Accident de la route : 6000 lapins morts
A 4 heures du matin ce 24 mai 2011, un chauffeur de camion s’est endormi au volant à proximité de Cholet. La remorque de son poids lourd s’est renversée, déversant sa cargaison sur la voie : quelques 6050 lapins, dont les trois quarts sont morts. Les autres, "impropres à la consommation", ont été euthanasiés.
A quand la fin de la surconsommation de viande, et des densités inacceptables d’animaux dans élevages industriels ?
25/05/2011.
Corridas : nouvelle proposition de loi !
Après une première proposition de loi présentée il y a quelques années à l’assemblée nationale, puis une nouvelle en 2009, c’est cette fois-ci au sénat qu’un parlementaire en a enregistré une :
Pour la première fois en France, une proposition de loi visant à punir, sans exception, les sévices graves envers les animaux domestiques, apprivoisés, ou tenus en captivité a été proposée à la cosignature des sénateurs du groupe PS, ce 5 mai 2011, par Roland Povinelli, sénateur-maire d’Allauch (Bouches-du-Rhône).
« Épargner aux animaux toute douleur ou souffrance inutile est un objectif affiché par l’Union européenne et la science démontre que les taureaux ou les coqs ressentent la douleur et le stress de la même manière que les humains ! » fait valoir Roland Povinelli. Le sénateur s’attarde aussi longuement sur la notion de tradition qui a fondé une anomalie juridique et perpétue un archaïsme. « Les traditions changent, et certaines pratiques considérées comme acceptables il y a quelques années seulement, sont actuellement illégales ou considérées comme éthiquement inacceptables ! » martèle-t-il.
Voilà qui apporte de l’eau au moulin des abolitionnistes, fort remontés depuis l’inscription de la corrida au patrimoine culturel français.
12/05/2011.
Chasse à courre : nouvelle proposition de loi
Cinq ans après la proposition de loi présentée à l’assemblée nationale par une quinzaine de députés, huit députés publient cette semaine une nouvelle proposition, à peu près identique.
Selon ces parlementaires, Yves Cochet et Noël Mamère en tête, le but est d’abolir la chasse à courre, déjà interdite en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni. En France, elle fut abolie à la Révolution et rétablie par Napoléon.
Ils considèrent que les 450 équipages français et leurs 100 000 suiveurs ne participent pas à la régulation des espèces, dérangent les autres habitants des forêts, et portent atteinte aux populations de cervidés, car la recherche du beau trophée conduit à chasser les meilleurs reproducteurs. De plus, cette méthode de chasse s’avère particulièrement cruelle.
Le nombre de chasses à courre est en augmentation en France car des équipages étrangers viennent dans nos contrées pour assouvir une passion désormais illégale chez eux.
La proposition de loi demande d’interdire cette pratique sur tout le territoire à partir du 1er janvier 2011, et de punir d’une amende de 15 000 euros les contrevenants.
12/05/2011.
Pyrénées : pêche à l’eau de javel
A Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées, un couple a été arrêté pour avoir pollué deux rivières, la Save et le Gers. Début avril, ils y ont déversé plusieurs bidons d’eau de javel, dans le but de tuer des poissons et de les consommer. Résultat : la totalité des poissons a été détruite sur plusieurs centaines de mètres.
Les deux marginaux seront convoqués devant le tribunal correctionnel en septembre pour pollution volontaire. Les gendarmes les ont confondu grâce à un témoignage, ainsi qu’en relevant l’adresse du magasin sur les bidons qui flottaient dans le Gers.
Il est dommage de constater que les deux rivières ne seront pas mises en réserve de pêche. La fédération des pêcheurs a procédé au lâcher de centaines de truites de façon à ce qu’ils puissent continuer à les tuer pour s’amuser.
04/05/2011.
120 000 poules euthanasiées
Les autorités ont fait procéder à l’euthanasie des 120 000 poules d’un élevage appelé "Alsace œufs", près de Mulhouse dans le Haut-Rhin. Son exploitant, empêtré dans des difficultés économiques, n’avait plus les moyens ni de les soigner ni de les nourrir. Ce sont les voisins, envahis par les mouches, qui ont donné l’alerte.
D’après la Protection Mondiale des Animaux de Ferme, "l’état sanitaire critique des poules a incité les services vétérinaires à refuser les adoptions et à demander l’abattage des animaux encore en vie. Seule cette solution était encore envisageable afin d’abréger leurs souffrances. Ainsi, les poules ont été emmenées dans un abattoir alsacien puis envoyées à l’équarrissage".
Quel gâchis. Ces 120 000 oiseaux, pas des objets, comme on a souvent tendance à l’oublier, mais bien des êtres vivants, déjà condamnés à des vies ingrates, ont en plus été abandonnés à leur triste sort sans que leur propriétaire ait essayé de les sauver. Leurs carcasses n’auront même pas pu nourrir d’autres animaux...
Seuls points positifs, mais dérisoires : la ferme est désormais fermée, et l’affaire aura attiré l’attention des médias sur les conditions de vie dans les élevages intensifs. La PMAF, qui dénonce régulièrement le manque de contrôles par les services vétérinaires, souligne que 80% des poules pondeuses en France vivent encore en cage...
01/12/2010.
La lutte anticorrida s’étend à l’Amérique du sud
Au Mexique, des députés ont lancé une consultation législative populaire pour abolir les corridas : les citoyens devront donner leur avis sur le sujet en 2011. Au même moment, le 2 décembre, des militants de diverses associations étaient réunis devant l’assemblée législative pour manifester leur rejet des corridas et des cirques animaliers. Dans un sondage datant de 2009, 70 % de la population mexicaine s’était exprimé en faveur de l’abolition définitive des corridas, et 65 % contre la présence d’animaux dans les spectacles.
En Équateur cette fois, ce sont des des centaines de personnes qui ont pris part à une grande manifestation contre la corrida le 1er décembre, dans les rues de Quito (la capitale). Elle était organisée par le mouvement "Quitu por la vida", collectif qui regroupe diverses associations culturelles et de défense des animaux.
Et enfin, autre grande nouvelle, c’est l’interdiction pure et simple de la tauromachie au Nicaragua. Ce pays d’Amérique central vient d’adopter une loi stricte portant sur le bien-être des animaux domestiques ou domestiqués (les contrevenants peuvent se voir infligés une peine de prison). La cruauté envers les animaux dans les spectacles est bannie de fait, que ce soit dans les corridas ou dans les cirques ; la traversée du pays sera interdite à ces derniers s’ils possèdent des animaux sauvages. Signalons que la loi a été votée à une large majorité par les députés. Des arrangements ont néanmoins été conclus pour permettre aux rodéos et aux combats de coqs de continuer, mais de façon moins cruelle.
L’avenir des tigres se joue aujourd’hui
Selon les statistiques, il reste aujourd’hui 3200 tigres dans la nature contre 100 000 il y a un siècle ! En Inde, leur population a chuté à 1141 aujourd’hui contre environ 3700 en 2002 et 40000 en 1947.
Un sommet réunissant 13 pays s’est ouvert pendant quatre jours à Saint-Pétersbourg pour lutter contre cette grave menace d’extinction ; son objectif était de doubler la population de tigres sauvage d’ici 2022. Les états concernés ont prévu notamment de lutter contre les braconniers, et contre les bûcherons illégaux qui détruisent l’habitat des félins. Au 21ème siècle, ces derniers sont encore abattus en tant que trophées mais aussi pour leurs prétendues vertus médicinales et aphrodisiaques.
Vladimir Poutine, le premier ministre russe, a annoncé que 350 millions de dollars seront débloqués au cours des 5 prochaines années. D’après le directeur du WWF, si aucune mesure stricte n’était prise, il ne resterait plus en 2022 que quelques survivants disséminés et incapables d’assurer la survie des différentes sous-espèces (4 des 9 sous-espèces ont déjà disparu).
23/11/2010.
Construction du plus grand abattoir européen
Le plus grand abattoir d’Europe va être construit à Wietze, en Allemagne. 2,5 million de poulets y seront tués chaque semaine (27 000 par heure !).
420 installations industrielles et 600 poids lourds seront nécessaires pour fournir quotidiennement des animaux à cet ogre gargantuesque.
Le terrain où il doit être bâti a été occupé cet été par des défenseurs des animaux, militants végétariens et autres écologistes.
On sait qu’il faudra nourrir des milliards d’humains de plus dans les années à venir, mais on peut s’étonner d’un tel choix économique à l’heure où la surconsommation de viande et les effets néfastes de l’élevage industriel sur l’environnement sont décriés tant par les défenseur de l’environnement que les humanistes et les scientifiques... On peut, notamment, s’inquiéter de la pollution des cours d’eau avoisinants, de la surexploitation des nappes phréatiques, et de la gestion des tonnes de déchets générés par cette entreprise.
De la viande de brousse en France
Selon une étude récente, cinq tonnes de viande de brousse transiteraient chaque semaine par l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle de Paris ! Ainsi, 118 kilos de viande auraient récemment été saisis sur une période de 17 jours à l’aéroport parisien.
La "viande de brousse", c’est le nom familier des animaux sauvages destinés à la consommation, comme par exemple le singe, le crocodile, l’antilope,… Cette consommation peut-être familiale, ou destinée à la restauration exotique.
Du point de vue sanitaire, la marchandise peut être vecteur de maladies. Mais le principal problème, c’est bien entendu le braconnage, en particulier d’espèces menacées. Les passeurs risquent une amende de 450 €, peu dissuasive quand on sait que cette viande se négocie 30 € le kilo sur le marché...
19/06/2010.
Encore un cirque condamné
Le cirque Pinder vient d’être condamné par la cour d’appel de Grenoble pour l’utilisation irrégulière de deux éléphantes et d’un jaguar (défaut de certificat de capacité). Le patron du cirque a décidé de se pourvoir en cassation, cependant, une nouvelle procédure à son encontre est en route, concernant d’autres irrégularités administratives constatées lors d’un contrôle effectué en 2009 sur des fauves.
Pour le moment, le cirque est condamné à 15000 euros d’amende, à la publication du jugement, et à verser 800 euros de dommages et intérêts à trois associations de défense des animaux.
Tout comme pour les corridas, l’avenir des cirques animaliers semble s’assombrir...
30/09/2010.
Expérimentation animale : la directive européenne sème le doute
Ça bouge dans le petit monde de la vivisection, mais pas forcément dans le bon sens : un nouveau texte voté au Parlement européen devait améliorer l’ancienne directive relative aux expériences sur les animaux. Pour certains, c’est le cas. Mais la plupart des associations de défense des animaux dénoncent une duperie. Explications :
en 1986, l’Europe avait adopté la directive 86/609/CEE pour encadrer l’expérimentation animale. Les institutions débattaient depuis dix-huit mois pour actualiser ce texte et le mettre en conformité avec une meilleure prise en compte du bien-être animal. La mise en œuvre de la politique des 3R (Remplacement des animaux quand cela est possible, Réduction de leur nombre dans chaque procédure et Raffinement, c’est-à-dire limitation des souffrances qui leurs sont causées) était l’objectif. Non seulement le nouveau texte (08/09/2010) ignore cette ambition, mais il représente une véritable régression en la matière.
Pour ses partisans, le texte est une avancée dans la mesure où il exclu pour la première fois les grands singes des tests expérimentaux, ainsi que les expériences provoquant une souffrance sévère et prolongée. Pour Elisabeth Jeggle, députée allemande et rapporteur du texte : "c’est un texte de compromis, qui consolide les droits des animaux tout en permettant de poursuivre l’expérimentation animale en Europe". Pour Jean-Claude Nouët, président de la Fondation Droit animal, éthique et sciences, le texte témoigne d’un "état d’esprit parfaitement nouveau qui rend compte de l’évolution des usages de ces 20 dernières années".
Mais pour la Fondation 30 Millions d’Amis, il s’agit essentiellement d’un écran de fumée qui n’améliorera pas la condition des millions d’animaux qui souffrent dans les laboratoires. Parmi les mesures qu’elle remet particulièrement en cause : la possibilité de réutiliser plusieurs fois les animaux si la douleur est considérée comme faible ou modérée, et une anesthésie laissée à l’appréciation du chirurgien, donc non obligatoire. Si en France, les praticiens respectent aujourd’hui une charte éthique, de nombreux États européens, moins sensibles au bien-être animal, sont pointés du doigt.
La Fondation 30 Millions d’amis regrette également les modifications dont a souffert le projet initial : "une mesure fondamentale, prévue initialement puis inexplicablement retirée de la directive, réside en l’obligation de recourir à ces méthodes de substitution dès que celles-ci sont validées scientifiquement et disponibles suffisamment. En retirant cette disposition, le Parlement européen a définitivement manqué l’occasion de révolutionner l’expérimentation animale.
Christiane Laupie-Koechlin, fondatrice de Pro Anima, confirme : "la directive ne mentionne aucune recommandation relative aux méthodes alternatives, mais continue à considérer que l’expérimentation animale est nécessaire, alors que de nombreuses solutions ont prouvé leur efficacité". Le recours à des méthodes alternatives n’est pas une obligation mais une simple recommandation, en complément des méthodes d’expérimentation "traditionnelles".
En outre, les chiens et les chats continueront d’être utilisés dans le cadre de ces expérimentations, malgré les demandes incessantes des organisations de protection animale. Et à cela s’ajoute une curieuse disposition : une clause de sauvegarde permet de déroger à ces nouvelles règles en cas de "raisons exceptionnelles et scientifiquement justifiables" ! Ce dernier point est une véritable source d’inquiétude : cette disposition permet notamment de recourir aux grands singes dès qu’un État membre possède "des motifs valables". Donc, si cette nouvelle directive comporte des avancées – notamment sur l’utilisation des grands singes – celles-ci peuvent être suspendues d’un revers de main au bon vouloir des États… et des lobbies pharmaceutiques.
Mais dès le départ, il était permis de douter d’une diminution des tests en Europe. Par exemple au début 2010, une animalerie pour rongeurs modernisée a été inaugurée à l’Inra de Nouzilly en présence de personnalités. Près de 3500 rats et souris y seront élevés sur 500 m²,… et charcutés par un millier de chercheurs. Le tout a coûté 560 000 €, largement subventionné par la région Centre. Il va bien falloir rentabiliser ces investissements !
Pour ces raisons, plusieurs associations avaient appelé à une marche le 25 septembre 2010 à Paris et à Rome contre cette nouvelle directive européenne... Plus de 300 manifestants ont défilé dans la capitale française, et plusieurs milliers en Italie.
Rappel de quelques données : d’après les statistiques de la Commission européenne datant de novembre 2007, 12.1 millions d’animaux ont été utilisés à des fins expérimentales en 2005 (des rongeurs pour les trois quarts), au sein des 27 États membres (dont près de 2,5 millions en France). Surtout dans le secteur de la santé (humaine principalement), puisque 57,5 % de ces animaux sont employés à l’étude de maladies.
Notons que de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine des cosmétiques : la réglementation européenne interdit depuis 2003 l’expérimentation animale pour tester des produits de beauté, ce qui a d’ailleurs entraîné une avancée des méthodes de modélisation cellulaire et moléculaire.
La consommation de viande augmente moins rapidement en France
On le savait déjà, mais des statistiques récentes le confirment : les français (et les occidentaux) mangent moins de viande depuis 10 ans.
Crise économique, éthique et écologie ont amené nos concitoyens à ralentir leur consommation de viande, même si elle a globalement augmenté de 13 % entre 1970 et 2009.
Elle était de 77,6 kg/ habitant en 1970 (56 kg si l’on ne prend pas en compte les os et le gras). En 1998, elle avait atteint 94,5 kg, avant de redescendre à 87,8 kg en 2009.
Les viandes consommées ont également changé : le cheval a quasiment disparu, le bœuf est passé de 39 à 29 %, le porc et la volaille ont largement augmenté.
Si au niveau national l’augmentation continue, ce n’est que grâce à la croissance démographique, affirme l’un des responsables de l’étude.
Notons qu’au niveau mondial, la consommation d’animaux continue à s’accroître en raison des pays émergents, la Chine notamment, dont la consommation explose depuis quelques temps.
26/09/2010.
Pour un animal, mieux vaut être maltraité en Angleterre que chez nous
En Grande-Bretagne, un jeune homme a été condamné à neuf semaines de prison pour avoir tué son hamster en le jetant dans un micro-ondes. Les policiers avaient retrouvé le cadavre de l’animal dans une poubelle, et il présentait des lésions étranges dues aux radiations. Ils n’avaient alors pas mis longtemps à retrouver son propriétaire, dénommé Anthony Parker, qui avait avoué avoir eu une dispute avec sa fiancée sous l’influence de l’alcool, et avoir fait cuire son hamster dans un accès de colère.
Cette affaire britannique est à mettre en relation avec une autre affaire bien française celle-là : la fondation 30 millions d’amis s’était penchée sur le cas de Victor, un croisé labrador sous-nutri que le propriétaire avait jeté par la fenêtre. Il a été reconnu coupable d’actes de cruauté envers animaux par le tribunal de Pau, mais n’a été condamné qu’à une amende de 500 euros avec sursis !
Voilà qui met en relief les différences de traitements des animaux en France et chez certains de nos voisins européens. Plus que jamais, signez la pétition "justice pour les animaux" ! www.justice-pour-les-animaux.org
22/09/2010.
4 mois fermes pour un vol de ouistitis
Avril 2008 : un homme de 23 ans, appartenant à la communauté des gens du voyage, vole trois ouistitis à pinceaux noirs au zoo de Saint-Martin-la-Plaine (42). Au delà du vol, le problème est que ces singes sont une espèce protégée, dont on ne recense plus que 58 exemplaires dans le monde, et que l’un d’entre eux est mort suite à des traitements inadaptés.
À la barre, le jeune homme a tenté de faire croire qu’il voulait juste faire un cadeau à sa fille. Pas de chance pour lui, des écoutes téléphoniques ont montré qu’il souhaitait en fait revendre les animaux.
L’individu écope de quatre mois de prison fermes et obligation d’indemniser le zoo (le singe est estimé à 4000 euros) pour "vol et transport d’animal non domestique appartenant à une espèce protégée". Ses parents, qui ont hébergé les animaux, ont écopé de 50 jours-amende à dix euros pour recel.
23/09/2010.
Des corridas dans le sud-ouest de l’Asie ?!
D’après une information parue dans le journal Midi libre, le directeur des arènes de Nîmes, répondant au pseudonyme de Simon Casas, prévoit d’organiser une féria aux Émirats Arabes Unis.
Des corridas pourraient avoir lieu à Abou Dhabi du 20 au 24 novembre. Un projet de construction d’arènes serait en cours, ainsi que l’organisation de conférences et d’expositions "culturelles".
A cela rien de très étonnant ; comme on l’a vu récemment en Catalogne, la corrida se porte très mal dans son berceau d’origine et y sera probablement interdite dans les années à venir. Les responsables tauromachiques, sentant le vent tourner, tentent depuis plusieurs années de l’introduire en Asie ou en Amérique du nord. Souvent sans succès, car les associations de protection animale veillent au grain. Mais ils ont peut-être trouvé une voie de sortie vers des pays en retard du point de vue de la civilisation ou de la démocratie ; là où les droits de l’homme sont peu ou pas respectés, qui viendra se soucier des droits de l’animal ?
En tout cas ce qui est ironique dans l’histoire, c’est que pour justifier leur fêtes sanglantes en France ou en Espagne, les taurins ont toujours avancé l’argument de la tradition locale, qu’il fallait préserver à tout prix. On voit maintenant clairement qu’ils s’en fichaient éperdument.
...Et qu’en sera-t il de l’alcool, élément phare des férias, et qui sera vraisemblablement interdit en terre musulmane ?
02/08/2010.
Le développement des "journées sans viande"
L’idée, initialisée par la ville de Gent en Belgique, fait boule de neige. De nombreux pays se lancent dans l’aventure, avec plus ou moins de radicalisme.
L’aspect santé, d’abord mis en avant (maladies coronariennes, cancers, cholestérol,…), a été complété par la défense de l’environnement (gaz à effets de serre, déforestation,…), sans oublier l’horreur des élevages intensifs pour les animaux.
La ville de Gent vient de fêter son premier anniversaire de "jeudis sans viande". Un franc succès, si l’on en juge par les nombreux articles dans les médias du monde entier, les restaurateurs et les initiatives mises en place autour de cet évènement. D’autres villes belges ont d’ailleurs suivi par la suite : Hasselt, Mechelen, et bientôt une ville walonne.
Au niveau national, le plan "Nutrition Santé 2011-2015" vient d’être présenté à la Chambre des députés. Il suggère notamment une réduction de la consommation de viande rouge et des mesures fiscales pour réduire les prix des fruits et légumes.
