous y trouverez de nombreux documents, des pétitions, des comptes-rendus de leurs actions, etc :
Vegan ethic
Une nouvelle petite boutique vient de voir le jour, c’est une boutique végétalienne de vente par correspondance ; livres, vêtements (jeans, chaussures, sacs...) :
Encore un spot anti-corrida censuré !
La F.L.A.C. est à l’origine d’un spot publicitaire qui devait être diffusé dans 7 salles de cinéma de Bayonne. Il dure 24 secondes et c’est Raphaël Mezrahi qui s’est chargé de la voix off. La Fondation Bardot et la S.P.A. ont aidé à financer le projet.
Le spot devait être projeté à chaque séance jusqu’au 12 août, et devait également être diffusé dans la ville de Dax, mais il a été interdit !
Dans le même cadre, le maire de Dax a également pris un arrêté municipal interdisant une manifestation du C.R.A.C. devant les arènes de sa ville. La manifestation a eu lieu mais a du être déplacée.
Cétacés et voyages
Www.cetaces-et-voyages.com est un site dédié à la connaissance des cétacés, à leur protection, ainsi qu’aux voyages pour aller les observer en pleine mer.
A l’opposé des delphinariums où les dauphins sont là pour amuser le public, l’observation des cétacés dans l’océan, appelée whale-watching, nous en apprend beaucoup sur la vie réelle de ces animaux.
Le site donne des conseils, des informations sur la réglementation générale pour approcher les animaux, indique les principales associations qui proposent ces observations sur les côtes françaises.
Enfin, il propose une exposition sur la protection des océans et des cétacés. Elle est destinée à un large public et peut être louée dans toute la France.
Abandons de l’été
La SPA de Marseille attire votre attention sur l’habituelle vague d’abandons qui accompagne les vacances d’été. Cette année encore, de nombreux irresponsables vont abandonner leurs compagnons à quatre pattes au bord d’une route ou devant la grille d’un refuge, parce qu’ils les auront achetés sur un caprice sans en mesurer les devoirs qui y sont attachés.
Aussi, si vous souhaitez acquérir un animal de compagnie, n’hésitez pas à visiter les refuges de votre région. Vous pouvez aussi les aider en faisant des dons, en argent ou en nature (nourriture notamment).
SPA de Marseille-PACA, 31 montée du commandant de Robien, 13011 Marseille. Site web :
www.spa-marseille.com
Antidote a besoin de votre aide
"L’industrie chimique va vraisemblablement augmenter son utilisation
d’animaux pour se conformer aux exigences du règlement européen REACH, mais elle n’est pas la seule responsable puisque des méthodes sans animaux existent mais ne sont pas reconnues. Ces dernières attendent leur "validation", puis leur "acceptation réglementaire", deux processus différents et consécutifs, chacun pouvant s’étaler sur plus de cinq ans.
Pourtant, REACH prévoit qu’une méthode n’ayant encore reçu ni sa
validation ni son acceptation réglementaire peut être utilisée en lieu et
place des tests "classiques" sur animaux SI il existe suffisamment de
preuves de sa validité scientifique.
Forte de son expérience en toxicogénomique, Antidote Europe veut saisir
cette chance pour proposer une méthode visant à remplacer les tests de
cancérogénicité faits actuellement sur des animaux. Nous avons donc pris contact avec un prestigieux institut de recherche en toxicologie allemand et sommes très heureux d’avoir fait la connaissance d’une équipe de chercheurs qui possède l’expérience nécessaire pour réaliser l’étude que nous proposons. De nombreux détails techniques ont été discutés et un protocole précis, permettant d’évaluer le potentiel cancérigène d’une substance chimique, adapté aux exigences de sécurité et de compétitivité de REACH, a été mis au point. L’équipe de chercheurs n’attend plus que notre feu vert pour lancer une étude de quelques substances chimiques pertinentes, étude qui pourrait apporter les preuves de la validité scientifique de cette méthode. Les résultats peuvent être disponibles en seulement quelques mois. Nous soumettrons ensuite ces preuves à la Commission européenne et à l’OCDE.
Antidote Europe est convaincue que, par cette action, elle contribuera à
des progrès scientifiques décisifs en matière de toxicologie, ainsi qu’à
une meilleure protection de la santé humaine tout en épargnant la vie de
milliers d’animaux.
Or, pour que nous puissions donner ce feu vert, il nous est nécessaire de
disposer de la somme correspondante au coût de cette étude qui est de
120.000 euros. Nous vous proposons donc de participer au financement de l’étude. Toute aide, même modeste, sera appréciée et ne sera utilisée que si la somme totale est collectée avant le 30 octobre 2008. Elle sera enregistrée pour vous être rendue si le total n’était pas atteint. Précisez bien "projet test cancer" au dos du chèque !
Fondements éthiques pour une alimentation végétarienne
Les éditons l’Harmattan annoncent la sortie d’un nouveau livre sur le végétarisme. Ce n’est pas une livre de cuisine de plus, mais un des rares ouvrages abordant le végétarisme d’un point de vue éthique.
L’auteur est Helmut Kaplan, philosophe et écrivain allemand. Végétarien depuis l’âge de 11 ans, il compte aujourd’hui parmi les pionniers du mouvement pour les droits de l’animal et a publié de nombreux livres, entre autres "Droits de l’animal, philosophie d’un mouvement de libération".
"Fondements éthiques pour une alimentation végétarienne" est traduit de l’allemand par Cyril Taffin de Tilques, secrétaire de l’Association Végétarienne de France. Il est disponible contre 17 euros + 4 de frais de port.
World animal net
World animal net est une grosse base de données qui recense tous les groupes dans le monde qui luttent en faveur des animaux. Au total, il y en a 16000 de répertoriés, dans 165 pays différents !
N’hésitez pas à consulter leur listing pour trouver une association près de chez vous, où dans un endroit que vous souhaitez visiter.
Chasse : une réforme indispensable
Dans un récent article du
Journal de Saône et Loire, on pouvait apprendre la présence des services de l’Etat (Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt) à une réunion de la Fédération des Chasseurs. Pour quelle raison la D.D.A.F. était-elle présente à cette réunion qui ne concernait que les chasseurs, c’est-à-dire un groupement privé se livrant à une activité privée ?
La réponse est très simple : il existe depuis toujours une connivence entre les services de l’Etat et le monde de la chasse. Cette connivence se fait sur le dos des associations de défense de l’environnement, pourtant agréées par les pouvoirs publics (c’est même à ce titre qu’elles siègent aux C.D.C.F.S. - Conseils Départementaux de la Chasse et de la Faune Sauvage - qui gèrent en particulier les destructions d’animaux classés nuisibles).
Pour l’Etat (personnels de la D.D.A.F., préfets,…), la chasse est une activité légitime, d’intérêt général, à laquelle il doit apporter son soutien contre les attaques des écologistes, des "illuminés". Nos associations vivent cette situation depuis longtemps. Elles l’acceptent par habitude… alors qu’elle est inacceptable.
Il est vital de résoudre ce problème pour pouvoir affronter ensuite ceux liés aux espèces nuisibles, aux dates d’ouverture des chasses, etc.
L’organisation de la chasse en France, telle que nous la connaissons aujourd’hui, s’enracine dans un dispositif réglementaire datant de 1941. Vigoureusement dénoncée en 2000 par la Cour des Comptes à cause de la confusion qu’elle crée entre les intérêts privés des chasseurs et l’intérêt général, elle donne aux représentants de la chasse un rôle d’interlocuteur privilégié auprès des institutions gouvernementales à travers un réseau d’influence établi officiellement dans les rouages administratifs du pays.
D’autres réseaux d’influence apportent aux revendications des chasseurs un relais politique déterminant. L’Office National de la Chasse (O.N.C.), devenu ensuite Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (O.N.C.F.S.), est contrôlé par les chasseurs alors que c’est un organisme public financé à 75% par de l’argent public provenant d’une taxe (cynégétique).
Ainsi les chasseurs (2% de la population française), juges et parties, contrôlent l’essentiel des niveaux de décision relatifs à la chasse et à l’ensemble de la faune sauvage (mammifères et oiseaux) :
réglementation, garderie, stratégie, recherche. Il en résulte un décalage entre la réglementation de la chasse en France, les données biologiques fondamentales des espèces chassées et les Directives Européennes : plus longue liste d’espèces gibiers (2 fois plus d’oiseaux chassés que la moyenne européenne, dont 22 déclarés en mauvais état de conservation, au total 25 millions d’oiseaux tués par an), plus grand nombre de chasseurs, plus grand nombre de jours de chasse par an, chasse autorisée tous les jours de la semaine, chasse de nuit, etc.
Il importe de repenser la place de la chasse dans le contexte social et environnemental du XXIème siècle :
* revoir fondamentalement l’organisation de la chasse en la sortant du circuit fermé des chasseurs et en l’ouvrant aux exigences de la société civile en termes d’éthique, de loisirs paisibles et de sécurité.
* prendre en compte les données biologiques fournies par la littérature scientifique internationale. L’objectif est de rééquilibrer les différentes formes d’usages de la nature entre ses multiples utilisateurs, y compris ceux qui refusent le principe de la chasse, en tenant compte des importances relatives de chacun afin de garantir un nouveau rapport entre l’homme et la nature. C’est à cette tâche d’envergure que le Ministère de l’Ecologie devrait s’atteler rapidement, plutôt que de s’attarder à la recherche de mauvais compromis qui se limiteraient à la fixation de nouvelles dates d’ouverture et de fermeture de la chasse, voire même de restaurer des modes de chasse particuliers ou encore d’introduire une nouvelle espèce chassable.
La chasse n’est pas un loisir comme les autres ; au nom des traditions ou d’une prétendue gestion de la faune sauvage, elle fait chaque année de trop nombreuses victimes. Les chasseurs se tuent ou se blessent entre eux, mais atteignent également des promeneurs, des ramasseurs de champignons ou des automobilistes. Ces 1,2 millions d’individus prennent possession de la nature et cela au détriment des 59 millions d’autres usagers, comme au détriment des équilibres naturels.
Au-delà de la campagne qu’elle mène pour l’indispensable arrêt de la chasse le dimanche, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages alerte les pouvoirs publics sur la dangerosité pour les citoyens de l’archaïque organisation de la chasse française. Les actes de braconnage et de chasse hors période sont très peu réprimés, voire pas du tout. De nombreuses plaintes de l’A.S.P.A.S. pour "chasse en temps prohibé" ont été classées sans suite ou considérées comme irrecevables par les tribunaux.
Combien faudra-t-il de morts et de blessés pour qu’enfin la France s’aligne sur ce qui se fait dans les autres pays européens ?
Sources : cet article est un condensé de communiqués rédigés il y a quelques semaines par divers individus et associations : P. Janin, A. Tamisier, P. Athanaze, G. Jarry et H. Tournier, A.S.P.A.S. Photos : http://www.all-free-photos.com.
A.V.I.S.
Depuis 10 ans, l’association A.V.I.S. tient une table d’information hebdomadaire à Toulouse. Elle a distribué 18000 tracts en 2007, collé près de 6000 affiches, organisé une conférence, un concert de soutien, et distribué des centaines d’exemplaires de ses brochures sur le végétarisme et le végétalisme ! Pour la soutenir :
Jugement clément pour un braconnier en série
Communiqué de presse de la L.P.O.
Le 10 janvier 2008, le Tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan (Landes) a condamné un trafiquant d’ortolans à deux ans de retrait de permis de chasse, quatre amendes (une de 1000 euros et trois de 100 euros), pour détention, destruction, utilisation et transport d’oiseaux protégés, d’une part, et détention et usage d’engins de chasse prohibés, d’autre part. La L.P.O. se réjouit que cette affaire ait pu aboutir. Cependant, elle déplore la faiblesse des condamnations, au regard du nombre d’oiseaux saisis, pourtant protégés par la Loi.
Un nombre impressionnant d’oiseaux protégés par la loi ont été trouvés, le 9 octobre 2007, dans son congélateur par les gendarmes de Mont-de-Marsan, en collaboration avec l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). 119 ortolans engraissés, 924 pinsons et linottes, représentant une valeur estimée à 20 000 euros, ont alors été saisis. En plus des oiseaux congelés, dix-neuf autres ortolans, vivants ceux-là, ainsi que trois grives en cage et deux pièges à mâchoires, ont également été découverts sur place.
La L.P.O., la Sepanso (Fédération des Sociétés pour l’Étude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest), la Fondation Assistance aux animaux et la Fédération départementale des chasseurs des Landes se sont alors constituées parties civiles. Un mois plus tard, le 22 novembre 2007, le trafiquant a comparu devant le Tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan. L’avocat de la LPO et de la Sepanso, Me Ruffié, a alors estimé être face « au record de France de braconnage d’oiseaux protégés ». Le ministère public, a quant à lui, dénoncé « le franchissement des limites » et requis un mois de prison avec sursis, trois ans de retrait de permis de chasse, une amende de 2000 euros dont 1000 avec sursis et trois de 250 euros, ainsi que la confiscation des oiseaux et des pièges.
La L.P.O. se réjouit que cette affaire ait pu aboutir. Cependant, elle déplore la faiblesse des sanctions pénales et civiles financières, au regard du nombre d’oiseaux saisis, pourtant protégés par la Loi : 1000 euros d’amende et 3 contraventions de 100 euros, alors que chaque association partie civile se voit allouer 500 euros de dommages et intérêts, et 300 de remboursement de ses frais de procédure. Ces dommages et intérêts correspondent habituellement à des affaires d’atteinte à des espèces protégées de moindre envergure. Ainsi, en tant que partie civile, la L.P.O. a obtenu la somme de 800 € lors d’un jugement du Tribunal correctionnel de St-Omer le 31 janvier 2006, à l’encontre d’une personne qui détenait, elle, 5 chardonnerets, un pinson et un verdier vivants !
La L.P.O. espère que les plaintes qu’elle a déposées pour braconnage de bruants ortolans, à l’automne 2007, notamment celle de son Président effectuée le 2 septembre en Gendarmerie de Tartas (Landes), auront une suite et confirmeront ce désir de réprimer cette chasse hors-la- loi !
Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO, 11 janvier 2008. Site web :
www.lpo.fr
Les parlementaires toujours aussi rétrogrades
Communiqué de l’association "Convention Vie et Nature" :
Mardi 13 mai sera examinée au Sénat une proposition de loi déposée par Ladislas Poniatowsky sénateur de l’Eure. Dans ce texte visant à "la simplification du droit de chasse" figure, à l’article 11, la création d’un nouveau délit "l’empêchement de l’action de chasse" qui devrait être, selon lui, sanctionné par 1500 euros d’amende.
Ainsi, non contents de défendre des traditions et des privilèges d’Ancien Régime (comme la chasse à courre ou le droit de suite) et des corporations issues du gouvernement de Vichy (ordonnance de Pétain créant les fédérations départementales des chasseurs), les chasseurs, dans leur absolutisme, entendent désormais sanctionner la liberté d’expression. Que la direction des théâtres ne punit-elle pas de 1500 euros d’amende les spectateurs qui s’aviseraient de siffler quand la pièce leur déplaît !
Le but des chasseurs est de criminaliser les opposants à la chasse, de transformer toute critique de la mort-loisir en délit. Ainsi, ils attaquent en Justice un responsable associatif qui ose juger "pervers" le fait de tuer pour le plaisir. Tout en exerçant à la première occasion pressions et menaces à l’égard des élus et politiques si ceux-ci n’accèdent pas à leurs exigences, les chasseurs n’hésitent donc plus à poursuivre ceux qui ont l’audace de penser différemment. Tentent-ils ainsi de faire oublier qu’une large majorité de Français sont des usagers pacifique de la nature , puisque 2% de la population s’approprie la faune sauvage, que 73% s’opposent à la chasse à courre, pratiquée par 0,01% de la population, et que tout débat est bloqué par un Etat cynégécrate ? Est-ce avec de semblables lois qu’ils espèrent régler le problème ? Mais qui sont les violents ? Qui sont les terroristes ? Les chasseurs montrent qu’ils ont peur de l’avenir, peur de la jeunesse, peur de l’opinion publique. Il leur faut un rempart de plus.
Si le gouvernement approuvait cette loi scélérate, contraire au droit républicain comme à la législation communautaire, ainsi qu’il l’a déjà fait dans le passé, (dates de chasse, loi Verdeille, complaisance au braconnage...), il confirmerait qu’il n’existe en France aucune séparation de la chasse et de l’Etat, que les députés sont à la botte du lobby chasse au mépris de l’intérêt général, et que la France est bien une cynégécratie où la chasse n’est pas plus séparée de l’Etat que l’Eglise ne l’est dans les théocraties.
On constatera que les premiers résultats concrets du "Grenelle de l’environnement" consistent donc à renforcer la répression contre les faucheurs d’OGM et contre les opposants à la chasse.
Nous appelons toutes les associations de protection de la nature et des animaux à manifester leur dégoût qu’un tel projet soit seulement possible dans une république.
Club des amis de la nature et des animaux
Le C.LA.N. a pour but d’éduquer au respect de l’environnement : actions dans les écoles, sorties découverte de la nature, stands d’information, pétitions, édition d’un petit bulletin. Ils s’associent volontiers à d’autres associations pour s’attaquer à toutes formes de maltraitance animale : corrida, chasse, vivisection, cirques,...
A pas de loup
L’association A pas de loup propose divers chantiers et missions d’éco-volontariat à travers le monde entier. Il s’agit d’étudier la faune ou la flore, de surveiller et protéger les zones sensibles, d’éduquer les populations (locaux, touristes, jeunes), ou encore de restaurer les milieux naturels.
Ces chantiers sont ouverts à tous, les frais de transport restant à la charge des participants. Parmi les actions proposées en 2008, citons par exemple : entretenir le milieu de vie du tétras-lyre dans la Drôme, surveillance des phoques en baie de Somme (et information du public), soutient et dialogue avec les éleveurs de moutons dans les Alpes (par rapport aux loups), soins à des animaux sauvages blessés dans un refuge de Normandie, soins aux tortues terrestres blessées et éducation du public dans le Var, suivi des populations de vautours en Croatie, reboisement de la forêt tropicale au Togo, etc, etc.
Consultez leur site pour les contacter et obtenir le catalogue complet des missions de volontariat nature :
http://www.apasdeloup.org
Les seigneurs de la mer
Communiqué de presse de la L.F.D.A.
A l’occasion de la sortie en France du remarquable film "les seigneurs de la mer" de Rob Stewart, alertant le monde sur les massacres de requins qui menacent de disparition 90% de leurs espèces avant la moitié du siècle, la fondation Ligue Française des Droits de l’Animal rappelle qu’elle a attiré depuis deux ans sur ce sujet l’attention du Ministre de l’agriculture et de la pêche et la Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie .
Les requins figurent parmi les espèces marines les plus menacées, principalement en raison de leur surpêche, à laquelle la France contribue fortement. Les navires français ont déclaré avoir pêché 11.365 tonnes de requins en 2005 (dernières statistiques publiées) ce qui place la France au deuxième rang européen après l’Espagne. De plus la France a importé en 2006 3.334 tonnes de requins, faisant d’elle la troisième importatrice, derrière l’Espagne et l’Italie. Les requins constituent la part la plus importantes des prises accessoires des thoniers français, les plus efficaces d’Europe, dans leurs pêches dans l’Océan Indien et au large des côtes d’Afrique de l’Ouest. Mais, malgré les menaces immédiates qui pèsent sur les requins, très peu de dispositions limitent la pêche aux requins, et les quelques quotas existants sont très au dessus des maximums recommandés par les experts scientifiques, et seules 6 espèces sont protégées dans le monde.
Une centaine de millions de requins sont tués chaque année par des pêcheries industrielles et la pêche de loisir dans le monde. Ils sont particulièrement vulnérables à la surpêche, en raison de leur croissance lente et de leur maturité tardive. Dans la majorité des 470 espèces de requins les femelles ne pondent pas d’œufs comme les autres poissons : les jeunes se développent dans le ventre de leur mère, et la mort d’une femelle peut impliquer la mort de plusieurs jeunes. Au résultat, les effectifs déclinent rapidement. Or les requins jouent un rôle primordial en tant que prédateurs dans les écosystèmes océaniques. Déjà apparaissent dans le monde des signes de perturbation importante des équilibres des réseaux alimentaires dans plusieurs écosystèmes marins, qui sont les conséquences directes de la disparition de populations de requins. Actuellement, l’UICN-Union internationale pour la conservation de la nature estime qu’au moins 300 des 1000 espèces de raies et de requins connues dans les eaux européennes sont en danger, et qu’au moins 150 autres vont le devenir prochainement.
En 2003, l’Union européenne a interdit la pratique gaspilleuse et cruelle de l’aileronage (ou finning) qui consiste à amputer les nageoires du requin, le plus souvent encore vivant, et à rejeter son corps mutilé à la mer, alors qu’il est encore vivant dans 50 % des cas ; l’animal peut agoniser entre 24 h et 3 semaines, comme il a été constaté. Mais ce règlement contient des dérogations qui rendent cette interdiction inefficace. Par exemple, le fait que les carcasses et les ailerons puissent être débarqués séparément rend impraticable tout contrôle des quantités prélevées, et tout contrôle du rapport de quantité entre nageoires coupées et carcasses débarquées.
La Fondation Ligue française des droits de l’animal rappelle que le nombre d’attaques mortelles par les requins est inférieur à une dizaine par an dans le monde entier, et que pour la seule France on compte une quinzaine de décès dus aux guêpes, abeilles et frelons. Les films "les dents de la mer" et autres du même genre sont contraires à la réalité. Et les seigneurs ne sont pas ceux qu’on pense.
Enquêtes de la PMAF
La Protection Mondiale des Animaux de Ferme a pour objectif en 2008 de créer un "département enquête" ;
en effet, ces textes, photos et films sont très souvent repris par les médias et permettent de révéler au public les conditions indignes d’élevage, de transport ou d’abattage dont sont victimes certains animaux de ferme.
Ces enquêtes et l’émotion qu’elles soulèvent contribuent à faire évoluer les habitudes des consommateurs. Elles donnent également la légitimité et l’impact nécessaires pour faire pression sur nos dirigeants et les inciter à modifier les lois afin de mieux protéger les animaux des abus de l’élevage intensif.
Parmi les succès obtenus par la P.M.A.F., on peut citer :
Accorder dès 1997 aux animaux le statut d’êtres sensibles.
Faire interdire depuis 2007 l’élevage des veaux en batterie.
Imposer depuis 2007 la séparation des chevaux par des cloisons durant les longs transports pour leur éviter de tomber et d’être piétinés.
Faire interdire depuis 2007 le transport de jeunes animaux sur plus de 100 kilomètres.
Faire interdire à partir de 2012 l’élevage des poules pondeuses en cages de batterie conventionnelles.
Faire interdire à partir de 2013 l’élevage des truies en stalles durant une grande partie de leur gestation.
Ces enquêtes de terrain sont également indispensables pour veiller au respect de ces nouvelles législations, en repérant les convois suspects, en visitant les élevages intensifs, et en alertant les gendarmes en cas d’infraction.
Ainsi, dans le but de recruter au plus vite un enquêteur et lui allouer des moyens matériels (véhicule, caméra cachée, ordinateur pour réaliser le montage des vidéos…), la P.M.A.F. a besoin de votre soutien.
H.E.L.P.

