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Courriers des lecteurs


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Complainte d’un animal non-humain

(Un animal n’est pas une plante, l’homme est un animal)

Excusez-moi d’être, d’être comme je suis :
De ne pas être comme vous, de ne pas naître
Comme vous, de ne pas être homme, je ne suis
Pas comme vous, je suis né pour mourir, pour n’être

Qu’une ombre que l’on digère puisqu’inférieur
À vous, vous plus « sensible » que moi, moi qui vous
Laisse pourtant vivre, ô vous êtes supérieur
En tout point à moi !... – Mais vous, hommes au cœur doux

Qui nous tuent et nous mangent, et qui nous condamnent
Grassement, si naturellement, à survivre
Dans vos cages, votre égo, enfer où l’on damne
Mes sens pour le crime d’être né et de vivre,

Vous, hommes qui consentent si facilement
À donner la mort, à profiter, – animal ! – ,
Serez-vous plus craintifs que nous quand, rudement,
On vous gazera, on vous tuera ? Ça fait mal,

Ça fait peur d’être vu juste comme une chose,
Un objet, qui n’a de prix qu’avec du sang là
Dehors, dans l’assiette et le boudin pour la cause
Du ventre, de la langue et du palais, sans la

Moindre once de Sym-Pathie, de ces hommes, – mais !
Vraiment satisfaits de leur raison, de leur race,
De leur indifférence aux douleurs que jamais,
Eux, – ils ne voudraient : vous n’êtes pas à ma place,

Et jamais vous ne voudrez y être : à raison !...
Et si je crie, ça ne veut rien dire pour vous ?
De vivre, à jamais, d’être tué dans vos prisons,
Vos camps nazis ? Mort pour vous pour seul rendez-vous ?

Je ne suis qu’un Autre condamné à toujours
Être « autre », à qui l’on ne doit pas s’identifier,
Sous peine de ridicule, – l’excès d’un jour ! –,
Car l’homme Juste avec moi doit bien se méfier

Des autres hommes qui ne veulent pas Con-Naître
Ce que je suis, ce que j’endure pour eux tous,
Muet, caché, moi qui ne sait pas ce que c’est qu’ « être »,
– Bon à me débattre, chuintant, meuglant, criant, tout

Cela ne veut rien dire pour vous ? Alors rien
En moi n’inspire le respect, ou la tendresse ?
Alors !... Cela vaut mieux, pour moi, – que je vous laisse,
Car en tant que tombe vous êtes mon seul bien.


Dino Castelbou - 21 août 2009.
21 ans, végétarien depuis 21 ans.
Contact : subrahmanya.kamadhenu[at]gmail.com

Défense animale : il faut s’occuper des humains d’abord

Voici une lettre envoyée à une personne qui reprochait aux défenseurs des animaux de s’occuper de la cause animale au lieu de s’occuper des problèmes humains :

Monsieur,

Vous faites un bien mauvais procès aux défenseurs des animaux.

Votre réponse, qu’on entend si souvent : « il faut s’occuper des problèmes des humains avant de se préoccuper des animaux » est déconcertante.
En effet, non seulement on peut parfaitement se préoccuper à la fois des animaux et des hommes, mais de toute façon il est logiquement impossible de classer par ordre d’importance tous les problèmes de la planète et de les résoudre les uns après les autres. Il y a lieu de penser que les humains auront des problèmes jusqu’à la fin... de l’humanité ; ce qui repousse en ce cas un peu loin la question animale.

Et avec ce raisonnement :
Je ne m’occupe pas des travailleurs titulaires pauvres, car il faut d’abord s’occuper des travailleurs précaires.
Je ne m’occupe pas des travailleurs précaires, car il faut d’abord s’occuper des travailleurs clandestins.
Je ne m’occupe pas des travailleurs clandestins, car il faut d’abord s’occuper des chômeurs.
Je ne m’occupe pas des chômeurs, car il faut d’abord s’occuper des SDF.
Je ne m’occupe pas des SDF, car il faut en premier lieu s’occuper des SDF souffrant de problèmes de santé graves.
Je ne m’occupe pas des SDF souffrant de problèmes de santé graves en France, car il faut d’abord s’occuper des personnes souffrant de problèmes de santé graves dans les pays en voie de développement.
Je ne m’occupe pas des personnes souffrant de problèmes de santé graves dans les pays en voie de développement, car il faut en premier lieu s’occuper des personnes souffrant de problèmes de santé graves dans les pays en voie de développement en situation de conflit armé.