Plus loin, citons Sao Paulo (Brésil), Brème (Allemagne), San Francisco (Usa) ou encore Cape Town (Afrique du sud).
Les québécois ont lancé une campagne pour des des lundis sans viande, et des campagnes identiques s’étendent aux États-Unis, à la Finlande, et à l’Angleterre.
En France, c’est à Saint-Nazaire que l’idée a été reprise pour la première fois. Fin mars, les 3200 écoliers inscrits dans les cantines nazairiennes se sont vu préparé un repas biologique, accompagné d’un prospectus pour expliquer les objectifs de cette action !
"Répondant parfaitement aux besoins nutritionnels des jeunes organismes, ce déjeuner presque exclusivement d’origine végétale a pour objectif de faire découvrir aux enfants qu’il existe des habitudes alimentaires différentes", expliquait le responsable de la restauration municipale. Le but était également de sensibiliser les enfants à la défense de l’environnement, car la production animale est à l’origine de pollutions, comme on le voit si bien en Bretagne.
Quant au menu, il était composé de : céleri au pomelos, couscous aux céréales gourmandes, yaourt bio, abricots secs, et pain bio.
A l’échelle nationale, trois députés ont même essayé d’amener cette idée à l’Assemblée le 7 mai 2010 ! Messieurs Yves Cochet, Noël Mamère et De Rugy souhaitaient insérer l’article suivant dans le Grenelle de l’environnement : "dans la restauration collective est organisée une journée hebdomadaire végétarienne (sans viande et sans poisson)".
Leur argumentaire :
Chacun connaît désormais les dégâts sur la santé et l’environnement de la surconsommation des produits d’origine animale dans les pays de l’OCDE (surpoids, maladies cardio-vasculaires...). Il est de la responsabilité des pouvoirs publics d’inciter nos enfants et concitoyens à la modération alimentaire pour les produits issus de la pêche et de l’élevage.
L’amendement a bien sûr, et hélas, été rejeté par une assemblée déjà peu ouverte aux questions environnementales...
Mais bravo quand même !
09/05/2010.
Paul McCartney proscrit la viande de sa tournée
Paul McCartney a "contraint" les membres de son équipe à manger végétarien durant sa dernière tournée à travers les USA, l’Amérique du Sud et l’Europe !
Si cela peut à première vue sembler anecdotique, sachez que l’équipe complète d’une star mondialement connue comme lui consomme quelques 480 plats par jour !
D’après la presse, la chanteuse britannique Leona Lewis va faire de même lors de sa tournée du mois de mai...
L’ex-Beatles Paul Mc Cartney s’était déjà fait remarquer par les médias lors du dernier sommet de Copenhague, où il avait plaidé pour une journée sans viande par semaine, en compagnie du président du GIEC Rajendra Pachauri.
07/04/2010.
Les anti-corrida piratent le site de la féria d’Arles !
Rigolo mais dangereux, un (ou plusieurs) militant anti-corrida a piraté aujourd’hui le site officiel de la féria d’Arles !
A la place du menu principal et de la page d’accueil, on peut lire "la fête est terminée", ainsi que la célèbre citation de Gandhi "on reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux", et voir des photos de taureaux ensanglantés.
La féria de Pâques se déroule du 2 au 5 avril, 8 corridas sont organisées pendant les festivités.
Chasseurs, barbares, la frontière est parfois floue...
Début mars, une laie visiblement pleine, poursuivie dans le cadre d’une battue, a été massacrée dans un village de la Creuse. Ironiquement, la scène s’est passée sur le parvis de l’église où elle était allée chercher refuge...
D’abord acculé par des chiens, le pauvre animal s’est fait rouer de coups de merlin et de pieds pendant un quart d’heure par trois hommes, dont le président de l’Association Communale de Chasse Agréée (ACCA). Comble de la délicatesse, ils accompagnaient leurs gestes d’insultes et d’insanités. Le sanglier s’est traîné sur plusieurs mètres avant de succomber sous les yeux d’une dizaine de témoins.
Le journal local raconte que "les femmes étaient en pleurs. Les enfants en parlaient le lendemain à l’école, très choqués. Il y avait du sang jusque sur les marches de l’église".
Le président de l’ACCA s’est défendu en expliquant qu’il ne pouvait abattre l’animal avec une arme à feu en plein bourg, et qu’il l’a en quelque sorte achevé pour son bien puisque les chiens l’avaient déjà bien abîmé !
Paradoxalement, tout ceci s’est passé dans le cadre d’une "battue de dispersion", des battues dont le but est simplement d’éloigner des animaux hors de zones sensibles,... sans les tuer.
Le parquet de Guéret et l’Office de la Chasse ont été saisis. "Le sanglier est mort lors d’une battue de dispersion alors que la chasse était fermée. Mais la mise à mort d’un animal déjà mortellement blessé n’est pas une infraction. Malgré tout, si celle-ci intervient, elle doit être rapide et efficace sans que l’animal ne souffre". Le ou les auteurs pourraient donc comparaître devant un tribunal pour mauvais traitement à animal.
24/03/2010.
Conférence de la CITES : le royaume de l’inconscience
Les titres de la presse sont éloquents : "l’ours polaire lâché par l’Europe", "l’ours polaire abandonné par l’humanité",...
La récente conférence de la CITES, qui détermine les espèces animales à sauvegarder, s’est révélée catastrophique pour certains animaux menacés.
Ainsi, l’Europe et le Canada ont refusé de voter l’interdiction du commerce international de l’ours polaire. Il en reste 20 à 25 000 répartis sur cinq pays, et leur population a diminué de 30% en 45 ans. L’animal est pourtant devenu l’emblème du réchauffement climatique, et certains spécialistes annoncent sa disparition à court terme à cause de la fonte des glaces. Le Canada a refusé, arguant que seuls 2% des ours (soit 300 bêtes par an) font l’objet d’un commerce (de la part des chasseurs et des populations inuits). Mais selon les américains, 700 autres ours seraient tués illégalement.
La Fondation Brigitte Bardot soupçonne l’Europe d’avoir soutenu le Canada après la fermeture du marché européen aux produits issus de la chasse au phoque, et d’avoir en quelque sorte marchandé le sort des ours contre celui des phoques.
A noter que la célèbre association WWF s’est prononcée contre la protection de l’ours, et que le Canada a utilisé cette position pour justifier la sienne (le WWF milite pour une gestion et non une protection des espèces...).
Idem pour le thon rouge, qui a créé la surprise. Après moult campagnes et lobbyings, les écologistes européens avaient enfin réussi à obtenir le soutien de la Communauté européenne pour sa conservation. C’était sans compter sur les pays en voie de développement. Ceux-ci, peu concernés par l’écologie qu’ils considèrent comme un luxe de pays développés, ont largement voté contre la protection de l’animal (68 contre, 20 pour).
Le thon rouge est menacé de disparition à court terme par la mode du sushi. Le Japon, qui importe à lui seul 80 % des stocks, s’était vivement opposé à toute mesure de protection, bien que les effectifs aient chuté de 80 % depuis le 19e siècle...
Désormais, le seul recours pour le poisson se joue au niveau des instances régionales, comme la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique...
Pour finir par d’autres mauvaises nouvelles, signalons que le sort de deux espèces de crocodiles, ainsi que celui des éléphants, semblent compromis...
Isabelle Autissier (présidente du... WWF) conclut fort justement sur le site de son association : "après Copenhague, ce nouveau fiasco montre la fracture qui est en train de se créer entre les opinions publiques, qui sont de plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux, et des lobbys d’une irresponsabilité flagrante".
18/03/2010.
Avocats pour les animaux : les suisses ont dit non
Un referendum (une votation, pour reprendre leur terme) proposait aux suisses d’instaurer un avocat spécialisé dans les questions animales dans chaque canton du pays. Rien d’étonnant à cela ; la Suisse est très en avance sur le sujet (interdiction des bocaux à poissons rouges, interdiction de la chasse dans le canton de Genève, obligation de faire vivre les animaux "sociaux" en couples ou groupes, législation très favorable au bien-être des animaux de ferme, etc).
Un certain nombre de people s’était pourtant mobilisé aux côtés des associations de protection des animaux. Ils souhaitaient renforcer la législation en obligeant tous les cantons à créer un poste d’avocat pour les animaux (cette fonction existe depuis 1992, mais dans le seul canton de Zurich).
Mais cette initiative populaire était trop progressiste ; elle a été rejetée par une large majorité (70,5%) de votants. Tous les cantons ont dit non. Craignant peut-être des abus de procédures et un engorgement des tribunaux, ainsi qu’un coût financier trop important, les suisses ont préféré conserver la loi actuelle, déjà stricte.
On peut néanmoins saluer cette avancée morale, et le fait d’avoir porté un tel débat sur la place publique. En France, il faudra attendre au moins 50 ans !
07/03/2010.
Grève de la viande à Copenhague
Une dizaine de personnalités françaises ; Fabrice Nicolino, Pierre Rabhi, Allain Bougrain Dubourg, Jean-Marie Pelt, Corinne Lepage, Jean-Paul Jaud, Sandrine Bélier, Jean-Paul Besset, Jean-Claude Pierre et Franck Laval ont décrété une grève de la viande lors du récent sommet de Copenhague !
Elles entendaient ainsi alerter les pouvoirs publics, en pleines négociations sur l’environnement, sur les conséquences de la surconsommation de viande dans le monde (environnement, faim dans le monde, souffrance animale).
"Nous réclamons un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d’origine animale", ont-elles déclarées.
Mission réussie puisque de nombreux médias se sont fait l’écho de cette action.
05/12/2009.
Exposition de cochons tatoués
L’artiste belge Wim Delvoye propose une exposition à Nice, du 13 février au 23 mai. Une partie de son œuvre est composée de cochons tatoués, ce qui provoque la colère des associations de protection des animaux.
A noter que l’exposition avait été interdite à Shangaï en 2008.
L’artiste vit grâce à ses provocations ; en 2000, c’est lui qui avait présenté au public Claoca, une "machine à caca" reproduisant le processus de la digestion.
Ici, il s’agit de sept jeunes cochons qui ont été élevés dans une ferme chinoise, anesthésiés deux heures par semaine pour être tatoués, puis empaillés. Pourquoi en Chine ? Parce que ce pays est peu regardant sur les conditions de vie des animaux ?
Des militants avaient organisé un rassemblement devant la salle le jour du vernissage. Wim Delvoye a tenté d’en frapper un et en a étranglé une autre ; une plainte en justice à été déposée.
Considérant que les animaux ne sont pas des objets, que les tuer pour un spectacle ou pour de l’art est inacceptable d’un point de vue éthique, nous vous incitions à signer la pétition en ligne :
Les piégeurs sont nuisibles à la faune
Le président des piégeurs agréés des Ardennes a été surpris par un photographe en août 2009 en train de tuer, à bout portant et avec une arme prohibée (un pistolet 22 long rifle), un chat sauvage qu’il avait capturé dans une cage.
En bon gestionnaire de la faune, il aurait du relâcher l’animal, cousin forestier de nos chats domestiques, protégé par la loi française et relativement menacé.
Pour destruction d’espèce protégée, ce "professionnel de la nature", qui a affirmé pour sa défense que l’animal était agressif (sic !), encoure une peine
maximale de six mois de prison et 9 000 euros d’amende.
Alors, qui sont les vrais nuisibles ?
01/02/2010.
Il devient urgent d’abolir la chasse à courre
Nous relations début décembre le cas d’un cerf qui, poursuivi par une meute, avait provoqué un accident sur une rocade en banlieue parisienne.
A l’heure où de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer l’abolition de la chasse à courre, plusieurs autres incidents graves viennent d’émailler cette saison 2009-2010 :
Dans l’Aisne, le 7 janvier, et malgré les objections du personnel soignant, un cerf a été abattu devant les patients d’un hôpital psychiatrique, évidemment très choqués par la scène. Cela montre le manque total de respect et de compassion de ces chasseurs, que ce soit pour les animaux ou pour les êtres humains.
Quelques jours plus tôt, à Compiègne, c’est dans le propre jardin d’un particulier qu’un autre animal était abattu !
Hasard du calendrier ou signe des temps, le parlement de Strasbourg a apporté le 16 décembre dernier son soutien à l’interdiction de la chasse à courre au Royaume-Uni. Des chasseurs britanniques avaient en effet attaqué cette interdiction devant la cour européenne, mais ils ont été déboutés, les juges estimant en prime, et à l’unanimité, que cette forme de chasse était "cruelle" et "moralement condamnable". Et toc !
07/01/2010
Abattoirs clandestins
Aux alentours de la mi-novembre (coïncidant avec l’Aïd el kebir), plusieurs abattoirs clandestins ont été démantelés en France. A ceux-là s’ajoutent les familles qui, en toute illégalité, abattent leur mouton dans leur baignoire, ou encore ces paysans qui, tout au long de l’année, tuent des animaux dans leur cour pour les revendre à leurs voisins.
Ainsi le 24/11, l’association Stéphane Lamart, aidée des services de police, est intervenue à Argenteuil (région parisienne) où des moutons étaient égorgés en dehors de toutes règles élémentaires d’hygiène, dans une simple cabane construite illégalement au fond d’un jardin.
Une vingtaine de bêtes, apparemment maltraitées, s’entassaient depuis plusieurs jours et étaient égorgées puis éviscérées devant leurs camarades d’infortune.
La Direction des Services Vétérinaires a déclaré que c’était la troisième fois en quelques mois que ce type d’abattoir était découvert dans le même secteur.
Le 28/11, c’est dans l’Ain que les gendarmes sont intervenus, preuve que ce phénomène touche bien toute la France. Une cinquantaine de carcasses fraîchement abattues et une soixantaine de moutons vivants ont été saisis dans un hangar à volailles, où là aussi aucune les normes sanitaires de rigueur n’étaient pas appliquées. Dans ce cas et comme souvent, il semble qu’un paysan profitait de la fête musulmane pour "arrondir ses fins de mois".
Un pays libre de tout Mc Do !
Il y en a qui ont plus de chance que d’autres... C’est le cas des islandais, qui en plus de bénéficier d’un territoire très peu peuplé (320 000 hs) et d’une nature bien préservée, sont depuis le 1er novembre 2009 l’un des rares pays du monde à n’être souillé par aucun Mc Do !
Pour des raisons de crise économique, les trois fast-foods implantés depuis 1993 sur l’île viennent en effet de fermer leur porte...
01/11/2009.
Portugal : fin des animaux sauvages dans les cirques
Le ministère de l’environnement portugais vient de publier un décret interdisant l’achat et la reproduction d’animaux sauvages dans les cirques du pays. A terme, les animaux suivants ne pourront plus être exhibés dans des cages exigües et des spectacles grotesques : singes, ours, félins (sauf les chats), éléphants, otaries, serpents, autruches.
Les détenteurs actuels d’animaux ont 90 jours pour les faire enregistrer. A noter que le décret concerne les cirques mais pas les zoos. C’est déjà un bon début !
13/10/2009.
14 000 et 70 000 poulets partent en fumée
Le hangar d’un éleveur de volailles, qui contenait 14000 poussins, à été ravagé hier par un incendie dans un village de l’Indre.
C’est la moitié de son élevage qui a ainsi été détruit. Les poulets devaient être revendus à la société Doux, leader européen de la volaille.
14000 animaux, quel gâchis, et quelle mort atroce pour ces poussins, mais quelle folie aussi d’enfermer des milliers d’animaux dans un endroit confiné ! Au 21ème siècle, l’élevage intensif ne devrait plus exister !
Note : et 5 jours plus tard, ce sont carrément 70000 poules qui sont mortes brûlées dans une exploitation industrielle de Chaumont-Gistoux !
23/08/2009.
Consommation de viande et cancer
"61 566 Britanniques ont participé à une étude durant 12 ans ; 32 403 mangeant de la viande, 8 562 ne mangeant pas de viande mais du poisson, et 20 601 végétariens.
3 350 cas de cancers ont été observés au total, dont 2 204 touchant les mangeurs de viande, 317 les mangeurs de poisson et 829 les végétariens.
Les personnes mangeant de la viande sont davantage touchés que les autres par différents cancer comme : cancer de l’estomac, des ovaires, des tissus lymphatiques, et de la vessie."
Cette étude confirme s’il en était besoin l’impact négatif de la (sur)consommation de viande. Les résultats sont néanmoins un peu étonnants car la différence entre végétariens et mangeurs de viande est relativement faible : à peine le double. Il est vrai que d’autres maladies, en particulier coronariennes, viennent s’ajouter ensuite à la liste.
Enfin, il est surprenant que les mangeurs de poisson semblent être un peu moins touchés par le cancer.
En pourcentage, cela donne :
6,8 % chez ceux qui mangent de la viande.
3,7 % chez ceux qui mangent du poisson.
4 % chez les végétariens.
Source : British journal of cancer, repris par Top santé.
Paul McCartney lance le "lundi sans viande"
Vu, à la une de plusieurs médias internet :
Militant végétarien de longue date, Paul McCartney (l’ex-Beatles) a lancé à Londres une campagne intitulée "un lundi sans viande pour sauver la planète".
Il était accompagné dans sa démarche d’autres végétariens célèbres comme ses filles Stella et Mary, ainsi que de Yoko Ono (veuve de John Lennon).
Rappelons s’il en est encore besoin que l’une des principales causes de la destruction de la couche d’ozone à l’origine du réchauffement de la planète provient de l’émission des gaz à effet de serre. Or l’élevage est responsable de 18% des émissions de ces gaz, notamment le méthane qui est particulièrement polluant. A titre indicatif, soulignons que l’ensemble des transports (avions, voitures, bateaux,...) rejettent moins de gaz à effet de serre.
"S’abstenir de consommer de la viande une fois par semaine représente un changement important que tout le monde pourrait respecter car c’est au cœur de plusieurs problématiques importantes touchant tout à la fois à la politique, à l’environnement et à la morale", explique Paul McCartney sur son site internet "soutenez le lundi sans viande" :
Filière de viande halal clandestine
Une filière d’abattoirs clandestins de viande halal a été démantelée dans la région de Toulon ; une soixantaine de personnes ont été entendues par la police et une quinzaine ont été placées en garde à vue.
Parmi les personnes arrêtées figurent des négociants, des agriculteurs, et des religieux musulmans qui donnaient leur accord à la commercialisation de la viande. Depuis 2007, celle-ci était revendue à des restaurateurs spécialisés.
C’est l’un des plus importants trafic démantelés en France, qui porterait sur une quarantaine de tonnes de viande.
Les responsables sont accusés d’abattage illicite d’animaux, de mise en danger de la vie d’autrui (absence de sécurité et de réglementation), d’exécution de travail dissimulé, de dissémination de cadavres d’animaux...
12/05/2009.
Crise de la filière laitière
Des éleveurs en colère ont déversé 200 000 litres de lait dans les rues de Boulogne sur mer aujourd’hui. Ils ont également envahi des supermarchés, parfois avec des vaches, et abîmé des produits laitiers.
Ils entendent ainsi protester contre l’effondrement des prix du lait, dû à la crise économique mais surtout à la surproduction et à l’accroissement des stocks en Européens.
Comme à chaque fois (ou presque) que les agriculteurs manifestent, ils gâchent de la nourriture au lieu de l’offrir par exemple aux plus démunis. Ils ne sont que le triste reflet d’un système productiviste qui est à bout de course ...et qui méprise au passage le bien-être des animaux !
19/05/2009.
Gand : première ville à proposer des journées sans viande !
La ville belge de Gand (ou Gent, 230 000 habitants) est la première du monde à promouvoir officiellement une journée hebdomadaire sans viande !
Le premier jeudi végétarien à été lancé lors d’une cérémonie organisée par Tom Balthazar, conseiller de la ville pour la santé et l’environnement.
Les 5 000 membres du personnel de la ville recevront un plan végétarien gratuit de la ville et une brochure gratuite sur la cuisine végétarienne sera envoyée aux professionnels des 1 500 restaurants. Il y aura des cours de cuisine pour les professionnels et les particuliers. Les restaurants gérés par la ville pour le personnel de Gand ont développé leur carte végétarienne. Et à partir de septembre, les écoles de la ville serviront des déjeuners végétariens par défaut les jeudis !
La motivation de Gand, avec l’introduction des « jeudis sans viande », comporte deux volets :
Toute réduction de la production et de la consommation de viande, qui entraînent des émissions de gaz à effet de serre et la dégradation des sols, de l’eau et de l’air, la désertification et la déforestation, implique des avantages considérables pour l’environnement.
Gand veut être une ville en bonne santé. Non seulement un repas végétarien bien équilibré est soutenable, mais il est aussi sain. Les belges, et les européens en général, mangent trop de viande et pas assez de légumes, ce qui a des conséquences graves sur leur santé. Une trop grande consommation de viande fait augmenter le taux de cholestérol ainsi que le risque d’avoir certains cancers, le diabète, et d’être obèse.