H.E.L.P. (Habitat Ecologique et Liberté des Primates) est une association créée en 1990 en République du Congo, et un relais en France, lancé en 2000. Son but est la protection des primates, en particulier des chimpanzés, et de leur habitat. Les actions sont menées essentiellement en République du Congo.
Au rythme actuel de la déforestation, 90% de l’habitat des grands singes aura été détruit en Afrique en 2030, entrainant leur disparition.
H.E.L.P. entend donc réhabiliter et réinsérer dans leur milieu naturel des chimpanzés issus de la captivité ou du braconnage. Parallèlement, elle sensibilise les population (locales et internationales) à la conservation de la biodiversité, et lutte contre le braconnage et la "viande de brousse".
Il est possible de venir en aide à l’association de multiples façons : adhésion, parrainage d’un chimpanzé, bénévolat, ou encore séjour sur place :
Renseignements complets sur leur site web
http://www.help-primates.org ou par courrier : H.E.L.P. International, 20 Place de l’Eglise, 63730 Les Martres de Veyre.
Filière animale et réchauffement planétaire
Jens Holm est député suédois de la Communauté Européenne. Il est aussi végétalien et défenseur de la cause animale.
Il est l’auteur d’un rapport intitulé "Filière animale et climat, l’influence négative de l’UE", dont le lancement officiel de la version Française aura lieu ce mercredi 20 Février 2008 au parlement Européen de Strasbourg lors d’une conférence de presse.
Ce rapport analyse le lien entre la surconsommation de viande, la surproduction animale qui en résulte, les dégâts sur l’environnement d’une telle industrie (fourrage, transport du fourrage, déforestation, famines...), et propose des solutions concrètes pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre de cette filière.
Parce que que la France a besoin de se questionner sur ses habitudes alimentaires et que la consommation de viande n’est jamais incluse dans les réflexions environnementales, il est important de faire circuler un tel rapport.
L’association Kokopelli lourdement condamnée
Biodiversité, la fin des illusions.
Communiqué de presse.
"Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :
12.000 € pour le grainetier Baumaux.
23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).
Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.
Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.
Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.
L’état français recevra 17.500 € au motif que Kokopelli vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association Kokopelli. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.
Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : "il faut sauver la biodiversité !", alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par Kokopelli ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à Kokopelli, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).
Les condamnations infligées à Kokopelli ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de Kokopelli : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Depuis 15 ans, Kokopelli protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’état français nous a fait échouer. Aujourd’hui, la disparition potentielle de Kokopelli ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et Kokopelli : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.
L’association Kokopelli a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer "responsables, mais pas coupables" Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !"
Equanimal
Si vous parlez espagnol, n’hésitez pas à visiter le site de l’association Equanimal, qui fait un travail admirable en faveur des droits des animaux, un peu à la manière de One voice en France ou de Viva et Peta en Angleterre.
Très dynamiques, les membres d’Equanimal participent à de nombreuses manifestations et stand d’information. Leur site internet est très bien réalisé et très fourni.
A.V.E.S.-France
A.V.E.S.-France est une association qui édite une feuille d’information électronique par le biais de laquelle vous en apprendrez beaucoup sur les espèces en voie de disparition (gorilles, pumas, chimpanzés, loups, ours, tapir, baleines,…), mais aussi sur la sauvegarde des écosystèmes (biocarburants, déforestation, réserves africaines…).
ASBL Fabienne
L’association Fabienne (l’ASBL est l’équivalent belge de nos associations Loi 1901) est un refuge qui recueille moult animaux en détresse (abandonnés ou bien destinés à la boucherie). Comme tous les refuges, ils ont besoin de vos dons : 10€ pour une adhésion, ou quelques euros par mois si vous souhaitez parrainer un animal.
Renseignements : ASBL Fabienne, Dorekenstraat 25, 1570 Galmaarden, Belgique. Site web :
www.asbl-fabienne.org
Catalogues de Noël
Plutôt que d’acheter vos cadeaux de Noël en grande surface, pensez aux catalogues des associations de protection de la nature ou de défense des animaux ! En voici quelques-uns :

La F.R.A.P.N.A. :
http://www.ruedelanature.fr
FRAPNA – RueDeLaNature, 17 rue Jean Bourgey, 69625 Villeurbanne Cédex.

Editions de Terran :
http://www.terran.fr
Editions de Terran, Bp 4, 31160 Aspet.

La P.M.A.F. :
http://www.pmaf.org/boutique/catalog.php
PMAF, 8 ter en Chandellerue, Bp 80242, 57006 Metz Cedex 1.