Bon, finalement, je ne m’occupe de rien tant qu’on n’aura pas définitivement résolu les problèmes de santé graves des enfants dont les parents ont été tués ou mutilés dans les pays en voie de développement non démocratiques en situation de conflit armé, de famine, et d’épidémie.
Tenez-moi au courant.

Une justification à votre formule pourrait reposer sur la césure radicale entre hommes et animaux qui prévaut dans nos sociétés. Cette césure radicale, cependant, qu’elle s’enracine dans la Bible ou dans Descartes, repose en dernière analyse sur une pétition de principe qui, transposée à l’intérieur du monde des hommes, a fait des dégâts plus souvent qu’à son tour (Lévi-Strauss, dont on a fêté le centenaire l’an dernier, le prêche dans le désert depuis près de 50 ans).

En attendant, vous ne m’en voudrez pas, j’espère, de m’occuper des hommes au quotidien, dans le cadre de mon travail de praticien hospitalier salarié dans une banlieue peu favorisée, et de militer pour des cirques sans lions, sans tigres, sans jaguars, sans éléphants, sans chameaux, sans lamas, sans zèbres, et sans otaries.

Bien cordialement,

Dr Jean-Paul Richier.

Scènes ordinaires de la maltraitance animale dans les fermes françaises

Madame, Monsieur,

Je vous écris pour vous faire part d’un témoignage.

J’ai effectué deux années d’étude en BTSA Productions animales, ne sachant absolument pas ce qui se cachait derrière cette formation (si on peux appeler ça une formation). Mon rêve était de devenir vétérinaire, mais n’ayant pas fait un BAC Scientifique, il ne me restait plus que cette voie-là pour y arriver.
Les horreurs que j’ai vu durant ces deux longues années me poursuivront jusqu’à la fin de mes jours. J’étais dans l’incapacité d’arrêter cette formation pour des raisons personnelles. Il faut savoir que d’après les gens du milieu agricole « les animaux ne souffrent pas » ! (mais bien sûr…). Il est donc très facile pour eux, de faire subir toutes sortes de cruauté aux animaux…
Voici donc la liste des atrocités que j’ai pu voir… (je décris seulement ce que j’ai vu, que ce soit à mon école ou dans les innombrables exploitations que l’on a visité)