Nouveau au 09/06/069 : la ville flamande de Hasselt, au nord-est de la Belgique, appelle ses habitants à réduire leur consommation de viande pour protéger l’environnement, sur le modèle de Gand. A partir du 1er octobre, les écoles de la ville sont appelées à mettre en place une "journée végétarienne" par semaine. Les restaurants, quant à eux, sont invités à proposer davantage de choix végétariens dans leurs menus.
Jugement mitigé pour un éleveur du nord de la France
Roger Flas, l’agriculteur qui avait fait scandale parce que ses 195 bovins et 5 cochons avaient été retrouvés vivant dans des conditions d’hygiène déplorables, a été condamné par la justice.
Condamné, mais pas lourdement :
il a en effet été reconnu coupable de "mauvais traitements sur animal", "d’administration irrégulière de médicaments", mais pas "d’actes de cruauté", ni "d’abandon d’animaux domestiques", ni même "d’abattage d’animal hors abattoirs". Il écope de 12 mois de prison avec sursis, mais évite la prison ferme.
Bonne nouvelle ; il lui est désormais interdit d’élever des animaux, et devra verser 16 460 € à la Fondation Assistance aux Animaux (pour le sauvetage et l’entretien des animaux), et 500 € à la SPA Grande Thiérache Hirson. La justice lui réclame également 1 905 euros d’amende, ainsi que 100 € pour la SPA de Paris, pour la Fondation Brigitte Bardot, pour l’association Stéphane Lamart, pour l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir et pour la Société Nationale pour la Défense des Animaux. A tout ceci s’ajoute les frais de justice allant de 250 à 800 € par asso.
06/05/2009.
Grippe méxicano-porcine-A : les élevages industriels à nouveau dans la tourmente
Une multinationale américaine, Smithfield Foods, premier producteur mondial de porc avec 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires, est suspectée d’être à l’origine de l’épidémie de grippe.
Les habitants du village de La Gloria, au Mexique, se plaignent depuis plusieurs mois d’infections respiratoires. Ils mettent en cause les pratiques polluantes de l’usine de porcs voisine et le manque d’hygiène qui l’entoure. L’entreprise Smithfield a d’ailleurs déjà été condamné à 12 millions de dollars aux Etats-unis pour d’autres problèmes de pollutions.
On sait que la grippe A est une combinaison de souches porcines, aviaires et humaines. Or, à quelques kilomètres du village mexicain se trouve un élevage du plus grand producteur mexicain de volaille, qui a été touché il y a peu par la grippe aviaire. Simple coïncidence ?
02/05/2009.
L’Égypte fait abattre tous ses porcs
Des affrontements ont eu lieu en Égypte entre les forces de l’ordre et des éleveurs de porcs ; ceux-ci, issus des minorités pauvres et chrétiennes, voulaient empêcher les autorités d’abattre leurs bêtes.
Le gouvernement égyptien a en effet pris un décret visant à éradiquer les porcs du pays, soi-disant pour empêcher toute divagation de la "grippe porcine" (grippe A).
300 à 400 000 animaux vont ainsi être tués pour rien, puisqu’aucun cas de grippe n’a été signalé dans le pays et que les scientifiques s’accordent pour dire que la maladie ne se diffuse pas par le biais des cochons.
Devant la montée de l’Islam intégriste en Égypte, on peut se demander si les porcs n’ont finalement pas fait les frais des guerres de religion...
03/05/2009.
Disparition programmée du thon rouge
Les spécialistes de la vie marine jugent les quotas de pêche au thon rouge trop élevés (22000 tonnes de poisson), mais si l’on compte toutes les fraudes, c’est plus du double qui a été prélevé en 2008 !
En 2008, l’Agence européenne de contrôle des pêches a constaté 55 infractions pour 201 contrôles en mer (soit un bateau sur quatre !). Idem pour les remorqueurs contrôlés, dont 40% ne disposaient pas de la documentation obligatoire sur l’origine des poissons, ou de la balise pour les localiser en permanence. L’Agence a également constaté un usage fréquent d’avions de surveillance (pour repérer les bancs de poissons) alors que c’est interdit par la loi.
Selon le responsable des thoniers français, qui réclame toujours des quotas plus élevés, les bateaux se rendront ensuite "en Afrique du Sud, à Maurice, dans l’océan Indien, ou ils feront autre chose". Ben oui, après avoir écumé les eaux européennes, autant aller piller celles des pays du tiers-monde, ils seront sûrement moins regardant niveau contrôles !
15/04/2009.
Encore et toujours des chasseurs en infraction
Dans le sud de la France, un chasseur a été condamné pour avoir tué une vache en septembre 2008 (la pauvre, à la tombée de la nuit, il l’avait prise pour une biche). Il n’a eu que 300 euros à payer (mais il avait apparemment remboursé le prix de la vache à l’agriculteur). Un de ses camarades de jeu, qui avait quant à lui "oublié" de déclarer son fusil, a aussi écopé de 300 euros d’amende.
Toujours en septembre dernier, trois autres personnes avaient été prises en train de chasser la nuit, dont une en quad ! Comme si ça ne suffisait pas, ils chassaient avec des munitions non autorisées, déversaient des tonnes de blé pour attirer les sangliers, et quand les gardes-chasses sont intervenus, le conducteur du quad leur a même foncé dessus !
Ils ont tout de même eu de la prison avec sursis, ainsi que de petites amendes de 500 à 1400 euros. Dans la mesure où l’action se déroulait à la campagne, il est probable que la circulation en quad était interdite, mais cet argument ne semble pas avoir été retenu...
13/04/2009.
Un éléphant retiré à un cirque
Une femelle éléphant de 21 ans a été saisie aujourd’hui par les gendarmes de Dijon dans un cirque Zavatta.
Le propriétaire de Kenya, c’est son nom, avait été reconnu coupable de maltraitance par la justice au mois de mars. Il avait déjà été condamné il y a quelques années parce qu’il ne possédait pas de certificat de détention pour un tel animal.
Le pachyderme va être placé dans une réserve en France où il pourra finir ses jours, heureux...
10/04/2009.
1200 euros d’amende pour 150 cochons morts
Un éleveur breton a été condamné début février pour avoir laissé son élevage de 150 truies à l’abandon pendant deux mois. Depuis qu’il était en redressement judiciaire, il avait en effet cessé de s’en occuper.
Des dizaines d’animaux étaient morts, et les cochons qui ne recevaient plus de nourriture avaient fini par se manger entre eux. Les survivants ont été euthanasiés.
L’éleveur à été condamné à 1200 euros d’amende...
Voilà qui ne fait pas lourd du kilo de porc ! Les animaux de ferme ne bénéficient décidément d’aucune considération...
07/02/2009.
Sénateurs ...et aficionados
Suite à une initiative de Raymond Couderc et Jean-Paul Fournier, sénateurs-maires de Béziers et Nîmes, une section "tauromachie et élevage du taureau" a été créée au sein du sénat. Elle a pour but de "faire face aux attaques injustes contre le monde taurin (corridas, courses camarguaises, courses landaises)", et réunit une trentaine de sénateurs…
En voilà une riche idée ; transformons le sénat en grande coupole où nous pourrions convier les taureaux à régler leurs comptes avec les vieux conservateurs qui dorment dans les gradins !
Source : Midi libre, 19/02/2009.
Un bus confondu avec un sanglier ?
Un chauffeur de bus a bien faillit commencer l’année 2009 à l’hôpital : son véhicule a été touchée par une munition utilisée pour la chasse alors qu’il circulait dans le nord des Alpes. La carrosserie et les vitres ont reçu une dizaine d’impacts. Le coup de feu aurait été tiré d’une distance de 50 à 100 mètres seulement de la chaussée. Plusieurs chasseurs se trouvaient au même moment dans les environs, ce qui laisse penser à un "accident".
Les chasseurs confondent régulièrement le gibier avec des chevaux, des promeneurs, des vététistes, alors pourquoi pas un bus après tout ?!?
Source : Le Dauphiné, 02/01/09.
La belette et la martre retirées des animaux nuisibles
Par un arrêté ministériel publié au Journal Officiel aujourd’hui, la martre et la belette sont retirées de la liste des animaux « nuisibles ».
L’A.S.P.A.S., qui a obtenu à de nombreuses reprises, grâce à son travail juridique, le déclassement de ces espèces au niveau départemental, se réjouit que ce déclassement soit enfin reconnu au niveau national.
En l’état actuel de la biodiversité la notion de nuisibilité est en complet décalage avec la contrainte de conservation des espèces, constamment fragilisées par la pression croissante des activités humaines et de la connaissance que nous avons aujourd’hui de la biologie des espèces.
Espérons que d’autres espèces, comme le putois, suivront.
Nombreux accidents de chasse
A peine entamée, cette saison de chasse 2008 croule sous les accidents. Le dernier en date a eu lieu dans les Pyrénées orientales le 8 novembre ; un chasseur qui participait à une battue à tiré sur un sanglier, qui s’est alors retourné contre lui et l’a grièvement blessé à la jambe. Ce dernier à dû être évacué par hélicoptère vers un hôpital de Toulouse.
Décidément il ne fait pas bon taquiner les sangliers dans les Pyrénées ! Quand ce n’est pas les ours qui mordent les chasseurs, ce sont les sangliers qui les renversent ! Mais au fait, pourquoi est-ce qu’ils ne les laissent pas tranquille, tout simplement ?
Source : La gazette ariegeoise, 13/11/2008.
Mangeurs de hérissons
Le tribunal de Bordeaux a condamné début septembre deux hommes à un total de 6000 euros d’amende pour avoir capturé une dizaine de hérissons début 2008. Or l’’espèce est protégée depuis 1976, et ils la chassaient de nuit avec des chiens spécialement entrainés. Ils se sont défendus en expliquant que c’est une coutume culinaire chez les gens du voyage.
Le code de l’environnement français prévoit pour destruction d’espèces protégées des peines maximum de six mois de prison et 9000 euros d’amende.
Les hérissons payent un lourd tribu en France, car nombre d’entre eux meurent empoisonnés par les pesticides (anti-limaces notamment), écrasés sur les routes (25 %), noyés dans les piscines et bassins, ou encore déchiquetés par des débroussailleuses, motoculteurs ou victimes de coups de fourches.
Source : Agoravox, 10/09/2008.
Encore une affaire de braconnage
Huit chasseurs passent devant les tribunaux en Haute-Savoie. Le procureur de la République a requis des peines allant de deux à huit mois de prison avec sursis, une amende de 800 euros par chasseur, et la confiscation des armes et des véhicules utilisés pendant la chasse prohibée.
Les huit chasseurs sont accusés d’avoir chassé hors période légale, la
nuit, y compris dans des réserves, en faisant usage de projecteurs, d’armes équipées d’une lunette de visée et d’un silencieux, ainsi que de
4x4 !
Il avait fallu un an d’enquête et des écoutes téléphoniques pour démanteler ce réseau.
Source : AFP, 09/10/2008.
Une victoire pour les cirques sans animaux
Dominique Voynet, maire de Montreuil (93), a annoncé que sa mairie ne délivrerait désormais plus aucune autorisation d’installation aux cirques possédant des animaux. Le cabinet de la maire explique qu’elle a réagi parce qu’elle avait reçu « beaucoup de lettres » de mécontents.
Le ville de Fontenay sous bois (94), largement en avance du point de vue du bien-être animal, l’avait déjà précédé dans cette démarche.
Les associations de protection des animaux se félicitent de cette décision, qui laisse désormais la part belle aux spectacles et aux troupes de cirques ne mettant en scène que des humains.
Note du 15/11/2008 : d’après le site spécialisé Code animal, c’est désormais 6 villes de France qui refusent les cirques utilisant des animaux !
Source : Le parisien, 17/10/2008.
Grippe aviaire : 300 millions de victimes !
On connait le H5N1, le célèbre virus de la grippe aviaire, mais une autre souche de la maladie, le H9N2, pourrait également représenter une menace grave pour la population.
Si l’un de ces virus mute, il pourrait se transmettre à l’homme et se propager rapidement de personne à personne, à la manière de la grippe humaine.
Quel qu’en soit le vecteur, les spécialistes estiment qu’une pandémie à l’échelle mondiale est inévitable. Pour le moment, la grippe aviaire a contaminé 358 personnes et fait 243 victimes humaines depuis 2003. Il a également entraîné l’abattage de 300 millions de volailles !
Source : Yahoo actualités, 13/08/2008.
Mangeurs de hot-dogs
Joey Chestnut, un américain, a conservé son titre de champion du monde des mangeurs de hot dogs en battant son rival, le japonais Takeru Kobayashi.
Il a englouti 59 sandwiches en dix minutes.
Ce grotesque concours, qui défie toutes les lois de la morale, existe aux Etats-unis depuis 1916. Il avait été lancé par un vendeur... de hot dogs.
Note : les Etats-unis détiennent un autre triste record ; celui du nombre d’obèses.
Source : Yahoo actualités, 06/07/2008.
Droits de l’homme, pollution, bien-être animal... Bienvenue en Chine
La S.P.A. anglaise, la R.S.P.C.A., se déclare révoltée par les portes-clés (non-officiels) qui circulent en Chine à l’occasion des jeux olympiques.
Quelques idiots voulant se faire de l’argent facile avec les J.O. n’ont rien trouvé de mieux à faire que de vendre des portes-clés en plastique, en forme de cœur, arborant la mascotte chinoise, et à l’intérieur desquels était glissé un poisson rouge vivant dans quelques centimètres cube d’eau.
Il est évident qu’avec une si petite surface pour se mouvoir, et si peu d’oxygène (le porte-clé fait en gros la taille de la main), le poisson décèdera au bout de quelques heures ou jours...
Source : The telegraph, 30/05/2008
Exemplaire loi suisse en direction des détenteurs d’animaux
"Nombreux sont ceux qui rompent leur solitude en acquérant un docile animal de compagnie. Mais parmi ces non initiés, beaucoup ignorent les besoins réels de ces amis domestiqués. Consciente du problème, la Suisse a mis en place une nouvelle Ordonnance sur la protection des animaux dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er septembre 2008.
Parmi les nouvelles dispositions, une formation obligatoire destinée aux futurs propriétaires de chiens (toutes races incluses). Les adeptes du meilleur ami de l’homme auront jusqu’en 2010 pour suivre cet apprentissage, lequel interdit entre autres de tirer des coups de feu pour punir son chien ou établit un minimum de 5 heures par jour pour que l’animal puisse s’ébattre. Les détenteurs de plus de 3 porcs, 5 chevaux, 10 moutons, 150 poules pondeuses ou 200 poulettes, particuliers comme professionnels, devront également suivre un enseignement spécifique.
Promulgués espèces sociables, les cochons d’Inde et les perruches ne bénéficient pas de dérogation. Evoluant en groupe à l’état naturel, elles ne pourront plus être détenues individuellement et devront nécessairement "avoir des contacts sociaux appropriés avec des congénères".
Premier animal de compagnie Suisse de par son nombre, le poisson rouge est placé au même niveau que les autres compagnons adoptés. Aussi, il est désormais d’usage d’assommer l’indésirable avant élimination, voire de lui administrer des "substances étourdissantes non soumises à ordonnance vétérinaire".
Extrait de la newsletter d’Univers nature , 28/04/2008.
Œufs de batterie : un petit pas en avant
Deux leaders de l’agro-alimentaire, McDonald’s et Unilever, ouvrent les cages aux oiseaux : ils viennent de renoncer officiellement à s’approvisionner en œufs issus de poules élevées en cages. Ils ont reçu à Bruxelles, des mains notamment de la P.M.A.F., un prix européen récompensant leur politique d’achat attentive au bien-être des animaux.
Pour la 2ème année consécutive, le prix européen des « Good egg awards » a été décerné aux enseignes du secteur alimentaire impliquées contre l’élevage en batterie des poules pondeuses, engagées à ne plus commercialiser d’œufs produits par des poules élevées en cages. L’œuf de batterie domine encore le marché européen avec 80% du total des poules élevées. Aux côtés d’autres sociétés européennes primées, les deux multinationales McDonald’s et Unilever contribueront à ouvrir les cages de plus de 10 millions de poules pondeuses en Europe.
Pour Keith Kenny, de McDonald’s Europe : "Nos consommateurs font preuve d’un intérêt croissant pour le bien-être animal et le développement durable. Nous croyons aussi en la justesse de ce choix".
Parmi les autres lauréats, Unilever est le second plus gros producteur du secteur alimentaire en Europe. Plus aucun œuf produit par des poules en cages n’entrera dans la composition des mayonnaises et sauces commercialisées par le groupe (Maille, Amora, Hellmann’s, Calvé) d’ici 2010, dans 11 pays d’Europe, dont la France.
Source : newsletter de la P.M.A.F.
Le piégeage sans cruauté, vous y croyez ?
Vladimir Poutine a ratifié l’accord entre la C.E.E., le Canada et la Russie, portant sur les normes internationales de piégeage sans cruauté (AIHTS).
Le texte avait été signé à Bruxelles en février 1998, dans le but d’apposer des certifications pour les pièges destinés à capturer des animaux sauvages.
Le document instaure également des mesures destinées à prévenir les conflits commerciaux dans ce domaine. Il prévoit par exemple la poursuite du commerce des fourrures et des produits à base de fourrure, sans qu’aucun des signataires ne puisse imposer de restriction sur la vente d’articles provenant du territoire des autres parties.
On comprend l’intérêt de la Russie pour cette loi, elle qui souhaite maintenir sa position d’acteur de premier plan du marché européen de la fourrure, qui constitue la principale activité des populations du Grand Nord, de Sibérie et de l’Extrême-Orient.
Deux erreurs se cachent dans ce communiqué de presse. Saurez-vous les retrouver ? Gagné ! La première, c’est le piégeage sans cruauté, un joli terme publicitaire sorti tout droit du cerveau des industriels de la fourrure ; comment imaginer que le piégeage se fasse sans souffrance, ne serait-ce que psychologique ? Bien souvent, les animaux se mutilent rien qu’en essayant de se libérer des pièges... La deuxième erreur, c’est le fait que ce texte soit passé inaperçu, alors qu’il prévoit que la C.E.E. (c’est à dire nous !) sera obligée d’accepter les produits du Canada et de la Russie, sans aucun recours possible !
Source : Agence Russe d’Information, 28/04/2008.
Rajendra Pachauri (prix Nobel) prône un changement de mode de vie
Rajendra Pachauri, président du Groupe international d’experts sur le climat (G.I.E.C.), prix Nobel de la Paix, économiste de formation et spécialiste des questions d’énergie, est également à la tête de l’Institut pour l’énergie et les ressources de New Delhi (Inde).
Pour lutter contre l’effet de serre et donc le réchauffement climatique, il propose diverses actions urgentes pour minimiser notre empreinte écologique ; moins de voitures, moins de shopping… et moins de viande.
Il critique l’apparition d’automobiles à moindre coût, l’éclairage à outrance des villes, la futilité de certains de nos achats. Il est végétarien car "ce n’est pas très bon pour la santé et c’est un produit fortement émetteur de gaz à effet de serre" (d’après une récente étude, produire un kilo de bœuf équivaut à trois heures de conduite soit 36,2 kilos de CO2...).
Le quatrième rapport du G.I.E.C., de 2007, insiste sur la gravité de la situation. Rajendra Pachauri parcours depuis le monde dans le but de "secouer les gens" et les amener à changer rapidement leurs habitudes de consommation.
Source : Yahoo actualités, 16/01/2008.
Le tueur d’ours relaxé
Le chasseur qui avait tué l’ourse Cannelle dans les Pyrénées en 2004 vient d’être relaxé par le tribunal de Pau. La juge a en effet estimé que René Marquez (c’est son nom) se trouvait en état de légitime défense quand il a fait feu. Alors qu’il participait à une battue aux sangliers, il avait affirmé avoir été chargé par le plantigrade.
Les associations de défense des animaux avaient souligné avoir régulièrement averti les chasseurs de la présence de l’animal dans la vallée d’Aspe.
Cannelle était la dernière ourse de souche pyrénéenne. En la tuant, le chasseur a en quelques sorte éteint cette sous-espèce...
Source : France 2, 21/04/08.
OGM roumains
La Roumanie cultive 3 millions d’hectares de maïs à l’année, ce qui en fait le premier producteur européén.
Le pays avait testé, puis abandonné, le soja transgénique. Elle vient d’en faire de même avec le maïs. En 2007, 300 hectares de MON 810 (Monsato) avaient été semés ; il n’y en aura plus en 2008.