La L.P.O. :
http://www.lpo-boutique.com
LPO, La Corderie Royale, Bp 90263, 17305 Rochefort cedex.
Appel aux dons pour la PMAF
La Protection Mondiale des Animaux de Ferme souhaite acquérir une ferme de grande capacité capable de recueillir les animaux victimes de mauvais traitements.
Le but n’est pas seulement d’offrir un refuge aux bêtes ayant souffert de l’élevage intensif ; la ferme a également une vocation pédagogique, et elle proposera aux élèves et aux familles de découvrir concrètement le calvaire subi par ces animaux. Chaque cheval, veau, cochon, poule, lapin et autre espèce recueillie deviendra ainsi, à travers son histoire, un ambassadeur pour dénoncer les abus de l’élevage intensif.
La P.M.A.F. a déjà réuni 103 000 euros de dons, mais il lui en faut au moins 200 000 pour acquérir un terrain de 10 à 15 hectares en Lorraine (capacité : 200 animaux).
Fourrure de lapin
L’association anglaise C.A.F.T., après deux années d’investigation, dévoile une enquête exclusive dans les élevages de lapins à travers l’Europe, dont la France.
Toute la filière a été remontée : de l’élevage dans les cages en batterie à la commercialisation dans les magasins de prêt-à-porter.
Pour la première fois, les enquêteurs ont pu visiter un élevage et l’abattoir des lapins Orylag situés dans les Charentes.
"La fourrure n’est pour certains qu’un "petit morceau de fourrure", mais pour les lapins, c’est toute leur vie !".
Une troisième ville française anticorrida
Les membres du Conseil municipal de Montignac, en Périgord, viennent de voter une motion qui demande l’abolition des corridas en France !
Montignac abrite un site mondialement connu : la grotte de Lascaux dont la partie la plus spectaculaire est la Salle des Taureaux.
Les Conseillers municipaux viennent de faire tomber le mythe inventé par les taurins selon lequel la célèbre grotte serait le berceau de la corrida. En fait de berceau, Lascaux sera son tombeau !
Montignac devient donc la troisième ville française à se déclarer "ville anticorrida" (première ville en Aquitaine !).
Le colloque, organisé à Montignac par le CRAC en septembre dernier, avec la participation de Norbert Aujoulat (spécialiste de l’art pariétal et de Lascaux), d’Elisabeth Hardouin-Fugier (historienne) et de Katherine Bourliascos (égyptologue), a grandement contribué au vote de cette motion.
Nos félicitations à Monsieur Paul Azoulay, maire de Montignac, et à toute l’équipe du Conseil municipal.
Le Grenul de l’environnement ?
Un succès, le Grenelle ? L’A.S.P.A.S. y met un gros bémol : pour la protection de la nature, ce fut plutôt le Grenul !
Le Grenelle dénaturé
Au cours du Grenelle de l’Environnement, les notions de « nature » et de sa protection ont été quasiment inexistantes. Un exemple : les problèmes dus au lobby chasse, si pesants en France, ont été carrément « oubliés » ! L’A.S.P.A.S. constate qu’une fois de plus, le monde vivant a été écrasé par la logique économique. À ce niveau, le Grenelle fut une mascarade.
La protection des océans, les forêts tropicales et les DOM TOM, qui placent la France dans les 10 pays les plus importants de la planète pour la biodiversité, n’ont pas fait partie des priorités du Grenelle, loin s’en faut. En dehors d’une avancée sur des « corridors biologiques », qui relieront des espaces isolés, la protection de la nature a été évincée au profit de problèmes aux solutions économiquement juteuses, favorisant le bâtiment et les industriels. Ce fut le grand marché des entreprises « vertes », et la faune sauvage n’y a rien gagné.
En France métropolitaine, les oiseaux les plus menacés de disparition vivent essentiellement dans les grandes régions de culture. Or, toutes les menaces dues à l’agriculture intensive, tels les pesticides, n’ont fait l’objet que d’intentions vagues. L’intervention en dernière minute de M. Le Métayer, président de la FNSEA, a cassé la volonté de diminuer les pesticides de 50%, et a éliminé toute date butoir. De même que le « moratoire » sur les OGM qui ne durera que l’hiver – c’est-à-dire hors saison ! - toutes ces belles intentions se sont dégonflées comme des soufflés.
Et la chasse ? Le braconnage en France, les dates d’ouverture non respectées, la main mise du lobby sur la nature, qui refuse d’octroyer ne serait-ce qu’un jour de la semaine sans chasse, les préfets décrétant des listes illégales d’animaux dits nuisibles, etc. ? Pas un mot.
Enfin, les avancées réelles obtenues par le Grenelle doivent maintenant affronter des députés de tous bords et des lobbies qui n’apprécient pas « les écolos » et feront tout pour vider ces avancées de leur substance. De plus, les lois promises n’auront aucune valeur tant qu’il n’y aura pas de décrets d’application, ce qui est si souvent le cas en matière d’environnement. Bref, l’ASPAS aimerait bien crier victoire, mais trop de questions se posent.
Contact presse : Julie Danet – Chargée de communication
Tél. : 04 75 25 10 00 – Mail :
info@aspas-nature.org
L’Europe vers la fin des expérimentations sur les primates
Au début de l’été, diverses associations dont One voice sollicitaient votre participation à une action pour convaincre les députés européens français de signer la déclaration écrite sur l’utilisation de primates dans les expériences scientifiques. 12 députés français seulement l’avaient signée, ils sont aujourd’hui 36 sur 78. Résultat honorable pour le pays d’Europe qui expérimente le plus sur les primates.
393 signatures étaient nécessaires pour valider cette déclaration qui demande l’abolition des expériences sur les primates et leur remplacement par des méthodes substitutives. Le 5 septembre 2007, veille de la date limite pour recueillir les signatures des députés, le nombre suffisant était obtenu !
Ce résultat est le fruit de la collaboration des associations luttant contre l’expérimentation animale dans chacun des 27 pays de l’Union européenne.
Il va devoir s’ensuivre une campagne de longue haleine mais qui permettra à terme que plus aucun autre singe ne soit victime d’expériences. La commission européenne devra inclure ce texte dans la modification de la directive 86, One Voice et ses alliés feront tout pour cela.
Souvenez-vous, il y a dix ans tout juste, One voice lançait avec des associations amies, une campagne contre le projet de plus grand centre l’élevage de primates en Europe, à Holtzheim (http://www.experimentation-animale.org/actions/elevages/holtzheim.html).
Dix années plus tard, un pas supplémentaire est franchi sur la voie de l’abolition.
L’ASPAS dénonce les abus de pouvoir des préfets
L’A.S.P.A.S. dénonce les abus de pouvoir des préfets sur le classement des animaux dits « nuisibles »
De nombreux arrêtés relatifs à la chasse et au classement des animaux dits « nuisibles » sont jugés illégaux et rejugés encore et encore. Le plus accablant : les représentants de l’Etat ont pleinement conscience de ce passe-droit.
Chaque année les préfets fixent la liste des espèces animales classées « nuisibles » après avis du Conseil Départemental de la Chasse et de la Faune Sauvage (CDCFS, majoritairement représenté par des chasseurs). Plusieurs critères légaux doivent être remplis pour classer un animal en tant que "nuisible" :
1) Ses effectifs doivent êtres significatifs sur le territoire et,
2) Il doit causer des dommages importants à la faune sauvage, à la flore, à la santé et la sécurité publiques, aux activités agricoles, forestières et aquacoles.
C’est sur l’absence de ces critères que l’ASPAS se base pour porter certains arrêtés abusifs devant les tribunaux. L’année passée sur 10 arrêtés attaqués en procédure d’urgence, l’ASPAS en a fait suspendre 6.
Malheureusement certains préfets, sous la pression des chasseurs et des piégeurs, ne se soucient guère de ces décisions de justice et prennent en toute connaissance de cause des décisions à l’opposé de leur fonction.
Un exemple parmi tant d’autres est sans nul doute celui du préfet de l’Ardèche :
- le 26 octobre 2004, le Tribunal Administratif de Lyon annule le classement 2003 pour le renard, la fouine et le geai des chênes.
- moins d’un mois après, une nouvelle réunion du CDCFS propose ces mêmes espèces au classement « nuisible ». Le préfet cautionne et signe.
- 20 mars 2007, le tribunal annule l’arrêté concernant le renard, la fouine, l’étourneau sansonnet, la pie bavarde et la corneille noire.
- 15 jours plus tard, nouvelle réunion et demande de reclassement de ces espèces. Le nouveau préfet approuve…
- 26 septembre 2007, le tribunal suspend, d’urgence en référé, ce classement.
Porter un arrêté préfectoral devant les tribunaux est une tâche qui s’avère longue et laborieuse pour l’A.S.P.A.S., association à but non lucratif, qui traque sans relâche ce genre de débordement. L’A.S.P.A.S. agit depuis 25 ans pour la réhabilitation des animaux dits « nuisibles ». Ces derniers jouent un rôle très important pour l’équilibre naturel de leur écosystème et de leur environnement.
Il n’est pas admissible que des préfets, représentant l’État, déjouent ainsi la législation au profit d’une poignée de chasseurs dont le plaisir principal est d’éradiquer certaines espèces. L’ASPAS demande le simple respect du droit.
Journée mondiale de l’animal
Naturewatch est une association anglaise qui organise la journée mondiale de l’animal. Elle se tiendra cette année le 4 Octobre, et des actions sont prévues à travers le monde entier.
Le but est d’unir le mouvement pour la défense animale, et de montrer l’importance que revêtent les animaux à nos yeux, rendre hommage au rôle qu’ils jouent dans nos vies.
Pour obtenir la liste des actions prévues, consultez leur site internet :
Sea Shepherd
L’association américaine Sea Shepherd, qui lutte pour défendre la vie marine, lance sa quatrième campagne en faveur des baleines en Antarctique : "operation Migaloo".
Les baleiniers japonais prévoient de tuer près de 1000 baleines cette année, dont certaines issues d’espèces en voie d’extinction.
A bord du Robert Hunter, le célèbre capitaine Paul Watson fera de son mieux pour que soient appliquées les lois internationales et pour empêcher le massacre illégal d’espèces menacées :
"Je n’ai pas eu à l’esprit en créant Sea Shepherd d’en faire une simple association d’opposition. Je n’ai pas parcouru les mers durant toutes ces années pour être témoin impuissant des atrocités perpétuées sur ces êtres intelligents et sensibles. Nous sommes une police des océans et nous opérons légalement en suivant les règles des Nations Unies, qui autorisent les ONG à imposer le respect des lois en matière d’environnement dans les espaces sous juridiction internationale."
Animal amnistie
A la demande de Amnesty International, l’association toulousaine Amnesty Animal a changé de nom et s’appelle désormais AnimalAmnistie.
Vous pouvez les contacter si vous souhaiter participer à leurs actions en faveur des droits des animaux :
Lévriers en détresse
Lévriers en détresse est une association née en l’an 2000 et dont le but est de venir en aide aux galgos (nom espagnol du lévrier) ou aux greyhounds anglais, qui sont utilisés pour la chasse ou pour les courses dans les cynodromes. Une fois leur carrière terminée (à l’âge de trois ans environ), ils sont tués. Ainsi, environ 30000 lévriers sont tués chaque année en Europe, parfois dans des conditions sordides.
L’association les récupère, les soigne, et les place contre la somme de 270 euros (pour participation aux frais).
Association Niçoise Féline
L’Association Niçoise Féline (ANF-Paca) est née en Novembre 2004 afin de venir en aide aux chats errants. Ses objectifs principaux sont d’assurer les soins urgents, de nourrir les chats, de les placer, et de les stériliser.
Toute aide, en nature ou pécuniaire, est la bienvenue !
Nouveau jeu vidéo Peta !
L’association américaine Peta, qui lutte depuis des mois contre la chaîne de restauration rapide KFC, vient d’ajouter une corde à son arc : un hilarant jeu vidéo qui parodie le célèbre Mario bros.
Mettez-vous dans la peau d’un poulet et courez sauver vos congénères, ainsi que Pamela Anderson, tombée aux mains des tortionnaires d’animaux :
Végétarisme au Gabon
"L’Association Végétarienne Gabonaise (AVG) est née en 2004. Depuis, nous organisons des fêtes végétariennes et des excursions en forêt, des exposés et conférences sur des thèmes assez variés en rapport avec le végétarisme, la santé, la pollution, la protection animale, l’écologie, la non violence et le respect de la vie. Nous faisons de la sensibilisation sur le terrain et à travers les médias. Nous assurons la coordination du mouvement végétarien en Afrique francophone où sont nés déjà d’autres branches végétariennes. Nous avons un blog (
http://vegetarismegabon.over-blog.fr) créé par un de nos membres à travers lequel nous faisons la promotion du végétarisme.
Le 25 Août 2007 nous tenons une conférence sur le thème : ’végétarisme et perspective de développement en Afrique’ par Pierre Eric notre conférencier.
Le Gabon est un pays de l’Afrique Centrale avec une population de 1.500 000 habitants. Sa capitale Libreville compte à elle seule plus de 700.000 habitants. C’est un pays très ouvert mais aussi très jaloux de ses traditions. La forêt couvre 75% du territoire national. Il y a quelques années, le Président de la république gabonaise Bongo Ondimba a créé 13 parc nationaux (11% du territoire) pour mettre cette forêt à l’abri des « prédateurs » et développer l’écotourisme."
Feuille d’information d’Univers nature
Toutes les semaines, le site internet Univers nature vous propose une feuille d’information recensant toutes les actualités mondiales en matière d’environnement, de protection animale, d’énergie, de développement durable, etc. Il propose deux formules ; payante ou gratuite :
Compte-rendu de la manifestation anticorrida du 4 Août
Manifestation anti-corrida de Bayonne ; les organisateurs satisfaits.
Un grand merci à toutes celles et ceux qui sont venus à Bayonne pour participer, sous une chaleur torride, à notre grand rassemblement, qui, vous l’avez tous remarqué, fut un succès. En effet, avec 200 participants, Bayonne a connu, samedi 4 août 2007, sa première manifestation d’envergure contre la tauromachie ibérique. Les médias ont rendu compte de ce succès, que soit la télévision avec FR3, Euskal Telebista, Canal+, ou la presse écrite. Seuls le (ou la) journaliste de Sud Ouest aurait vu une cinquantaine de personnes (problèmes de vue, ou de fatigue, ou les deux !) et André Viard, chroniqueur taurin, qui lui a vu "trente énergumènes" !
Un grand merci aussi à toutes les associations, qui se sont mobilisées et qui ont su, malgré la période estivale, faire l’effort de venir à Bayonne de très loin : le parti politique PACMA avec les représentants du pays basque sud, LIBERA de Barcelone, STOP OURS SHAIN, le CAS de Hollande, la LEAGUE AGAINST CRUEL SPORTS, Manel MACIA un des leaders de la lutte anti-corrida en Catalogne, nos amis de Saint Sebastien, BAIONA BERRIA, BERDEAK (Euskadi), les VERTS PB, et toutes les autres associations qui se sont jointes à nous, le CROA, le COGICA de Bordeaux, Le COLBAC de Béziers, la FLAC Perpignan, la FLAC Toulouse, l’ALLIANCE de Nîmes, le CRAC, etc, etc... auxquelles s’ajoutent des militants de Marseille, de Pau, de Bayonne... et de partout, sans oublier les membres très actifs de FLAC-AQUITANIA.SUD !! Nous ne voudrions oublier personne et par la suite, à tête reposée, ils seront TOUS remerciés en particulier.
Un grand merci particulier à Gérard CHAROLLOIS, Président du CVA qui à fait une remarquable intervention devant la mairie, intervention qui a été appréciée de tous.
Malgré quelques craintes de la part des services de sécurité, et compte tenu du contexte des fêtes de Bayonne, cette manifestation s’est déroulée dans de très bonnes conditions, beau temps (un peu trop chaud peut-être !)... ambiance détendue... tout y était... Les gens prenaient les tracts sans les jeter. Bien sûr il y avait quelques bougons et bougonnes, mais aussi beaucoup de signes de sympathie envers notre action.
A la fin de la journée, l’ensemble des services de sécurité nous ont félicités pour la tenue exemplaire des participants. Nous avons reçu aussi les félicitations de l’ensemble des participants.
En conclusion, malgré les difficultés rencontrées ces derniers mois, et les prédictions de certains oiseaux de mauvaise augure qui prévoyaient un échec, ce rassemblement fut en effet un vrai succès et d’ores et déjà nous pouvons vous informer que nous renouvellerons cette expérience l’année prochaine. Nous comptons qu’en 2008, tous ceux et celles qui nous ont déjà aidé à construire la manifestation de samedi, viendront nous rejoindre, et nous espérons aussi avoir la présence de celles et ceux qui, par manque d’information cette année, n’ont pas pu être des nôtres en ce 4 août à Bayonne. Nous vous ferons part de nos propositions prochainement.
Marseille : kit vacances
La S.P.A. de Marseille vous offre un "kit vacances" pour faciliter votre vie (et celle de votre compagnon à quatre pattes) durant vos vacances dans la cité phocéenne : liste des 1ers soins d’urgence, formalités sanitaires à accomplir, liste des plages, parcs et hôtels acceptant les animaux, guide des chenils, etc !
La valisette est à retirer au refuge de la S.P.A. :
S.P.A., 31 Montée du Commandant de Robien, 13011 Marseille.
Commerce d’ivoire sur internet
Une série d’événements tragiques s’est déroulée le mois dernier. En effet, au total ce sont sept rangers qui ont été abattus par des braconniers respectivement dans les parcs nationaux Tsavo (Kenya), Zakouma (Tchad) et Virunga (Congo).
Pour permettre de protéger à la fois les animaux sauvages et les rangers, IFAW a récemment fait don de 20.000 € au Parc national Zakouma au Tchad. Cette subvention aide à former 40 rangers afin d’éviter le braconnage des éléphants menacés. Toutefois, tant qu’il existera une demande pour l’ivoire, les braconniers disposeront d’incitations financières considérables et continueront d’abattre les éléphants.
Dans le cadre des efforts entrepris pour protéger leurs éléphants, de nombreux pays d’Afrique soutiennent une proposition soumise cette année par le Kenya et le Mali et appelant la Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction (CITES) à adopter un embargo international total de 20 ans sur le commerce de l’ivoire. Cet embargo donnerait aux éléphants le temps dont ils ont désespérément besoin pour récupérer, un temps qui pourrait également être utilisé pour prendre des mesures énergiques contre le braconnage et le commerce illicite.
On estime que 20 000 éléphants sont massacrés par an pour alimenter les marchés de l’ivoire. De plus en plus l’ivoire potentiellement illégal est offert en ligne sur le Net là où les risques sont mineurs pour les vendeurs d’être détectés ou poursuivis. Des milliers d’enchères d’ivoire illégal ont lieu chaque jour sur eBay. Sous la pression de votre soutien, tel que le vôtre, eBay a annoncé le 5 juin 2007 qu’il mettra en place une interdiction mondiale des transactions entre nations concernant le commerce de l’ivoire. Cette avancée souligne le rôle majeur des entités comme eBay dans leur responsabilité de mettre un terme à ce trafic. Cependant, l’application trop faible des règlements, à la fois sur le terrain et sur Internet, permet toujours de maintenir ce commerce illicite.
Aucun commerce d’ivoire ne devrait être autorisé, particulièrement si l’on considère que les marchés nationaux de l’ivoire sont déréglementés dans le monde entier. De plus, le commerce légal de l’ivoire sert de couverture aux volumes incroyables d’échanges illégaux qui encouragent le braconnage à travers l’Afrique et l’Asie.
Il y a trente ans, plus d’un million d’éléphants parcouraient ce territoire. Aujourd’hui, ce nombre a été réduit de moitié du fait de la perte de l’habitat, de l’extension de l’activité humaine et de l’abattage pour l’ivoire. Le commerce de l’ivoire, qui constitue peut-être la plus grande menace pesant actuellement sur les éléphants, pourrait être arrêté par les états membres de la CITES et par les sites d’enchères en ligne qui le tolèrent.
Ivoire : A. Juppé trahit la parole de J. Chirac
Moratoire sur le commerce international de l’ivoire : Alain Juppé trahit la parole de Jacques Chirac.
Paris, le 1er Juin 2007 - Alors que commence dimanche à La Haye la 14ème conférence de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), la Fondation Brigitte Bardot vient d’apprendre que la France ne soutiendrait pas la proposition d’un moratoire de 20 ans sur le commerce de l’ivoire. Or, le 7 mars dernier, Jacques Chirac s’engageait par écrit auprès de la Fondation à ce que la France plaide pour un renforcement de la lutte contre le braconnage d’éléphants et le commerce illégal de produits dérivés.
Depuis juin 1997, les populations d’éléphants d’Afrique ne sont plus toutes classées en Annexe 1 de la CITES. En d’autres termes, le commerce international de l’ivoire n’est plus interdit, mais simplement réglementé. Les dernières estimations font état de 300 000 éléphants en Afrique aujourd’hui, contre 2,5 millions en 1970.
6 mars 2007 : le Président Chirac s’engage à protéger les éléphants :
Dans un courrier envoyé à la Fondation, Jacques Chirac indique clairement la position de la France en faveur d’un « renforcement de la lutte contre le braconnage et le commerce illégal [de l’ivoire] » et d’une « suspension des ventes légales qui permettra de réunir toutes les garanties voulues de contrôle et de traçabilité, et de s’assurer que les ventes légales ne favorisent pas les activités illégales ».
Il insiste également sur la promesse de la France de s’engager « à l’occasion de la prochaine conférence des parties de la Convention sur le commerce international des espèces en danger, en faveur d’une plus grande protection de cette espèce inestimable ».
1er juin 2007 : Alain Juppé désavoue les promesses de l’ancien Président, et donc la position de la France.
La Fondation Brigitte Bardot a appris aujourd’hui par le Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables que la délégation française à la CITES, vraisemblablement conduite par Sylvie Guillaume (opposante historique à la préservation des éléphants), ne soutiendra pas la proposition de moratoire du Mali et du Kenya en faveur de la protection des éléphants.
Au-delà du désaveu des promesses de Jacques Chirac, Alain Juppé ne parvient déjà plus à respecter les engagements d’un futur Grenelle de l’Environnement dont la biodiversité fait pourtant partie.
Par ailleurs, la Fondation Brigitte Bardot a sollicité depuis le 29 mai un rendez-vous avec Alain Juppé afin de s’entretenir sur divers thèmes, dont notamment le sort des éléphants d’Afrique et la nécessité d’un moratoire. Requête qui reste à ce jour sans réponse...
Soyez très nombreux à protester auprès du ministre :
ministere@ecologie.gouv.fr
Campagne aérienne contre la corrida !
Voilà une idée originale, et semble-t il efficace, de l’Alliance anticorrida :
Dimanche 27 et lundi 28 Mai 2007, à l’occasion de la feria de Nîmes, l’Alliance a commandé une campagne aérienne dans toute la région et notamment le centre de Nîmes pour inciter le million de visiteurs qui se déplacent chaque année à fuir les corridas.
L’avion a pu dominer les arènes pendant les corridas, les restaurants et les bars bondés, les Jardins de la Fontaine lors des joutes nautiques ainsi que tous les villages environnants dans lequel étaient également organisés des jeux taurins et même des corridas à Caissargues !
Une action qui a touché énormément de personnes et nombreux sont ceux qui ont témoigné leur reconnaissance pour cette initiative.
Le végétarien le plus sexy d’europe
Cette année encore, l’association américaine Peta lance son concours du végétarien et de la végétarienne les plus sexy d’Europe.
Quelques lots seront attribués aux vainqueurs.
Inscrivez-vous avant le 29 Mai sur le site ci-dessous :
Nouvelle adresse du R.A.C.
Le Rassemblement Anti-Chasse change d’adresse. Veuillez désormais écrire à : RAC, Bp 50026, 33702 Mérignac cedex.
Nouvelle association à Clermont-Ferrand
Une nouvelle association pour la promotion du végétarisme est née à Clermont-Ferrand : Auvergne Végétarienne Attitude.
Ils tiennent de nombreux stands dans la région, notamment tous les samedi sur le marché de Riom.
Si vous habitez en Auvergne, n’hésitez pas à les rejoindre pour faire évoluer les mentalités. Clermont-Ferrand est l’une des rares grandes villes de France sans restaurant végétarien !
100 chevaux sur l’herbe
L’association 100 chevaux sur l’herbe a été créée dans le but de sauver le maximum d’équidés de l’abattoir ; qu’ils soient poneys, chevaux, chevaux de trait où ânes, chacun à le droit à la vie et à une place dans leur refuge.
Situé à Couvin en Belgique, 107 d’entre eux vivent heureux et finissent leur existence dans la douceur, l’amour et les bons soins...
C’est lors de la première visite médicale (à l’arrivée de l’équidé) que l’on se rend vraiment compte de toute l’horreur qu’ont vécu les chevaux. Le vétérinaire découvre souvent de cruelles carences alimentaires, des blessures douloureuses, des problèmes graves de pieds, des parasites prouvant la négligence coupable des anciens propriétaires de ces malheureux.
L’association organise tous les étés un week-end portes ouvertes pour montrer au public l’importance de son travail ainsi que la triste réalité des choses. Pour l’année 2007, il aura lieu les 4 et 5 août de 11h à 19h. Les visiteurs pourront rencontrer les protégés, leur donner des carottes. Un stand information sera à leur disposition ainsi qu’une buvette où ils pourront se désaltérer et casser la croûte (menu végétarien). Un spectacle sera proposé, présentant une vingtaine des derniers animaux sauvés et racontant leur histoire.
Tant que l’animal chill
"Tant que l’animal chill", c’est le nom d’une toute nouvelle boutique ouverte au centre de Grenoble. Elle est dédiée aux sports de glisse, skateboard et snowboard en particulier, à cette différence près que ses responsables font des efforts en direction de l’environnement et des animaux.
Ainsi, ils distribuent des chaussures sans cuir et proposent dans leur magasin de nombreux tracts d’associations, et un espace pour que les artistes indépendants puissent exposer leurs oeuvres. Si vous désirez acquérir une planche de surf, de skate, des Tshirts ou des chaussures, pensez à les soutenir plutôt que d’aller dans une boutique "ordinaire" !
Tant que l’animal chill, 2 rue du lieutenant Chanaron, 38000 Grenoble. Site :
www.animalchill.com
Les « nuisibles » réhabilités grâce à l’ASPAS
Le renard et la belette gagnent leur procès contre les Préfets !
Sur les 9 arrêtés préfectoraux classant certaines espèces animales « nuisibles » attaqués en référé par l’ASPAS, 6 viennent d’être suspendus par la justice française, compte tenu de leur illégalité flagrante.
Début janvier, l’ASPAS a attaqué en référé les arrêtés « nuisibles » de plusieurs départements. Cette procédure judiciaire d’urgence permet de faire suspendre immédiatement l’application de l’arrêté et de sauver les vies de ces animaux.
La plupart des tribunaux ont ainsi reconnu le caractère illégal des arrêtés pris par les préfets, notamment dans les Bouches-du-Rhône où le classement du renard, de la fouine, de la belette, du putois, de la corneille, de la pie et de l’étourneau a aussitôt été suspendu par le Tribunal Administratif de Marseille.
Chargé du dossier du Maine-et-Loire (49), le Tribunal Administratif de Nantes s’est également montré sensible aux arguments de l’ASPAS en suspendant le classement de la fouine, de la martre, de la belette et du putois.
Trois autres ordonnances ont sanctionné le classement de la belette dans la Drôme (26), de la pie bavarde dans le Rhône (69) et la Loire (42) et de la martre en Isère (38).
Grâce à l’ASPAS, ces espèces ne pourront donc plus être "détruites" dans les départements concernés, il est désormais formellement interdit de les piéger ou de les tirer en dehors des périodes de chasse. En effet, les soi-disant "nuisibles" peuvent être piégés toute l’année et détruit par tir toute l’année pour certains, sans qu’aucun quota ne soit précisé. Dorénavant, ces animaux seront traités comme toute espèce de gibier (chevreuil, lièvre,...) et chassables uniquement en période de chasse.
Ces décisions juridiques représentent un pas important vers la réhabilitation des soi-disant "nuisibles". La lutte menée par l’ASPAS depuis plus de 25 ans en faveur de ces espèces animales qui font partie intégrante de notre patrimoine naturel national, contribue ainsi à la reconnaissance de leur rôle prépondérant dans l’équilibre biologique. Une évolution relativement lente comparée à de nombreux pays européens !
La multiplication des procès incitera peut-être les dirigeants de notre pays à ne plus céder aux pressions de quelques électeurs-chasseurs pour concéder aux animaux sauvages la place qu’ils méritent dans notre société.
Le danger plane au dessus des abeilles
Un danger s’efface à peine qu’un autre surgit. Les abeilles françaises, qui jouent un rôle prédominant dans la pollinisation de nos fleurs, fruits et légumes, ont d’abord du faire face à un acarien parasite venu d’Asie : le varroa.
Ensuite, l’utilisation du Gaucho et du Régent, deux pesticides pulvérisés sur les cultures, a mis à mal les essaims et les ruches. Depuis leur interdiction, la situation des abeilles semblait s’améliorer, mais voilà :
une nouvelle espèce de frelons, dont un nid a probablement été accidentellement importée d’Asie dans une cargaison, commence à se répandre à vitesse grand V dans le Sud-Ouest de la France.
Le problème, c’est que ce frelon "Vespa velutina" est un grand prédateur d’abeilles, qu’il capture jusqu’à la porte de leur ruche. Les abeilles de nos contrées sont rarement attaquées par les frelons d’Europe et n’y sont pas préparées.
Le frelon Asiatique a déjà atteint les Landes (la plus grande forêt d’Europe) et construit ses nids à très grande hauteur dans les pins ; impossible de l’y déloger. Sa vitesse d’acclimatation et de reproduction fait qu’il devrait rapidement coloniser tout le pays...
Univers nature
Univers nature est un gros site internet dédié à l’environnement. En plus des innombrables documents que vous trouverez sur leur site, vous pouvez vous abonner à la feuille d’information hebdomadaire. Vous y retrouverez beaucoup de news internationales sur la protection de la planète, l’agriculture bio, les animaux, etc.
Action Peta en Egypte
Un poulet géant agressé devant un restaurant KFC du Caire.
Un militant de la défense des droits des animaux, déguisé en poulet géant, a manifesté samedi devant un restaurant de la chaîne de fast-food américaine KFC du Caire avant d’être jeté à terre par les employés et brièvement interpellé.
Durant les échauffourées, la tête de poulet de Jason Baker, un Américain membre de l’organisation américaine People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), a été arrachée par les employés.
PETA mène une campagne internationale pour protester contre le traitement infligé aux volailles par les fournisseurs de Kentucky Fried Chicken, qui propose des plats à base de poulet frit.
Nadia Montasser, représentante de PETA qui accompagnait M. Baker, a expliqué que l’organisation ne visait pas spécialement KFC en Egypte mais appelait un boycottage international de la chaîne. PETA affirme que les poulets sont soumis à des traitements et des méthodes d’abattage cruels.
Les deux militants ont ensuite été interpellés par les forces de sécurité, avant d’être relâchés peu après. "Si c’est comme ça qu’ils traitent les êtres humains, imaginez comment sont traités les poulets", a lancé Nadia Montasser.
Le directeur du restaurant égyptien, situé en plein coeur du Caire, a affirmé n’avoir "aucune relation" avec KFC en dehors de l’Egypte. "Nous sommes une entreprise égyptienne, avec des employés égyptiens et nos fournisseurs sont égyptiens", a-t-il affirmé.
Selon Tariq Taoufiq, vice-président de la chambre de l’industrie alimentaire, les chaînes de restauration rapide en Egypte utilisent des abattoirs de pointe. "La manière dont on traite les poulets a un impact important sur leur goût. Si on traite bien la volaille, et qu’elle reste calme, alors la viande est beaucoup plus tendre", a-t-il assuré.
En mai 2006, Jason Baker s’était déguisé en mouton et avait offert des fleurs à l’ambassade d’Australie au Caire après que les autorités australiennes eurent recommandé de suspendre les exportations de moutons vers l’Egypte en raison de l’état de ses abattoirs.
Source : Yahoo actualités, 17/02/2007
Pesticides : Monsanto condamné
Les magistrats de la 5ème chambre correctionnelle du tribunal de Lyon, viennent de condamner l’ancien dirigeant de la société Monsanto Agriculture France à 15000 € d’amende, à la publication du jugement dans le quotidien Le Monde et dans une revue de jardinage, pour publicité mensongère. Cette condamnation qui met fin au mensonge de Monsanto, remet les pendules à l’heure. Il constitue une excellente nouvelle pour la protection de l’eau.
Suite à la plainte d’Eau et Rivières de Bretagne en 2001, les inspecteurs de la répression des fraudes ont dressé un procès verbal à l’encontre des dirigeants de la société Monsanto, fabriquant du RoundUp et de Scotts France, distributeur de ce pesticide, pour publicité mensongère.
Les campagnes de publicité de Monsanto présentant à la télévision et sur les emballages le désherbant Round Up comme respectant l’environnement, ont favorisé la banalisation de l’usage de ce pesticide, le plus vendu aux jardiniers amateurs. Cette banalisation explique le fort taux de pollution des eaux françaises : les deux molécules chimiques issues du Round Up, sont détectées respectivement dans 55 % et 35 % des eaux superficielles (voir rapport IFEN)
Désormais, au-delà du Round Up, les fabricants et distributeurs de pesticides ne pourront plus prétendre que les pesticides respectent l’environnement ; d’ailleurs, l’article 36 de la loi sur l’eau adoptée le 30 décembre dernier par l’assemblée nationale renforce cette interdiction en prohibant« les publicités pouvant donner une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser leur utilisation ».
Sans réduction des quantités de pesticides épandus par tous les utilisateurs (collectivités, agriculteurs, particuliers), il est vain d’espérer réduire les impacts de ces molécules chimiques qui empoisonnent insidieusement la nature, et portent atteinte à la santé publique.
En ce sens, la condamnation pour publicité mensongère du fabricant du pesticide le plus vendu dans le monde est une bonne nouvelle : elle aidera sans nul doute à la nécessaire prise de conscience collective et aux changements de comportements qui s’imposent pour améliorer la qualité de nos ressources naturelles.
Condamnations pour des extensions illégales d’élevages
La Cour d’appel de Rennes a condamné le 22 janvier 2007 plusieurs éleveurs de volailles qui avaient augmenté leur cheptel sans autorisation. Pour la première fois en France, les magistrats ont également retenu la responsabilité de l’intégrateur, la société DOUX, leader européen de la volaille.
En mars 1998, des contrôles menés en Ille-et-Vilaine par la Direction des Services Vétérinaires (DSV) avaient mis en évidence des dépassements importants de cheptel dans une quinzaine d’élevage, intégrés par le groupe DOUX. Une information judiciaire était ouverte le 12 avril 1998. Outre les éleveurs, les dirigeants du groupe DOUX et les techniciens, étaient entendu par le juge d’instruction. En septembre 2003, celui-ci décidait de mettre en examen la société DOUX ELEVAGE, pour s’être rendue complice par instruction, aide, assistance et fourniture de moyens, du délit d’exploitation non autorisée d’installation classée pour la protection de l’environnement. La société DOUX est le premier producteur européen de volailles, et réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 1,3 milliard d’euros.
L’instruction avait démontré que c’était la société DOUX et ses filiales, qui contractualisait avec les éleveurs pour implanter de nouveaux bâtiments, élaborait les dossiers de plan d’épandage, fournissait poussins et aliments, décidait du planning de production et des dates d’enlèvement. Les techniciens du groupe avaient reconnu lors de leurs auditions que le groupe DOUX, en toute connaissance de cause, sous-estimait le cheptel dans les déclarations administratives, prévoyait dans le contrat d’élevage un nombre d’animaux supérieur à celui déclaré auprès de l’administration, et fournissait même un nombre d’animaux parfois plus élevé que celui prévu au contrat !
La Cour d’appel avait été saisie par le Procureur de la République de Rennes et Eau & Rivières de Bretagne, partie civile, de la relaxe générale prononcée par le tribunal correctionnel de Rennes le 9 octobre 2006. Par arrêt du 22 janvier 2007, la Cour déclare les éleveurs coupables du délit d’exploitation d’une installation classée sans autorisation. Elle retient également la responsabilité pour complicité de la société DOUX ELEVAGE. Les magistrats observent que « les responsables de la société DOUX ELEVAGE suivaient très précisément l’évolution des effectifs présents dans chacune des exploitations pratiquant pour son compte la production à façon de volailles. Les faits démontrent en outre que le respect de la législation et de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement n’était pas pris en compte, et était même délibérément écarté par la SNC DOUX ELEVAGE qui privilégiait les objectifs commerciaux pour la réalisation desquels elle utilisait des infrastructures de production qu’elle avait, par la diligence de ses techniciens, activement contribué à mettre en place, et au moyen desquels elle avait sciemment facilité la préparation et la consommation des infractions reprochées aux éleveurs en les incitant à signer des contrats ayant pour objet des productions de volailles en nombre très supérieur au plafond correspondant au régime administratif de la déclaration et en procédant aux remplissages et aux enlèvements intermédiaires et définitifs sans vérifier si les effectifs de volailles présents dans les exploitations étaient inférieurs ou égaux au seuil de 20000 animaux équivalent. »
La société DOUX ELEVAGE est condamnée à 30 000 € d’amende et à verser 15 000 € de dommages et intérêts à Eau & Rivières de Bretagne, dont l’action « sérieuse, régulière et active » est relevée par les magistrats. L’arrêt très motivé reste susceptible d’un pourvoi en cassation, et n’est donc pas définitif à cette heure.
Eau & Rivières de Bretagne se félicite de cette décision de justice, qui pour la première fois en France reconnaît la responsabilité de l’intégrateur, maillon fort du système de production hors sol, dans les infractions environnementales de l’élevage intensif. L’association regrette qu’à la suite de ces premiers contrôles positifs, des vérifications complémentaires n’aient pas été entreprises dans les autres départements bretons où le groupe DOUX intervenait également.
L’augmentation illégale des cheptels conduit en effet à aggraver les excédents de nitrates et phosphore dans une région déjà saturée, et contribue ainsi à accroître la pollution des eaux.
Au moment où la Bretagne risque du fait de la pollution de ses eaux superficielles une très forte amende européenne, les contribuables savent à présent qui sont les complices et les bénéficiaires de cette situation.
Le papier recyclé
La consommation de papier croit de 2,8% par an tandis que les ressources naturelles se raréfient ; aujourd’hui 40% du bois abattu est destiné à la production de papier !!
En France, la surface occupée par les forêts à tendance à s’agrandir depuis quelques années, mais la plupart des arbres destinés au papier sont coupés dans les forêts équatoriales, en Asie du sud-est notamment, où la situation est catastrophique (exemple : l’île de Sumatra où les forêts ont complètement disparu, entraînant l’extinction annoncée d’espèces animales comme le tigre de Sumatra ou l’orang-outan).
La situation n’est guère plus brillante en France, où les forêts, les bois et les bosquets originels ont été remplacé par des forêts gérées par l’homme, dans lesquelles ne poussent qu’une variété d’arbres, calibrés, du même âge, droits comme des "i" et plantés au cordeau.
Un employé de bureau consomme 70kg de papier par mois. En utilisant du papier recyclé, chaque employé pourrait éviter chaque année l’abattage de 12 arbres, l’utilisation de 15000 litres d’eau et 720 litres de pétrole, ...et éviter une masse considérable de déchets.
Le papier peut être recyclé jusqu’à 8 fois ! On trouve désormais des ramettes et des enveloppes recyclées dans de nombreuses boutiques, papeteries, magasins bio, et même certains supermarchés.
Article largement inspiré par un tract de La maison de l’écologie (Lyon).
Protection des animaux aux Philippines
La Palawan Animal Welfare Association a été créée par Jackie Baut, citoyenne belge. Voici la présentation qu’en fait leur site internet :
"C’est un engouement particulier pour les Philippines et un amour sans limite pour les animaux qui ont amené Jackie Baut à suivre sa passion jusqu’à Palawan, petite île de l’archipel des Philippines, située au nord de Bornéo. Là-bas, cette ancienne membre active des associations "Gaia" et "Animaux en Péril" se consacre à soulager la misère des animaux abandonnés et maltraités.
Palawan est l’endroit le plus beau, le plus intact et le plus authentique de ce beau pays mais aussi le plus difficile pour mener à bien de tels projets.
Le premier objectif était la réhabilitation des animaux sauvages détenus illégalement mais, très vite, elle réalise que les chiens errants ont également besoin d’aide.
En coopération avec les vétérinaires de la ville et le Dr. Danilo Quintero, elle construit une clinique mobile afin de procéder à la stérilisation des chiens et des chats.
Pour pouvoir travailler légalement, elle crée en mars 2000 une fondation appelée "Palawan Animal Welfare Association, Inc."
Vous trouverez des descriptions de leurs actions, de leur besoin et de la situation aux Philippines sur leur site :
http://users.swing.be/PAWA.
Adresse postale : P.A.W.A., PO box 362, Puerto Princesa City, 5300 Palawan, Philippines.
Nouvel ouvrage de Kokopelli
La sixième édition de Semences de Kokopelli vient de voir le jour ; 648 pages, grand format tout en couleur, illustré de 927 photographies.
L’introduction est signée Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherches à l’INRA.
Le livre présente une collection planétaire de 2700 variétés et espèces principalement alimentaires. Il présente également 50 pages d’articles sur la biodiversité, la confiscation du vivant, la folie des chimères génétiques.
C’est un manuel de production de semences pour le jardin familial avec des informations très détaillées permettant à tous les jardiniers, et maraîchers, de produire leurs propres semences en toute pureté variétale.
"Semences de Kokopelli" présente aussi une analyse précise des processus d’érosion génétique pour chaque espèce alimentaire ainsi que des informations récentes quant à la présence de plantes transgéniques alimentaires dans diverses parties du monde.
Il est disponible en ligne pour 57 euros, port collissimo inclus (et 3 sachets de semences gratuits).
Vers un label "bien-être animal" dans la grande distribution ?
La Fondation Ligue française des droits de l’animal vient de demander aux directions de la qualité des grandes chaînes de distribution françaises (Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc et Monoprix) de créer, conjointement avec les producteurs de viande, de volailles et de produits d’origine animale, un label BIEN-ÊTRE ANIMAL.
Ce label est destiné à informer clairement les consommateurs du niveau de bien-être assuré aux animaux durant leur élevage. La Ligue française des droits de l’animal fonde sa demande sur deux arguments indéniables, l’un sociologique, l’autre économique.
Sur le plan sociologique :

Une enquête* d’opinion très détaillée menée par la Commission européenne en février-mars 2005, montre notamment que 74% des citoyens de l’Union européenne considèrent que leur comportement de consommateurs peut améliorer le bien-être des animaux de ferme, et que 57% sont prêts à payer plus cher pour des produits comportant une information sur les conditions de bien-être des animaux.