Les moutons
La première année d’étude nous devions nous occuper de la bergerie de l’école. Chaque semaine nous nous rendions, mes camarades de classe et moi, dans la bergerie pour y effectuer les TP (Travaux Pratiques) sous la surveillance de notre professeur. C’était un endroit très glauque, très sale, très sombre, le genre de lieu où l’on n’ose pas lever la tête tellement il y a des toiles d’araignées au « plafond ». Les brebis étaient parquées dans des « enclos » sans paille (au départ il y en avait mais le lendemain elles avaient tout mangé ou tout piétiné et personne ne remettait de paille), rempli d’excréments, les barrières dataient d’on ne sait pas quand, le sol était pleins de trous, les mangeoires trouées, les abreuvoirs recouverts d’une épaisse couche d’on ne sait quoi.
Lors des TP il nous a donc était enseigné que pour éviter que les brebis ne mangent la queue de leurs agneaux (à cause d’un manque de minéraux ou autre provoqué par les hommes), il fallait que l’on coupe la queue de ces derniers à la pince (ou à l’élastique), à la naissance, à vif. Sans désinfecter, bien évidemment, ni la pince qui sert à couper, ni le moignon qui leur reste. Ensuite, afin de pouvoir les reconnaître au sein du troupeau, les agriculteurs leurs percent les oreilles (les 2 car une seule ne suffisait pas !) avec un appareil pour leur mettre les fameuses boucles, sans se soucier de savoir si cela transperce une veine. Au début ce sont des petites boucles, puis quand les agneaux sont assez grands, on leur perce une 2ème fois les oreilles en faisant un plus gros trou pour leur en mettre des plus grandes. Lors des TP, Les agneaux avaient les oreilles en sang. Si je faisais une réflexion ou que j’insistais pour mettre du désinfectant on me répondait en rigolant « oulala mais c’est bon, c’est qu’un mouton, il est pas mouru le mouton »…
Les séances se déroulaient toujours de la même façon, j’étais lynchée à chaque fois, mes réflexions dérangeaient...
Les agneaux sont ensuite triés lorsqu’ils ont 8 mois. Les mâles sont envoyés à l’abattoir (sauf les « chanceux » qui seront gardés comme mâles reproducteurs avant d’être envoyé à leur tour à l’abattoir au bout de 3-4 ans de « service ») et les femelles sont sélectionnées suivant des points bien précis ; ainsi les « meilleures » seront gardées pour renouveler le troupeau, et les « moins bonnes » suivront leurs frères à l’abattoir. Les brebis quant à elles sont des usines à agneaux. Elles sont prises par les béliers ou inséminées 2 à 3 fois par an. Leurs chaleurs sont synchronisées afin que toutes les brebis aient leurs petits au même moment. Lorsque la fertilité de ces dernières baisse, ou qu’elles ont atteint un âge avancé (8 ans !), ou qu’elles sont malades, elles sont envoyés à l’abattoir où elles seront lâchement tuées puis emmenées à l’équarrissage (car leur viande n’est pas « consommable »).
Bien sûr, à cause de la sélection sur la fertilité, il arrivait que les brebis fassent 3 agneaux. N’étant dotées que de 2 mamelles, il fallait leur enlever un des agneaux et le mettre « à la louve » (système de tétines en plastique qui sortent d’un grand récipient rempli de lait en poudre et d’eau) si on voulait qu’il survive. Les cris de la brebis qui appelle sont petit disparu retentissent encore dans ma tête.
Il ne faut pas oublier la souffrance quotidienne de ces animaux qui vivent dans une bergerie souillée. Lorsqu’il faut attraper une brebis, c’est la panique totale. Elles se blessent donc en essayant de fuir leur bourreau. Une fois attrapées, elles sont attachées très (trop) serré avec des licols qui leur marque la peau à vie. Pour les tondre elles sont maintenues dans des positions bien inconfortables, idem lorsqu’il faut leur parer les sabots. Les coups de pieds volent sans arrêt dans leur jarret si elles refusent d’avancer, sans parler des coups de bâtons.
Un agneau était tombé malade durant ma formation. Bien sûr il était inutile d’espérer qu’il puisse être euthanasié (bien trop cher et « sans intérêt »). J’allais donc le voir tous les jours pour le faire boire car il était dans un état comateux et dans l’incapacité totale de se lever. Mais il y avait de l’espoir. Cependant un matin, il a été retrouvé mort dans une mare de sang : un élève l’avait tabassé avec une pelle pendant la nuit… Le « professeur » n’en n’avait même pas fait allusion, comme si c’était tout à fait normal et sans aucune importance.
En résumé, les Travaux Pratiques de ce cours consistaient à faire des vaccins aux animaux, à synchroniser les chaleurs des brebis en leur introduisant des éponges (pleines d’hormones) dans le vagin, à appuyer (bien trop fort) sur le dos des agneaux pour juger si oui ou non ils étaient bien conformés (et prêt à être mangé), à reconnaître sur l’animal vivant les différentes parties du corps que l’on mange, à couper les queues des agneaux, à leur percer les oreilles pour leur mettre des boucles, à tondre les brebis, à parer leur sabots, à faire des prises de sang sur les agneaux pour savoir lesquels seront gardés et lesquels seront tués.
Un programme passionnant pour une fille comme moi...