Le Ministre de l’environnement et du développement durable roumain a en effet déclaré être en possession d’études montrant que les OGM ne sont pas sûrs pour la santé humaine et l’environnement…
La Roumanie est le septième pays de la C.E.E. à interdire les OGM (après la France, la Hongrie, l’Italie, l’Autriche, la Grèce et la Pologne). L’Espagne reste le seul pays où les OGM sont encore cultivés à grande échelle.
Source : Greenpeace, 10/03/2008.
Viande avariée
Deux tonnes et demie de viande avariée, vendues sous forme de steaks hachés, ont été commercialisées en mars dans 110 magasins Carrefour et Monoprix.
Elles contenaient une bactérie pouvant entraîner une gastro-entérite voire des troubles rénaux sévères.
La chaine Carrefour dit avoir averti 15000 personnes par l’intermédiaire de ses cartes de fidélité.
L’abattoir Socopa, situé dans la Manche et d’où provenait la viande, conteste qu’elle soit "avariée", affirme que la bactérie a été détectée "lors d’un auto-contrôle" et que les services de santé ont été aussitôt avertis.
Le 31 mai 2008, c’était au tour de la firme Auchan de rappeler des lots de steaks hachés contaminés par des bactéries Escherichia coli. 64 magasins du sud-ouest de la France ont été concernés. Ces bactéries peuvent provoquer des gastro-entérites aux complications sévères.
Sources : Le parisien, 25/03/2008, et Sud-ouest, 01/06/2008.
Végétalisme et malnutrition
Une petite fille est décédée dans la Somme. Ses parents, végétaliens et propriétaires d’un magasin bio, ont été mis en examen pour "privation de soins ou d’aliments".
La fillette, qui n’avait que onze mois, était exclusivement allaitée par sa mère. Elle était maigre et l’autopsie a révélé des signes d’infections multiples et un défaut de soin et d’hygiène.
Le couple a une autre fille, âgée de 9 ans, dont la garde a été confiée à ses grands-parents.
Vous avez sûrement entendu parler de cette affaire, dont les médias ont fait grand bruit. Entre les commentaires souvent affligeants des forums de discussion, les articles parfois mal informés dans la presse et les contre-vérités proférées par certains "spécialistes de la nutrition", difficile de faire un tri objectif !
Du peu que l’on sait ; les parents étaient végétaliens ; ils ne mangeaient ni viande ni sous-produits animaux (lait, œufs, miel). C’est un régime qui peut se concevoir, à condition de surveiller son alimentation et de veiller à certains apports, comme la vitamine B12, le zinc, la vitamine D, voire le fer et le calcium.
Traitant d’un sujet qu’ils ne connaissent pas, les médias n’ont pas tardé à faire des amalgames grossiers, entre végétarisme et végétalisme, enfants végétaliens et mauvais traitements, modes de vie différents et sectes.
D’autre part, ces mêmes médias ont parlé de malnutrition alors que l’enfant tétait le sein ; qu’y a t il d’extraordinaire à cela chez un bébé ?! Par définition, le lait de la mère est censé être la nourriture idéale pour un petit. Par contre, si la mère était elle-même carencée, alors en effet la carence a pu se transmettre à l’enfant.
Mais ils semblent avoir passé sous silence le fait le plus marquant ; l’enfant n’était pas soigné alors qu’il montrait des signes d’infection graves (bronches, etc).
De telles affaires surgissent environ tous les trois ans. Un cas similaire avait eu lieu il y a quelques années à Quimper, mettant en cause des parents macrobiotes dont l’enfant de 16 mois était mort. Quelques années auparavant, la presse avait relaté l’histoire d’un jeune homme végétalien qui était devenu aveugle ; d’après les médecins, sa cécité était due à son régime alimentaire.
Source : Radio France, 03/04/2008.
Trophées de chasse
215 trophées de chasse provenant d’espèces protégées ont été saisis chez un taxidermiste en région parisienne. Leur valeur est estimée à près de 133000 €.
La direction générale des douanes a déclaré avoir saisi des dents, des peaux, des pieds et des défenses d’éléphants, des peaux de guépard, de léopard, d’ours brun et blanc, 2 tigres et 2 lions naturalisés, un léopard entier, des crânes de babouins, des dents d’hippopotame, 2 varans du Nil, et des peaux de zèbre de Hartmann.
Quelques jours plus tard, c’est chez un autre taxidermiste que 137 autres trophées ont été découverts, notamment des oiseaux rares conservés dans des congélateurs.
En 2007, la douane française a réalisé 642 constations portant sur des espèces protégées, conduisant à un total des saisies de 25.000 spécimens.
Source : Le figaro, 01/04/2008.
La chasse aux phoques perturbée
Le Canada a autorisé cette année l’abattage de 275 000 phoques, un chiffre supérieur au quota de 270 000 fixé en 2007, alors que les phoques subissent les effets du réchauffement climatique et du rétrécissement de la banquise.
Les habitants des îles de la Madeleine vivent de la pêche la plus grande partie de l’année, mais leurs bateaux, munis d’équipements leur permettant d’embarquer sur la glace, sont utilisés deux semaines par an pour la chasse des phoques.
Vendredi, un bateau a chaviré dans le Golfe du Saint-Laurent à cause de conditions météorologiques difficiles, faisant trois morts et un disparu. Par solidarité avec les victimes, les autres bateaux de chasseurs des îles de la Madeleine sont rentrés au port.
Source : Yahoo actualités, 29/03/2008.
Un projet de loi pour "l’objection de conscience"
Le 18 mars 2008, le député Lionnel LUCAS, élu des Alpes-Maritimes (06), a présenté devant l’hémicycle un projet de loi visant à éviter de pratiquer la vivisection à ceux qui ne le souhaitent pas.
Voici le texte de sa déclaration :
"Mesdames, Messieurs,
Si l’on s’en tient conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme et à la Convention européenne des droits de l’homme : toute personne a droit à la liberté de conscience. Dès lors, tout citoyen devrait avoir le droit d’exprimer, sans en être pénalisé, son refus d’expérimenter l’animal.
Aussi la loi devrait-elle reconnaître un droit à l’objection de conscience à l’expérimentation animale, sur des critères éthiques.
Ce droit existe déjà aux Pays-Bas où chaque étudiant peut refuser de pratiquer des expériences sur animaux pendant sa formation, l’université veillant, dans ce cas, à procurer une formation alternative aux étudiants.
La législation italienne va plus loin avec l’adoption (en 1993) d’un droit à l’objection de conscience qui touche, outre les étudiants, les médecins, chercheurs, techniciens, etc. En Italie, toutes les structures publiques ou privées qui pratiquent l’expérimentation animale doivent informer les étudiants et travailleurs de ce droit.
Cette définition de l’objection de conscience, qui tient compte des préoccupations morales de tous les citoyens et répond ainsi aux principes des droits de l’homme, sera retenue pour la présente proposition de loi.
Dans le droit européen et national, l’expérimentation animale n’est licite que si elle ne peut être remplacée par d’autres méthodes expérimentales. Avec le développement et la validation de méthodes substitutives au modèle animal, nous disposons désormais d’alternatives fiables.
Par conséquent, tout citoyen qui refuse, pour des raisons d’ordre éthique, le recours à l’animal doit pouvoir bénéficier d’un droit d’objection de conscience et pouvoir orienter sa formation ou ses recherches vers d’autres méthodes expérimentales.
Texte de la proposition de loi :
Après l’article L. 214-25 du code rural, il est inséré un article L. 214-26 ainsi rédigé :
« Art. L. 214-26. – Tout citoyen qui, pour obéir à sa conscience, dans l’exercice du droit à la liberté de pensée et de conscience reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, s’oppose à la violence sur tous les êtres sensibles, peut déclarer son “objection de conscience” pour chaque acte d’expérimentation animale. Ce droit ne devra entraîner aucune discrimination et devra être proposé aux étudiants et travailleurs des structures pratiquant l’expérimentation animale ».
Le responsable de Sea shepherd atteint par une balle
Le Steve Irwin, navire de l’association américaine Sea shepherd, tente chaque année d’empêcher les baleiniers japonais de pratiquer une chasse illégale dans l’Antarctique.
Hier, son équipage a lancé des produits nauséabonds et qui rendent le
pont glissant, pour interrompre la pêche. En retour, les japonais ont ouvert le feu sur l’équipage du Steve Irwin, blessant trois personnes ; le capitaine Paul Watson a reçu une balle dans la poitrine, et sans son gilet en kevlar il serait peut-être mort. Deux autres membres d’équipage ont été blessés par des grenades explosives jetées par les gardes-côtes japonais.
D’après les estimations de Sea shepherd, 500 baleines sont sauvées chaque année grâce à leurs actions.
Un important trafic d’animaux domestiques démantelé
Dans le cadre d’une grande opération (200 gendarmes, policiers et douaniers !), 11 personnes ont été interpellées et 120 chiots saisis dans le Nord-Ouest de la France.
Une dizaine de chenils et animaleries ont été perquisitionnés ; des responsables de l’ensemble de la filière sont impliqués : vétérinaires, éleveurs professionnels et amateurs.
Comme souvent, on soupçonne un trafic d’animaux avec l’Europe de l’Est.
Source : Le figaro, 11/03/2008.
A quand la viande humaine dans les supermarchés ?
Les autorités sanitaires des principaux pays industrialisés ont décrété début 2008 que les produits issus d’animaux clonés étaient sans danger pour la consommation.
Consécutivement, selon le généticien et anthropologue français André Langaney, on pourra bientôt produire de la viande humaine en clonant des cellules musculaires.
La culture de cellules animales est devenue une technique bien maîtrisée en biologie. Reste à pouvoir obtenir un produit bon au goût, à l’aspect, et économiquement rentable.
Selon le magazine Suisse Le matin, "les végétariens n’auraient plus de cas de conscience... Il n’y aurait en effet plus d’animaux captifs, ni d’animaux à abattre. Et donc plus l’obstacle de la souffrance animale pour les végétariens".
Et ceci est d’autant plus valable pour les "omnivores" ; déjà habitués au goût de la chair, et se retranchant sans cesse derrière la barrière des espèces pour justifier leurs actes, que pourront-ils bien opposer à ces nouveaux plats cuisinés ! ;)
Source : Le matin, 16/01/2008.
Clémence pour deux "viandards"
Deux frères ont été arrêté après avoir chassé de nuit à bord d’un 4x4. Ces braconniers étaient puissamment équipés : phares portatifs, armes, munitions (dont beaucoup interdites), matériel de boucherie,...
A leur domicile, les gendarmes avaient retrouvé du gibier et des têtes de chevreuils. Pour leur défense, ils ont déclaré n’avoir été "qu’à la recherche de renards à empailler".
Au final, le tribunal ne les a condamné qu’à 2 mois de prison avec sursis, 150 € d’amende, et une interdiction de chasser pour seulement un an.
Source : La dépêche, 29/01/2008
Quand la chasse s’invite dans votre jardin...
Lors d’une chasse à courre organisée le samedi 19 janvier en forêt de Dreux, un cerf a réussi à échapper à la meute et est venu se réfugier, à bout de forces, dans la commune de Marcilly-sur-Eure.
Son repos n’aura duré qu’un court instant ; traqué par les chasseurs, il a été abattu d’une balle à bout portant sur un terrain privé, provoquant le courroux des riverains.
Les gendarmes n’ont pas daigné se déplacer.
Une anecdote qui a un sale goût de "déjà vu"... A quand la fin des abus et des privilèges des chasseurs ?
Source : Eure infos n°1690
Les chasseurs sont les vrais nuisibles
Fin 2007 autour de plusieurs villages du Gard, des oiseaux appartenant à des espèces protégées ont été victimes de tirs. C’est notamment le cas de rapaces (chouettes, hiboux, buses), de flamants roses et de cygnes, que les chasseurs considèrent comme des concurrents.
Les associations de protection de la nature envisagent de porter plainte, d’autant que la Camargue fait face à d’autres dangers sur le plan écologique : des espèces invasives comme l’ibis du Nil ou l’écrevisse américaine, échappées de zoos ou lâchées délibérément par les chasseurs/pêcheurs, mènent la vie dure aux espèces indigènes.
Source : Midi libre, 28/02/2008
Une vidéo provoque le rappel de 65000 tonnes de bœuf
L’association américaine de protection des animaux Humane society a tourné en caméra cachée une vidéo qui a fait scandale ; on y voit des vaches maltraitées, poussées, traînées ou tirées jusqu’à la chaîne d’abattage.
La loi américaine interdit l’abattage d’animaux incapables de tenir sur leurs pattes. Certains employés les forcent donc par tous les moyens à se mettre debout.
Le Département de l’agriculture a donc imposé à l’abattoir de rappeler 65000 tonnes de viande. L’entreprise fournit tout un réseau de cantines scolaires publiques. C’est le plus important retrait jamais enregistré aux Etats-Unis.
Encore un beau gâchis. Et dans l’histoire, comme d’habitude, ce sont les animaux qui payent le plus lourd tribut...
Source : LCI, 19/02/2008
Un chasseur dénonce les massacres de sangliers
Communiqué de presse du R.AC. (10/01/2008)
On sait que le 5 décembre, près de Sedan (Ardennes), un groupe de chasseurs a tué 26 sangliers. Cette battue illicite "qui n’est pas la première" a choqué même les chasseurs "modérés" car il s’agissait d’un troupeau de sangliers quasi apprivoisé qui se déplaçait en plaine, suivant, tous les jours et en plein jour, le même itinéraire.
Un de ces chasseurs "modérés" qui se dit "vieux chasseur", titulaire du diplôme d’honneur de sa fédération départementale et membre de la Fédération des chasseurs de grand gibier, révolté, a adressé au quotidien L’ardennais un courrier titré "Saint-Hubert réveille-toi, ils sont devenus fous".
Dans sa lettre, ce chasseur dénonce avec force la création de compagnies de sangliers et l’agrainage massif et permanent "qui a modifié les cycles de reproduction des laies avec des naissances toute l’année".
Voilà donc où se trouve la cause de la surpopulation des sangliers qui sert de justification aux carnages. Des chasseurs font tout pour que les sangliers se multiplient. Ainsi ils peuvent les chasser et les tuer à volonté. Selon le vieux chasseur, "on y tue aujourd’hui en une journée ce que l’on tuait en une saison il y a vingt ans".
L’auteur de la lettre s’élève aussi contre une véritable dérive financière de la chasse, particulièrement des sangliers, en raison de la très forte augmentation du prix de location du droit de chasse. Ce fait attire des riches chasseurs belges et néerlandais qui deviennent des actionnaires exigeants. Ce qui fait que les adjudicateurs des droits se sentent obligés de "maintenir à un niveau élevé les populations de sangliers pour retenir les actionnaires". Et le vieux chasseur de révéler que le carnage du 5 décembre dernier a été précédé récemment par un "tableau" de 82 sangliers réalisé en une journée près de Sedan. "Ce n’est pas un tableau d’honneur pour la chasse, c’est un tableau d’horreur même si chaque animal a bien été muni d’un bracelet", s’indigne-t-il.
Concernant le troupeau martyr du 5 décembre, qui a été photographié la veille du massacre, le vieux chasseur le compare à un troupeau de moutons et laisse parler sa colère : "Je voudrais que cette photo porte en légende "sangliers, le troupeau de la honte". Honte pour nous, les chasseurs, les seuls responsables de cette situation. C’est nous qui, en moins de trente ans, avons transformé le sanglier, l’animal mythique, en bête semi-domestique, en "cochonglier" selon le néologisme couramment employé".
La lettre de ce chasseur décrit bien la situation actuelle. Il y a surpopulation de sangliers car on les nourrit et on les domestique pour pouvoir en tuer plus. En paraphrasant un slogan à la mode, on pourrait dire que la tendance actuelle chez beaucoup de chasseurs est "élever plus pour tuer plus". La surpopulation des sangliers provoque aussi à l’agriculture des dégâts qui donnent droit à des indemnisations aux agriculteurs (quid des agriculteurs-chasseurs ?).
Ceux qui ont nourri ces sangliers se présentent comme des sauveurs et demandent des dérogations et des battues "administratives" pour "réguler" cette surpopulation qu’ils ont créée eux-mêmes. Ainsi, sous le regard passif des pouvoirs publics, le sanglier est devenu gibier d’élevage et une cible facile pour beaufs et nouveau riches belges et néerlandais.
Les élevages de poules en batterie vont enfin pouvoir évoluer
Bonne nouvelle pour tous les protecteurs des animaux (et pour les poules !) : suite à de nombreuses campagnes à travers toute l’Europe, la C.E.E. avait prévu dès 1999 l’agrandissement des cages en batterie à partir de 2012.
Or depuis plusieurs années les associations de défense des animaux s’inquiétaient car certains syndicats d’éleveurs faisaient du lobbying pour que cette directive soit abrogée.
Le caractère inique de cette méthode d’élevage ne les préoccupait guère ; il n’y avait que les profits qui importaient. Les 200 millions de poules en batterie que compte la C.E.E disposaient chacune pour s’ébattre et répondre à leurs besoins naturels de la taille d’une feuille de papier A4 !
La Communauté Européenne souligne dans son rapport la notion de santé et de bien-être des ces animaux, et a confirmé la mise en place de cette loi.
En attendant, les associations appellent toujours les citoyens à refuser les oeufs de poules élevées en cages, et à se tourner vers les oeufs issus de parcours libre, voire biologiques.
Source : Advocates for animals, 09/01/2008.
Les animaux ; des jouets entre les mains des scientifiques
Des chercheurs chinois ont injecté une protéine fluorescente verte dans des embryons de cochons. En grandissant, une de ces truies a donné naissance à onze cochonnets, dont deux émettent à leur tour une lumière verte phosphorescente quand ils sont plongés dans l’obscurité.
Le but officiel d’expériences aussi ridicules, puisqu’il faut bien les légitimer, est de disposer de cochons pouvant fournir dans le futur des organes dans le cadre de transplantations pour des êtres humains.
A noter que des chercheurs taiwanais avaient déjà fait naître trois cochons phosphorescents, qui viraient au vert dans le noir, il y a un an.
Malgré plusieurs dizaines d’années de recherches scientifiques poussées, nous n’avons toujours pas trouvé de matière grise chez ces chercheurs. Grâce au développement des OGM, nous ne désespérons pas de pouvoir un jour leur en transplanter...
Source : agence Chine nouvelle, 09/01/2008
Massacre de sangliers
Mercredi 4 décembre, un groupe de vingt-six sangliers a été sauvagement abattu dans un bois des Ardennes. Une douzaine de chasseurs les auraient encerclé et auraient déchargé leurs fusils dessus, en tout près de cent cartouches !!! Un vrai carnage, à tel point que même certains chasseurs locaux, plus respectueux des règles (et notamment des quotas de chasse), envisagent de porter plainte.
L’enquête est menée par les gardes-chasse et la gendarmerie de Sedan. A part le fait de quelques viandards désireux de "faire un carton", on murmure que des tensions entre les différentes sociétés de chasse pourraient être à l’origine de tels agissements.
...Et si on abolissait la chasse ?
Source : L’union, 16/12/2007.
Difficile de donner des leçons de morale...
Le grand hamster d’Alsace est différent de nos célèbres hamsters domestiques : hormis sa taille plus imposante, il arbore un ventre noir, des pattes blanches et un dos roux.
Incapable de le protéger alors qu’il est en voie de disparition, La France risque une amende de 17 millions d’Euros ! Le mammifère tombe en effet sous le coup de la convention de Berne, un texte relatif à la conservation de la vie sauvage et des milieux naturels en Europe. A cause du grand hamster, mais aussi du crapaud vert et de la tortue d’Hermann, le comité permanent de la convention a ouvert cette semaine un dossier contre l’état français pour "manquement manifeste de résultats quant à la protection de l’espèce et de ses habitats". Dans un an, la France devra prouver qu’elle a obtenu des résultats.
Au début du 20ème siècle, cet animal pullulait. Dans les années 40-60, les enfants des villages les tuaient en échange de quelques centimes. Plus tard, les agriculteurs les ont décimé à coup de raticides anticoagulants ou en inondant les terriers. A partir de 1993 il a enfin été inscrit sur la liste française des mammifères protégés.
Le problème, c’est que les plaines d’Alsace sont désormais recouvertes de champs de maïs, de routes ou de maisons. Sa nourriture fétiche (choux, betteraves, oignons) se fait rare. Jusque là, les plans de sauvegardes, malgré l’argent investi et les dédommagements des cultivateurs, n’ont eu aucun succès. Il y a bien eu quelques lâchers de réalisés, mais dans un environnement détérioré, ils n’ont servi à rien.
Selon les derniers comptages, il ne resterait que 600 cricetus cricetus. Dans l’idéal, il faudrait environ deux terriers par hectare pour avoir une population viable. Or en Alsace on avoisine au mieux les 0,1 ou 0,2 terrier par hectare.