Une autre enquête** lancée en France en janvier 2006 par le CIV-Centre d’information des viandes démontre que 81% des consommateurs souhaitent que l’étiquetage des produits alimentaires d’origine animale comporte des indications plus claires sur le bien-être des animaux, et que 45% sont disposés à payer plus cher si ce bien-être s’en trouve certifié.
Sur le plan économique :

Une dizaine d’expertises très rigoureuses menées en 2005 par la Humane Society of United States sur des élevages industriels de volailles, de bovins et de porcins, ont montré que des investissements importants permettant d’améliorer les techniques d’ élevage, de manipulation ou d’abattage des animaux améliorent aussi leur bien-être et ont des conséquences économiques très rapidement favorables, au point que ces investissements se trouvent être bénéficiaires en moins de deux ans dans plusieurs cas.
En conséquence, il s’avère que la mise en œuvre d’un label fondé sur le bien-être animal est à la convergence d’une part des soucis éthiques et des exigences de qualité légitimes des consommateurs, et d’autre part des intérêts économiques des producteurs et des distributeurs, légitimes eux aussi.
La Fondation a attiré l’attention des chaînes de distribution sur le fait que d’autres associations se fédéreraient autour d’elle sur ce projet, comme elles le firent en 1984, lors que la Ligue française des droits de l’animal a obtenu de la Commission européenne, pour la première fois, que les boîtes d’œufs mentionnent le mode d’élevage des poules, cela afin de favoriser leur élevage en plein-air en combattant leur élevage en batterie de cages.
* Attitudes des consommateurs vis-à-vis des animaux de ferme, Eurobaromètre spécial 229, Commission européenne, juin 2005.
** Plan d’action communautaire relatif au bien-être et à la protection des animaux d’élevage, Edinstitut -CIV, janvier 2006.
Vers la fin de la corrida ?
Le mouvement s’amplifie en Espagne ! Une trente-quatrième ville s’est déclarée anticorrida !
C’est un sale coup porté aux aficionados qui utilisent souvent l’argument de "culture hispanique" pour embellir leur boucherie organisée.
Voici la liste des villes où il fait bon vivre :
Tossa de Mar (1989 - Girona)
Vilamacolum (1991 - Catalunya)
La Vajol (1991 - Catalunya)
Palafrugell (1991 - Catalunya)
Calonge (1997 - Girona)
Barcelona (2004 ciudad)
Torelló (2004 - Barcelona)
Calldetenes (2004 - Barcelona)
Olot (2004 - Girona)
Ripoll (2004 - Girona)
Tavertet ( 2004 - Barcelona)
Manlleu (2004 - Barcelona)
Granollers (2004 - Barcelona)
Valls (2004 - Tarragona)
Molins de Rei (2004 - Barcelona)
Sant Feliu de Llobregat (2004 - Barcelona)
Bellpuig (2005 - Lleida)
Abrera (2005 - Barcelona)
Sitges (2005 - Barcelona)
Sant Cugat (2005 - Barcelona)
Banyoles (2005 - Girona)
Cerdanyola (2006 - Barcelona)
Sant Andreu de la Barca (2006 - Barcelona)
Mollet del Vallès (avril 2006 - Barcelona)
Teià (mai 2006 - Barcelona)
Sant Quirze de Besora (mai 2006 - Barcelona)
Gironella (mai 2006 - Barcelona)
Cabrera de Mar (mai 2006 - Barcelona)
Biure de l’Alt Empordà (mai 2006 - Girona)
Cabanes de l’Alt Empordà (juin 2006 - Girona)
Sant Iscle de Vallalta (juin 2006 - Barcelona)
Guissona (juin 2006 - Lleida)
Torrebesses (août 2006 - Lleida)
Et pour continuer du côté des bonnes nouvelles, sachez que soixante-trois députés français, cent sept mouvements et vingt-six personnalités ont déjà signé pour soutenir Muriel Marland-Militello, cette député qui a déposé un projet de loi pour l’abolition de la corrida.
En juin 2007, auront lieu les prochaines élections législatives. D’ici là, il faut absolument essayer de convaincre votre député de participer à cette avancée vers le respect des animaux, s’il ne se trouve pas déjà dans la liste actualisée sur
http://petition-anticorrida.com/pro...
Vous trouverez son adresse sur
http://www.assemblee-nationale.fr/1...
L’AFIPA et l’ASPAS attaquent plusieurs fourreurs en justice !
Les organismes de défense animale, l’ASPAS et l’AFIPA, ont décidé de s’unir pour faire condamner plusieurs fourreurs français vendant des espèces protégées ou interdites.
D’impressionnants stocks de peaux ont été saisis chez quatre fourreurs suite aux constats d’huissier réalisés par nos associations : loup, lynx, puma, chimpanzé, chien, chats. Tous ces animaux sont pourtant soit domestiques, soit strictement protégés par la Convention de Washington (CITES) et par la législation française. Interdite sur le territoire français, la commercialisation de produits issus d’espèces protégées est passible de 9000 euros d’amende et de 6 mois d’emprisonnement.
L’affaire est désormais entre les mains de Mme Monthambault, Vice-Procureur de la République. L’ASPAS et l’AFIPA attendent un procès exemplaire qui, espérons-le, incitera le gouvernement à réagir face à l’ampleur de ce trafic illégal. Car seule la mise en place de règles strictes pour contrôler ce commerce permettra de faire le ménage au sein de cette "profession".
Ceux qui souhaitent toujours acheter de la fourrure doivent être mis en garde : acheter de la fourrure revient non seulement à devenir propriétaire d’un tissu de souffrance, mais devient également un acte périlleux tant le manque de traçabilité fait rage. Si certains fourreurs vendent ouvertement et impunément des chapeaux en léopard, des manteaux de loup ou de lynx, d’autres n’hésitent pas à étiqueter leurs produits sous des appellations parfois fantaisistes : la fourrure de chien devient ainsi "loup de Corée" ou "Dogue de Chine".
Pour mettre fin à ce genre d’escroquerie, l’AFIPA lance le 28 septembre une grande campagne d’information sur la fourrure de chat et de chien au niveau européen, mais aussi pour modifier le décret sur l’étiquetage de la fourrure. La mention du nom commercial, du nom scientifique, de la méthode d’abattage et du pays de provenance n’est désormais plus une exigence, mais une demande légitime !
La guerre de l’ortie rallumée
La semaine passée, dans un premier communiqué de presse, l’association des Amis de l’ortie alertait l’opinion public et les médias sur les dérives auxquelles donnent lieux l’interprétation de l’article 70 du texte de la loi d’orientation agricole daté du 05 janvier 2006, documents disponibles sur terran.fr ou univers-nature.com
Devant l’impact de ce premier texte, face à l’ampleur de la mobilisation et à la demande de très nombreux correspondants, l’Association des Amis de l’ortie a décidé d’initier la mise en place d’un collectif nommé « Candide » (clin d’œil au héros voltairien !) qui se chargerait de défendre ce dossier devant l’administration. C’est pourquoi nous demandons à chaque association, mais aussi aux organisations publiques ou privées souhaitant être associées à cette démarche de mandater un correspondant, représentant de la dite association ou organisations publics ou privées dans le collectif « Candide ». Nous pourrons alors, tous ensemble définir une stratégie.
Nous adressons ce jour également par le biais de ce communiqué, en demandant à chaque média qui le souhaite, de s’en faire l’écho, une lettre ouverte au Président de la République, M. Jacques Chirac, afin qu’il prenne conscience des conséquences de cette loi d’orientation, à l’évidence contraire aux principes de la charte des droits de l’Homme, mais aussi à celle des citoyens dont il est le garant.
L’association des Amis de l’ortie
1- Inscription au collectif « Candide » sur : orfol@aol.com
2- Pour en savoir en plus (texte de loi, interview Bernard Bertrand...) :
portail
www.univers-nature.com.
Bernard Bertrand, porte parole de l’association des Amis de l’ortie...
Lettre ouverte au Président de la République, le 12 septembre 2006
Le saviez-vous M. le Président ?
Depuis le 01 juillet 2006, toute la filière de l’agriculture biologique est illégale en France !
Plus encore, les jardiniers amateurs ne peuvent plus ni utiliser, ni détenir des produits qui ne seraient pas homologués par l’administration, homologation dont les règles sont fixées par les tenants de l’agro-industrie.
Et vous qui encouragez les agriculteurs à utiliser moins de pesticides, comment vont-ils faire pour ne plus polluer nos nappes phréatiques et notre assiette ?
On se le demande bien, car depuis la nouvelle loi d’orientation agricole du 05 janvier 2006, avec effet d’application au 01 07 06, qui modifie notre code rural, « sont interdites la mise sur le marché, l’utilisation et la détention par l’utilisateur final (le consommateur donc, ndla !) des produits phytopharmaceutiques, s’ils ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le marché... ». En clair, les agriculteurs biologiques ou les candidats à la conversion, utilisant majoritairement des produits naturels non homologués, sont privés d’outil de travail !
Attendez ce n’est pas tout, M. le Président, il y a mieux encore !
Figurez-vous que l’art. L. 253-7 de cette même loi précise que « toute publicité commerciale et toute recommandation » concernant les-dits produits non homologués sont également interdites.
Atteinte à la liberté de transmettre des savoirs traditionnels, à celle de l’information aussi, atteinte enfin au droit le plus élémentaire du citoyen, celui de travailler son jardin comme il l’entend...
Nous voyons déjà M. Dominique Bussereau s’offusquer, crier à l’interprétation hâtive de son texte ; nous le voyons déjà assurer qu’à aucun moment, il n’a eu l’intention de nuire à nos libertés fondamentales, encore moins d’aller à l’encontre de la charte des droits de l’homme, ni de celle du citoyen, dont vous êtes le garant, Monsieur le Président !
Nous voulons bien le croire, M. Bussereau est sincère...
Mais alors, comment expliquer l’intervention de deux fonctionnaires de l’état* chez un paysagiste, promoteur de techniques agricoles alternatives et novatrices et la saisie de cours, de documents pédagogiques, mais aussi la copie de brevets ? Sur quelles bases, ces fonctionnaires de l’état ont-ils agi, si ce n’est pas sous le couvert de ce texte législatif ?
Des cours et des documents pédagogiques ! Vous avez bien lu, M. le Président.
Et comment expliquer qu’une nouvelle intervention des fonctionnaires de la DGCCRF soit programmée mardi 19 septembre, justement chez l’Éditeur de ce même paysagiste, qui a le tort d’avoir co-signé un livre hautement subversif : Purin d’ortie & compagnie, aux éditions de Terran.
Le hasard M. le Président ! Nous n’en doutons pas un seul instant !
Comment M. le Président, vous ne croyez pas au hasard ? Vous parlez de censure, d’inquisition !
Oh non, n’exagérez pas, Purin d’ortie & cie, ce n’est pas le Goncourt tout de même, juste un petit livre jaune de recettes de grands pères, de votre grand-père peut-être !
Non, il ne faut pas être paranoïaque M. le Président.
Il n’empêche, votre attachement à la mémoire rurale et vos interrogations nous rassurent.
Nous sommes convaincus que vous saurez expliquer à votre Ministre de l’agriculture, qu’il y a peut-être mieux à faire, que de tuer dans l’œuf l’espoir que représente pour la survie de notre agriculture familiale, pour la santé de l’environnement et celle du consommateur, l’utilisation de produits naturels dont le seul défaut serait de ne pas correspondre aux critères de l’agrochimie !
Les milliers de petites gens indignées par ce texte maladroit, vous demandent solennellement M. le Président, de faire le nécessaire afin que cette loi soit amandée ou abrogée la liberté de cultiver la terre comme chacun l’entend soit préservée, mais aussi qu’aucune atteinte ne soit apportée, durant votre mandat, à notre mémoire collective rurale.
Pour l’association des Amis de l’ortie... son porte-parole,
Bernard Bertrand, écrivain-paysan !
* Service de l’Inspection Nationale des Enquêtes de Concurrence, de Consommation et de Répression des Fraudes et le Service Régional de la Protection des Végétaux de l’Ain.
Note : sujet également traité par le journal télévisé de TF1, le 20/09/2006.
Victoire pour les phoques
Une victoire importante qui couronne les efforts entrepris pour fermer les marchés européens aux produits dérivés du phoque ; un pas important pour mettre un terme à la chasse commerciale des phoques au Canada.
Le Parlement européen vient de publier une Déclaration écrite appelant à l’interdiction de l’importation, l’exportation et la vente des produits des phoques du Groenland et des phoques à capuchon. IFAW et plusieurs autres associations ont effectué un travail de lobbying efficace auprès de la moitié des députés européens, afin qu’ils signent la résolution qui va maintenant être transmise à la Commission européenne et au Conseil des ministres.
Une interdiction européenne permettra de réduire la demande de produits issus des phoques et enverra également un message fort au gouvernement canadien, en soulignant que l’Union européenne ne veut avoir aucun rôle à jouer dans cette chasse cruelle.
L’importation des peaux de bébés phoques du Groenland (« blanchons ») et phoques à capuchon (« dos bleus ») et des produits de pelleterie prise sur des jeunes de moins de 2 à 3 semaines, a été interdite en Europe en 1983. Cependant, les chasseurs attendent maintenant quelques jours seulement pour que les jeunes phoques du Groenland aient perdu leur fourrure blanche avant de les tuer ; en effet, 95% des phoques tués ont encore moins de trois mois. L’importation des produits dérivés de ces bébés phoques se poursuit au sein de l’Union européenne.
La déclaration stipule que la dernière fois que le nombre de phoques tués annuellement a atteint un tel niveau - lors des carnages des années 50 et 60 - la population de phoques avait été réduite des deux tiers. Elle stipule également qu’en moyenne, les chasseurs de phoques tirent moins de 5% de leurs revenus de la chasse aux phoques, laquelle ne représente que quelques jours de travail par an.
Un certain nombre d’États membres de l’Union européenne (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas et Italie) ont d’ores et déjà adopté des mesures interdisant le commerce des produits dérivés du phoque et d’autres (Royaume-Uni) envisagent de le faire.
Forêts interdites aux non-chasseurs !
La nature réservée aux chasseurs par arrêté préfectoral en Eure et Loir.
Par arrêté préfectotal du 12 septembre 2005, l’accés aux forêts publiques de Senonches et Montécot dans l’Eure et Loir a été "reglementé" pour la majorité des citoyens, mais pas pour les chasseurs.
L’accés au massif forestier est interdit les lundi, vendredi et samedi depuis le mois de septembre jusqu’au 31 mars. Seuls les chasseurs ont le droit d’accés aux forêts publiques pendant cette période.
Sous prétexte de sécurité, les ramasseurs de champignons, les promeneurs, les cyclistes, les cavaliers sont privés d’un droit naturel, celui de l’accés au domaine public. La sécurité pour le préfet, c’est d’éloigner non pas les porteurs d’armes, mais les victimes potentielles !
Quand à l’office des forêts, il a cédé au lobby de la chasse qui a exigé l’exclusivité de l’accés à la forêt en contrepartie des droits payés.
La situation est, parait-il, identique dans l’Orne ou dans l’Eure.
Le mouvement s’étend discrétement et l’égalité des droits au domaine public se restreint.
Il est trop tard pour attaquer cet arrêté auprès du Tribunal Administratif. Mais que cela ne vous empêche pas d’exprimer votre désapprobation. Et surveillez les arrêtés de votre région !
Préfecture d’Eure et Loir :
communication@eure-et-loir.pref.gouv.fr
Adresse :
Place de la République
28019 Chartres cédex
Pour lire l’arrêté complet, cliquez sur :
http://www.antichasse.com/arrete_eu...
Comité Radicalement Anti-Corrida
Le C.R.A.C. a lancé cet été une campagne d’affichage contre la corrida, en région parisienne et dans le sud de la France. Ils ont également édité de splendides tracts parodiques intitulés "découvrez la corrida", des autocollants, et une série de 25 cartes postales humoristiques signées par de célèbres dessinateurs (Cabu, Wolinski, Tignous...). Ils distribuent de plus un livre qui dévoile les dessous de la corrida "La mafia tauromaniaque" (Alain Perret), et une pétition pour interdire l’accès des arènes aux mineurs de moins de 18 ans.
Animaux du Liban
Dans toutes les guerres, les animaux paient le prix fort. Peut-être même que ce sont eux les premières victimes des conflits. Bien qu’ils soient largement oubliés des médias, quelques personnes pensent à eux ;
voici deux communiqués de presse, l’un américain, l’autre français :
Peta vous appellent à faire une donation pour venir en aide aux animaux des zones de combat. Ils ont des délégués sur place qui nourrissent et réconfortent les animaux terrifiés qui errent dans les décombres, bien souvent abandonnés par leurs maîtres qui ont fuit en hâte les bombardements.
Les équipes liées à Peta travaillent aussi bien au Liban qu’en Israël, et ils donnent des instructions aux médias et aux membres des Nations unies pour qu’ils évacuent des animaux, les libèrent de leurs cages, etc.
Pour faire un don et obtenir de plus amples informations, consultez le lien suivant :
http://peta.org.uk/feat/feat-lebano...
Communiqué du
Roc :
La guerre au Liban, la guerre, puisqu’il faut l’appeler par son nom, engendre, comme toutes les guerres, là où les bombes tombent destruction, désolation, souffrances et douleur humaine. Pas seulement.
Mi-juillet 2006, les bombardements du Sud Liban atteignent la centrale électrique de Jiyeh (30 km au nord de Beyrouth). Une partie du fioul lourd brûle et les tonnes restantes se déversent dans la mer. Poussée par les vents, la pollution affecte 70 à 80 km du littoral libanais qui en compte 200. Tout est pollué : le sable, les galets, les rochers,... et la mer elle-même.
Le ministère libanais de l’environnement avait attiré l’attention sur les risques dès le 21 juillet et publié la carte précise des raffineries concernées. Plusieurs semaines après les bombardements, la pollution n’a pas été, n’a pu être combattue. Voilà que la nappe d’hydrocarbures - des milliers de tonnes de brut - s’étend peu à peu vers les côtes syriennes. La pollution pourrait atteindre les rivages turcs. La Grèce s’inquiète. Des vols d’inspection ont lieu pour surveiller, la nappe qui se déplace très rapidement.
La convention de Barcelone de 1976, amendée en 1995, et les protocoles élaborés dans le cadre de cette convention visent à réduire la pollution dans la zone de la mer Méditerranée et à y protéger et améliorer le milieu marin en vue de contribuer à son développement durable. Que vaut une convention en temps de guerre ?
Dénoncer les naufrages de tankers d’hydrocarbures et leurs sinistres effets est le rôle d’une association de protection de la nature. Dénoncer la guerre l’est aussi puisqu’elle est "mort répandue sur terre et dans la mer". La communauté internationale doit se montrer déterminée à faire cesser toutes les atteintes à la vie.
www.roc.asso.fr
L’ASPAS attaque le plan loup 2006
L’A.S.P.A.S. demande auprès du Conseil d’Etat la suspension en référé de l’arrêté interministériel du 24 mai 2006 autorisant les opérations d’effarouchement, de tirs de défense et de prélèvement sur les animaux de l’espèce Canis lupus pour la période 2006-2007.
Cette année encore, cet arrêté pris conjointement par les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture, autorise l’abattage de six loups, une mesure inutile et illégale si l’on se réfère à la Convention de Berne et la Directive Européenne Habitat. Tout en protégeant intégralement le loup, ces protocoles internationaux autorisent les tirs à titre dérogatoire, mais sous certaines conditions : "l’existence de dommages importants, l’absence d’autre solution satisfaisante, et la garantie du bon état de conservation des populations". Et selon l’A.S.P.A.S., les modalités mentionnées par l’arrêté du 24 mai 2006 violent les exigences de ces textes.
Deux points précis de ce protocole sont principalement critiqués par l’Association :
L’A.S.P.A.S. conteste l’utilisation de la grenaille de fer pour les tirs d’effarouchement. L’arrêté impose la mise en oeuvre de mesures d’effarouchement avant de pouvoir tirer l’animal. Expertise scientifique à l’appui, l’A.S.P.A.S. démontre que ces tirs d’effarouchement à la grenaille sont très dangereux pour l’animal visé et menacent de le blesser ou de le tuer alors qu’ils sont censés uniquement l’effrayer.
Le second point litigieux concerne les délais entre les attaques, qui sont pris en compte pour autoriser l’abattage d’un loup. Auparavant, trois attaques en trois semaines étaient nécessaires pour demander une autorisation au Préfet. Aujourd’hui, deux attaques suffisent, sans qu’aucun délai ne soit mentionné.
Ainsi, si un éleveur subit une attaque en juillet et une autre en septembre, il pourra demander l’abattage d’un loup près de son troupeau alors que près de trois mois se seront écoulés entre les deux attaques.
L’A.S.P.A.S. récuse l’assouplissement des conditions de mise en oeuvre des tirs désormais autorisés malgré des dommages qui ne peuvent être considérés comme "importants".
L’A.S.P.A.S. rappelle que ce protocole qui ne fera qu’endommager une population française de loups loin d’être stable, ne règlera en aucun cas les problèmes de la filière ovine.
À travers cette décision, Mme Olin tenterait-elle d’apaiser les éleveurs alpins quant elle scandalise leurs confrères pyrénéens ?
Loi de 1976 sur la protection de la nature : l’animal sauvage est un être sensible
Communiqué de presse du R.O.C.
Loi de 1976 sur la protection de la nature : l’animal sauvage est un être sensible.
La loi de 1976 sur la protection de la nature a 30 ans. Les avancées permises par cette loi sont importantes, que ce soit sur les études d’impact, les réserves naturelles, la protection des espèces (voir pour ce dernier point sur
www.roc.asso.fr le communiqué du 26 juin dernier co-signé avec notre fédération FNE).
Mais en ce jour anniversaire, la Ligue ROC souhaite attirer l’attention sur un aspect de la loi trop souvent oublié, celui de la protection animale.
La loi de 1976 stipule en effet en son article 9 que « Tout animal est un être sensible » malheureusement la suite de l’article 9 limite l’application de cet état aux seuls animaux ayant un propriétaire.
Selon la loi le chien est donc un être sensible mais pas le renard, la chèvre mais pas le bouquetin ni le cerf. Au final, les avancées obtenues n’ont concerné que les animaux domestiques.
Il faut retrouver l’esprit novateur de la loi de 76 en donnant juridiquement corps à la réalité biologique : l’animal est un être sensible, qu’il vive en captivité ou en liberté.
Campagne pour la protection des chouettes effraies
L’A.S.P.A.S. lance une nouvelle campagne : "Un clocher, une chouette"
L’Association pour la Protection des animaux Sauvages lance une opération de pose de nichoirs pour chouettes effraies. Menée à l’échelle nationale, cette action entend recréer des centaines de sites de nidification afin d’enrayer la régression des populations d’effraies.
De 10 000 à 20 000 chouettes effraies sont tuées en France chaque année, soit un quart de la population ! Entre les collisions routières, l’urbanisation et l’emploi de pesticides, le rapace perd sa place... et c’est pourtant une espèce protégée par la loi.
Le fait d’installer un nichoir dans un lieu public (clocher, grange,...) permet non seulement de protéger l’espèce mais aussi de multiplier les bénéfices de l’action en sensibilisant les habitants et les médias à la vie des effraies. Cette opération peut également être menée par les écoles qui pourront ainsi étudier cet animal longtemps diabolisé en installant une caméra discrète près du nichoir.
L’ASPAS met à la disposition de toute personne intéressée un document gratuit décrivant la démarche à adopter pour participer à cette campagne. Des plans de construction du nichoir aux conseils d’installation, tout y est expliqué !
Pour obtenir ce document, il suffit de contacter l’A.S.P.A.S. par courrier (A.S.P.A.S. - BP 505 - 26 401 Crest cedex), par téléphone (04 75 25 10 00) ou par fax (04 75 76 77 58).
Campagne anti-corrida
La SPA, en partenariat avec le CRAC, lance une grande campagne nationale d’affichage contre la corrida avec pour slogan « Corrida : La souffrance n’est pas un spectacle ! La loi doit l’interdire ! »
Cette campagne (250 affiches, 4m x 3m) a commencé le 20 juin dans la capitale et durera 10 jours, en aérien et dans le métro.
La lutte contre la barbarie des arènes s’intensifie. A ce jour 63 députés ont co-signé la proposition de loi déposée par Mme Muriel Marland-Militello pour l’abolition des corridas en France. Sensibilisés par nos actions, de nouveaux parlementaires les rejoignent au fil du temps. Au total, 72 députés se sont déjà déclarés pour l’abolition définitive de l’horreur tauromachique. En Catalogne espagnole, 26 villes dont Barcelone se sont déclarées anti-corrida. Le 22 juin prochain les députés de la province autonome vont voter pour ou contre l’abolition...
Plus de 280 personnalités de tous horizons ont signé la pétition du CRAC pour l’abolition des corridas et pour la protection de l’enfance. Parmi les signatures les plus récentes, on peut citer Alain Decaux, Gisèle Halimi, Stéphane Bern, Elie Semoun, Raymond Barre ou Michel Rocard.
A l’occasion de cette campagne d’affichage sans précédent, 10 personnalités, signataires de la pétition, ont accepté d’apposer leur signature sur nos affiches : Serge Belais, président de la SPA, Allain Bougrain Dubourg, François Cavanna, Michel Drucker, Morad El Hattab, Liane Foly, Nicolas Hulot, Albert Jacquard, Renaud et Romane Serda.
Pour Albert Jacquard, président d’honneur du CRAC, « quand je lutte contre la tauromachie, je lutte pour une humanité meilleure ». En effet, la corrida « est le lieu du sadisme autorisé », comme le précisent d’éminents psychiatres signataires de notre pétition. Loin des paillettes de l’habit de lumière, des couleurs chatoyantes des banderilles qui masquent des harpons redoutables, le vrai visage de la corrida est celui de la torture gratuite, de la souffrance juste pour le plaisir. La loi elle-même nous annonce que la corrida constitue des « sévices graves et des actes de cruauté sur animaux ». Et cela est toléré en France depuis plus de 50 ans grâce au fameux « Alinéa 3 » de l’article 521.1 du code pénal. Cela doit cesser !
Toutes nos actions vont dans le sens d’une information objective de la réalité tauromachique : embrigadement des enfants dans une violence extrême, financement public d’un spectacle presque toujours déficitaire, torture du taureau bien avant son entrée dans l’arène, sans parler du martyr des chevaux... Les citoyens de ce pays ainsi que nos élus sont victimes de plus de cinquante ans d’intoxication tauromachique : tradition, culture, art, terroir et autres arguments pour justifier l’injustifiable.
Nouveaux livres aux éditions La plage
La plage propose deux nouveaux ouvrages de cuisine : Recettes végétariennes d’Italie, de Catherine Schiellein (200 recettes - 13 euros), et Légumes bio : mode d’emploi, de Valérie Cupillard (200 recettes - 16,50 euros). L’ensemble de leur catalogue reste bien entendu toujours disponible.
SOS de l’association "Respectons"
Communiqué de l’association Respectons :
"En plus de s’occuper d’affaires de maltraitance et de retrait d’animaux en danger (comme ce sera le cas dans deux jours pour une cinquantaine d’animaux maltraités dans l’Aube), l’Association Respectons est aussi connue pour son action en faveur des animaux de Serbie (voir notre site web). Nous venons malheureusement de perdre notre plus gros sponsor, et donc notre plus grosse source de revenus. Nous nous retrouvons actuellement dans l’impossibilité de mener à bien notre mission. Et cela a bien entendu des conséquences dramatiques pour les animaux...
Le voyage prévu en Serbie pour la deuxième quinzaine de juillet s’annonce très mal. Nous avons besoin de fonds pour réaliser ce qui était prévu. En effet, nous partons à une dizaine de personnes, bénévoles et vétérinaires, pour mener là-bas entre autres une campagne de stérilisation des chiens libres de Belgrade. Même si les 3 vétérinaires travaillent gracieusement sans être rémunérés, les vaccins, anesthésiants et autres médicaments coûtent cher. Sans compter les frais de transport pour se rendre là-bas et en revenir.
Ceci est un SOS... Nous avons besoin de votre aide pour continuer le travail entrepris depuis 1998 ; pour continuer à prendre soin des 300 chiens d’Oaza, mais aussi de tous les autres... les chiens libres de Belgrade...
Aidez-nous à les sauver !
Pour nous aider, vous pouvez :