Les vaches
La 2ème année, nous devions nous occuper des vaches de l’exploitation. On ne croirait jamais, en voyant les belles vaches paître dans les prés, qu’elles ont subi des atrocités sans noms. Je suis tout simplement tombée des nues ! Je pensais avoir vu suffisamment d’horreurs avec les agneaux, mais je n’avais vu qu’une infime partie de toute l’horreur qui existe dans ce milieu sordide.
Il s’agissait d’une exploitation de Vaches Laitières... Ce qui est, selon mon expérience, bien pire qu’une exploitation de Vaches à Viande.
Tout d’abord, les vaches sont inséminées (donc par conséquent « violées ») tous les ans. L’agriculteur choisi son taureau dans un catalogue comme s’il s’agissait d’un objet. Il prend en compte tous les « index » et tous les résultats de reproduction du fameux taureau en question. Il choisi le « meilleur ». Pour l’insémination, les vaches sont maintenues dans les « cornadis », cette chose métallique qui leur coince le cou de manière à ce qu’elles ne puissent plus reculer. L’inséminateur enfonce alors sa main dans le rectum de la pauvre vache qui se tort dans tous les sens sans pouvoir se dégager (imaginez la sensation...) afin de pouvoir trouver les trompes de la vache. Ensuite il enfonce la sonde dans le vagin de la vache et il verse la semence du taureau. Neuf mois plus tard naît un petit veau. Le malheureux ne sait pas ce qui l’attend. On le laisse 12 h avec sa mère, le temps qu’il boive le fameux « colostrum » (le liquide qui vient avant le lait, et qui permet aux nouveaux nés d’avoir tous les anticorps nécessaires pour se défendre contre les agressions extérieures), puis ensuite il est séparé et emmené dans une « niche à veau ». Les pleurs de la mère appelant son petit disparu sont très prenants. Les veaux sont bouclés comme les agneaux. Si le veau est un mâle, et que la mère est une très bonne vache, il se peut qu’il ait la « chance » de devenir Taureau reproducteur pendant quelques années. Sinon, et c’est ce qui arrive dans la majorité des cas, il est enfermé dans la « niche à veau » pendant 2 mois, afin d’être complètement anémié (impossible pour lui de bouger, il peut seulement se lever et se coucher) puis un jour un camion viendra le chercher, et on le forcera à avancer ! Alors qu’il n’a aucun muscle et qu’il n’a jamais marché (imaginez la douleur), et tout ça pour le bon plaisir des hommes : pour que la viande soit blanche.
Si le veau est une femelle, elle sera gardée comme femelle reproductrice qui servira à renouveler le troupeau. Dans ce cas son calvaire commence. Dès son plus jeune âge, on va l’écorner (sujet d’un TP) en lui appuyant sur la tête à l’endroit présumé où les cornes pousseront, un tube métallique chauffé à 400°C. Cet appareil de torture leur brûle littéralement la peau (et le peu de cartilage qui allait un jour devenir une corne). Il faut voir ces pauvres petits bébés meugler de douleur, voir leurs yeux sortir de leurs orbites tellement la douleur est importante, et les voir se tordre de douleur dans la cage munie de cornadis dans laquelle on les a enfermé. Sans parler des commentaires débiles des abrutis finis de ma classe « mais non t’as pas mal » ou encore « plus tu gueules plus c’est long ! » et pour finir « hahaha t’as vu ses yeux » et de l’odeur nauséabonde qui s’échappe. Bien sûr le professeur laisse les élèves faire le travail histoire que la bête souffre bien. J’étais la seule, sur une classe de 31 élèves, à avoir refusé de faire souffrir inutilement un animal. Tout le monde est « passé » en disant non au départ puis finalement en acceptant (pas étonnant qu’Hitler est réussi son coup avec le nombre de sans cervelles qui peuplent l’humanité).