Encore une fois, après cela il sera difficile aux français de faire des leçons de morale aux populations du bout de monde ! Nous ne sommes mêmes pas capables de protéger notre propre faune sauvage, alors comment feront nous comprendre aux autres qu’ils doivent sauvegarder leurs éléphants, leurs tigres, leurs ours polaires ou leurs pandas !
Source : Liberation, 30/11/2007
Tué à 20 ans dans un accident de chasse
En Haute-Marne, un jeune de 20 ans a été accidentellement tué d’une balle dans la tête alors qu’il se trouvait dans sa voiture avec sa petite amie.
Un groupe de chasseurs se trouvait à proximité quand l’un d’eux à tiré sur un renard qui s’enfuyait. Il n’aurait pas vu le véhicule du jeune couple qui se trouvait derrière un talus.
L’enquête est en cours. Le chasseur a été laissé en liberté par les gendarmes.
Source : LCI, 23/12/2007.
Deux promeneuses blessées par des chasseurs
Trois femmes se promenaient à pied le 11 Novembre au matin, près de Coutances dans la Manche. Des chasseurs se trouvaient à trente mètres de là dans un champ et essayaient de débusquer des perdrix. L’un deux a tiré à deux reprises sur des oiseaux (qui ne lui avaient rien fait). Deux des promeneuses ont été touchées, l’une à la jambe, l’autre à l’œil. Elles ont été hospitalisées, mais leurs vies ne sont pas en danger.
A Veg’Asso, nous réclamons depuis toujours l’abolition pure et simple de la chasse, pour des motifs moraux, environnementaux… et pour le bien-être de tous les usagers de la nature !
Source : Ouest France, 12/11/2007
Les scientifiques australiens veulent modifier les vaches
Des scientifiques se sont rendus compte que les pets des kangourous ne contiennent pas de méthane, à cause d’une bactérie contenue dans leur estomac. Aussi, ils essayent d’isoler cette bactérie pour l’implanter dans les ovins et les bovins.
Les élevages d’animaux de ferme rejettent beaucoup de gaz à effet de serre, et le méthane participe grandement au réchauffement de la planète. Ainsi, 14% des émissions de méthane en Australie proviennent des animaux d’élevage, et ce niveau atteint 50% en Nouvelle-Zélande !
Ces "vaches améliorées" ne seront pas prêtes avant plusieurs années car les travaux viennent seulement de commencer.
Une fois de plus, les scientifiques préfèrent panser une plaie au lieu de la soigner : il serait pourtant si simple de réduire ces émissions de méthane néfastes à notre environnement en... réduisant le nombre de vaches, et donc en mangeant moins de viande. Mais ils préfèrent modifier les vaches sans se soucier des autres problèmes inhérents à l’élevage à grande échelle : bien-être animal, pollution par le lisier, gaspillage des terres, etc.
Source : Yahoo actualités, 05/12/2007
Jugement mitigé à l’encontre des anti-ours
Dix opposants à la réintroduction de l’ours ont été condamnés par la cour d’appel de Toulouse à 6796 euros de réparations pour dégradation de biens publics lors d’une manifestation anti-ours à Arbas (Haute-Garonne), qui avait fait beaucoup de bruit en 2006.
Les personnes condamnées devront également régler 2000 euros de frais de justice pour ces dégradations commises dans la commune d’Arbas. En première instance, ils avaient été condamnés à verser solidairement 4300 euros de dommages et intérêts à la commune d’Arbas.
Pour Philippe Lacube, porte-parole de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen (Aspap) : "la somme d’environ 6700 euros reste importante, mais nous avons la satisfaction de savoir qu’elle ne représente que 10 à 11% des demandes du maire d’Arbas". Il a ajouté que les éleveurs n’engageraient pas de pourvoi en cassation, et a critiqué l’attitude du maire d’Arbas qui les poursuit en justice.
François Arcangeli, le maire d’Arbas, réclamait 17844 euros au titre de réparations des dégradations et 20000 euros pour le préjudice lié à l’image du village. D’après lui, "le premier jugement était très en deçà d’un équilibre et là, on s’y est approché". Le montant des dégradations équivaudrait à 10% du budget de la commune.
Source : enviroweb, 27/11/2007
Lobbying pro-chasse
La Fédération nationale des chasseurs fait du lobbying auprès des députés UMP pour les appeler à "faire le bon choix", en élisant début Décembre à la tête du groupe d’étude de l’Assemblée nationale sur la chasse leur collègue Jérôme Bignon, élu de la Somme.
La FNC leur a écrit qu’elle attend "avec une réelle impatience" cette élection "afin de pouvoir compter sur les capacités de mobilisation de ce groupe de parlementaires dynamiques et influents".
Sur les 90 groupes d’étude du Palais-Bourbon, celui sur la chasse est le plus important (214 membres dans la précédente législature). A titre de comparaison, les groupes sur le sida et les banlieues comptent respectivement une quarantaine de membres et celui sur les sans-abri, une trentaine seulement.
Tout est dit dans la conclusion de cet article... Nombre de députés sont chasseurs, et l’assemblée ne représente en rien la population française qui ne compte que 2% de chasseurs.
Source : Les echos, 03/12/2007
Toujours trop d’accidents
Le nombre d’accidents directement liés à la chasse est en diminution depuis 10 ans en France, néanmoins, pour la saison 2005/2006, 169 accidents ont officiellement été comptabilisés, dont 24 mortels.
Un quart des victimes sont des non-chasseurs.
Sans oublier les millions d’animaux, et les pollutions sonores ou au plomb, les déchets (cartouches, bouteilles,...), les dégâts sur les habitations, les panneaux de signalisation, les voitures, le stress et le mal-être des usagers de la nature privés de leur bien.
Source : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, 29/11/2007
Des quartiers entièrement végétariens !
Bombay est une ville où les groupes ethniques et religieux sont nombreux, mais ne se mélangent pas beaucoup. Il existe des quartiers musulmans, catholiques ou hindous.
Et puis il y a aussi de vastes enclaves réservées aux végétariens, certaines dans des emplacements très recherchés, en bord de mer.
Refuser à quelqu’un un appartement pour des motifs d’appartenance à une caste ou à une religion est illégal en Inde, mais les résidences 100 % végétariennes bénéficient d’un flou juridique. Officieusement, il y aurait des milliers d’immeubles de ce type dans tout Bombay ; aucune autre ville indienne n’affiche une telle concentration de ghettos végétariens. Leur existence provoque un certain malaise chez les musulmans, qui y voient un moyen détourné de créer des enclaves réservées aux hindous.
En Inde, 40% des gens sont végétariens ; à Bombay, environ un tiers de la population, issu de communautés comme les Jaïns ou les Marwaris, ne mange ni viande, ni poisson.
Mais depuis quelques temps, l’emprise de la religion s’estompe, et consécutivement le végétarisme recule. Craignant la montée de l’occidentalisation, ces hindouistes végétariens se font plus militants.
Cet été, ils ont organisé des manifestations pour faire barrage à l’ouverture d’une chaîne de centres commerciaux vendant de la viande, et ont opté pour des stratégies chocs, comme des visites d’abattoirs, pour persuader les carnivores de revenir dans le droit chemin.
Source : International Herald Tribune 21/09/07
Un cerf saccage une maison dans le Tarn
Samedi 3 Novembre, un cerf poursuivi par une meute de chiens dans le cadre d’une chasse à courre a terminé sa course dans une maison !
Après avoir traversé la baie vitrée, l’animal apeuré et les 40 chiens qui le suivaient ont littéralement saccagé l’intérieur de la demeure.
Les habitants, un couple et deux enfants qui venaient de terminer de déjeuner, ont tout juste eu le temps de s’enfuir et n’ont pas été blessés. Impuissants, ils n’ont pu que voir les chasseurs venus achever l’animal au couteau. Le sol de leur habitation était jonché de sang, de boue et de débris.
Choqués et (bien légitimement) en colère, ils entendent porter plainte, d’autant plus que des incidents se sont déjà produits dans le voisinage ; les plaintes étaient malheureusement restées "sans suite".
Source : La dépêche, 04/11/2007
La libération animale peut faire perdre la tête
Fin août, différents médias nationaux transmettaient l’information suivante : "toute personne ayant acheté un flacon de Solo-care Aqua entre le 25 et le 30 août dans un magasin Krys, Vision originale, Optical center ou Atol est invité à ne pas l’utiliser et à le rapporter dans son magasin d’origine pour un échange". Ce message, diffusé par l’agence française de sécurité sanitaire, était dû à une possible contamination de 85 flacons de cette solution d’entretien de lentilles de vue, entre les 25 et 27 août 2007.
La contamination des flacons, susceptible de provoquer des irritations à l’œil, était revendiquée par un groupe radical de libération animale.
La marque Ciba-vision, qui distribue les flacons Solo-care aqua, appartient au groupe Novartis, et c’est pour cela qu’elle avait été visée par les activistes.
C’est une première en France, même si ce genre d’actions est plus courante dans les pays anglo-saxons ou nordiques.
Difficile de faire pire pour l’image des protecteurs des animaux ! Sans compter que parmi les victimes potentielles auraient pu se trouver des végétariens ou d’autres défenseurs des animaux ! C’est malheureusement une habitude dans l’histoire de l’humanité, quelque soit le courant politique, religieux ou philosophique, il y a toujours eu des gens pour en détourner le message de compassion originel et en faire un prétexte pour faire du mal à autrui…
Source : Univers nature, 01/09/2007
Aveugles... et chasseurs
Sous l’impulsion d’un député républicain, le Texas a rejoint 3 autres états américains en adoptant ce printemps une loi autorisant les aveugles à chasser avec des armes spécialement adaptées pour eux !
Une visée au laser permet à la personne qui aide le malvoyant de pointer précisément l’animal. Des fusils à lunettes grossissantes sont également utilisés.
Capable Partners, une association basée dans le Minnesota, aide les personnes handicapées à chasser et pêcher et compte 200 membres.
Source : 24 heures, 08/10/2007
Lamentable...
Hier, une fois de plus, des pêcheurs en colère ont bloqué l’accès au dépôt pétrolier de Lorient, ainsi qu’à divers autres endroits de Bretagne, pour protester contre la hausse du cours du pétrole.
Ils ont notamment arraisonné un camion qui transportait des poissons importés, et ont répandu tout son chargement sur la chaussée.
En montrant si peu de considération pour les poissons, on comprend mieux alors qu’ils refusent systématiquement d’écouter les alarmes des experts européens qui proposent des quotas de pêche pour sauvegarder des espèces en péril. On comprend mieux également que pour bloquer les points d’accès routiers, ils brûlent des pneus, dont les fumées sont particulièrement nocives ; ces pêcheurs se fichent totalement de l’environnement, alors que c’est celui-là même qui assure leur propre subsistance...
Aujourd’hui Mardi 6 novembre, le président Nicolas Sarkozy, qui affirmait quelques jours auparavant dans un autre contexte "ne pas vouloir céder à la pression de la rue", décidait de répondre positivement à l’ensemble des revendications des pêcheurs...
Source : TF1, journal télévisé de 13h, 05/11/2007
Chasseur à 98 ans !
Un ancien marchand de vins d’Amiens de 98 ans vient de valider son permis de chasse, et a déclaré que si son docteur le lui permettait, il serait prêt à aller chasser.
Pour le moment et heureusement, son docteur ne l’y autorise pas. L’année dernière, le journal de TF1 avait fait un reportage sur un autre doyen des chasseurs, un vieil homme qui avait tiré un coup de fusil devant la camera et qui avait faillit tomber à la renverse à cause du recul ! Le pire, c’est que la Fédération de chasse lui avait gracieusement offert son permis ! On s’étonne après qu’une trentaine de personnes soit tuée chaque année dans des accidents de chasse...
Source : L’Ardennais, 22/09/2007
Bientôt la fin du foie gras au Royaume-Uni
Le conseil municipal de la ville d’York, dans le nord de l’Angleterre, a interdit le foie gras dans les établissements municipaux et les festivités organisées par la ville. La motion a presque été adoptée à l’unanimité, avec deux abstentions et 46 voix pour.
Le conseil a également prévu d’écrire à l’ensemble des représentants de l’industrie des hôtels-restaurants de la commune pour leur faire part de sa position officielle sur le sujet. Leur prochain objectif est d’étendre cette mesure à la totalité du territoire britannique, où la production de foie gras est déjà interdite.
"Cette loi est incohérente et illogique, puisque l’importation est toujours autorisée. La fabrication du foie gras implique de la torture, de la cruauté envers les animaux", a souligné le conseiller municipal à l’origine de cette action.
138 parlementaires britanniques avaient signé au printemps une motion en ce sens, et une pétition ouverte sur le site internet de Downing street a recueilli près de 9000 signatures.
A noter que de part le monde, plusieurs pays,villes ou régions ont déjà interdit la production et/ou la vente de foie gras comme la Californie, Chicago, une partie de l’Autriche, la République tchèque, le Danemark, l’Italie, Israël, etc.
Bien entendu, la France est à la traine et sera bientôt l’un des tous derniers pays au monde à produire du foie gras, en plus d’une consommation domestique qui connait une terrible augmentation
Braconnage dans les Landes
Saisie record de 119 ortolans dans le congélateur d’un retraité landais :
119 ortolans engraissés, espèce d’oiseaux protégée mais prisée des gourmets, ont été retrouvés dans le congélateur d’un retraité habitant près de Mont-de-Marsan. 19 ortolans vivants ont également été saisis.
La prise, qui comprenait aussi 924 pinsons et linottes ( !), autres oiseaux protégés, représente une valeur de près de 20.000 euros ; les ortolans, oiseaux d’une vingtaine de grammes protégés depuis 1999, sont capturés afin d’être engraissés et peuvent se revendre 100 à 150 euros pièce aux plus grands restaurateurs, selon la Ligue de Protection des Oiseaux.
Toujours d’après la LPO, l’Aquitaine compterait 1.000 à 1.500 braconniers qui agissent de la mi-août à la fin septembre, prélevant ainsi plus de 30.000 ortolans alors que l’espèce a décliné de 30% durant la dernière décennie.
Le nombre d’espèces menacées s’accroît
Selon l’édition 2007 de la Liste rouge des espèces menacées de faune et de flore, tous les grands singes, les coraux, les vautours et les dauphins sont en danger. Cette liste, qui fait référence au niveau international, est dressée par l’IUCN (l’Union mondiale pour la nature) et répertorie désormais 41 415 espèces dont 16 306 sont menacées d’extinction (188 de plus que l’an dernier).
Le nombre total d’espèces éteintes a atteint le chiffre de 785 et 65 autres n’existent qu’en captivité ou en culture. Ainsi, l’IUCN considère qu’un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril.
Avec un taux d’extinction au moins 100 à 1 000 fois supérieur au taux naturel, quasiment tous les grands groupes, qu’ils soient végétaux ou animaux, voient leur nombre d’espèces menacées augmenter. Aucune zone de la planète ne semble à l’abri, même en des lieux non-fréquentés par l’homme, on enregistre une baisse de la biodiversité, comme par exemple avec les coraux victimes du réchauffement des eaux et de la modification du rayonnement solaire à cause de la pollution atmosphérique. D’autre part, si depuis le début du XVIe siècle, l’immense majorité des extinctions se produisait dans les îles, depuis 20 ans, les disparitions d’espèces sur les continents sont devenues aussi communes.
Parmi les causes de cette chute de la biodiversité, c’est l’homme, directement ou indirectement, qui apparaît comme le principal responsable du déclin des espèces. La destruction et la dégradation des habitats continuent d’être les principales raisons de ce déclin, parallèlement à des menaces trop familières : espèces envahissantes introduites, prélèvement non durable, chasse excessive, pollution et maladies. Par ailleurs, le changement climatique est de plus en plus reconnu comme une menace grave susceptible d’amplifier le phénomène.
Source : Univers nature, 13/09/2007
Des carcasses sur le périphérique
Des dizaines de milliers d’automobilistes ont été bloqués sur la francilienne par un camion qui a involontairement déversé des carcasses d’animaux à 5h30 du matin, entre l’autoroute A 13 et le périphérique parisien...
Le conducteur du camion a eu un léger accident en sortant d’un tunnel ; le choc semble avoir endommagé le système de fermeture des portes de la remorque, qui se sont ouvertes, et des carcasses de moutons destinées à l’équarrissage se sont alors déversées sur la chaussée.
Au lieu de s’arrêter, le chauffeur a paniqué et a continué sa route, égrenant sa macabre cargaison tout le long du chemin !
A 6h du matin, les carcasses éparpillées, en plus de dégager une odeur insupportable, ont provoqué de nombreux embouteillages. Il a fallu toute la matinée aux ouvriers de l’Equipement, balai en main et masque à oxygène sur le visage, pour dégager la route.
Source : Le parisien, 13/10/2007
Pulvérisations d’insecticide sans préavis
A la suite de la capture d’une chrysomèle des racines du maïs (1) à l’ouest de la Savoie, le 4 Septembre dernier, un arrêté préfectoral a été pris pour effectuer des traitements aériens à la deltaméthrine, un insecticide qui a une action par contact et ingestion sur un grand nombre d’insectes.
Les pulvérisations ont été effectuées par hélicoptère, à une distance de 50 mètres minimum des habitations et des cours d’eau, tandis que les apiculteurs ont été invité à éloigner leurs ruches !
Toutes les parcelles de maïs, dans un rayon de 10 km autour du lieu de capture de la chrysomèle, ont été concernées, et des contrôles ont été mis en place dans un périmètre de 40 km autour de la zone.
Hormis le problème évident de santé publique, de risque pour les autres espèces animales, et de déficit important d’information au niveau des populations concernées, on peut s’étonner également que les agriculteurs bio de la zone n’ont pas eu la possibilité d’envisager des solutions alternatives.
1- la chrysomèle des racines du maïs est un petit coléoptère, de 5 à 6 mm de long, qui s’attaque aux racines des maïs. Originaire d’Amérique centrale, elle a progressivement envahi l’Amérique du Nord pour devenir le principal ravageur du maïs. Elle a été signalée pour la première fois en Europe en 1992, en Yougoslavie.
Source : Univers nature, Octobre 2007
Les anticorridas espagnols marquent des points
Les militants anti-corrida espagnols ont lu une motion pour l’abolition des corridas de taureaux devant leur parlement. Deux députés écologistes sont à l’origine de ce manifeste, qui réclame l’abolition de tout type de spectacle ou rituel comportant mauvais traitement, mort ou torture d’animaux, ainsi que la fermeture des arènes !
Hormis la corrida, à forte valeur symbolique, cette initiative prévoit de mettre fin à certaines traditions espagnoles particulièrement cruelles ; lancé de chèvre depuis un clocher, torches enflammées aux cornes d’un taureau, âne ou bovin piqués de fléchettes pendant des heures...
La plupart des députés espagnols craignent de prendre position sur ce sujet, par peur de devenir impopulaires, mais les sentiments anti-corrida gagnent du terrain à Madrid.
Source : L’indépendant, 19/10/2007
Espèces menacées : la France mal placée
D’après les données publiées par la Liste rouge du comité français de l’Union mondiale pour la nature (UICN) la France se situe parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces animales et végétales menacées au niveau mondial. Cette situation est principalement due aux espèces présentes dans ses collectivités d’outre-mer, qui abritent une très forte biodiversité.
Avec 641 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire, la France a une responsabilité majeure dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité qui frappe la planète. Elle se situe parmi les 10 pays les plus concernés par ce phénomène avec l’Equateur, les USA, la Malaisie, l’Indonésie, le Mexique, la Chine, le Brésil, l’Australie et la Colombie. Les principales menaces pesant sur les espèces sont la dégradation des milieux naturels, la surexploitation, et l’introduction d’espèces envahissantes.
Ce sont les collectivités françaises d’outre-mer, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française en tête, qui placent la France dans cette position. Elles sont en effet quasiment toutes situées dans des points chauds de la biodiversité mondiale, c’est-à-dire des régions très riches en espèces mais ayant perdu au moins 70% de leurs habitats naturels originels (Caraïbes, Océan Indien, Polynésie, Nouvelle-Calédonie). De nombreuses espèces menacées sont également présentes en Guyane et dans les Terres australes et antarctiques françaises.
La France métropolitaine en 4e position :
Dans le contexte européen, la France métropolitaine apparaît comme le 4ème pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (124) avec l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Tout comme pour les collectivités d’outre-mer, cette situation est à corréler avec la richesse biologique de ces pays localisés en Méditerranée, autre point chaud de la biodiversité mondiale.
Afin de disposer d’un inventaire plus précis des espèces menacées en France, le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle ont lancé en juin 2007 l’élaboration d’une Liste rouge nationale conforme aux critères de l’UICN. Elle sera publiée en 2008.