adhérer à Respectons ou faire un don

parrainer le refuge serbe

acheter des cartes postales ou des DVD Alinéa 3 (voir la page "boutique")
Bronzez sans cruauté
La campagne estivale contre la vivisection Bronzez Sans Cruauté (BSC -
www.bronzez-sans-cruaute.org) commence dans un peu plus d’une semaine. Il s’agit donc d’un bon moyen pour vous de vous investir contre la vivisection !
La France est la lanterne rouge en Europe en matière de tests cosmétiques de toxicité et d’irritation forcément très cruels pratiqués sur des animaux incapables de se défendre ou de s’échapper. 30 000 des 40 000 animaux suppliciés en Europe chaque année pour les tests de substance cosmétiques le sont à cause de la puissante industrie cosmétique française !
L’édition 2006 de la campagne BSC s’étalera jusqu’à fin août 2006, sachant que plus des actions de sensibilisation seront faites tôt, plus il y aura de chances de faire évoluer la consommation vers des marques de produits cosméthiques, en l’occurrence des produits solaires pendant cet été, testées sans recourir aux tests sur les animaux.
La stratégie de communication et de sensibilisation de cette campagne BSC vise une catégorie de produits cosmétiques spécifique dans le but d’amener le public à s’informer et à s’opposer à terme à l’expérimentation animale dans sa globalité.
L’objectif du site militant
www.bronzez-sans-cruaute.org est de fournir du contenu et des ressources aux groupes locaux et individus pour qu’ils s’impliquent tout au long de cet été dans le relais local de cette campagne estivale. Déjà plus d’une dizaine d’actions sont prévues à travers la France et également en Suisse. La Belgique essaie de s’impliquer aussi.
Pour vous inscrire et obtenir plus de renseignements, contactez :
info@bronzez-sans-cruaute.org
Association marocaine
L’Association Hanane pour la Protection des Animaux et de l’Environnement (AHPAE) recueille des chats, des chiens, voire d’autres animaux au Maroc.
Elle mène aussi des campagnes pour faire évoluer les mentalités, y compris dans les écoles pour sensibiliser les jeunes enfants. Elle se bat contre les combats de chiens, pour stériliser et vacciner les animaux errants.
Elle propose également de parrainer ou d’adopter des animaux, et a besoin de votre aide, notamment pour acheter des médicaments.
Miss France 2006 signe contre la corrida
Depuis quelques semaines, le petit monde biterrois de la barbarie des arènes prétendait que Miss France 2006, originaire de Béziers, serait la marraine des prochaines festivités sanguinolantes de la ville... Gros titres dans la presse locale : une Miss France qui cautionne la corrida, quelle aubaine !
Contactée par Thierry Hély, vice-président du CRAC, Geneviève de Fontenay précisait alors son aversion totale pour cette torture. Il n’était pas question que le comité Miss France puisse être associé à cette barbarie...
Thierry Hély a pu rencontrer à Béziers Mme Geneviève de Fontenay, présidente du comité Miss France, ainsi qu’Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006 : elles ont toutes les deux signé avec conviction la pétition du CRAC, portant ainsi à 253 le nombre de personnalités réclamant l’abolition de la torture tauromachique.
Une glace 100% végétale
"Des chercheurs allemands ont mis au point une crème glacée sans lait, à base de lupin, selon Europe1. La recette, valable pour tous les parfums, est destinée aux personnes allergiques au lait, au lactose ou à l’œuf.
Avec l’arrivée des beaux jours, le public redécouvre le plaisir de déguster des glaces. Un petit bonheur malheureusement interdit aux personnes qui ne supportent pas le lait, le lactose - le principal sucre du lait - ou l’œuf. Autant d’ingrédients qui composent la crème glacée (1).
Certes, il existe désormais des glaces à base de soja mais leur goût n’est pas aussi savoureux que la crème glacée traditionnelle. Que les allergiques se réjouissent : Europe1 indique ce lundi matin qu’un laboratoire bavarois a mis au point une glace dont le lait a été remplacé par... du lupin.
"Le lupin est une légumineuse annuelle à grosses graines, riche en protéines et en huile", explique l’Institut national de la recherché agronomique (Inra) sur son site Internet. Avantage du lupin sur le soja : son goût est plus neutre et rappelle la noisette, avancent les chercheurs allemands. Ces derniers ont ainsi pu mettre au point une recette valable pour tous types de glaces et de parfums. Et, cerise sur cette douceur glacée, le produit est garanti sans cholestérol et allégé en sucre.
Selon la radio française, la glace à base de lupin a été proposée dans certains supermarchés allemands et le succès a été au rendez-vous. Des industriels français seraient sur les rangs pour commercialiser le produit en France. De quoi rendre le sourire aux 3% de Français (8% d’enfants) qui souffrent d’allergie alimentaire (et aux végétariens stricts - ndlr)".
(1) Selon la définition de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), "la crème glacée est un aliment congelé qui contient de la crème de lait, de l’huile de beurre, du lait ou encore de la poudre de lait, des substances aromatiques variées, des édulcorants et normalement aussi des oeufs".
Source : tf1.lci.fr, 22/05/2006
Eve Angeli soutien la campagne de Peta
La chanteuse française Eve Angeli pose nue pour Peta dans le cadre de la campagne “plutôt à poil qu’en fourrure !”.
Peta compte ainsi dénoncer le commerce de la fourrure, et notamment la façon dont sont traités les chiens et chats pour leur fourrure ;
En Chine, pays qui n’a aucune loi de protection des animaux dits “à fourrure” mais qui est devenu le premier exportateur mondial de fourrure, des millions de chiens et de chats sont tués à coups de gourdin, pendus, saignés à mort, étranglés avec des collets métalliques pour que leur fourrure puisse ensuite être vendue, sous forme de babioles ou de garnitures. Cette fourrure, souvent délibérément étiquetée comme provenant d’autres espèces, est exportée dans des pays du monde entier, et vendue en boutique à des clients mal informés.
Mais il n’y a pas qu’en Chine que les animaux paient le prix du commerce de la fourrure. En Europe aussi, dans les fermes d’élevage, les animaux dits “à fourrure” sont confinés dans des cages minuscules et souillées d’excréments, et au moment de leur mise à mort, se font briser la nuque, gazer ou électrocuter par l’anus. Ces méthodes, communément employées dans les élevages, les font tressauter de douleur, convulser, et même pleurer. Dans la nature, les animaux qui se font prendre dans les pièges à mâchoires souffrent eux aussi atrocement, et souvent pendant des jours, avant d’être assommés à mort par les trappeurs.
Pour découvrir la vidéo tournée secrètement en Chine dans les élevages d’animaux à fourrure, et découvrir la photo qu’Eve a faite pour PETA, rendez-vous sur :
L’A.S.P.A.S. porte plainte contre les casseurs anti-ours
L’A.S.P.A.S. porte plainte contre les casseurs anti-ours
À peine arrivés dans les Pyrénées, les ours slovènes doivent faire face à la barbarie d’une poignée d’éleveurs, chasseurs et militants anti-ours. Le 1er mai dernier, douze gobelets marqués "Attention poison anti-ours" contenant du miel, mets favori des plantigrades, et des morceaux de verre, ont été retrouvés à Bagnères-de-Bigorre, près du lieu où la deuxième ourse slovène avait été lâchée le 28 avril.
Face à la brutalité de ces méthodes, l’ASPAS a immédiatement porté plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Tarbes pour tentative de destruction d’espèce protégée et atteinte à la conservation d’une espèce protégée, délits passibles de 9000 euros d’amende et de 6 mois d’emprisonnement.
L’ASPAS dénonce la sauvagerie de ces actes. Combien de ces pièges cruels restent-ils encore dans la nature ? Pendant combien d’heures ou de jours, l’ours ayant ingéré ces morceaux de verre tranchants souffrira-t-il avant de mourir ?
Dans cette affaire, les victimes sont les ours slovènes, qui doivent s’adapter à ce nouveau milieu pyrénéen. Nous leur avons imposé ce transfert. Il est, par conséquent, de notre devoir de veiller au bon déroulement des prochaines opérations. Pour cela, le Ministère de l’Ecologie doit assumer ses responsabilités et tout mettre en œuvre afin d’éviter le moindre incident lors des prochains lâchers, et ne pas céder face à une minorité d’individus, qui bafoue les lois, qui méprise la grande majorité des citoyens français désireux d’une nature authentique, et qui se comporte comme si la montagne lui appartenait.
De son côté, l’ASPAS rappelle que cette opération de réintroduction exigera à long terme un suivi précis et régulier, ainsi qu’une protection intégrale des ursidés. C’est pour ces raisons, que l’ASPAS demande au ministère d’interdire la chasse dans les zones de présence de l’ours afin de ne pas revivre le drame de Cannelle. Car il est inutile "d’importer" des ours, si nous ne sommes pas capables de les protéger.
Un arrêté pour des menus végétariens dans les écoles américaines
Après Hawaii, la Californie, et l’état de New York, la Floride vient de passer un arrêté recommandant des menus journaliers végétariens dans les écoles.
Le texte stipule : "les élèves qui se considèrent végétariens ou végétaliens, ou qui proviennent de familles s’abstenant de viande et de produits laitiers, se retrouvent actuellement dans l’embarras si des repas appropriés ne leurs sont pas proposés dans leurs écoles respectives. Le parlement de l’état de Floride demande que l’importance des régimes à base de végétaux soit soulignée, et qu’il soit proposé des menus à base de fruits, légumes, céréales et végétaux ; ceci sous-entend une option végétarienne offerte chaque jour".
Cet arrêté a été obtenu grâce à la campagne de FARM :
Victoire de l’association Kokopelli lors de leur premier procès
Alors que l’Etat Français, au mépris du consensus populaire, légalise la dissémination des chimères génétiques sur le territoire de France et ratifie, en catimini, la nouvelle version 1991 du traité de l’UPOV (qui interdit à tout jamais aux paysans de semer le grain récolté) ; alors que des militants faucheurs de chimères génétiques se voient bloquer leur compte bancaire et condamner à payer des amendes de centaines de milliers d’euros, l’Association Kokopelli a gagné le premier des deux procès qui lui étaient intentés.
Le 14 mars 2006, le Tribunal d’Instance d’Alès a relaxé Dominique Guillet (président de l’Association Kokopelli), a débouté le GNIS et la FNPSP ( Fédération Nationale des Professionnels de Semences Potagères et Florales) de l’ensemble de leurs demandes et a laissé les dépens à la charge de l’Etat.
Le GNIS et la FNPSP avaient porté plainte contre l’Association Kokopelli pour commercialisation de variétés de semences non inscrites sur le catalogue national. Rappelons que le GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) est un organisme hybride ( à la fois officiel et interprofessionnel), sous tutelle du Ministère de l’Agriculture et dont la création remonte au gouvernement du Maréchal Pétain en 1941.
Le Tribunal d’Instance d’Alès a souligné que "il existe bien tant au niveau communautaire qu’au niveau national le cadre légal susceptible de permettre l’inscription de variétés de semences anciennes sur un catalogue officiel", que " l’incrimination générale des variétés de semences anciennes commercialisées par l’Association Kokopelli, au motif de leur non-inscription sur le catalogue officiel ou le registre annexe, est incompatible avec les objectifs du droit communautaire de créer une liste de variétés de conservation" et "qu’enfin, rien ne permet de soutenir, en l’absence justement de détermination précise des conditions de leur inscription au catalogue, que les semences de Kokopelli ne seraient pas éligibles à cette procédure".
Nous nous réjouissons de cette première victoire. Puisse t-elle nous encourager à continuer notre combat conte le terrorisme alimentaire orchestré depuis des dizaines d’années par les multinationales biocidaires avec la complicité de nombreux Etats : ces fabricants de poisons détruisent la Planète, imposent leurs chimères génétiques et leurs clones végétaux dégénérescents tout en confisquant le Vivant.
Soulignons de nouveau que le GNIS (sous tutelle du Ministère de l’Agriculture) attaque l’Association Kokopelli pour distribution de variétés anciennes de potagères alors que la France claironne haut et fort son engagement à lutter conte l’érosion génétique et qu’elle a signé en juin 2004 le Traité de Rome portant sur la protection de la biodiversité alimentaire.
La réalité est, en fait, que cinq multinationales contrôlent 75 % du marché des semences potagères sur la planète : elles dictent leurs lois et ont pris en otages les peuples et les nations. Monsanto est le numéro 1 de ces cinq corporations.
Nous vous invitions à signer notre pétition, en ligne, pour les Semences Libres :
http://www.univers-nature.com/signe...
Le second procès, intenté contre l’Association Kokopelli par la société Graines Baumaux de Nancy n’a pas encore été appelé à l’audience.
Nous vous invitons également à lire un communiqué de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA. http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi ?id_news=68
Encore merci pour votre soutien
Dominique Guillet
Association Kokopelli
http://www.kokopelli.asso.fr
Une cigogne retrouvée morte
Le cadavre de la cigogne baguée a été retrouvé le 30 mars à Bergheim (Alsace) par les brigades vertes. Les examens effectués par la direction départementale des services vétérinaires (DDSV) ont révélé que le volatile du centre de réintroduction des cigognes et des loutres de Hunawihr avait été abattu d’une balle de 22 Long Rifle en pleine tête.
Le parc de Hunawihr a déposé plainte contre X, lundi soir, auprès de la gendarmerie de Ribeauvillé. Le calibre exclut l’hypothèse d’un tir de chasse.
Agée de quatre ans, la femelle avait achevé sa migration. « C’est d’autant plus dommageable que celle-ci faisait partie des 10% seulement de cigognes qui reviennent de leur migration de trois ans en Afrique » indique Jérôme Renaud, directeur du centre de réintroduction.
Source : DNA
L’Ecosse pourrait à son tour interdire l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques
Toujours en avance, après avoir interdit la chasse à courre il y peu, l’Ecosse pourrait cette fois faire avancer la cause des animaux dans les cirques.
Ross Finnie, le Ministre de l’environnement et du développement rural, à confirmé ses intentions d’introduire une loi contre l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques.
Les activistes pour les droits des animaux affirment "qu’il est reconnu que les transports à répétition et les espaces réduits ne garantissent pas aux animaux sauvages leurs besoins élémentaires. De plus, les animaux ne devraient pas être obligés de se produire dans des spectacles humiliants".
Succès pour la Journée sans viande 2006
L’édition 2006 de la "meatout", organisée par l’association américaine F.A.R.M., a connu un vif succès ;
Un millier de groupes ont organisé des actions dans les 50 états américains, ainsi que dans 28 autres pays !
Tables d’informations et distributions de tracts dans les villes, les universités, expositions, démonstrations de recettes de cuisine, festivals... il y en avait pour tous les goûts.
L’association F.A.R.M. avait loué des encarts publicitaires dans les bus et des panneaux géants dans les rues.
Plusieurs célébrités, ainsi que des politiciens, ont soutenu l’évènement, comme : Casey Kasem, Joaquin Phoenix, James Cromwell, ou encore Jennie Garth.
Au niveau international, hormis la France, citons des pays comme la Croatie, l’Inde, les Bahamas, le Chili, Israël, le Kenya, le Niger, la Roumanie, ou encore le Zimbabwe.
Les journées sans viande existent depuis 1985.
66 députés contre la corrida
Un 58ème député vient de co-signer la proposition de loi de Mme Marland-Militello pour l’abolition des corridas en France. Il s’agit du député UMP de la Vienne, M. Jean-Yves Chamard que nous remercions très sincèrement.
Un très grand merci également à Anne-Marie Rageau, déléguée CRAC pour le Poitou-Charentes qui est à l’origine de cette signature. En effet, c’est parce qu’il a été sensibilisé, textes, photos et images à l’appui (encore bravo à Jérôme Lescure pour son DVD "Alinéa3") par Anne-Marie qui l’a rencontré que M. Chamard, opposé à la torture tauromachique a co-signé la proposition de loi. Par ailleurs, 8 députés qui n’ont pas encore co-signé la proposition de loi ont signé la pétition du CRAC. NOUS EN SOMMES DONC A 66 DEPUTES ENGAGES CONTRE LA BARBARIE DES ARENES !
Nous avons pu constater qu’un nombre important de députés ignorent encore l’existence de la proposition de loi de Mme Marland-Militello ! Ils sont en effet bombardés de centaines d’informations au quotidien... Mais cela signifie que nous avons encore une marge de manœuvre importante pour faire signer d’autres députés. IL FAUT CONTINUER A RENCONTRER NOS DEPUTES POUR LES SENSIBILISER !
La pétition du CRAC en direction des personnalités poursuit sa route : à ce jour 212 personnalités ont signé dont près de 40 très récemment grâce au militantisme actif du chanteur Renaud. Nous préparons, avec son aide, une action médiatique sans précédent en relation avec cette pétition que nous avons initiée début 2004. Renaud nous avait invité à Rouen le 23 janvier et Thierry Hély, vice-président du CRAC, aidé en cela par Patricia Zaradny, déléguée CRAC Dordogne, Hélène Vaquier, déléguée CRAC Haute-Garonne, Anne Caron, Elisabeth Hardouin-Fugier et Vivienne Out, a pu rencontrer de nombreuses personnalités. Nous avons ainsi recueilli les signatures de Agnès Bihl, Jeanne Cherhal, Vincent Delerm, Raphaël Mezrahi, Paul Personne, Hubert-Félix Thiéfaine, le groupe Tryo, Astrid Bétancourt (soeur d’Ingrid), Thierry Séchan (frère de Renaud) et bien d’autres ! UN IMMENSE MERCI A RENAUD !
Enfin le 24 février, à l’invitation de Mathias Degueule, animateur-producteur à France-Inter, Patricia et Thierry ont enregistré une émission d’une heure entièrement consacrée à notre combat. Elle sera diffusée le dimanche 19 mars entre 4h00 et 5h00 du matin. A vos cassettes ! Le matin du 24, Thierry et Patricia rencontraient Yolaine de la Bigne, journaliste de France-Info. Elle nous a proposé un projet qui devrait se concrétiser au mois de juin prochain... Surprise !!
Grâce à l’action en réseau de toutes et tous, la lutte avance. La porte des medias est enfin ouverte ! Le 28 février, le CRAC a pu intervenir à plusieurs reprises sur l’antenne de radio Nostalgie. En fin de semaine, une interview sera diffusée sur l’antenne de Radio France Bleu Gard Lozère.
Merci à toutes et à tous pour votre aide.
Jean-Pierre Garrigues
Président du CRAC
anticorrida.crac@tiscali.fr
PS : le bulletin n°5 du CRAC est arrivé ! Disponible sur simple demande, il retrace nos actions du deuxième semestre 2005.
Encore une chaîne de vêtements qui abandonne la fourrure
La chaîne de prêt-à-porter Promod vient d’adresser une lettre à "Fourrure torture", pour y indiquer qu’elle venait de prendre la décision d’arrêter la vente de toute fourrure dans tous ses magasins !
Cette décision fait suite à des négociations avec Fourrure-torture. Cette nouvelle fait d’autant plus plaisir, qu’après Zara la saison dernière (après une campagne internationale relayée en France par Fourrure-torture), c’est au tour d’une chaîne française, implantée dans 26 pays et qui compte plus de 400 magasins, d’envoyer un message fort à toute l’industrie du prêt-à-porter.
Une dépêche AFP a permis de relayer l’information dans de nombreux quotidiens.
Promod rejoint la liste des magasins sans fourrure, liste que vous trouvez à cette adresse :
http://www.fourrure-torture.com/mag...
Graines, agriculture biologique, et procès contre l’association Kokopelli
Communiqué de l’Association Kokopelli relatif aux attaques de la société Graines Baumaux.
http://www.kokopelli.asso.fr/actu/n...
En préambule, nous souhaitons affirmer qu’il n’est pas question que nous sombrions dans une guerre de communiqués. Nous rappelons que c’est la société Baumaux qui nous a attaqués en justice ainsi que dans son catalogue, et ainsi que dans divers communiqués envoyés par courrier électronique. Ces derniers communiqués, d’ailleurs, ne brillent pas par leur courtoisie et témoignent d’un certain acharnement à notre égard.
L’Association Kokopelli n’a jamais prétendu à la perfection : nos objectifs sont la libération de la semence, de l’humus et de l’homme. Nous faisons ce que nous pouvons avec très peu de moyens financiers alors que des sommes colossales d’argent public sont gâchées en recherches bio-technologiques, créations de chimères génétiques et création de variétés soit-disant modernes qui puissent résister aux agressions de la chimie lourde qui détruit nos sols inexorablement et tout autant la santé humaine.
Tout d’abord précisons que les attaques de Philippe Baumaux, en date de décembre 2005, sont lancées quelques mois après la publication de la cinquième édition de l’ouvrage de Dominique Guillet "Semences de Kokopelli" dans lequel (page 17) celui-ci tire un coup de chapeau aux pionniers de la biodiversité potagère que furent Sylvia Schmidt (Biau Germe), Philippe Desbrosses (Sainte-Marthe) et Philippe Baumaux (graines Baumaux). En ce qui concerne ce dernier pionnier, ce coup de chapeau nous a valu des décharges d’artillerie lourde !!
En effet, on ne peut oublier, qu’une dizaine d’années en arrière, Mr. Baumaux était lui même confronté à un certain nombre de tracasseries administratives (et il l’évoquait amplement sur une exposition telle que celle du château de St Jean de Beauregard dans l’Essonne) au regard des très nombreuses variétés potagères illégales présentées dans son catalogue. Illégales s’entend en relation avec le cadre législatif mis en place par un certain nombre de structures impulsées par le Maréchal Pétain en 1941.
Quelle est donc la contrepartie obtenue par Monsieur Baumaux pour un tel changement d’attitude ?
De la Désobéissance Grainetière Civile
Mr. Baumaux, par la suite, a résolument cautionné une procédure d’inscription des variétés dans une liste dite "pour amateurs". Quelle ne fut donc pas notre stupéfaction de découvrir dans la dernière édition de son catalogue de semences une pléthore de variétés potagères ne figurant dans aucun des catalogues nationaux de la Communauté Européenne. Il y en a tellement que nous avions même évoqué l’idée de lancer une chasse au trésor !
Il n’est pas dans notre propos de faire une analyse du catalogue de la société Baumaux et encore moins, bien évidemment, de déposer une plainte pour commercialisation de variétés non inscrites !
Tout au contraire, l’Association Kokopelli se réjouit de la présence de telles variétés dans la gamme de notre confrère et ne peut que remercier Philippe Baumaux de participer à nos dynamiques de désobéissance civile semencière.
Catalogue officiel pour variétés amateurs.
Suite à un récent courrier expédié par la société Baumaux en réponse aux innombrables protestations émises par les jardiniers, nous souhaitons apporter les précisions suivantes :