Les veaux se font ensuite pincer, tordre, frapper la queue pour qu’ils avancent. Comme un gouvernail. Les pauvres ne sont pas assez traumatisés de leur « expérience dans la boîte », il faut en plus qu’on les frappe pour les refaire entrer dans les enclos. Le premier de la série ne sait pas ce qui va lui arriver mais tous ceux qui passent après lui, l’ont entendu hurler et sont complètement stressés avant même d’être enfermés dans la cage. Ce passage m’a particulièrement choqué. Une fois écornés, on leur met un petit coup de bombe violette sur la tête et hop retour à l’enclos.
Les veaux sont nourris avec du lait en poudre, normal pour une exploitation qui vend des milliers de litres de vrai lait, provenant en plus de leur maman, à eux !
Lorsque les petites génisses (veaux femelles n’ayant pas encore vêlé) on atteint l’âge de 1 an, elles sont inséminées (comme expliqué plus haut) et mettront bas de leur premier veau à l’âge de 2 ans. A peine le veau est né qu’elles sont résinséminées afin de remettre bas l’année d’après et ainsi de suite pendant environ 6-7 ans. Passé cet âge, elles sont envoyés à l’abattoir, si encore elles n’ont pas eu de problèmes de santé avant. Les vaches laitières font donc veaux sur veaux, comme si leur corps pouvaient le supporter, tout ça pour que les hommes leurs volent leur lait et le boivent (seul être vivant à ne pas être sevrés ?).
Il fallait pendant l’année que je fasse un stage d’une semaine à la ferme pour assister à la traite du matin... mon dieu, au secours...
Toutes les vaches sont piquées aux hormones avec la même seringue posée sur un plateau jamais nettoyé et rempli de crottes de mouches. La seringue n’a jamais été changé pendant toute la semaine où j’ai fait la traite. Le fermier les pique directement dans le trayon (le trou du pis) pour que le lait vienne plus vite. On leur pompe tout leur lait avec les trayeuses automatiques de maintenant, les vaches sont rangés à la queue leu leu, 4 par 4. J’imagine à quel point cela doit être agréable pour elle.
Chaque trayeuse possède un mécanisme qui identifie les vaches et qui détecte la quantité et la qualité du lait de ces dernières. Les vaches sont ensuite classées dans un tableau, les meilleures restent, les moins bonnes sont virées ! (On dira pas où !)
Comme si elles étaient responsable du taux de cellules dans leur lait, ou du fait qu’elles aient attrapé une mammite !
Sans parler de leur blessures aux pieds qui les font boiter comme jamais. Car la plupart des vaches laitières ne voient jamais la lumière du jour, ni la bonne herbe verte. Elles sont parquées dans un bâtiment sombre, sur du béton qui leur bousille les sabots et les articulations, de la merde jusqu’aux genoux, entassées dans des « couchettes » bien trop petites pour elles (les stabulations libres à aire paillée se font rare...). Et leurs journées se résument à stabulation, salle de traite, stabulation, salle de traite...
Avec leurs gros problèmes de sabots, certaines n’arrivent même plus à marcher et se traînent, certaines sont même déformées (bassin plus haut que les épaules, pattes retournées, mamelle tellement imposante à cause de la sélection qu’elle les empêche de bouger les postérieurs...).
La sélection permet donc aux hommes de faire d’énormes rentrées d’argent sans se soucier de ce que peuvent bien ressentir les animaux. Des mamelles plus imposantes avec plus de lait ! Des vaches piquées aux hormones pour qu’il en sorte plus de lait ! Des vies plus courtes mais plus productives, et des crétins encore plus crétins pour inventer encore d’autres trucs plus crétins encore.
J’ai vu pendant une des visites, une exploitation de 100 VL tenue par un seul homme. Pas de salle de traite, une seule grande stabulation en béton, avec... un robot de traite. Les vaches rentraient dans le robot, un système totalement électronique trouve les trayons des vaches à l’aide d’un laser, trait les vaches et calcule la quantité de lait produite par vache. Une machine, parmi les machines.... car l’homme prend bien les vaches pour des usines à lait.
Et vous regarderez dans les prés, les rares vaches qui broutent, si elles ont des cornes...