Un hippopotame retrouve la liberté !
Grâce à l’action conjointe de la Fondation assistance aux animaux et de la Fondation Bardot, un hippopotame de 11 ans saisi dans un cirque Zavatta va être transféré par avion vers une réserve d’Afrique du Sud.
L’hippopotame était blessé à la lèvre et mal soigné ; il a préalablement passé quelques semaines dans un parc animalier.
C’est le Tribunal de grande instance d’Annecy qui avait imposé cette décision début 2007, de même que la saisie de cinq lions, d’un tigre et de cinq serpents dans la même ménagerie.
L’hippopotame sera relâché dans une réserve sud-africaine de 21 hectares consacrée à la faune sauvage.
Selon la Fondation Bardot, il resterait encore 6 hippopotames détenus par différents cirques en France.
Source : Fondation Bardot, 30/08/2007.
Décès d’Hans Ruesch
Farouche opposant à la vivisection, Hans Ruesch est mort à l’âge de 94 ans.
Pilote de Formule 1 dans les années 30, il remporte 37 courses pour les écuries Alfa Romeo et Maserati. Victime d’une sortie de route en 1954, il percute un groupe de spectateurs dont l’un est tué sur le coup.
Il abandonne alors la course automobile pour se consacrer entièrement à l’écriture. Certains de ses romans seront même adaptés au cinéma.
A partir des années 70, il se lance dans la lutte contre la vivisection, et publie plusieurs ouvrages contre l’industrie pharmaceutique et l’expérimentation animale : L’impératrice nue ou la grande fraude médicale, Les faussaires de la science, Expérimentation animale - Honte et échecs de la médecine.
Taxer la viande ?
Tout le monde (ou presque) admet désormais qu’il faille payer des taxes pour les déchets, les cigarettes, l’essence, etc, parce que ces produits polluent et mettent en péril notre santé.
Dans le même esprit, le cabinet hollandais CE Deft, spécialisé en environnement, pense qu’il faudrait appliquer le principe du "pollueur payeur" à l’industrie de la viande.
Les concentrations d’animaux de ferme sont une menace pour notre environnement ; ainsi, la filière de l’élevage serait responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que ceux produits par la circulation et les transports. La production de viande contribue aux pénuries d’eau sur la planète. L’élevage participe à la pollution des sols, accentue leur érosion et la désertification. Cette activité humaine est aussi un facteur de perte de la biodiversité puisqu’elle se pratique sur de grandes surfaces...
La production de viande augmente également les coûts en matière de santé : cholestérol, maladies cardio-vasculaires, cancers…
D’où l’idée de fiscaliser la consommation de viande : "les coûts liés aux problèmes d’environnement des sociétés occidentales pourraient être réglés en instaurant des impôts indirects sur ces produits". Avec une TVA à 19%, la consommation chuterait de quelque 9%, ont calculé les experts. L’évolution permettrait de réduire de 1,1 mégatonne les émissions de gaz à effet de serre.
Source : journal De Volkskrant, 23/08/2007
La vivisection n’est pas prête de disparaitre
L’une des plus importantes firmes responsable d’expérimentation animale va multiplier par deux la grandeur de ses installations : LAB-Recherche prévoit d’investir 14 millions d’euros et d’agrandir ses locaux de 7000 mètres². Ensuite, un investissement additionnel de 14 millions d’euros sur 5 ans est aussi prévu pour équiper les nouvelles installations d’équipements de pointe.
En décembre 2006, LAB-Recherche s’était pourtant déjà payé un agrandissement de 8 millions d’euros et augmenté la superficie de ses installations de Laval (au Canada) de 40%.
"Aujourd’hui, six mois après l’expansion, on est déjà à pleine capacité. Ça montre à la fois la santé de l’industrie et l’élargissement de notre clientèle", affirme le président du groupe.
L’homme décrit son entreprise comme "un mal nécessaire pour l’industrie pharmaceutique" ; LAB-Recherche effectue des analyses de laboratoire et des essais sur des animaux (rongeurs, porcs, chiens, primates) pour les entreprises pharmaceutiques et les sociétés de biotechnologies qui doivent tester leurs médicaments.
Le groupe emploie 450 salariées, possède des installations au Danemark et en Hongrie, a réalisé un chiffre d’affaires de 35 millions en 2006, et a récemment fait son entrée en bourse. LAB-Recherche occupe le huitième rang mondial d’une industrie qui a le vent en poupe, les grandes entreprises pharmaceutiques confiant de plus en plus leurs essais non cliniques et pré-cliniques à des sous-traitants.
L’entreprise espère ainsi faire grimper son chiffre d’affaires d’environ 14 millions d’euros avec la nouvelle expansion, et vise à terme "entre 21 et 28 millions de revenus additionnels".
Le président de Lab-Recherche affirme ne pas craindre l’arrivée d’un concurrent ; "dans notre industrie, le facteur limitatif n’est pas de trouver des clients, mais des employés de qualité".
Là où l’article est intéressant, c’est quand on voit les sommes en jeux... Pas étonnant que 3 ou 4 ragondins ne pèsent pas lourd dans la balance ! A chaque fois qu’on critique une firme pour son recours à l’expérimentation animale, elle nous rétorque invariablement qu’elle a recours à des expériences de substitution "à chaque fois que c’est possible". Quand on voit l’expansion dont bénéficie LAB-Recherche, on est en droit d’en douter !
On peut aussi se poser des questions sur ce qu’entend le directeur de l’entreprise quand il parle d’"élargissement de sa clientèle", ou encore de sa difficulté à trouver "des employés de qualité". Des gens capables de faire souffrir sans état d’âme ??
Source : La presse affaires, 23/08/2007
La télé publique espagnole pourrait ne plus diffuser de corridas
Pour la première fois depuis 50 ans, elle n’a pas accès aux droits de retransmission, et veut respecter les règles de protection des jeunes enfants devant leur écran.
"Nous n’avons rien contre les corridas de taureaux, mais nous n’avons pas toujours accès aux droits de retransmission et nous devons prendre en compte le respect des horaires de protection infantile", a indiqué un communiqué de la télévision publique espagnole (TVE).
Une dizaine de corridas sont normalement diffusées chaque année sur la TVE. Elles sont généralement retransmises en fin d’après-midi ou début de soirée, alors que de nombreux enfants sont encore devant le petit écran.
Cependant, ces spectacles continuent d’être diffusés par les chaînes de télévision régionales, avec de très bonnes audiences, ainsi que par le réseau payant Digital Plus. D’autre part, l’émission hebdomadaire "Tendido cero", sur l’actualité taurine, est toujours diffusée le samedi en milieu de journée.
Voilà une bonne nouvelle, à l’heure où les associations françaises de protection animale lancent une campagne pour interdire l’accès des mineurs de moins de 15 ans aux corridas ! Si ça continue, la corrida aura disparu d’Espagne bien avant de disparaître de France…
Source : nouvelobs.com, 23/08/2007
Une compagnie aérienne condamnée pour avoir servi de la viande à un végétarien
Un tribunal a condamné la compagnie aérienne malaisienne ’Malaysian Airline System’ à verser 20.000 ringgit (4.320 euros) à un Hindou brahmane traumatisé par la consommation d’un repas contenant du poulet alors qu’il avait commandé un plat végétarien.
Arvind Sharma, employé chez Dell en Inde, a connu dépression, stress et humiliation à la suite de l’absorption de poulet durant un vol de la compagnie Malaysian Airline System entre Bangalore et Kuala
Lumpur il y a quatre ans, selon le magistrat M. Rajalingam Said.
Etre né dans une famille brahmane, avoir été élevé dans le modèle brahmane et être végétarien lui accorde un statut social et lui vaut le titre honorifique de ’pandit’ en Inde, explique Rajalingam au New Straits
Times.
Le tort qui lui a été fait dans cette affaire est d’autant plus probant qu’on a la preuve qu’il est un brahmane strict n’ayant jamais consommé de viande de sa vie.
Source : journal New straits times, 9 Juin 2007.
Des dizaines de plombs retrouvés dans le corps de l’ourse Franska
L’autopsie de l’ourse Franska, renversée près de Lourdes par deux véhicules le 9 août dernier, a révélé la présence de dizaines de plombs dans son arrière-train. D’après l’école vétérinaire de Toulouse qui a réalisé l’autopsie, la présence de ces plombs remonteraient à un mois environ.
Si la thèse de l’accident reste privilégiée, cette découverte soulève d’autres problèmes ; l’ourse avait été victime de chasseurs, ou plutôt de braconniers puisqu’à cette époque la chasse était fermée, et que l’ours est de toute façon une espèce protégée par la loi. En outre, les traces des coups de fusil montrent que l’ourse ne menaçait pas les tireurs puisqu’elle leur tournait le dos.
L’association FERUS a déposé plainte pour "tentative de destruction d’une espèce protégée".
D’autre part, certaines associations affirment que l’ourse avait été victime de battues sauvages, battues qui pourraient l’avoir repoussé vers la route nationale où elle a été heurtée, en plein jour, par deux véhicules.
Tout le monde a été témoin à travers les médias de la haine et de l’agressivité des éleveurs de moutons à l’encontre des ours ou des loups.
Chacun se souvient des menaces, des violences verbales ou physiques à l’encontre des élus, des populations locales ou des écologistes, sans oublier les pots de miels remplis de verre pilé éparpillés dans la montagne.
Le ministère de l’écologie n’a pour le moment pas pris de décision quand à un éventuel remplacement de Franska ou d’autres réintroductions d’ours dans les Pyrénées françaises. Il est probable qu’il attende que l’orage soir passé pour se prononcer.
"Une absence de fermeté envers les anti-ours serait à n’en pas douter désastreuse pour les plantigrades restants. D’autre part, reculer sur ce dossier emblématique sous la pression de quelques opposants violents, constituerait un précédent pour le gouvernement actuel, lequel met en avant régulièrement son souhait de fermeté envers tous les contrevenants à la loi". (Univers nature)
Centenaires et végétariens
Loma Linda est une ville américaine située en Californie du Sud. C’est l’un des endroits au monde où les gens vivent le plus vieux ; on y compte une concentration exceptionnelle de centenaires en bonne santé.
Coïncidence ou pas, c’est aussi une ville qui compte une forte proportion d’adventistes du septième jour. L’église adventiste du septième jour est une secte protestante dont la particularité est de prôner le végétarisme.
Source : France 2, 13/08/2007.
Contrebande de crocodiles
Plus de 250 bébés crocodiles, en plus de serpents et de caméléons, ont été découverts dans les bagages d’un Saoudien qui quittait l’Egypte, à l’aéroport international du Caire.
"Il s’agit de la plus grande opération de contrebande de crocodiles du Nil de toute l’histoire de l’aviation aérienne", a affirmé, cité par l’agence officielle Mena, Youssef Mamdouh, responsable des services vétérinaires de l’aéroport.
Le jeune Saoudien, dont l’identité n’a pas été révélée, a été arrêté samedi soir peu avant d’embarquer pour un vol à destination de son pays. Le passage de son bagage aux rayons X avait révélé des anomalies, poussant la douane égyptienne à le fouiller. Plusieurs serpents et caméléons, ainsi que quelques bébés crocodiles, tous vivants, avaient alors été découverts. L’étrange cargaison avait tout de suite été confiée au zoo de Guizeh, près du Caire.
Mais ce n’est que le lendemain dimanche que le zoo a annoncé avoir découvert, sous les cinq cobras et les 40 caméléons, pas moins de 265 bébés crocodiles.
Une fois adultes, les bébés crocodiles "poseront problème au zoo" en raison de leur taille, a précisé Youssef Mamdouh. Exporter des animaux vivants est interdit en Egypte, en vertu d’une loi sur la défense de l’environnement. Le jeune Saoudien a toutefois été autorisé à regagner son pays.
Source : Yahoo actualités, 12/08/2007.
Biocarburant animal
Le groupe Saria investit au Havre dans le biocarburant animal.
Saria Industries, qui collecte et valorise les sous-produits des filiales viande et pêche, va construire au Havre une usine de fabrication de biocarburant à partir de graisse animale. L’entreprise va investir 20 millions d’euros dans cette installation, qui pourrait ouvrir dès 2008.
Nous avons obtenu un premier quota de 37 900 tonnes mais il nous faudrait pouvoir aller rapidement à 100 000 tonnes, indique M. Jean-Louis Hurel, président. L’ester méthylique sera écoulé dans les raffineries de pétrole de
la Basse-Seine, où il sera incorporé dans le gazole après avoir été mélangé parfois avec des biocarburants d’origine végétale.
Source : les échos, 24/04/2007
Production de biodiesel à aprtir de graisses animales.
Le groupe pétrolier ConocoPhilips va se lancer dans la fabrication de biodiesel à partir de graisses animales (boeuf, porc et poulet) que lui fournira le groupe alimentaire Tyson Foods. La production devrait démarrer à la fin de 2007 ; elle sera progressivement accrue pour atteindre 665 millions de litres par an en 2009.
Source : Das Welt, 18/04/2007
Nouvelle info du 22/08/2007 :
Dans le cadre des agréments gouvernementaux pour la filière biocarburant, ce sont quatre projets qui ont été retenus pour la fourniture d’ester méthylique d’huile animale (EMHA).
Rappelons que l’on connaît mieux l’EMHV (ester d’huile végétale de colza ou de tournesol).
Les sites retenus sont Montoir de Bretagne (44) pour 30 000 t/an, Charny sur Meuse (55) pour 35 000 t/an, Le Havre (76) pour 38 000 t/an et Cornillé (35) pour un tonnage non précisé.
Ce sera donc un exutoire rentable pour les sous-produits d’abattoirs.
Les EMHA devront être mélangés avec d’autres esters...
Certes, c’est un peu ignoble, mais de toute facon, que les sous-produits animaux soient utilisés pour ça ou autre chose, ça revient un peu au même... Le problème c’est la maximisation des profits liés à l’industrie de la viande. Si on arrive à supprimer la viande, tout ça disparaitra illico !
Viande artificielle
Des chercheurs néerlandais travaillent à élaborer une viande de porc artificielle avec l’idée de pouvoir un jour nourrir des millions de personnes sans avoir à élever et tuer des animaux.
"Nous tentons de créer de la viande sans avoir à tuer des animaux", a déclaré Bernard Roelen, professeur de science vétérinaire à l’université d’Utrecht.
Si les travaux en sont à leurs balbutiements, l’idée est de remplacer tout le procédé - nourrir, transporter, faire paître - qui, aux yeux du chercheur, pollue à chaque étape.
"Garder des animaux uniquement pour les manger n’est en fait pas si bien que ça pour l’environnement", a déclaré Roelen. "Les animaux ont besoin de grandir et produisent beaucoup de choses qu’on ne mange pas".
Les pays développés devraient cette année consommer une moyenne de 43 kg par personne de volaille, de boeuf, de porc et autres viandes cette année, un chiffre en hausse annuelle de 2%, selon les chiffres fournis par le FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture".
Face au risque que les consommateurs boudent une viande chimique, Roelen répond qu’il est persuadé qu’il y aura une demande énorme, et que la viande telle qu’elle est aujourd’hui consommée est déjà largement transformée, depuis la nourriture des animaux en passant par leurs conditions d’élevage et jusqu’à la préparation de la viande après l’abattage.
"Je peux imaginer que certains auront des réticences", a-t-il dit. "Les gens peuvent penser que c’est artificiel. Mais certains ne réalisent peut être pas qu’une partie de la viande qu’il mange est artificielle".
Mais la mise au point d’une viande artificielle prendra des années et le consommateur n’est pas prêt d’en trouver dans les rayons de supermarchés. Et jusqu’ici, Roelen et son équipe ne sont parvenus qu’à faire grandir de fines couches de cellules.
Les chercheurs isolent dans un premier temps une souche de cellule musculaire, qui a la particularité de pouvoir grandir et se multiplier. Ensuite, il stimule les cellules pour les développer, leur donnent des nutriments et les entraînent avec du courant électrique pour qu’elles grossissent. Après avoir perfectionné ce procédé, les chercheurs devront trouver comment couper ces tissus pour ajouter plus de fibres. Ensuite se posera la question de la graisse, etc.
Source : Agence Reuters, 01/06/2007
Braconnage à grande échelle
"Trois hommes reconnus coupables d’être au coeur d’un réseau de braconnage "à l’échelle industrielle" en Camargue ont été condamnés mardi à de la prison ferme par le tribunal correctionnel de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Le tribunal, qui avait mis son jugement en délibéré après l’audience en avril, a condamné le "braconnier en chef", Jean-Pierre Bouchet, à six mois de prison ferme et 7.500 euros d’amende. L’accusation avait requis six mois et 12.500 euros d’amende à l’encontre de cet agriculteur de 57 ans, déjà condamné par le passé pour des faits similaires, ce qui lui a valu une interdiction de chasse.
Cela ne l’empêchait pas d’avoir édité des plaquettes vantant ses "lapins de France", avec "la qualité et le sérieux en plus". Les enquêteurs ont découvert 54.000 euros répartis sur différents comptes mais le prévenu assure n’avoir gagné "que 5 à 7.000 euros", à raison de 23 euros par lapin vendu, le reste provenant selon lui d’un héritage.
Deux autres braconniers employés par M. Bouchet ont été condamnés à 4 mois de prison ferme et respectivement 4.000 et 3.000 euros d’amende. Pour neuf autres prévenus, sur 17 personnes jugées au total, le tribunal a prononcé des peines de 2 à 6 mois de prison avec sursis et de 1.000 à 5.000 euros d’amende. Le tribunal a également prononcé des interdictions de permis de chasse pour des durées d’un à cinq ans. Les deux sociétés de chasse qui avaient bénéficié des animaux capturés par le réseau de braconnage devront payer 10.000 euros d’amende chacune. Le ministère public avait requis leur dissolution ainsi que l’interdiction pour leurs dirigeants de gérer ce type d’organisation pendant deux ans.
C’est une enquête des gendarmes qui a permis d’aboutir en mai 2005 à la découverte du réseau, soupçonné d’avoir alimenté des restaurateurs ou des particuliers, sur commande, dans les Bouches-du-Rhône et le Gard. Tous les prévenus ont dit chasser par passion de la nature et non par appât du gain. Ils ont pourtant été jugés pour divers délits de chasse, utilisation d’armes prohibées et destruction d’espèces protégées (fauvettes, mésanges). Ils chassaient en effet hors période d’ouverture, la nuit, parfois dans des réserves et avec des fusils munis de silencieux et de lunettes à infrarouge, saisis lors des perquisitions qui ont également mis au jour des congélateurs remplis de centaines d’animaux. Les braconniers utilisaient aussi des appelants, des projecteurs et des magnétophones pour diffuser des chants d’oiseaux. Les 17 prévenus et les deux sociétés de chasse ont été condamnés à verser solidairement 1.000 euros de dommages et intérêts à chacune des huit parties civiles (Ligue de Protection des Oiseaux, Conseil général, parc naturel de Camargue, Conservatoire du littoral, etc)."
Source : AFP, 29/05/2007
Bêtise humaine en Australie
Un crapaud-buffle de la taille d’un petit chien a été capturé dans la ville tropicale de Darwin, dans le nord de l’Australie, une prise qui n’en finit pas d’étonner les spécialistes de l’environnement qui cherchent à freiner la propagation des batraciens venimeux à travers le pays.
"C’est un monstre de crapaud", s’est exclamé Paul Cowdy, de l’association FrogWatch, qui l’a attrapé lundi soir. La bête mesure 20,5 cm et pèse 840 g, le double du poids normal. "Nous n’avons jamais vu de crapaud de cette taille (...) C’est un mâle et normalement les femelles sont encore plus grosses."
Les crapauds-buffles, dont la peau est vénéneuse, sont considérés comme une véritable peste en Australie, où ils ont été introduits en 1935 pour essayer de contrôler la prolifération des scarabées.
La présence actuelle de quelque 200 millions de spécimens sur le territoire australien a conduit à une baisse importante des populations de serpents, de lézards et de certains marsupiaux.
"Nous les capturons, les mettons dans des sacs en plastique, les congelons puis en faisons des fertilisants liquides", a expliqué Cowdy.
Dans la série "l’homme joue à dieu et s’en mord les doigts", je demande l’Australie ! Territoire quasi-vierge jusqu’à il y a quelques siècles, à peine peuplé de tribus indigènes (les aborigènes), l’Australie a rapidement été colonisée par les occidentaux, anglais en tête, qui y envoyaient tous les "déchets" de leur société (les bagnards). Cette idée laissait sans doute présager celle qu’ils se faisaient de ce gros caillou situé à l’autre bout de la planète.