l’inscription des variétés dans la liste amateurs est résolument payante et, à l’époque, de 1450 FF par variété (aujourd’hui 242.90 euros). Si Mr. Baumaux n’a pas à eu à débourser un franc pour l’inscription de variétés anciennes, ce n’est pas grâce à l’émouvante générosité du GNIS et de la FNPSP mais bien plutôt grâce au travail d’information, de communiqués de Dominique Guillet et à la fermeture de Terre de Semences. Ces communiqués, à l’époque, ont alerté l’opinion publique, la presse a relayé les informations, ce qui a généré un certain embarras au sein de certaines structures. Depuis lors, d’ailleurs, le GNIS s’est doté d’un site web miroitant de protection de biodiversité ... et de double-langage !

nous avons "pris le maquis" suite à notre refus de payer et surtout de cautionner les divers points du décret de décembre 1997 : impossibilité de vendre aux maraîchers (et à ceux-ci de vendre les produits issus de semences de populations), DHS (Distinction, Homogénéité, Stabilité) avec un formulaire UPOV en 22 points (ne pouvant être rempli que par une structure spécialisée et générant des frais conséquents : 1500 euros par variété), etc... Pour plus d’informations, consulter l’article de Dominique Guillet : "Le catalogue national, une nuisance agricole de plus ?"

suite à l’argument ressassé de protection des consommateurs, afin de protéger "l’authenticité", nous ne pouvons que répéter notre question : la nature du consommateur Français est-elle telle qu’il faille le protéger contre des dangers (de fraude, de falsification, de fausse dénomination) qui ne peuvent pas assaillir les consommateurs dans d’autres pays, tels que les USA et le Canada.
Précisions de nouveau qu’il existe dans ces deux pays, au jour d’aujourd’hui, 274 sociétés semencières, donc 274 catalogues de semences qui proposent 8494 variétés non-hybrides (de pollinisation ouverte). Ces 8494 variétés sont évidemment non-inscrites puisqu’il n’existe pas de catalogue national en Amérique du nord !
Dans la rubrique "chaudron qui traite la marmite de cul-noir"

Mr. Baumaux reproche à Kokopelli de distribuer des variétés de tomates avec des dénominations simplistes : "Rose du Japon" et "Large Pink Bulgarian", par exemple. Dans la propre gamme de Mr. Baumaux, nous trouvons les variétés de tomates "Russe", "Noire de Crimée", "Yellow Giant Belgium", "Purple Russian", etc, etc... Sans commentaires.

Mr. Baumaux reproche à Kokopelli de distribuer des variétés de tomates de création récente. Il est clair dans notre ouvrage que les variétés Green Zebra et Green Grape ont été créées par Tom Wagner de Tater Mater Seeds en Californie en 1985. Notre propos est bien sûr de sauvegarder des anciennes variétés mais surtout de promouvoir une liberté totale face à la mafia qui détruit cette planète. Cela veut dire que nous avons adopté résolument un certain nombre de variétés récentes de pollinisation ouverte. D’ailleurs, en passant, les variétés Green Zebra et Green Grape (Raisin Vert), inscrites en janvier 2000 dans la liste amateurs, ne satisfaisaient pas aux règles du décret de décembre 1997 car elles avaient moins de 15 années d’âge ! Soit dit, encore en passant, la variété (géniale) Green Zebra fut proposée par un catalogue pour maraîchers d’une filiale de Limagrain au mépris total de ce même décret qui stipule que ces variétés sont interdites à la vente aux professionnels !

Selon Mr. Baumaux, la moitié de nos tomates seraient très courantes aux USA (et donc pas en danger d’extinction) et l’autre moitié seraient des variétés inconnues de Russie. Les collections de tomates anciennes auraient-elles participé à la réconciliation des deux blocs ?
Faut-il aller faire son marché aux USA pour trouver des variétés savoureuses, tout en contribuant au développement des pays tiers, en payant la taxe sur les transports, chère à Mr Chirac ?
Voici une petite analyse pour les seules tomates de couleur verte de la gamme de Kokopelli quant à leur distribution en Amérique du nord :
Charlie’s Green : non mentionnée dans le Garden Seed Inventory.
Dorothy Green : distribuée par 4 semenciers parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Evergreen : distribuée par 37 semenciers parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Green Sausage : distribuée par 2 semenciers parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Green Velvet : distribuée par 5 semenciers parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Green Zebra : distribuée par 55 semenciers parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Lime Green : distribuée par 5 semenciers parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Moldovan Green : distribuée par 1 semencier parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Raisin Vert : distribuée par 43 semenciers parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Green Bell Pepper : distribuée par 2 semenciers parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Green Pineapple : distribuée par 3 semenciers parmi les 274 semenciers répertoriés en 2004.
Ainsi sur 11 variétés de tomates vertes, seules 3 variétés sont largement distribuées aux USA et au Canada. Les autres sont quasiment inconnues.
De toutes façons, le propos de Kokopelli n’est pas l’exclusivité.
Du mélange des genres.
Mr. Baumaux implore les grâces divines afin que nous ne mélangions pas les combats des potagères avec les plantes dites de grande culture. Tout cela est hautement risible.
Pourquoi donc ? C’est la même bande de multinationales biocidaires qui est en train de prendre le contrôle de toutes les semences sur la planète. Aujourd’hui, ce sont 5 multinationales qui contrôlent 75 % des semences potagères. Monsanto, de par son rachat de Séminis, en février 2005, est devenu le n°1 de la semence mondiale. Séminis, à elle seule, contrôle 40 % des semences potagères en Amérique du nord et 20 % des semences potagères de la planète !!
C’est bien le même Monsanto qui est en train de vouloir inonder l’Europe de ses maïs génétiquement modifiés et de ruiner toutes les agricultures traditionnelles des pays les plus pauvres.
Au moment où nous écrivons ces lignes, nous parviennent des messages d’alerte quant aux nouvelles lois que le gouvernement Français est en train de faire voter relativement à la semence et qui vont priver les paysans du peu de liberté semencière qu’il leur restait et quant aux nouvelles législations mises en place relatives aux chimères génétiques alors que 80 % du peuple de France n’en veut strictement pas.
Mr. Baumaux fait dans l’aphorisme et pense qu’il n’y a pas de libertés sans contraintes. De quelles libertés parle-t-on ? De la liberté de la mafia des multinationales qui détruisent impunément la planète de leurs agro-toxiques ?
Mr. Baumaux affirme qu’un amateur peut produire ses semences et les offrir gracieusement (et pourtant MR. Wohrer du GNIS nous avait affirmé le contraire). Soyons positifs, admettons-le, mais pour combien de temps encore ? Pourquoi interdit-on alors aux paysans de le faire ?
Mr. Baumaux affirme qu’un amateur a accès aux ressources génétiques.
Des mots. Vu la prolixité plumitive de Mr Baumaux, nous aimerions avoir
le texte écrit de cette mansuétude.
Campagne Semences sans Frontières et Adoption.
Nous tenons à préciser que le peu de subventions que nous avons obtenues de fondations n’ont pas été attribuées par des gens stupides éblouis par quelques variétés de piments. Ces subventions sont en priorité dévolues à l’établissement de dynamiques de résistance semencière fertile dans les pays dits du Tiers-Monde. Pour Kokopelli, la liberté de mettre en place des pratiques réellement durables d’agro-écologie est tout aussi importante que la protection de la biodiversité. Une protection de la biodiversité alimentaire ne peut se concevoir avec une humanité enchaînée. Kokopelli, rappelons-le, a mis en place trois dynamiques dans le Tiers-Monde :

don de semences : nous distribuons des semences bios littéralement sur toute la planète.

organisation d’ateliers et de séminaires de production de semences
pour autonomiser les paysans (tant en France, d’ailleurs, qu’à l’étranger).

création de centres de productions de semences et de réseaux paysans semenciers pour libérer les paysans du joug de la mafia des multinationales.
Quant à notre vision utopiste de confier à des adhérents la protection de telle ou variété potagère, elle est pour nous une façon de préparer un futur pour le jour qui verra l’agriculture hautement toxique s’effondrer définitivement. Pendant des milliers d’années, les semences ont été produites sans ingénieurs agronomes, sans techniciens agricoles, sans banque agricole, etc.... Le vocabulaire préférentiel de Mr Baumaux (qui lui permet de remettre en question nos utopies), "pure", "homogène", "standard", "critères" fait appel à un paradigme mortifère, figé et donc non évolutif que nous récusons formellement. Quant à sa vision du salut agricole par les hybrides F1, nous convions nos amis à lire l’article de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches à l’INRA, pour plus d’informations sur cette mythologie moderne que sont ces hybrides F1.
Précisions sur la gamme de Kokopelli

Mr Baumaux, (dont la quasi totalité des semences proviennent de l’agriculture toxique, ne l’oublions pas) nous reproche d’acheter quelques variétés de semences bios à Suba e Unico en Italie parce que cette société vend aussi des semences non-bios.
1. Ces semences sont certifiées bios.
2. Nous pourrions acheter les mêmes variétés de semences ( carotte de Nantes, betterave ronde de Détroit ) à un catalogue Italien qui ne vend que des semences bios et biodynamiques. Cependant, ce même catalogue les achètent lui-même à Suba e Unico et nous les vend en faisant une marge bénéficiaire. Nous préférons les acheter directement à moindre prix.
3. Sur notre gamme de 1500 variétés, ce ne sont qu’une vingtaine de variétés que nous achetons chez Suba e Ubico en Italie. Ce sont des variétés très communes. Nous pourrions demander à nos petits producteurs de les cultiver. Pourquoi ne le faisons-nous pas ? La raison en est-très simple : le nombre de nos producteurs est tellement limité que nous préférons demander à un producteur Kokopelli de nous cultiver des semences de carotte violette plutôt que des semences de carotte nantaise. Un producteur ne peut cultiver qu’une variété de carotte ou qu’une variété de radis ou qu’une variété de navet ou qu’une variété de chicorée amère pour éliminer totalement les risques de croisements inter-variétaux naturels.
Rappelons que Kokopelli est une petite association sans but lucratif et nous n’avons pas la force financière d’une société Baumaux avec l’envoi de ses 400 000 catalogues. Nous faisons de notre mieux et nous pratiquons une transparence totale. Sur tous les sachets de Kokopelli, nos clients peuvent trouver le nom du producteur, la date d’ensachage et la date de production des semences. Ce dernier point est important à signaler car cette pratique n’est pas commune. Tous les sachets du commerce conventionnel ne portent que la date de l’ensachage, ce qui ne présume en rien de l’année de production. Nous avons opté pour une traçabilité totale et avons une entière confiance en la compétence critique de nos adhérents ou de nos clients.

Mr Baumaux nous donne des leçons de vertu quant à certaines variétés qui seraient des "obtentions". Les grands mots sont lâchés. Et Mr Baumaux de citer des variétés de choux, d’oignons, etc.
1. Certaines des variétés citées sont des semences provenant de l’Allemagne et de l’agriculture bio-dynamique. Il est fort possible que les semenciers bio-dynamiques Allemands soient en contrat avec des petites maisons semencières rachetées par des grands groupes. Nous n’avons pas les moyens de pousser nos enquêtes aussi loin.
2. La variété d’oignon Sturon, mentionnée avec fracas comme étant en relation avec la société Syngenta, est considérée du domaine public par l’édition 2004 du catalogue du GNIS.

Nous souhaitons affirmer avec force que la grande majorité de nos semences (qui sont toutes bios) sont produites par des petits paysans qui travaillent avec Kokopelli en France, avec Kokopelli en Angleterre, avec Essembio en France, avec Sativa en Suisse et Allemagne, avec ArcoIris en Italie. Nous avons même des variétés produites par de petits paysans que nous connaissons personnellement aux USA.

Nous souhaitons aussi attirer l’attention sur le concept d’obtention. Ces "obtentions" ne sont pas tombées du ciel. Elles sont issues de variétés traditionnelles. Elles sont parfois conçues pour résister aux assauts de la chimie moderne, de l’agriculture toxique. On ne peut que répéter que les résistances (supposées) de ces "obtentions" modernes sont liées à une augmentation vertigineuse des pathologies végétales et que la courbe d’augmentation de ces pathologies est parallèle à la courbe d’augmentation de produits agro-toxiques durant les 50 dernières années. Ce n’est pas une coïncidence. Plus l’agriculture toxique inonde les champs de poisons et plus des pathologies végétales nouvelles se manifestent et plus il faut "créer" de "nouvelles variétés résistantes". C’est un cercle vicieux. Tout le monde y perd, (les paysans, la planète, la santé humaine) sauf les multinationales de la chimie et les grainetiers qui s’engraissent.

Si tant est qu’il faille créer des "obtentions" végétales, peut-être cela devrait-il être une des tâches de l’agronomie d’état ? En fait, la recherche publique dépense beaucoup d’argent à cela et quand le travail est presque fini, il est confié aux grands groupes semenciers "sérieux" (CF. L’article sus-cité de Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA, ainsi que l’ouvrage de Dominique Guillet). C’est la définition que nous avons donnée de la "Recherche Publique" : c’est la recherche financée par la France d’en-bas pour accroître les profits de la France d’en-haut. Selon Mr. Berlan : "La recherche publique s’inscrit dans une division du travail scientifique. On lui confie les travaux de ce qui n’est pas directement rentable afin de laisser à la recherche privée les étapes finales conduisant au marché et au profit."

Précisons qu’une grande partie des obtentions modernes ne sont que du vent ou plutôt du marché. Nous mettons quiconque au défi de prouver la distinction des 400 variétés hybrides F1 de tomates du catalogue national Français (2004) dont 301 variétés ont moins de 10 années d’âge (pour plus de précisions, se reporter à la page 603 de "Semences de Kokopelli"). Selon Henri Laterrot et Jacqueline Philouze, auteurs du chapitre sur les tomates dans l’ouvrage Histoire des Légumes (Editions INRA) : "Le turn-over variétal est très rapide, la concurrence entre établissements de sélection, très dure". En clair, un marché de loups dont les fondements ne sont pas l’agronomie mais le marketing.
Kokopelli en justice.
Nous ne souhaitons pas alourdir ce communiqué avec nos commentaires relatifs à l’attaque de Philippe Baumaux, dans son catalogue (défonceurs de portes ouvertes, collectionneurs d’antiquités aztèques, etc,). Et ce pour la même raison que nous ne répondrons plus aux calomnies proférées par Mr. Baumaux sur le net. Nous les laisserons rebondir.
Nous allons, cependant, apporter des précisions quant aux attendus de l’assignation en justice de décembre 2005. D’ailleurs, de très nombreux adhérents et amis de Kokopelli ont fait de ces attendus des analyses très circonstanciées dont nous ne pouvons que nous inspirer.

Selon ces attendus, la société Baumaux "a sauvé de la désuétude de nombreuses graines anciennes". De la désuétude ?

Selon ces attendus, la société Baumaux "s’est toujours conformée aux diverses obligations légales et réglementaires". Rappelons tout simplement que la société Baumaux a inscrit ses premières variétés de désuétude en janvier 2000. Pendant combien de nombreuses années, ces variétés ont-elles été présentées dans le catalogue Baumaux en dehors de toute réglementation ? Ce qui est d’ailleurs, de notre point de vue, tout à l’honneur de Philippe Baumaux !! Mais qu’il ne nous reproche pas ce que lui-même a fait pendant si longtemps.

Selon ces attendus, la société Baumaux "a à de nombreuses reprises fait inscrire au catalogue officiel moyennant finance de nombreuses graines et plantes". Dans un de ces derniers communiqués, pourtant, Mr. Baumaux affirme que l’inscription a été gratuite.

Selon ces attendus, "les professionnels français des semences ont préservé un grand nombre de variétés potagères, une richesse environnementale et culturelle unique." Il suffit de se reporter à la cinquième édition de "Semences de Kokopelli" pour prendre conscience que c’est un mensonge. Selon les experts de la FAO, nous avons perdu 98 % des anciennes variétés potagères en un siècle en Europe. En fonction des tendances actuelles, il ne restera que des hybrides F1 dans le catalogue officiel Français dans une vingtaine d’années.