De telles étendues sauvages, une telle diversité et de telles richesses, voilà qui devait vite attiser les convoitises, et les agriculteurs et chercheurs d’or n’ont pas tardé à s’y répandre, y compris dans les parties désertiques les moins accueillantes. Au détriment, bien sûr, de la faune et de la flore locale, unique au monde, a qui le caractère insulaire du pays a sans doute conféré une évolution naturelle bien spécifique.
Très vite, les espèces locales rares ont été victimes de la chasse et de l’agriculture extensive : les moutons, les dromadaires, les chevaux, les chiens, les rats et les lapins ont été introduits et ont proliféré (souvent sans prédateurs ou presque). Les kangourous, les crocodiles, les koalas, les opossums et les échidnés ont trinqué.
L’homme a essayé de dompter la nature en introduisant des espèces comme les crapauds-buffles... et il a essayé de réparer des erreurs en introduisant des maladies comme la myxomatose !
Pour finir, il capture des crapauds qu’il congèle (vivants ??) pour les transformer en engrais. La boucle est bouclée. Il est dans le faux depuis le début.
Source : Yahoo actualités, 27/03/2007
Un moustique transgénique résistant au paludisme
Des chercheurs américains ont créé en laboratoire des moustiques transgéniques résistants au parasite responsable du paludisme chez les souris, selon une étude rendue publique lundi.
Ces moustiques, qui devraient essaimer leur gène protecteur en se reproduisant, offrent la possibilité de pouvoir un jour contrôler le paludisme. Des chercheurs de l’Université John Hopkins à Baltimore ont génétiquement modifié des moustiques avec un gène permettant d’éviter l’infection par le parasite. Ils ont laissé un nombre égal de moustiques transgéniques et de moustiques normaux se nourrir de sang de souris infectés par le paludisme. A la neuvième génération, la part des moustiques transgéniques était de 70%, cette espèce vivant plus longtemps et pondant plus d’œufs dans ce cas de figure, expliquent-ils dans leur étude qui paraît dans les annales de l’académie nationale américaine des sciences.
Or, aucune différence n’est apparue entre les moustiques transgéniques et normaux quand ils se sont nourris de sang de souris non-infectées. Ces scientifiques recommandent toutefois des recherches supplémentaires avant de lâcher des moustiques transgéniques dans la nature. En outre, ces expérimentations ont été conduites avec le Plasmodium berghei, une variété du parasite du paludisme infectant les souris, mais non avec le Plasmodium falciparum, responsable de la forme la plus grave du paludisme humain.
Certains moustiques transmettent le paludisme à l’homme. Mais une équipe internationale de recherche avait révélé en avril 2006 que la plupart des moustiques étaient dotés d’une résistance naturelle au paludisme. Des chercheurs américains avaient annoncé en décembre le développement d’un vaccin expérimental capable de neutraliser ce parasite. Le paludisme infecte chaque année de 350 à 500 millions de personnes et de 700.000 à 2,7 millions en meurent, selon l’Organisation Mondiale de la Santé.
En mettant de côté les expériences sur les souris et les moustiques (et probablement d’autres animaux encore), moralement discutables, la nouvelle pourrait sembler sympathique. Néanmoins, on sait que certaines maladies ou parasites semblent déjà développer des résistances aux plantes OGM sensées les neutraliser. Comme il est difficile de croire à une disparition totale du paludisme, que se passera-t-il quand celui-ci sera devenu résistant au moustique OGM ? Verrons-nous alors apparaître un "super palu" ?
Et les moustiques transgéniques ? Est-on sûr qu’aucun d’entre eux ne s’échappera de son laboratoire ? Une fois relâché dans la nature, s’arrêtera-t-il tout seul comme un grand aux frontières des pays qui refusent les OGM ?
L’insecte est en bas de la chaîne alimentaire. Que se passera-t-il quand les prédateurs le goberont ? Qui sait si le paludisme n’a pas un rôle dans les écosystèmes tropicaux ? Dans l’article, il est dit qu’aucune différence n’est apparue entre les moustiques transgéniques et non-transgéniques, mais l’auteur semble dans le même temps affirmer que les moustiques OGM vivent plus longtemps et pondent plus ?! Cherchez l’erreur...
Source : Yahoo actualités, 20/03/2007
Vaches, méthane et changement climatique
L’université de Hohenheim (Stuttgart, en Allemagne), annonce avoir mis au point une pilule permettant de réduire les rots et les pets des ruminants, responsables selon les estimations des scientifiques de 4% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Le processus de digestion et de fermentation des vaches génère naturellement du méthane, que les vaches expulsent principalement sous forme de rots.
Le traitement, mis au point par les scientifiques de l’équipe du Docteur Drocher, doit être combiné à un régime précis et associé à des heures de repas strictes pour les vaches. Le chercheur explique que leur recette consiste à transformer le méthane produit lors du processus de digestion en énergie plutôt qu’en gaz ce qui, au passage, doperait leur production de lait.
L’histoire ne dit pas si le traitement est susceptible d’être adapté à d’autres races animales, voire aux êtres humains.
Comme d’habitude, au lieu de s’attaquer aux causes d’un problème, on préfère panser la plaie : la vraie solution se serait-elle pas tout simplement de réduire notre consommation de viande, le nombre de vaches et le nombre d’élevages ?
Source : Yahoo actualités, 25/03/2007
Saisie de 18 hérissons chassés pour être mangés
Dix-huit hérissons vivants ont été saisis dans la Sarthe par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), dans la voiture de deux hommes qui les braconnaient pour les manger.
Les techniciens de l’ONCFS ont été intrigués par le manège d’une voiture qui s’arrêtait puis redémarrait plusieurs fois de suite en bord de route, alors qu’ils effectuaient une mission anti-braconnage du lièvre et du chevreuil dans le sud du département, dans la nuit du 3 au 4 mars.
"Nous avons trouvé 18 hérissons vivants dans le coffre de la voiture. Les deux hommes laissaient leur chien, spécialement dressé à la chasse au hérisson, fouiller le fossé et ne sortaient du véhicule que pour attraper l’animal rabattu", indique Julien Pioger, chef du service départemental. "Les deux hommes verbalisés, issus de la communauté des gens du voyage, ont indiqué qu’ils faisaient jeûner les hérissons 24 heures avant de les manger".
Les hérissons d’Europe, une espèce protégée, ont été relâchés dans la nature. Les deux braconniers risquent jusqu’à six mois d’emprisonnement, 9.000 euros d’amende et la saisie de leur véhicule.
Source : Yahoo actualités, 14/03/2007
Attention à la marche
Attention à la Marche est une émission quotidienne, présentée par Jean-Luc Reichman et diffusée sur TF1 à midi, juste avant le journal de 13h.
Les candidats se voient poser toute une série de questions, et s’ils y répondent correctement, gagnent une certaine somme d’argent.
Ce 22 Février, la question finale concernait le pourcentage de végétarien en France !
Coup de chance, la candidate répond à l’animateur qu’elle ne mange pas de viande.
- Ha bon ? Vous ne mangez jamais de viande ?
- Non. Mais je mange beaucoup de poisson, s’est elle sentie obligée de rajouter comme pour se justifier.
Quatre propositions concernant le pourcentage de végétariens en France lui étaient proposées : 4%, 14%, 24% ou 34% ! Les vrais chiffres tournent autour de 2% de la population. Les chiffres de l’émission sont probablement réalisés spécialement pour eux (et par eux ?) auprès d’un échantillon qu’ils jugent représentatif.
Optimiste, la candidate propose tout d’abord 24% ! Sur l’avis du public, elle rabaissera ensuite sa proposition à 14%, ce qui lui fera perdre le gros lot ; Attention à la marche estimant en effet que le nombre de végétariens français atteint 4%.
Les singes nous talonnent...
Le mythe de la planète des singes n’est peut-etre pas si loin...
Une équipe internationale de chercheurs vient de confirmer que des chimpanzés de Côte d’Ivoire utilisaient déjà des outils pour casser les noix il y a quatre mille trois cents ans, alors que les scientifiques pensaient que l’utilisation des outils par ces primates était contemporaine.
Sachant depuis 1978 que les chimpanzés cassent des noix avec des pierres, les auteurs de l’étude ont cherché à savoir depuis combien de temps ils le faisaient. Pour cela, ils ont travaillé sur les matériaux lithiques du site qu’ils ont comparés à d’autres roches présentant des traces de percussion. Sur certains d’entre eux, ils ont découvert les restes fossilisés de noix, signe que les chimpanzés se servaient de ces pierres - de la taille d’un melon, trop grosses pour avoir été utilisées par des humains - pour ouvrir la coque très dure de ce fruit et en retirer les amandes multiples.
Les auteurs estiment que cette découverte appuie la théorie selon laquelle humains et grands singes auraient hérité de certains savoir-faire d’un ancêtre commun. « Ce qui irait dans le sens d’une confirmation de plus quant à l’origine commune de ces deux espèces », commente Hedwige Boesch, de l’Institut Max Planck à Leipzig.
La première scientifique à avoir observé des chimpanzés sauvages utilisant divers outils pour piéger des fourmis, des termites ou pour recueillir la cervelle des singes qu’ils avaient tués fut Jane Goodall. C’était en Tanzanie, en 1963. Au début des années 1980 viennent ensuite les premières descriptions de percuteurs et d’enclumes qui servaient à casser les noix et qui étaient utilisés par les chimpanzés d’Afrique de l’Ouest.
Source : Le figaro, 14/02/2007.
L’âge de faire
L’âge de faire est un nouveau journal qui s’inscrit dans un courant de pensée en vogue qu’on pourrait qualifier de "citoyen". Les thèmes abordés sont l’écologie, les droits de l’homme, l’agriculture raisonnée, la solidarité, la démocratie, le recyclage, etc. Nous avons acheté ce numéro 7 (au prix très raisonnnable de 50c) parce qu’il annonçait en couverture un article sur le végétarisme.
Celui-ci n’en aborde que deux aspects : la santé et l’environnement, ce qui est un peu anthropocentriste, d’autant plus que la question animale est complètement éludée.
Les deux articles sont ceci-dit intéressants ; celui sur l’environnement est rédigé par un membre de l’ADEME et fourmille de chiffres et d’infos intéressantes. Un autre sur la nutrition nous apprend que parmi les dix aliments considérés comme les meilleurs par un établissement médical américain, neuf sont des végétaux. La page suivante s’attarde sur les bienfaits des fruits et légumes, des huiles végétales, et de la combinaison céréales et légumineuses.
Il est toujours positif de suggérer aux gens l’idée du végétarisme, ou de réduire leur consommation de viande. Néanmoins, le terme utilisé de "végétarisme" peut faire grincer des dents. Ce que
L’âge de faire propose, c’est en fait une réduction (tout à fait bénéfique) de la consommation de viande. Mais cela n’a pas grand chose à voir avec le végétarisme, qui est une abstention de viande. Ils pouvaient tout aussi bien appeler l’article "carnivore à temps partiel" ; en effet, une personne qui ne mangerait de la viande que trois fois par semaine au lieu de sept fois ne serait pas pour autant végétarienne !
L’âge de faire, La treille, 04290 Salignac.
Quand les animaux pensent
Le nouvel observateur n°2200, Janvier 2007 : "quand les animaux pensent : les dernières découvertes scientifiques".
Pas grand chose à signaler dans ce numéro ; la couverture laissait penser à un gros dossier sur le thème des animaux, mais il ne fait que dix pages. L’article n’apportera rien aux gens qui côtoient des animaux. Tout au plus, il donnera la confirmation scientifique que les animaux ont une intelligence, une culture, un langage propre. Certes, quelques urbains ignorants et anthropocentristes auront eu besoin de ces certifications officielles. Pour le côté positif, notons tout de même une page moins frileuse signée Jacques Julliard, qui critique l’attitude de l’homme à l’égard des animaux :
"significative est la fureur que suscite chez certains toute marque de pitié envers les bêtes ou de solidarité à leur égard ; oui, significative d’une sorte de mauvaise conscience enfouie sous les couches imperméables de la raison raisonnante. Celle qui ne manque jamais de vous dire que Hitler était végétarien, ou encore qu’il est plaisant de s’apitoyer sur un agneau ou un cochon quand les enfants du Bangladesh ou du Mali meurent de faim. Comme si la compassion, cette "pitié suprême", était dans le cœur de l’homme une denrée en quantité limitée, en sorte que tout ce qui est donné à l’un serait enlevé à l’autre".
2006 : Danone découvre les végétaux
Les temps changent. Ou plutôt, le vent tourne. Dans les pays occidentaux, les gens commencent à délaisser les produits d’origine animale, et redécouvrent les produits à base de végétaux.
Créé en 1988, Sojasun domine le secteur des yaourts végétaux et détient 90% des parts de marché. Bien embêté, le groupe Danone, leader mondial des produits laitiers, aimerait s’accaparer une part de l’onctueux gâteau et lance en 2006 Senja, son propre yaourt à base de soja. Il avait déjà essuyé un flop quelques années auparavant avec Sévéa, un yaourt mi-soja mi-lait...
Quelle ironie (et quel délice) d’entendre la nutritionniste de Danone affirmer à la télé que les protéines végétales sont très bonnes pour la santé, et qu’elle même les a adoptées ! Bravo ! Elle aura mis le temps ! Après avoir critiqué à maintes reprises les bienfaits du végétarisme dans son magazine Danoé, voilà que Danone, non content d’affirmer que les protéines végétales sont bonnes pour la santé et pauvres en graisse, délaisse le lait qui a fait sa fortune pour se lancer dans la légumineuse !
Mais ce n’est pas tout ! Après avoir lancé un "Institut Danone pour la nutrition et la santé", la firme s’engage désormais auprès de la "Fondation cœur et artères" ! Son but est de valoriser la recherche et la prévention des maladies du cœur et des artères (obésité, diabète, risques vasculaires et cardiovasculaires...). Etait-ce réellement nécessaire de financer des recherches scientifiques à grands frais, quand la solution ne se trouve pas plus loin que le bout du nez ? Là aussi, il faudra sans doute attendre quelques années avant qu’ils comprennent que la meilleure façon d’éviter ces maladies... c’est tout simplement de supprimer la viande de son alimentation et de limiter sa consommation de sous-produits d’origine animale.
Production de foie gras
Les producteurs s’attendent à une année record pour le foie gras
L’engouement pour le foie gras ne se dément pas et les producteurs français s’attendent à battre à nouveau des records de vente en 2006.
"L’année dernière, nous avons atteint le niveau le plus élevé jamais atteint par la vente de foie gras. Le marché en gros a cru de 6% en volume, 9% en valeur", explique Jean Schwebel, président du CIFOG, qui représente les intérêts des professionnels du secteur.
"Pour cette année, nous avons prévu une croissance du même ordre, de l’ordre de 5%, avec des prix stables", ajoute-t-il.
Compte tenu de la faiblesse de l’offre étrangère, "c’est en fait l’offre française qui régit le marché mondial", soit un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros. "On assure 85% de la production mondiale", ajoute Jean Schwebel.
Le résultat pour 2006 dépendra en grande partie des ventes du mois de décembre à l’occasion des fêtes de Noël et du jour de l’An. "Pour le consommateur, c’est au moins 40 à 50% pour le mois de décembre. C’est une vente hyper-saisonnière", précise-t-il.
Depuis trois ou quatre ans, les achats de foie gras sont passés de 600 à 650 grammes par foyer, soit une hausse en volume de 10%, et le nombre des amateurs a également augmenté. "Donc, la dynamique c’est plutôt plus de foyers qui achètent un peu plus, pas forcement plus souvent", explique-t-il.
Parallèlement, les professionnels constatent année après année une tendance vers des produits plus haut-de-gamme, c’est à dire vers le foie gras entier.
La municipalité américaine de Chicago a provoqué un certain émoi en décidant en avril dernier d’interdire la vente de foie gras au nom de la défense des animaux. Mais Jean Schwebel estime que le marché est trop petit pour qu’une telle mesure ait un réel impact. Il se fait en outre l’écho d’informations selon lesquelles cette mesure a contribué au contraire à populariser cette spécialité gastronomique aux Etats-Unis.
"Ce que j’ai entendu dire, c’est que le fait qu’on parle de foie gras alors que beaucoup de gens ne savent même pas que ça existe, a fait que le produit a été finalement popularisé, ou s’est fait connaître. Depuis, si j’ai bien compris, la consommation a augmenté", avance-t-il.
Source : Yahoo actualités, 25/12/2006
La France est décidément la lanterne rouge du monde occidental. Nous sommes en retard partout ; sur la chasse, sur la corrida, sur la vivisection, sur l’élevage industriel, sur le foie gras ! Ce que nous retiendrons de cet article, c’est que si la production de foie gras française augmente, c’est surtout qu’elle s’écroule ailleurs. Nous sommes presque les derniers à en produire, alors c’est normal que les autres s’approvisionnent ici.
C’est un peu comme la chasse à courre, qui est interdite en Angleterre, ce qui fait que les équipages anglo-saxons viennent pratiquer leur loisir chez nous.
Mais n’oublions pas que le gavage et/ou le foie gras sont déjà interdits dans de nombreux pays. Espérons que les dominos tombent les uns après les autres partout autour de nous, ceci isolera la France et la contraindra à abandonner cette cruelle pratique.
L’intelligence conduit-elle au végétarisme ?
Les adultes végétariens auraient été des enfants intelligents

- Article en anglais
Les enfants dont le quotient intellectuel est élevé sont davantage susceptibles de devenir végétariens en grandissant, selon le résultats d’une enquête publiée sur internet par le
British Medical Journal.
Cette étude, réalisée sur plus de 8000 hommes et femmes âgés de 30 ans dont le QI avait été mesuré quand ils avaient dix ans, montre que plus leur QI était élevé, plus grandes ont été leur chances de devenir ou de se dire végétarien à l’âge adulte.
Pour chaque hausse de 15 points de QI, la probabilité de devenir végétarien augmente de 38%, affirme l’étude. Après ajustement pour tenir compte de facteurs comme la catégorie sociale et l’éducation, le lien demeure.
Plus de 33% des hommes et des femmes de l’étude se décrivent comme végétariens mais disent manger de la viande blanche et du poisson.
Seulement un peu plus de 4% sont de stricts végétariens et 2,5% sont végétaliens, c’est à dire qu’ils ne consomment aucun produit d’origine animale, que ce soient des oeufs ou des produits laitiers.
Les conclusions de cette étude, affirme le Dr Catherine Gale, épidémiologiste à l’université de Southampton en Angleterre, vont dans le même sens que d’autres études montrant que les personnes qui sont plus intelligentes ont tendance à s’alimenter plus sainement et à faire davantage de sport.
"Les végétariens ont tendance à avoir une tension moins forte, moins de cholestérol et ont un risque moindre de mourir de maladie cardiaques coronariennes", a ajouté le médecin.
Source : Yahoo actualités, 15/12/2006
Langoustines
Depuis des dizaines d’années, Young’s Seafood pêche des langoustines en mer d’Ecosse, puis les décortique dans ses usines en Ecosse et les vend ensuite dans les rayons de Marks and spencer en Grande Bretagne. Conditionner sur place ce qu’on pêche et vend sur place, c’était logique.
Mais Young Seafood est racheté par un fonds d’investissement américain, qui possède également Findus. Dorénavant, les langoustines pêchées en Ecosse seront décortiquées en Thaïlande avant d’être vendues dans les supermarchés britanniques.
Un périple de 27.000 km, soit 1,5 tonne de CO² par tonne de langoustines d’après l’association Les Amis de la Terre. Or ce sont 400 à 600 tonnes de bestioles qui feront le voyage chaque année.
Et dire qu’on me demande de mettre des ampoules économiques et de baisser mon thermostat pour faire baisser le CO²...
Plus les 120 emplois supprimés en Ecosse, remplacés par des emplois en Thaïlande payés 65 centimes de l’heure.
Cerise sur le gâteau, dans les rayons, la langoustine est vendue au même prix.
Source : article trouvé sur la liste de discussion "regard naturaliste".
Ours : les éleveurs courent après les indemnisations
Veaux d’Aston, la déclaration de l’ASPAP était fausse :
Haute-Ariège : les veaux de l’estive de Calvière (massif d’Aston) sont morts de la maladie du charbon, et non pas à cause de l’ours. L’éleveur espérait un remboursement et ne surveillait pas son troupeau.
« L’ASPAP prend les français pour des imbéciles. La stratégie des antis-ours est claire comme l’eau du gave : Se débarrasser des ours coûte que coûte, peu importe la méthode » déclarait
La buvette dans « Anti-ours : la stratégie des veaux ». Le communiqué du préfet Yves Guillot confirme bien que les éleveurs ont tenté de se faire rembourser des pertes dues à une négligence et à une mauvaise surveillance du troupeau (mais y a t-il une surveillance ?) en les mettant sur le compte de l’ours. La déclaration de l’attaque de l’ours était de mauvaise foi voire frauduleuse.
Quatre des veaux retrouvés morts dans le massif d’Aston, en Haute-Ariège, le 30 août dernier, ont été victimes d’une maladie « de type charbon symptomatique » et non pas d’une attaque d’ours, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture, après autopsie des animaux.
L’examen par les services de l’ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) et les médecins vétérinaires des autres bovins retrouvés morts a permis de constater qu’aucune trace de contact avec l’ours n’existait, et que les squelettes ne présentaient pas de fractures, ajoute la préfecture.
Le 5 septembre, une manifestation d’opposants à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées avait rassemblé devant la préfecture de l’Ariège a Foix quelque 80 éleveurs. Ils avaient affirmé que 130 attaques (ovins, ruches et bovins) étaient dues à l’ours en Ariège, et exigé des indemnisations.
Le préfet de l’Ariège Yves Guillot a regretté vendredi l’ampleur donnée à l’affaire. Il a aussi salué le travail des agents de l’ONCFS. « Les constatations pour lesquelles ils avaient été violemment interpellés alors qu’il les réalisaient sur le terrain, ont été confirmées », a-t-il dit. « Menacer les agents de violence physique ne peut exister dans une société évoluée », a ajouté le préfet Yves Guillot.
La maladie infectieuse constatée n’est pas soumise à des mesures réglementaires de police sanitaire. La vaccination, facultative mais fortement recommandée, n’avait pas été réalisée cette année sur le troupeau. Les animaux encore vivants ont fait l’objet d’un traitement antibiotique général, ont indiqué les services vétérinaires.
Source : Le monde
L’Equipe Technique Ours avait vu juste :
Ce sont ces mêmes éleveurs qui soutenus par l’ASPAP, tentent de discréditer l’Equipe Technique Ours (ETO) chargée du suivi et du contrôle des dégâts : « Ils sont incompétents » déclaraient ensemble presse locale et éleveurs. Les techniciens avaient pourtant décelé le problème de maladie et confié la détermination du diagnostic exact aux vétérinaires.
Une presse à la solde du pastoralisme :
La stratégie et la mauvaise foi de l’ASPAP qui ne sait comment se sortir de cette « grosse bourde » est à nouveau révélée. La tentative de fraude aux remboursements était grosse comme une maison, ce qui n’avait pas empêché la presse locale de les soutenir, sans aucune investigation dans leur combat contre l’ours.

« Après les moutons, les veaux » titrait
la Dépêche du Midi le 04 septembre.

« Des ours qui n’en finissent pas de rendre chèvre ! » écrivait Patrice Jammes sur
Ariège-News, l’agence de presse quasi officielle et personnelle d’Augustin Bonrepaux.
Lourdes Infos, sous la plume extrême de Louis Dollo déclarait : « Suite de l’affaire concernant une attaque d’ours sur un troupeau de bovins dans la Haute Ariège (Massif de l’Aston, estive de Calvière) »
Depuis le communiqué de la préfecture annonçant le diagnostic réel, les deux organes de presse largement favorables aux milieu agro-pastoral des opposants au renforcement et
Lourdes-Infos (dans ses pages brebis écrasées) font tristes mine sur le dossier des veaux d’Aston. « Ariège-Bonrepaux-News » y va d’un « La situation de l’exploitation va faire, à la demande des éleveurs, l’objet d’une analyse par les services de l’Etat, la chambre d’agriculture, la mutualité sociale agricole et les partenaires financiers des éleveurs, afin de définir les modalités d’accompagnement d’une situation difficile pour ceux-ci » dans un filet intitulé « Affaire des veaux d’Aston, suite et fin ». Circulez, il n’y a plus rien à voir. Lamentable presse ! Pas de démenti pour l’ours. Désinformez, il en restera toujours quelque-chose...
Source : http://www.loup-ours-berger.org (site par ailleurs très intéressant), 15/09/2006
Faune africaine en péril
Plus de 400 hippopotames abattus en 15 jours dans un parc au Congo.
Les hippopotames du parc national de Virunga, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, pourraient avoir disparu à la fin de l’année si rien n’est fait contre les braconniers qui les ont massacrés ces dernières années à un rythme sans précédent, a averti la Société zoologique de Londres (ZSL).
Les experts estiment que plus de 400 bêtes ont été tuées pour leur viande et leur ivoire ces deux dernières semaines par des braconniers, parmi lesquels les rebelles Maï Maï, dans ce parc qui comptait jadis la plus importante concentration d’hippopotames.
A en croire une récente enquête menée par la ZSL, il y a moins de 900 hippopotames dans le parc, alors qu’on en avait recensé 22.000 en 1988.
"Si le massacre se poursuit à ce rythme, les experts de la ZSL pensent qu’il n’y aura plus d’hippopotames dans de nombreuses parties du parc à Noël", a annoncé la Société dans un rapport.
Le nombre de bêtes abattues est tel que le prix du kilogramme de viande d’hippopotame est tombé sur certains marchés à 15 centimes d’euros.
Selon la ZSL, les braconniers s’en prennent également aux éléphants et aux buffles et se sont plusieurs fois attaqués aux gardiens du parc et à leur famille.
Le parc de Virunga, à la frontière avec le Rwanda, est le plus vieux parc national d’Afrique. Il possédait auparavant la densité la plus élevée de grands mammifères.
Mais il a été au cœur de deux crises majeures ces dix dernières années - le génocide rwandais de 1994 et la guerre civile congolaise de 1998-2003 - qui ont entraîné un net regain de braconnage.
Source : agence Reuters, 20/10/06
Pas de répit pour les baleines
Les nations baleinières, Norvège et Japon en tête, ressortent renforcées par la décision islandaise de reprendre la chasse commerciale à la baleine, une décision qui leur permet de rompre un relatif isolement sur une question encore extrêmement controversée.
Après une pause de 16 ans, le gouvernement islandais a annoncé mardi qu’il allait autoriser, à des fins d’exportation, la prise de 30 petits rorquals et de 9 rorquals communs, des cétacés inscrits sur la liste des espèces menacées d’extinction mais que les partisans de la chasse jugent abondants.
La Norvège, jusqu’alors seul pays au monde à autoriser la chasse commerciale à la baleine, s’est félicitée mercredi de cette décision.
"Il y a de très bonnes justifications pour autoriser une telle chasse", a déclaré à l’AFP Karsten Klepsvik, son représentant auprès de la Commission baleinière internationale (CBI). La décision islandaise "contribue à normaliser la question de la chasse à la baleine", a-t-il ajouté.
Tout en refusant de commenter l’annonce faite à Reykjavik, le Japon, qui autorise le prélèvement de baleines à des fins officiellement scientifiques, a réitéré son souhait de voir la chasse commerciale de nouveau autorisée.
"Le gouvernement japonais n’a rien à dire officiellement concernant la décision de l’Islande, mais nous partageons l’opinion selon laquelle une chasse commerciale à la baleine soutenable est possible pour certaines espèces", a déclaré un responsable de l’Agence des pêches nippone, Hideaki Okada.
Les baleines sont protégées depuis 1986 par un moratoire international, auquel la Norvège et l’Islande ne s’estiment pas liées. Le Japon utilise pour sa part une faille du moratoire qui autorise les prélèvements destinés à la recherche scientifique.
Les nations baleinières soulignent que les espèces qu’elles chassent sont abondantes, à tel point qu’elles déciment les poissons.
Selon les estimations du comité scientifique de la CBI, la population totale de rorquals atteint près de 100.000 spécimens -70.000 petites rorquals et 25.000 rorquals communs- dans l’Atlantique nord.
"Ce sont des estimations extrêmement conservatrices mais, même en opérant avec ces chiffres, il est évident que le volume de prises autorisées ne remet pas en question la survie de ces espèces", a déclaré à l’AFP Rune Froevik, porte-parole du lobby pro-baleinier High North Alliance.
De son côté, l’Union mondiale pour la conservation des espèces (UICN) a déploré la décision islandaise. "Nous sommes déçus et inquiets parce que le volume de la chasse est en augmentation", a commenté son représentant chargé des baleines, Justin Cooke.
En 2006, la Norvège a autorisé ses pêcheurs à harponner 1.052 petits rorquals, le plus important quota accordé depuis que le pays scandinave a repris la chasse en 1993.
Depuis plusieurs années, ses pêcheurs échouent pourtant à remplir les quotas, invoquant de mauvaises conditions météorologiques, le prix élevé du gazole ou encore l’engorgement des chaînes de débit de la viande.
De leur côté, les opposants de la chasse expliquent cette contre-performance par le désintérêt des consommateurs.
Plat du pauvre après la Seconde guerre mondiale, la baleine est aujourd’hui un produit peu consommé en Norvège.
Le Japon, où la baleine reste un mets populaire, a lui aussi sensiblement augmenté le niveau des prises autorisées. Seul véritable marché pour de tels produits, il renâcle toutefois à autoriser les importations de viande de baleine norvégienne.
Sous l’impulsion de Tokyo et d’Oslo, la CBI avait adopté en juin, à une courte majorité, une résolution estimant que le moratoire sur la chasse à la baleine n’était "plus nécessaire". Mais une majorité des trois quarts est requise pour que le moratoire soit abrogé.
Source : AFP, 18/10/2006
Un pas en avant... et deux pas en arrière
Bruxelles ne protégera pas les taureaux.
Les institutions européennes poursuivent quotidiennement leur combat pour protéger les animaux d’abus humains. Cependant, jeudi dernier, le 12 octobre 2006, le Parlement européen a proposé sans succès d’instaurer une loi communautaire interdisant la tauromachie.
La protection des animaux maltraités par les humains est devenue l’autre cheval de Troie européen du moment avec la lutte contre les maladies animales. Après avoir approuvé le 12 octobre dernier, une résolution sur le Plan d’action communautaire pour la "protection et le bien-être des animaux au cours de la période 2006-2010", le Parlement européen a tenté de faire voter un texte demandant que l’Union Européenne se dote d’une législation interdisant les combats de taureaux, de coqs et de chiens et faisant en sorte que les organisateurs de ces combats ne reçoivent aucune aide d’Etat liée à ces activités.
Mais les taureaux, coqs et chiens, n’ont pas obtenus la même faveur que les visons, phoques, ou autres animaux, dont la commercialisation de fourrure a été strictement réglementée. Les euro-députés ont voté à une large majorité contre à 68 % avec seulement 178 députés européens sur 505 ayant voté en faveur de la proposition de loi.
La victoire de la Tauromachie européenne de ce 12 octobre 2006 fera désormais jurisprudence au sein de la législation communautaire.
Source : Fenêtre sur l’Europe, 17/10/2006.
Histoire d’une tarte aux cerises de supermarché
Un petit texte qui circule actuellement sur internet, écrit par Mr Claude Bourguignon, ingénieur agronome.
La pâte :
Les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis.
Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années,
un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et
une dose importante d’engrais : 240kg d’azote, 100kg de phosphore et 100kg de potassium à l’hectare.
Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlopyriphosméthyl.
Pour la mouture, ma farine reçoit du chlorure de notrosytel.
Puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.
La poudre levante :
Elle est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium.
Les corps gras :
Ils reçoivent un antioxydant comme l’hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant type lécithine.
La crème :
Les œufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311),
des arômes, des émulsifiants comme alginate de calcium,
des conservateurs comme l’acide formique,
des colorants comme la capsanthéine,
des agents liants comme le lignosulfate
et enfin des appétants pour qu’elles puissent avaler tout ça
comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
Le lait :
Il provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
des antibiotiques comme le flavophospholipol (E212) ou le monensin-sodium (E714),
des antioxydants comme l’ascorbate de sodium (E301), l’alpha-tocophérol de synthèse (E307), le buthyl-hydrox-toluène (E321) ou l’éthoxyquine (E324),
des émulsifiants comme l’alginate de propylène-glycol (E405) ou le polyèthylène glycol (E496),
des conservateurs comme l’acide acétique, l’acide tartrique (E334), l’acide propionique (E280)
et ses dérivés (E281 à 284), des composés azotés chimiques comme l’urée E801), ou le diurédo-isobutane(E803),
des agents liants comme le stéarate de sodium,
des colorants comme le E131 ou 142
et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela,
comme le glutamate de sodium.
Les huiles :
Elles ont été extraites par des solvants comme l’acétone puis raffinés par l’action de l’acide sulfurique,
puis lavage à chaud,
neutralisées à la lessive de soude,
décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium
et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
La crème :
Une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alganique (E400)
Les cerises :
Les cerisiers, ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.
Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux
et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.
Elles sont plongées dans la saumure contenant du sulfate d’aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme le blé,
ont reçu leur dose d’engrais et de pesticides.
Le sucre :
est extrait par décantation à la chaux et à l’anhydride sulfureux puis
décoloré au sulfoxylate de sodium,
puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique.
Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Bon Appétit !
Maintenant vous êtes informé...
Forte augmentation des surfaces cultivées en maïs transgénique en France
Note : 78% des français se déclarent opposés aux OGM. Sans commentaires...
Les surfaces cultivées en maïs transgénique augmentent à un rythme très rapide en France : elles devraient être fin 2007 de 10 à 15 fois plus vastes qu’en 2005, a indiqué jeudi le directeur général du semencier Vilmorin, Daniel Chéron.
Les surfaces cultivées en maïs transgénique était de 1.000 hectares en 2005 et de 5.000 hectares en 2006. Elles devraient se situer entre 10.000 et 15.000 hectares fin 2007, selon M. Chéron.
"Les agriculteurs français attendent avec impatience une variété de maïs OGM résistant à la pyrale", a ajouté M. Chéron au cours d’une conférence de presse pour expliquer cette explosion des cultures commerciales d’Organismes génétiquement modifiés (OGM), destinées a être vendues en Espagne.
Le marché mondial des semences OGM en 2006, multiplié par 25 en 10 ans, est estimé à 5,5 milliards de dollars par Vilmorin, numéro quatre mondial des semences, filiale du groupe coopératif Limagrain.
Le 4 octobre dernier, le ministre français délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche François Goulard avait indiqué que le gouvernement "étudiait la possibilité d’inscrire" le projet de loi sur les OGM à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Le calendrier de l’Assemblée nationale est "très chargé", mais "nous regardons la possibilité d’inscrire" le texte, avait affirmé M. Goulard lors de la conférence de presse mensuelle du Premier ministre Dominique de Villepin.
Mais plus le temps passe, plus les observateurs doutent que le gouvernement pourra faire voter cette loi avant la fin de la session parlementaire, prévue pour fin février à cause de la campagne pour les présidentielles.
La Commission européenne a enjoint la France de transcrire dans sa législation nationale sa directive OGM du 12 mars 2001. Faute d’obtempérer, la France est menacée d’une astreinte de 168.000 euros par jour...
[Source : Yahoo actualités, 13/10/2006]
Après l’eau plate, le lait sans bulles
"Des scientifiques australiens et néo-zélandais ont annoncé vendredi le lancement d’une étude de plusieurs millions de dollars visant à réduire les flatulences des vaches, considérées comme une cause du réchauffement climatique.
"Nous voulons des vaches à haut rendement énergétique. Nous travaillons sur l’efficacité de la digestion", a expliqué Dieter Adam, gérant de la Société pour l’amélioration du bétail, basée en Nouvelle-Zélande et partenaire du "Fonds de partenariat biotechnologique Australie-Nouvelle-Zélande".
"Des données scientifiques indiquent que si les vaches sont plus efficaces dans la production de lait, elles produisent moins de méthane", gaz considéré comme un des responsables de l’effet de serre, a ajouté M. Adam.
Les recherches vont en particulier aider les agriculteurs à sélectionner les espèces de bovins les plus efficaces dans la production de lait, a-t-il précisé.
En 2003, le gouvernement de Nouvelle-Zélande a tenté de faire payer aux agriculteurs une taxe sur le méthane, avançant que leurs bêtes étaient responsables de plus de la moitié des gaz à effet de serre produits par le pays. Mais la "taxe sur les pets" avait été abandonnée à la suite de vives protestations des agriculteurs". (Source : Yahoo actualités, 18/08/2006)
C’est tout de même hallucinant de constater que pour lutter contre le méthane rejeté par les vaches, des scientifiques de haut niveau lancent des études de plusieurs millions de dollars, dans le but de les rendre à la fois plus productives et moins polluantes (les modifieront-ils génétiquement ?). Il aurait fallu que quelqu’un leur dise que pour lutter contre la production de méthane il suffisait... de réduire le nombre de vaches, en mangeant moins de viande, et en consommant moins de lait...
Un train écrase deux ânes...
Un train TER a déraillé ce matin dans le sud de la France...
Rassurez-vous, il n’y a eu aucun blessé humain.
Par contre, les journalistes déplorent d’importants dégâts matériels.
Et les voyageurs râlent en pensant à ces heures d’attente, gâchées sur les quais des gares...
Personne n’a eu la moindre pensée pour les deux ânes qui déambulaient sur les voies ferrées et qui ont été écrabouillés par la locomotive...
Extrait de yahoo actualités, Vendredi 4 août 2006 :
Déraillement d’un TER entre Nîmes et Montpellier : reprise partielle de la circulation.
Montpellier (AP) - La circulation des trains régionaux restait perturbée ce vendredi entre Montpellier (Hérault) à Nîmes (Gard) à la suite du déraillement jeudi d’un train express régional, a annoncé la SNCF.
Le trafic des trains grandes lignes était "assuré normalement". Seuls 70% des liaisons régionales étaient assurées, que ce soit par les trains express régionaux (TER) habituels, des bus de substitution ou par des arrêts supplémentaires pour les trains grandes lignes.
La circulation a été sérieusement perturbée jeudi Montpellier à Nîmes après le déraillement de la locomotive d’un Train Express Régional, qui a endommagé 200 mètres de voies. Le train avait heurté, sans faire de victime, un troupeau d’ânes à hauteur de Vestric, commune gardoise proche de la gare de Vergèze. Elle a fini sa course sur la voie opposée.
Mal léché
"Des militants anti-ours ont déposé des pièges faits de miel contenant des éclats de verre pour tuer les ours importés de Slovénie afin de remplacer ceux que d’autres abrutis avaient aidé à faire disparaître. C’est vrai que je suis parfois moi-même tentée par l’achat d’un bazooka pour me débarrasser des merles qui guettent près de mes fraisiers. Mais je me retiens. c’est la différence entre l’homme et la bête.
C’est pourquoi j’ai décidé de boycotter le fromage des Pyrénées à moins que ce ne soit clairement estampillé d’un logo "voisin et ami de l’ours".
Télérama, courrier des lecteurs, Juin 2006.
Vivisecteurs aveugles
"Grâce à une protéine extraite d’une algue verte, des chercheurs sont parvenus à redonner la vue à des souris. L’équipe de la Wayne State University School of Medecine a travaillé sur des souris génétiquement manipulées pour être dépourvues de bâtonnets et de cônes dans la rétine, donc aveugles.
En injectant la protéine en question dans les cellules rétiniennes de ces souris, les scientifiques ont constaté que ces cellules devenaient sensibles aux signaux lumineux, les transmettant au cortex visuel. Autrement dit, les souris avaient recouvré la vue. Effet du traitement : six mois." (source : Neuron, Mai 2006)
Ndlr : il faut quand même être un peu dérangé pour avoir l’idée de modifier des souris pour qu’elles naissent aveugles... et tenter de leur rendre la vue ensuite. Sans compter ce dont on ne parle jamais : les centaines d’essais, de tentatives ratées qui ont du être fait pour arriver à ce résultat. Comme dirait le célèbre slogan : "ce sont les scientifiques qui devraient être examinés".
Ours des Pyrénées
"Le premier Novembre 2004, un chasseur abattait l’ourse Cannelle. L’histoire tragique de nos ours se répétait. Déjà, en 1994, l’ourse Claude, puis l’ourse Melba en 1997, suivie elle aussi de son petit, avaient été tuées par des chasseurs. Quant à Papillon, le dernier ours mâle des Pyrénées, mort de vieillesse à 29 ans, il avait, comme devait le révéler l’autopsie, reçu une bonne cinquantaine de plombs dans sa vie !
(...) La prédation de l’ours n’est que d’environ 150 brebis par an sur toute la chaîne pyrénéenne, soit seulement 0,03% du cheptel total (les éleveurs estiment à 3% leurs pertes diverses, maladies, accidents, vols, etc). Les chiens de protection, dont les fameux patous, feraient chuter de 90% les attaques de troupeaux. Bien qu’offerts, ces gros chiens qui font fuir ours et loups ne sont encore que trop rarement près des bergers". (Source : Télé Loisirs, Décembre 2005)