Selon ces attendus, l’association Kokopelli s’enrichit et fait de la concurrence déloyale à Baumaux avec des variétés dont "la demande par la clientèle professionnelle ou amateur est inexistante". Bravo Kokopelli ! Non seulement nous sommes des défenseurs de la biodiversité, mais en plus nous excellons à commercialiser des semences à des jardiniers inexistants. Nous pourrions peut-être proposer notre candidature pour un nouveau prix Nobel, celui du jardinage métaphysique : de l’art de semer des semences non-référencées dans un jardin non-existant et d’en récolter quand même des légumes.

Selon ces attendus, l’association Kokopelli propose des produits "éventuellement dangereux" et des "plantes susceptibles de se développer sur un continent qui n’est pas le leur". Comment ces variétés qui ont nourri nos prédécesseurs, et sont les pré-bases des variétés actuelles, peuvent-elles être toxiques ? Mr. Baumaux confond : ce ne sont pas les variétés traditionnelles de tomates qui sont dangereuses, mais bien les chimères génétiques et tous les produits archi-toxiques et générateurs de cancers qui ont été utilisés par une agriculture qui se veut maintenant raisonnée (et encore polluante) mais qui a été irraisonnée pendant des dizaines d’années avec la haute bénédiction de la science agronomique moderne.
De plus, que dire alors de toutes les variétés florales et ornementales exogènes, (herbe de la pampa...) et tous les pesticides dont le catalogue Baumaux est truffé ?
Si on retire de nos assiettes toutes les espèces alimentaires qui ne sont pas originaires de notre continent, il ne va pas nous rester grand chose, juste des glands et des sangliers ! (Nous avons failli nous prendre pour des irréductibles Gaulois face à l’Empire des Monstersanto et autres multinationales biocidaires. ). Avec quelques plantes, quand même, en plus, pour le dessert : du seigle, de l’arroche, de la betterave mais pas assez diversifiées pour avoir permis ce fleuron de la culture Française qu’est notre cuisine traditionnelle.

Selon ces attendus, "ces variétés n’en sont pas pour autant menacées de disparition mais précieusement conservées dans des centres de ressources génétiques. Qu’elles peuvent se révéler essentielles dans les années à venir en matière d’alimentation, de santé et servir à l’obtention de nouvelles variétés avec des qualités bien spécifiques". La référence à la conservation précieuse dans des centres de ressources génétiques frise la science-fiction et pourrait peut-être constituer l’objet d’un film "L’Odyssée de l’Espèce". De toutes façons, il est de notoriété publique que les variétés conservées in frigo et in vitro dépérissent génétiquement, et deviennent inadaptées à des utilisations in situ. Quant à leurs qualités futures en matière d’alimentation, parle-t-on de ces mêmes variétés de Kokopelli considérées, selon les mêmes attendus, dangereuses pour le consommateur ?

Selon ces attendus, "en se conformant a la réglementation en vigueur, la Société Graines BAUMAUX dispose nécessairement d un choix plus limite a proposer a ces clients". Parlons-nous encore de cette même clientèle non-existante ?

Selon ces attendus, "cette manœuvre est destinée à accroître en apparence au moins, la variété des graines mise à la disposition du consommateur mais surtout le chiffre d’affaires de l’Association KOKOPELLI". Non seulement, proposons-nous des semences à des consommateurs inexistants mais en plus nous n’augmentons l’étendue de notre gamme qu’en apparence. Mr. Baumaux veut-il dire que nos variétés sont inexistantes ?

Quant à notre chiffre d’affaires, il est très modeste et notre comptabilité est effectuée par un cabinet d’experts-comptables, sis dans le Gard. Ce chiffre a été de 579 335 euros (hors TVA) pour l’année 2004 dont 40 % à peu près sont générés par la vente de l’ouvrage de Dominique Guillet, les adhésions et quelques soutiens de fondations pour nos actions Tiers-Monde. Nous rassurons nos amis et adhérents : à ce jour, aucune multinationale de la semence n’a tenté une OPA sur Kokopelli.
(Par souci de respect de la biodiversité culturelle, nous avons repris les attendus avec l’intégralité des fautes d’orthographe).
En conclusion
Il nous semble important de mettre en valeur que les systèmes logiques, les paradigmes, les fondements de Baumaux et de Kokopelli sont très dissemblables.
Mr. Baumaux, dans une page internet du GNIS, s’exprime comme suit : "Les variétés anciennes se vendent quand elles sont vraiment spécifiques, car elles sont souvent devenues obsolètes. Entre une variété de population ancienne et une variété hybride moderne, les amateurs préfèrent à 80 % la variété hybride, dont le résultat est meilleur et plus homogène. On peut juste regretter que cette homogénéité oblige à récolter tous les produits en même temps. Il n’y a pas d’étalement de la maturité."
Kokopelli est persuadé que les variétés anciennes ne sont absolument pas obsolètes. Ce sont les pratiques de l’agriculture moderne et occidentale qui sont obsolètes : elles conduisent la planète à sa perte.
De plus, si les variétés hybrides n’ont pas d’étalement de la maturité, c’est qu’elles ont été manipulées pour permettre à l’agriculture productiviste de récolter tout, en une seule fois. Ce qui est exactement le contraire de ce que demande un jardinier.
Nous nous interrogeons, de plus, sur le concept d’homogénéité.
Existe-t-il une échelle permettant de mesurer l’homogénéité ? Comment alors, Mr. Baumaux peut-il parler de variétés anciennes de population (distribuées dans son catalogue) qui ne seraient pas vraiment homogènes alors qu’il est stipulé, dans les attendus, qu’une variété doit être "bien homogène" afin de pouvoir être commercialisée dans l’Union Européenne. Une variété peut-elle être non homogène, un peu homogène, moyennement homogène, beaucoup homogène, très homogène, ( homogène à la folie ?) etc ? Peut-être le concept d’homogénéité n’est-il qu’un concept fallacieux (ou au mieux impondérable) comme beaucoup de concepts de l’agronomie moderne. Nous considérons que cette agronomie moderne est une des plus grandes mythologies du siècle passé. Peut-être est-elle homogène mais, en tout cas, de gênes à l’homo (soit disant sapiens), elle a beaucoup généré !
Mr. Baumaux, dans son catalogue, fait un encadré qu’il intitule "contre-publicité" (page 195 en rouge) dans lequel il explique à ses clients que s’il dénigre les variétés anciennes qu’il propose (dans son propre catalogue), c’est pour convaincre ceux-ci qu’elles sont obsolètes et qu’il vaut mieux acheter des variétés modernes. Voici le texte de cet encadré dans le catalogue Baumaux : "certaines variétés s’en tirent plutôt mal dans notre description. La raison en est la suivante : la description négative doit vous aider à remplacer des variétés dépassées, mais dont le nom a encore un écho, par des meilleures qui vous conduiront au succès".
Nous proposons de décerner à Mr. Baumaux la palme de l’abnégation militante. Il est bien courageux de vendre des variétés anciennes tout en étant pertinemment convaincu qu’elles ne valent pas grand chose et qu’en bref, on ferait mieux de les reléguer à la "désuétude" dont elles sont issues.
Quant à l’Association Kokopelli, elle forme (en 640 pages) les jardiniers, en expliquant de A à Z comment faire ses propres semences. Nous avons donc la volonté constructive d’aider les gens à accéder à l’autonomie. Monsieur Baumaux ne peut absolument pas revendiquer un tel fait, puisqu’il revendique haut et fort son statut de grainetier et donc de négociant d’hybrides, loin d’une quelconque convivialité de la semence, puisque ses revenus sont directement liés à la dépendance semencière de ses clients et qu’il est lui-même inféodé au bon vouloir de ses fournisseurs.
Par ailleurs, que dire des graines bio vendues dans le catalogue Baumaux, vu l’apologie que Mr Baumaux fait des hybrides et des variétés issues de manipulations de la génétique (tomate F1 Long Life page 238, haricot vert Easy Pick page 190, laitue Salanova, TM, page 205, etc...). La dichotomie de sa démarche et de son raisonnement tient-elle d’un mercantilisme exacerbé (produit d’appel), ou d’une allumette bio cachant la forêt hybride... ?
L’équipe de Kokopelli remercie tous ses amis et adhérents pour l’énorme campagne de soutien, de solidarité et de communication mise en place depuis le début de cette attaque contre les fondements constructifs de notre dynamique de résistance semencière.
Ensemble, libérons les Semences et l’Humus et préservons des oasis de Semences de Vie pour le jour qui verra le Titanic agricole sombrer dans l’océan de ses vanités.
"Rien n’est plus puissant qu’une idée, si l’heure est venue de la dévoiler" (Victor Hugo)
Consommation d’eau et végétarisme
Va-t-on manquer d’eau ?
Au Forum économique mondial de Davos, le 25 janvier 2006, M. Peter Brabeck-Lethmathe, PDG de Nestlé a lancé un cri d’alarme au sujet de la pénurie d’eau qui menace la planète : « la question de l’eau est une urgence ».
Et de rappeler que la production de nourriture nécessite beaucoup plus d’eau dans le cas d’une alimentation incluant la viande que dans le cas d’un régime végétarien !!!
Alliance Végétarienne tient à rappeler de son côté que selon les chiffres de l’Agence des Nations-Unies pour l’agriculture (FAO), il faut 5 m3 d’eau pour produire 1000 calories animales et seulement 1 m3 pour produire 1000 calories végétales.
Il est à noter que sur la période 2000-2001 ont été produites par personne et par jour, en France, une moyenne de 3612 calories alimentaires, dont 37,5 % d’origine animale.
Cette production a nécessité l’emploi d’un peu plus de 9000 litres d’eau, par personne et par jour, alors que le même total calorique, s’il avait été d’origine végétale, n’aurait nécessité que 3600 litres d’eau.
La conclusion est que chaque personne, chaque jour, a la capacité d’économiser la différence, soit 5400 litres, si elle décide, ce jour-là, d’opter pour une alimentation végétale.
Il nous paraît évident que la meilleure solution pour éviter le gaspillage de la denrée précieuse qu’est l’eau ne consiste pas simplement à fermer son robinet lorsqu’on se lave les dents, comme on voudrait nous le faire croire.
La part des ménages ne représente en effet que 10 % de la consommation d’eau au niveau mondial, contre 70 % à l’agriculture, dont la plus grande part est utilisée par les productions animales.
La meilleure solution pour éviter un gaspillage d’eau inconsidéré est de faciliter l’accès de chacun à une alimentation végétarienne de qualité. Alliance Végétarienne a pour cela lancé une campagne et une pétition pour le droit de pouvoir manger végétarien en restauration collective (www.vegetarisme.fr/petition.html).
Un corollaire non négligeable est qu’une alimentation végétarienne bien conçue est bénéfique pour la santé, ainsi que l’atteste la Position officielle de l’Association américaine de diététique et des diététiciens du Canada, accessible en traduction française à l’adresse http://www.vegetarisme.fr/Articles/PositionAAD.pdf
Pour plus d’information rendez-vous sur le site internet de l’association :
www.vegetarisme.fr.
Placement de chiens issus de laboratoires
Le GRAAL récupère des animaux issus de laboratoire, et les place ensuite pour leur assurer une fin de vie correcte... :
Tous les chiens sont castrés, tatoués et vaccinés. Prévoir 2 à 3 mois de période d’adaptation pour ces animaux qui n’ont, pour la plupart d’entre eux, pas connu le moindre bruit, la lumière du jour ni l’apprentissage de la propreté.
Votre adoption sera un véritable sauvetage.
Site de Nantes :
NEPTUNE : femelle Golden retriever de 8 ans, ovario-hystérectomisée.
TANIA : femelle croisée de 3 ans, ovario hystérectomisée.
ANÉMONE : femelle croisée beagle de 8 mois, ovariectomisée.
APIS : mâle croisé beagle de 7,5 mois, castré.
ARNY : mâle croisé beagle de 7,5 mois, castré.
Site de Paris : des photos seront bientôt disponibles.
JULIE : femelle pointer de 8 ans, très bon caractère.
JULIETTE : femelle pointer de 8 ans, très bon caractère.
Contact : Marie-Françoise Lheureux : 06 60 64 55 91
Le gouvernement interdit la fourrure de chat et de chien !
Sous la pression de l’AFIPA, les ministres Dominique Bussereau et Thierry Breton ont enfin signé l’arrêté interministériel visant à interdire la mise sur le marché et l’introduction de la fourrure de chat et de chien en France.
Mais, la lutte ne fait que commencer il ne s’agit pas de se reposer sur ses lauriers ; les deux prochains objectifs de l’AFIPA sont les suivants :
L’interdiction d’introduction, d’exportation, de production et de commercialisation de fourrure de chat et de chien au niveau Européen.
L’étiquetage très strict de la fourrure avec mention du nom commercial, du nom scientifique, de la méthode d’abattage et du pays de provenance de la fourrure au niveau français.
L’arrêté est à consulter sur
http://admi.net/jo/20060121/AGRG050...
AFIPA
BP 10 612
75 826 Paris Cedex 17
Site Internet :
www.afipa.net
Victoire judiciaire contre la corrida !
Victoire judiciaire historique !
"Après un bras de fer judiciaire de sept ans, c’est un grand jour pour l’association Alliance pour la suppression des corridas qui vient de remporter une victoire historique contre les taurins de Rieumes !
Rappel des faits : le 9 juillet 2001, à la demande de l’Alliance pour la suppression des corridas, le tribunal de grande instance de Toulouse a interdit la novillada prévue par le club taurin Feria en Saves, à Rieumes, le 15 juillet 2001.
Le 29 avril 2002, Feria en Saves nous assignait en appel et gagnait.
Claire Starozinski (Alliance) alors formé un pourvoi en cassation et, dans son arrêt du 10 juin 2004, la Cour a cassé et annulé l’arrêt rendu en appel.
Coup de théâtre : le club taurin Feria en Saves, actuellement en liquidation amiable, s’est désisté de l’appel qui devait se juger à Bordeaux. Victimes de l’arrêt de la cour de cassation, les aficionados se sont finalement rendus à l’évidence de l’absence de tradition locale ininterrompue en Midi toulousain.
En acceptant l’arrêt de la Cour de cassation, les dirigeants de Feria en Saves ont rendu au jugement du 9 juillet 2001 toute sa puissance et c’est cette décision sur le fond, qui fera, désormais, jurisprudence. L’implantation de spectacles tauromachiques en Midi toulousain est, dès lors, bel et bien remise en question, notamment à Fenouillet, commune pour laquelle l’Alliance a déposé une plainte avec constitution de partie civile, le 31 août 2004.
Kokopelli
Un seul grand groupe contrôle en France l’ensemble des graines vendues dans les jardineries ! Et les graines qu’ils vendent sont dites F1, c’est à dire qu’elles sont dégénératives (si on les ressème, elles ne produiront plus au bout de quelques générations). C’est pour lutter contre ces pratiques, et pour sauvegarder des espèces de plantes potagères anciennes ou rares, que l’association Kokopelli existe. Ils assurent la multiplication et la vente de ces plantes, mais viennent aussi en aide aux paysans de pays défavorisés, en leur fournissant des semences et des informations.
Vous pouvez acheter chez eux de très nombreuses variétés intéressantes de plantes bio, mais également les soutenir dans leur action (ils sont menacés par les grands groupes), et acheter leur livre de présentation ; "Semences de Kokopelli", 644 pages illustrées, 900 photographies, pour 57 euros port compris.
Emission de radio anti-corrida diffusée sur le web
Saluons l’initiative de la FLAC qui vient de lancer une émission de radio émettant via le Web et dont le thème est la corrida.
L’accès se fait par le site de la FLAC :
http://www.flac-anticorrida.org/aud....
C’est une bande audio d’une durée maximum de 30 minutes qu’il est possible d’écouter grâce à des lecteurs audio comme Winamp ou Window Media.
La bande est renouvelée tous les mois, vous pourrez y entendre des interwiews de personnalités ou bien encore des informations sur les actions de la FLAC.
Nouveautés La plage Octobre 2005
Trois nouveaux livres sont parus aux éditions La plage ;
Recettes végétariennes de Chine (après les recettes du Liban, de l’Inde, du Mexique et de la Méditerranée), ainsi que deux ouvrages destinés à lutter contre le cholestérol et le diabète (recommandations diététiques par des professionnels de la santé accompagnées d’idées de recettes appropriées).
Une avancée contre la corrida
Le 17 mars 1995, Jacques Santer, président de la Commission européenne écrivait : « Les conditions d’octroi de la prime à l’engraissement des bovins mâles sont remplies par les taureaux de corrida. Toutefois, étant donné que ces aides n’avaient pas été conçues pour ce type d’animaux, les services de la Commission étudient les mesures permettant l’exclusion des animaux de corridas du bénéfice de ces primes ».
En octobre 1997, le directeur de la Cour des comptes des Communautés européennes confirmait qu’il existait toujours un régime de primes aux producteurs de viande bovine des États membres de l’Union comprenant une « prime spéciale » pour les bovins mâles prélevés en nombre limité dans des troupeaux de races spécifiques afin d’être utilisés dans le cadre de corridas et destinés ultérieurement à la consommation humaine.
C’est un grand jour pour les défenseurs des animaux, puisque le Parlement vient d’accorder ce que nous demandons depuis tant d’années, à savoir la suppression de ces primes spéciales.
Il était en effet scandaleux que des subventions, destinées à sauvegarder les intérêts des agriculteurs, soient détournées de leur usage et affectées à des jeux cruels.
De plus, allouer ces subventions allait à l’encontre de ce qui est stipulé dans la Convention Européenne de protection des animaux d’élevage, Directive 98/58 /CE du Conseil, qui établit que les animaux ne doivent subir ni sévices, ni peur, ni souffrances. "Il est clair - déclare David Hammerstein, député Vert espagnol, "que ces conditions n’étaient pas remplies dans le cas des taureaux dits de combat".
A la demande des Verts, jeudi 27 octobre, au cours de la session plénière concernant le budget 2006 de l’Union Européenne à Strasbourg, le Parlement a décidé, par 277 voix pour, et 266 contre, de ne plus accorder de primes spéciales aux taureaux destinés aux corridas. La décision finale devra être validée par le Conseil des ministres européens.
Aujourd’hui, en frappant au porte monnaie, nous avons l’espoir de franchir une étape décisive vers l’abolition des corridas.
Claire Starozinski - Présidente fondatrice
Alliance pour la suppression des corridas, B.P. 85, 30009 Nîmes cedex 4.
http://www.anticorrida.org
Fourrure de chat et de chien
Marianne Denicourt, Françoise Fabian, Nadia Fares, Fean-Pierre Foucault, Robert Hossein et Corinne Touzet interpellent ensemble les Ministres sur le problème de la fourrure de chat et de chien en France.
Cette mobilisation a pour but de demander une interdiction totale de production, de commercialisation et d’importation de la fourrure de chat et de chien, puisque malgré l’arrêté du 5 novembre 2003 cette interdiction n’est pas effective en raison d’une erreur dans la rédaction du texte.
Les personnalités ont aussi demandé qu’un étiquetage clair et informatif des articles en /ou comportant de la fourrure soit mis en place. En effet, aucune mention légale, au sujet de l’animal, n’est aujourd’hui obligatoire.
L’AFIPA, par l’intermédiaire de ces personnalités, souhaite que soit mentionné sur l’étiquette le nom commercial, le nom scientifique, la méthode d’abattage et le pays de provenance de l’animal sacrifié pour sa fourrure. Ceci
dans un souci de traçabilité et d’information du consommateur.
Cette lettre aux ministres fait suite à un constat initié par l’AFIPA chez plusieurs fourreurs français commercialisant de la fourrure de chien et de chat.
Après étude des textes de loi, l’AFIPA a pu démontrer que l’arrêté de Novembre 2005 pris par Hervé Gaymard, relatif à la fourrure de chat et de chien, était inapplicable !
Une proposition de loi contre la chasse à courre !
Après une proposition de loi contre la corrida, voilà que des députés viennent de présenter une proposition de loi contre la chasse à courre ! (MM. Jean MARSAUDON, Jean-Claude ABRIOUX, Alain FERRY, François GROSDIDIER, Edouard JACQUE, Mme Maryse JOISSAINS-MASINI, MM. Patrick LABAUNE, Gérard LÉONARD, Lionel LUCA, Mmes Muriel MARLAND-MILITELLO, Henriette MARTINEZ, MM. Pierre MICAUX, Marc REYMANN, Jean-Marc ROUBAUD et Daniel SPAGNOU).
EXPOSÉ DES MOTIFS
Après l’Allemagne il y a déjà plus de 40 ans, la Belgique en 1995, l’Ecosse en 2002, l’Angleterre et le Pays de Galles viennent à leur tour d’interdire la chasse à courre sur leur territoire. En France, cette pratique d’un autre temps est toujours autorisée du 15 septembre au 31 mars.
La chasse à courre permet à quelques 400 équipages, nantis de 17 000 chiens et 6 000 chevaux, d’aller chasser le cerf, le chevreuil, le sanglier ou, plus modestement, le renard, le lièvre ou le lapin, sans pour autant participer à la régulation des espèces puisque le nombre des bêtes tuées par chasse à courre est infime par rapport au nombre d’animaux abattus dans une saison de chasse (1 300 cerfs sur 36 000 tués pendant la saison 2002-2003, 800 chevreuils sur 460 000, 400 sangliers sur 440 000 et environ 400 renards et 650 lièvres). Ce n’est donc pas tant la quantité des animaux tués qui est révoltante que la manière dont ils sont chassés.
Est-il nécessaire de décrire la souffrance de l’animal poursuivi pendant plusieurs heures, épuisé, rattrapé et mis à terre par les chiens, achevé sans ménagement et donné en pâture à la meute lors de la curée ? Est-il utile d’évoquer ce « droit de suite » au nom duquel les équipages se permettent d’aller traquer et abattre leur gibier jusque dans les propriétés privées ?
En France, la chasse à courre ne répond donc pas à des nécessités écologiques et elle ne répond pas davantage à des traditions populaires ancestrales. Elle n’est qu’un jeu barbare pratiqué par quelques initiés.
Pourtant, leur nombre est en constante augmentation ; non pas que ce « sport » se soit démocratisé, bien au contraire, mais cette pratique étant à présent interdite dans de nombreux pays voisins, ce sont des équipages étrangers, anglais notamment, qui viennent dans nos campagnes pour chasser à courre.
Il est temps que notre pays se dote d’une législation visant à interdire la chasse à courre, progressivement afin d’éviter que les chiens, devenus inutiles, soient conduits à l’euthanasie ou abandonnés.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
I. - L’article L. 424-4 du code de l’environnement est ainsi modifié :
1° Dans le premier alinéa, les mots : « soit à courre, à cor et à cri, » sont supprimés ;
2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« A compter du 1er janvier 2006, il n’est plus délivré aucune attestation de meute destinée à l’exercice de la chasse à courre, à cor et à cri. »
II. - Les dispositions du 1° du I entrent en vigueur à compter du 1er janvier 2012, date à partir de laquelle la pratique de la chasse à courre sera interdite sur l’ensemble du territoire français.
Article 2
La pratique de la chasse à courre, à cor et à cri sans détention d’une attestation délivrée dans des conditions fixées par voie réglementaire, est punie d’une contravention de cinquième classe. »
Vous pouvez remercier ces députés qui méritent des encouragements en leur envoyant un petit mot à :
Assemblée Nationale, 26 rue de l’Université, 75355 PARIS 07 SP.
Vous pouvez écrire aussi à chacun de vos députés en leur demandant de se joindre à cette proposition de loi.
Voici où vous pouvez trouver les adresses électroniques de certains députés de votre secteur : http://www.udf.org/connaitre/deputes.html et http://www.deputes-socialistes.fr/ ou encore http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/comm3.asp
Guide 2005 des Biocoops
Cet épais petit guide, édité et distribué gratuitement par le magazine Consom’action, recense la totalité des 254 magasins bio de leur réseau ! Chaque magasin est présenté sur une page, et il y a aussi des cartes des régions françaises avec leurs emplacements, ainsi que des interviews de clients et consommateurs, parfois célèbres (Denez Prigent, Jeannie Longo,...). Quel parcours depuis les années 80 !
Consomm’action, Biocoop, 157 rue des Blains, 92220 Bagneux.
www.biocoop.fr
Asbl Fabienne
L’ASBL Fabienne est une association belge qui existe depuis 20 ans et recueille des animaux de tous poils ; chiens, chats, lapins, chevaux, paons, pigeons, perruches, tortues, oies,… Abandonnés par des propriétaires indéliquats, ou parce qu’ils n’étaient plus assez rentables, ces animaux en détresse trouvent au centre soins et réconfort.
Les amis de la terre
L’association écologiste lance une campagne d’adhésion par le biais d’une sarcastique petite carte postale ; "forêts pillées, eau polluée, planète en danger : déménagez sur Mars ...ou rejoignez Les amis de la terre !" Forte d’un million de membres dans le monde, Friends of the earth lutte pour une Europe sans OGM, la protection des forêts tropicales (contre le bois exotique) et le développement durable.
Les amis de la terre, 2B Rue Jules Ferry, 93100 Montreuil.
Guide des alternatives
Les éditions du Fraysse viennent de sortir leur quatrième "Guide des alternatives". "Par alternatives, nous avons considéré tout ce qui permet à l’homme de progresser vers une société plus humaine et respectueuse de la planète". Education, santé, produits bio, habitat, énergies, médias, associations, vacances... ; au total, 1344 pages et plus de 12000 références ! Il sera disponible auprès de notre d’association d’ici quelques jours...
Editions du Fraysse, 82230 Monclar de Quercy. Tel : 05.63.30.34.39.
Poulets de chair
Bien-être des poulets : la proposition de la Commission européenne jugée insatisfaisante !
La Commission européenne vient de rendre publique sa proposition de directive fixant des règles minimales de protection des poulets destinés à la production de viande. La Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) appelle les citoyens à réagir sur son nouveau site web :
www.poulets.fr
"Malgré la demande sociale croissante en matière de bien-être animal, la France ne s’est pas dotée de réglementation spécifique en la matière. La Pmaf a donc accueilli cette proposition tant attendue, comme une première étape décisive, étant donné l’urgent besoin d’agir pour améliorer les conditions de vie des poulets dans les élevages intensifs. Cependant, nous avons de sérieuses inquiétudes concernant son contenu.
Plus de quatre milliards de poulets de chair sont élevés chaque année au sein de l’Union européenne, dont une écrasante majorité est sélectionnée à partir de souches génétiques dites à croissance rapide. Ces animaux atteignent leur poids d’abattage en 40 jours, deux fois plus rapidement qu’il y a trente ans ! Les conséquences sont désastreuses : insuffisances cardiaques et respiratoires, déformation des pattes, incapacité à supporter leur propre poids, problèmes cutanés etc. De plus, la plupart de ces animaux sont élevés dans un environnement appauvri et entassés dans des bâtiments fermés et surpeuplés. On compte en moyenne 22 poulets au m2 dans les élevages français.
La proposition de la Commission suggère une densité maximale de 38kg/m2 (soit une vingtaine de poulets par m2). Suivant une procédure précisée, les inspecteurs vétérinaires pourront limiter la densité à 30kg par m2 (une quinzaine de poulets au m2) si l’élevage ne répond pas à certains critères déterminés (taux de mortalité et maladies de peau). Le rapport scientifique mandaté par la Commission européenne recommandait une densité maximale de 25kg/m2, avec pour commentaire : « au- dessus de 30kg/m2, même avec de très bons systèmes de contrôle de l’environnement, il y a un risque très élevé d’accroissement des problèmes de bien-être ».
De plus, l’utilisation de souches dites à croissance rapide est l’un des principaux facteurs des problèmes de bien-être des poulets. Hélas, la proposition de directive ignore cet aspect du problème ! La PMAF estime que l’Union européenne devrait légiférer sur ce point dans les cinq ans à venir.
La PMAF appelle le Parlement européen et M. Bussereau, Ministre français de l’Agriculture, à apporter des améliorations notables à cette proposition de directive sur le bien-être des poulets de chair."
Considérant que, dans ces élevages, les animaux subissent un traitement incompatible avec les principes les plus élémentaires de protection animale, la PMAF souhaite à terme l’abandon des élevages intensifs des poulets élevés pour la viande et appelle les citoyens à signer le Manifeste pour l’interdiction de l’élevage intensif des poulets qui vient d’être mis en ligne sur le site
www.poulets.fr
Programme de la LPO Ille-et-Vilaine (été 2005)
Sorties ornithologiques LPO sur les Espaces Naturels Sensibles d’Ille-et-Vilaine :
Ces animations sont organisées et animées par la Ligue pour la Protection des Oiseaux avec le concours du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine.
date site heure Tel/inscription
11/07 Etang de l’abbaye (Paimpont) 9h00 1
12/07 Parc de Piré (Piré sur Seiche) 9h00 1
13/07 Vallon de la Chambre au loup (Iffendic) 20h30 1
16/07 Vallée du Canut (Lassy) 9h00 1
16/07 Pointe du Puits (Saint-Suliac) 10h00 2
17/07 La Pointe de la Garde Guérin (Saint-Briac) 10h30 2
19/07 Ile Besnard (Saint-Coulomb) 10h30 2
20/07 Domaine de Careil (Iffendic) 9h00 1
23/07 Ile Besnard (Saint-Coulomb) 10h30 2
24/07 Anse du Verger (Cancale) 10h30 2
26/07 Le Site de Lormandière (Chartres-de-Bretagne) 8h00 1
28/07 Ile Besnard (Saint-Coulomb) 10h30 2
30/07 Pointe du Meinga (Saint-Coulomb) 21h00 2
31/07 Ile Besnard (Saint-Coulomb) 10h30 2
06/08 Parc de la Briantais (Saint-Malo) 10h30 2
07/08 Parc de la Higourdais (Epiniac) 10h30 2
13/08 Le Mont Garreau (Saint Suliac) 10h00 2
13/08 Parc de la Briantais (Saint-Malo) 21h00 2
14/08 Ile Besnard (Saint-Coulomb) 10h30 2
20/08 Forêt du Mesnil* (Tressé) 10h00 2
20/08 Pointe du Meinga (Saint-Coulomb) 20h30 2
21/08 Barrage de la Rance-Anse des rivières* (Dinard) 10h30 2
*site hors espace naturel départemental
Inscription obligatoire par téléphone (en fonction des sites) :
1 - 06 65 49 12 35 (Sébastien)
2 - 06 26 16 58 09 (Manuel)
Sorties ouvertes à tous.
2 € par personne
1 € par enfant (- de 12 ans)
Durée 2h00
Contact :
LPO Ille-et-Vilaine
Maison de quartier de la Bellangerais
Rue du Morbihan
35 700 Rennes
Sorties-nature en Ille et Vilaine (été 2005)
Bretagne Vivante - SEPNB, en partenariat avec le Conseil Général d’Ille-et-Vilaine, propose de découvrir les espaces naturels du département.
20 sorties sont proposées sur le département, certaines proches de Rennes.
Le thème de ces sorties est les animaux méconnus comme les chauves-souris et les invertébrés.
Les chauves-souris sont des mammifères inoffensifs pour l’homme et victimes des légendes et des superstitions. Ce sont les seuls mammifères volants, elles sont insectivores. En été, elle mette bas à un jeune unique. Elles sont toutes protégées par la loi, et pourtant elles sont menacées.
Les invertébrés ont un rôle indispensable dans nos écosystèmes : ils participent au maintien de la fertilité du sol, à la pollinisation. Ils occupent pratiquement tous les milieux. C’est pendant l’été que l’on trouve la plus grande diversité, c’est le bon moment pour les découvrir.
Sortie nocturne à la découverte des chauves-souris (20h-23h) :
* au Boël à Bruz
Lundi 11 juillet à 20h
Lundi 25 juillet à 20h
* au vallon de la Chambre au loup à Iffendic
Mardi 19 juillet à 20h
Lundi 1er août à 20h
* dans la vallée de Landal à Épiniac
Samedi 9 juillet à 20h
Lundi 18 juillet à 20h
Mercredi 27 juillet à 20h
* aux landes de Cojoux à Saint-Just
Mardi 12 juillet à 20h
Mardi 2 août à 20h
A la découverte des insectes et des araignées (10h-12h) :
* aux landes de Jaunouse à Billé
Lundi 18 juillet à 10h
Lundi 1er août à 10h
* à Lormandière à Chartres-de-Bretagne
Vendredi 22 juillet à 10h
Mercredi 3 août à 10h
* dans la vallée du Couesnon à Mézières-sur-Couesnon
Vendredi 29 juillet à 10h
* à l’étang de Marcillé-Robert
Lundi 25 juillet à 10h
Observations des oiseaux (10h-12h)
* à l’étang de Careil à Iffendic
Lundi 11 juillet à 10h
Mercredi 27 juillet à 10h
Jeudi 4 août à 10h
* à l’étang de Chatillon-en-Vendelais
Jeudi 21 juillet à 10h
Vendredi 5 août à 10h
Groupe limité à 25 personnes. Inscription obligatoire auprès de Pierre-Yves Pasco (Bretagne Vivante - SEPNB) au 06.19.25.42.79.
Grâce au soutien du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine, les tarifs sont : pour les adultes : 2 euros et pour les enfants : 1 euro. Les sorties durent entre 2h et 2h30.
Vol de flamants
"A 3000 euros pièce, les malfaiteurs ont trouvé le bon filon ; ils ont pénétré dans le zoo d’Amnéville de 12 hectares en Moselle, où ils ont kidnappé 12 des 13 échassiers du Chili en leur ligotant les pattes avec dun ruban adhésif..."
(Source : Télé loisirs, Avril 2005)
Quatre associations se coalisent contre la corrida !
Quatre mouvements de protection animale, l’Alliance pour la suppression des corridas, l’AFIPA, Fenouillet anticorrida et One Voice ont décidé de lutter, ensemble, contre la barbarie que représente encore de nos jours la corrida.
Cette décision fait suite au dépôt d’une proposition de loi visant à abroger l’alinéa 3 de l’article 521.1 du code pénal (qui permet actuellement la tenue de corridas et de combats de coqs) par la députée Muriel Marland-Militello, dont vous retrouverez l’argumentaire sur le site
http://petition-anticorrida.com. A ce jour, plus de 13 000 particuliers, cent collectifs, fondations et associations et vingt-deux personnalités ont apporté leur appui au texte présenté.
« Confrontés à une question de souffrance animale et de barbarie, peu nous importe l’étiquette politique sous laquelle cette députée a été élue » déclarent les dirigeants des quatre associations en ajoutant : « Nous soutenons un texte juste qui correspond à l’attente de 80 % de la population française. Il nous apparaît donc capital de tout mettre en œuvre pour soutenir ce courageux projet ».
Compte tenu de ses statuts, la Fédération de lutte anti-corrida (FLAC) ne peut, au sens strict, faire partie de cette coalition. Elle n’en sera pas moins écartée des actions entreprises.
A.F.I.P.A.
L’A.F.I.P.A. continue ses campagnes et tient à votre disposition une pétition qui propose de modifier les textes de lois en vigueur pour interdire la fourrure de chats et de chiens. Ils font également pression sur les grands couturiers pour qu’ils retirent la fourrure de leurs collection. A noter que leur site internet a récemment été remanié :
Animals friends Croatia
La feuille d’information de Animals friends Croatia, en plus d’être joliment présentée, ratisse large au niveau des actions ; promotion du végétarisme, environnementalisme, cirques sans animaux, chiens errants en Grèce… C’est à notre connaissance une des seules associations en Croatie à parler de végétarisme et de protection des animaux, et ils ont l’air motivés et actifs.
Chatem
Chatem est une association des Côtes d’Armor qui propose des activités de loisirs sur la nature et les animaux (cours, ateliers, conférences). Ils tentent aussi de sensibiliser les gens à differents problèmes que rencontrent les animaux domestiques, et souhaitent créer une pension et un refuge pour chats. Votre aide est la bienvenue :
Chatem, 29 rue Edouard Branly, 22700 Perros-Guirec.
Nature et vie
Le "centre d’hygiène de vie Nature et vie" est situé à Ploemeur, près de Lorient. Il est animé par Désiré Merien, auteur de nombreux livres sur l’hygiénisme, la santé, la nutrition. Il propose diverses formations et séjours (détoxination, ressourcement, jeûne, biorespiration, bioanalyse, stress, communication…). Si cela vous interesse vous pouvez obtenir des informations auprès de :
Anima naturalis
Le bulletin Anima naturalis est envoyé tous les quinze jours par courrier electronique. Il est rédigé en espagnol et donne tout un tas de nouvelles sur la libération animale (infos, chroniques, articles, manifestations...
F.L.A.C.
La Fédération de Liaison Anti-Corrida (F.L.A.C.) a changé de nom et s’intitule désormais "Fédération des Luttes pour l’Abolition de la Corrida". Ils en profitent pour faire peau neuve et proposent un nouveau site :
http://www.flac-anticorrida.org. Bien entendu ils continuent leurs manifestations, actions et campagnes d’écritures pour s’opposer à la corrida partout où elle sévit.
Club des exclus sauvages
Cette petite asso, désormais basée à Paris, publie tous les deux mois un mini-bulletin bourré à craquer de petites perles, de brèves, de dessins humoristiques et de coups de gueules sur la chasse, la condition animale, le végétarisme. Le ton est souvent assez caustique, voire virulent. La présentation est chaotique, le journal se lit dans tous les sens !
c/o Alain Perret, 38 rue Monge, 75005 Paris.
Campagne contre les poulets industriels
Dans le cadre de sa nouvelle campagne pour l’amélioration des conditions d’élevage des poulets, la P.M.A.F. a sillonné la France fin 2004 en tenant des stands d’information.
Ils ont imprimé divers tracts et documents dans lesquels ils incitent les gens à acheter des produits bio pour favoriser le bien-être des animaux. Notamment, ils ont édité un mini-guide très instructif qui récapitule la législation en matière de "label rouge" et de "label agriculture biologique". Ils proposent également un dossier de 8 pages A4 dans lequel on apprend que les poulets atteignent leur poids adulte en 41 jours, soit deux fois plus vite qu’il y a 30 ans ! La sélection génétique, les densités excessives, les épidémies, l’abus d’antibiotiques, les conditions de ramassage, de transport et d’abattage font que les poulets industriels endurent mille et une souffrances avant de parvenir à notre assiette.
Nouvelle vidéo de P.E.T.A.
L’association américaine P.E.T.A. fait encore du bruit suite à la diffusion d’une vidéo tournée en caméra cachée dans les abattoirs Agriprocessors (USA), qui tuent des bovins en leur tranchant la gorge selon la méthode rituelle de la viande "kasher".
Il faut dire que les images sont assez dégoûtantes et pas vraiment dignes d’un pays civilisé comme les USA !
Le célèbre quotidien The New York times y a même consacré tout un article… :
http://www.nytimes.com/2004/11/30/n...
S.H.A.C.
Stop Huntington Animal Cruelty est né il y a quelques années en se fixant pour but de mettre fin à un gros centre d’expérimentation animale dans le sud de l’Angleterre ; Huntington Life Sciences (H.L.S.). Depuis lors, des militants se relayent devant l’édifice pour dénoncer les tortures qui y ont lieu. Ils organisent également des manifestations, tiennent des stands, et asphyxient l’entreprise en pratiquant un blocus de leurs lignes téléphoniques, de leurs emails, et en harcelant leurs fournisseurs. Pour obtenir des pétitions, des tracts et les infos militantes, contacter :
S.H.A.C., 6 boat lane, Evesham, Worcs WR11 4BP, Angleterre.
www.shac.net
Bouchers
"Un ouvrier de 26 ans a agressé son chef d’équipe avec un couteau de cuisine, sur le parking de l’abattoir Bernard, à Moréac (Morbihan). L’homme, qui avait été mis à pied pour quelques jours, a tendu un guet-apens à son supérieur. Ce dernier à réussi à éviter le coup et s’en sort avec une estafilade à l’abdomen. L’auteur, qui a apparemment des antécédents psychiatriques, est en garde à vue."
Source : Ouest-France, 29/11/2002
Tendance >> La voiture végétarienne
"De plus en plus soucieux des attentes des clients écolos tendance végétariens, les fabriquants d’automobiles ont inventé un nouveau concept : la voiture 100% sans matières animales. Prenez la très populaire Prius, la voiture hybride qui combine electricité et essence. Toyota a choisi de vendre son modèle avec des sièges garantis sans un gramme de cuir.
Mercedes benz va lui aussi s’y mettre. Alors que les modèles haut de gamme étaient exclusivement livrés avec l’inévitable siège en cuir, signe de puissance et de richesse, Mercedes, histoire de répondre aux désidérata des végétariens fortunés, va proposer dès 2005 des voitures sans sièges en cuir, une vraie révolution.
Ford motor quant à lui sponsorise des sociétés de thé écolo. Le groupe ait moult publicités autour des onzes designers de l’Escape, un 4x4 moins polluant : toute l’équipe est végétarienne !" (Source : Le nouvel observateur, 23 au 29/09/2004)
A.V.I.S.
Basée à Toulouse, cette dynamique association a certainement été pour quelque chose dans le "boom" de restaurants végétariens que connaît la ville rose ; on en compte sept en 2004, un record en France ! Il faut dire que depuis sa création en 1997, A.V.I.S. a distribué plus de 500,000 tracts, tenus des centaines de stands et collé des tas d’affiches. N’hésitez pas à leur demander des originaux de leurs tracts pour les adapter à votre ville et les distribuer dans votre région !
Rassemblement Anti-Chasse
C’est agréable de voir une association radicalement opposée à la chasse, qui ne souhaite pas la modifier ou la réglementer mais tout simplement l’abolir. Le petit bulletin de l’association est un condensé de brèves, d’articles et d’opinions contre les lâchers d’animaux, contre l’appellation de "nuisibles" pour certaines espèces, pour la sauvegarde des loups dans les Alpes. La présentation du bulletin peut sûrement s’améliorer.
Ferme des animaux sauvés de la mort
Ce refuge situé en Vendée publie une petite feuille d’information photocopiée intitulée Le p’tit patapon, dans laquelle il encourage le public à adopter des animaux de ferme (chevaux, vaches, poneys, moutons...). Voilà qui nous change un peu des traditionnels chats et chiens ! Dans le numéro 66, on trouve une présentation succincte des pensionnaires que vous pouvez parrainer.
Catalogue de la F.R.A.P.N.A.
Vous manquez d’idées pour Noël ? La Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature propose un bon catalogue de matériel d’observation de la nature, quelques T-shirts écolos, des jeux, et beaucoup de livres sur la faune sauvage ou l’environnement.
F.R.A.P.N.A., 19 rue Jean Bourgey, 69625 Villeurbanne cedex.
www.frapna.org
Campagne contre la chasse le Dimanche
L’A.S.P.A.S. a récemment envoyé une lettre à tous les députés pour attirer leur attention sur les dangers de la chasse et leur demander l’interdiction de cette activité le Dimanche.
Dans leur courrier, auquel ils ont joint une excellente parodie des paquets de cigarettes (une boite de cartouches de chasse recouverte de l’inscription "chasser tue"), les militants de l’A.S.P.A.S. rappellent que depuis 1997, 235 personnes sont mortes et 1217 ont été blessées dans des "accidents de chasse". Bien entendu, ces chiffres ne concernent que les êtres humains !
L’action de l’A.S.P.A.S. est soutenue par un collectif de 100 associations.
Sortir du nucléaire
Le réseau Sortir du nucléaire a réalisé une intéressante plaquette au format A4 contre l’E.P.R., le tout nouveau générateur nucléaire. Ils y démontent les arguments d’E.D.F.-G.D.F. concernant la dangerosité du réacteur, le problème des déchets, la pollution, les coûts de production, l’énergie...
Activateurs de croissance
Après avoir traversé différente crises alimentaires, on pourrait penser que les histoires de malbouffe appartiennent au passé ; il n’en est rien comme le prouve cet article dans Que choisir n°420 (Novembre 2004) :
"Le tribunal correctionnel de Bressuire (79) vient de condamner deux éleveurs et deux responsables de Schils (société distributrice) pour avoir, dans les années 90, administré du clenbutérol, une substance interdite qui entraîne une augmentation de la masse musculaire et du poids de l’animal. L’un des deux éleveurs en avait retiré un gain de 300,000€ en traitant 800 animaux. Il a écopé d’un an de prison ferme et de 30,000€ d’amende.
A Rodez (12), sept personnes (éleveurs, vétérinaires, chefs d’entreprise) ont écopé de peine allant d’un an de prison ferme et 10,000e d’amende à quatre ans de prison ferme et 15,000€ d’amende (+ dommages et intérêts à l’UFC Que choisir).
L’an dernier, les plans de contrôles orientés des résidus chimiques dans les viandes de boucherie, opérés par les services vétérinaires, se sont traduits par un taux global de positivité de 0,18% (0,40% en 2002 et 0,80% en 1999)".
Gazon maudit
"La dissémination des pollens de végétaux transgéniques dans l’environnement est l’un des principaux sujets d’inquiétude pour les adversaires des OGM. Une récente étude montre que leurs craintes sont fondées. Des chercheurs américains ont constaté que le pollen d’une variété de gazon transgénique avait parcouru 21 km pour aller féconder des herbes sauvages de la même famille sur 310km². L’OGM en question étant résistant à un herbicide total, plus moyen de se débarrasser des mauvaises herbes contaminées.
C’est la première fois que l’on démontre que les pollens peuvent se disséminer à une telle distance. A noter que les essais aux champs servent aussi à faire ce genre de découvertes peu flatteuses.
Espérons que le gouvernement américain en tirera les conséquences en interdisant ce végétal colonisateur. L’enjeu ne devrait pas le faire hésiter car ce gazon a été mis au point pour que les terrains de golf puissent être arrosés d’herbicides sans risques et débarrassés du moindre brin d’herbe inesthétique.
Où l’on constate que l’éradication de la famine dans le tiers- monde n’est pas l’unique souci des producteurs d’OGM..." (Source : Que choisir n°420, Novembre 2004)