Les cochons
Le pire arrive !
Après les vaches et les moutons, je pensais être blindée... Mais non, l’horreur continue !
Je devais réaliser un stage de 15 jours dans une porcherie...
Pas la peine de rêver, les porcs ne vivent pas à l’extérieur !
L’exploitation comptait 650 truies reproductrices et 5 verrats (enfermés dans des enclos de 5m²).
Les 650 truies faisaient entre 5 à 19 porcelets par portée et cela tous les 6 mois. 3 mois en salle d’insémination, bloquées entre 2 barres en fer, ne pouvant ni reculer, ni avancer, ni se tourner, seulement s’asseoir, se coucher et se lever. La mangeoire devant, la fosse à purin derrière. Le sol ? Des grilles ! Si les excréments ne passent pas au travers, tant pis, la truie se couche dessus. Il faut attendre que les truies viennent en chaleur puis elles sont inséminées trois fois, pendant 3 jours de suite, puis attendent 1 mois avant de se faire échographier. Si elles sont pleines, elles vont en salle de gestation, sinon elles se refont inséminées. Seulement deux chances pour elles de tomber enceinte, ensuite c’est direction l’abattoir car on n’a pas de temps à perdre avec des truies improductives. Pour les faire venir en chaleur, les porchers font passer un verrat devant elles, dans des couloirs si étroits que les verrats ont du mal à se retourner. Bien sûr ils se prennent des coups de barres en fer lorsqu’ils refusent d’avancer ou de reculer dans ce couloir.
Pour l’insémination, c’est bien simple, le porcher fait monter le verrat sur un bout de plastique, puis le masturbe (si si !) et récolte la semence dans un thermo qui maintient le liquide au chaud. Ensuite la semence est diluée puis séparée en 30 doses (donc 10 truies). Le sperme est mis ensuite dans des sondes spéciales qui seront par la suite enfoncées dans le vagin des truies. Les sondes restent dans leur vagin jusqu’à faire fondre l’embout de cire qui fermait les sondes. Le sperme est alors libéré de la sonde et peut s’écouler dans leur vagin. Cela peut durer une demi-heure, une demi-heure avec un tube plastique dans le vagin... certaines se couchent et le cassent, d’autres se l’enfoncent très profondément, d’autres la font tomber dans la fosse à purin (et donc une sonde de foutue, une « chance » en moins pour elles de tomber enceinte...).
Une fois pleine, si cela arrive, elles sont envoyé en salle de gestation (par un système de couloirs) pour 3 mois 3 semaines et 3 jours ! Elles sont parquées à 6 ou 8 dans des boxes où elles ont la place de se tourner, de faire quelques pas, mais les boxes sont quand même trop étroits car elles se battent et se font des blessures très profondes. Le sol est une grille qui leur fait aussi des blessures aux pattes. J’ai assisté à une matinée « prise de sang »... Le porcher leur prend le groin à l’aide d’une corde (système soi-disant fait pour immobiliser l’animal). Plus les truies tirent, plus la corde se serrent autour de leur groin, elles se mettent à hurler (bouchez vous les oreilles), le vétérinaire se place alors sous elle, et fait la prise de sang sous le cou, dans la grosse veine (combien de loupés ??).
Une fois leur gestation à terme, elles sont envoyées (toujours par le même système de couloirs) dans les salles de mises bas ou maternité. Elles sont une par une dans des sortes de cages en fer, même genre de système qu’en salle d’insémination, sauf que là, il y a un petit espace pour les porcelets.
Là il faut déclencher les mises bas, à l’aide de piqûres d’hormones. Les truies hurlent dès qu’elles voient les seringues, il faut donc faire très vite sinon il est impossible de rester dans la salle tellement le bruit des hurlements est insoutenable.
Ensuite elles sont piquées régulièrement avec différents produits, anti-ceci, anti-cela.
Lorsque les petits naissent... (passage le plus choquant), ils sont triés, les petits avec les petits, les moyens avec les moyens, les gros avec les gros. Au final les truies allaitent des petits qui ne sont pas les leurs, sauf celles qui s’y refusent et qui tuent et déchiquètent les porcelets étrangers (sympa comme vision, des bouts de bébés cochons) Inutile de dire que ces truies là ne sont pas gardées !
Une fois une portée était née, j’étais en extase devant ces petites choses, le porcher m’avait demandé de veiller à ce que tous les porcelets arrivent à boire... Voilà deux heures que je tenais dans mes mains le plus petit de la portée, tellement petit qu’il n’atteignait pas les tétines, si petit, si mignon, plein de vitalité et la force de vivre, il s’était presque endormi dans mes mains lorsque le porcher a débarqué pour voir la portée. Je me suis enlevée de l’enclos, il s’est approché, il a dit « ça c’est trop petit », puis il a pris le petit porcelet par les pattes de derrière, et l’a frappé d’un coup contre le sol. Le bruit du « paf » résonne encore dans mes oreilles. Lorsqu’il a vu mes larmes couler, il s’est tout de même excusé et m’a dit que la prochaine fois il me préviendrait avant, de manière à ce que je puisse avoir le temps de me retourner...
Le corps sans vie du petit bébé est resté là, par terre devant l’enclos...
Au fil des jours, les corps se sont multipliés devant les enclos car chaque matin, on avait pour mission de ramasser les porcelets qui avaient été écrasés par les truies pendant la nuit. Si les pauvres avaient le malheur de passer sous les truies pendant qu’elles mangeaient et de s’endormir sous leurs pattes... ils étaient étouffés par la truie lorsqu’elles se recouchait d’un coup d’un seul. Les cris des porcelets ne faisaient pas relever les truies, aussi bizarre que cela puisse paraître. Il est arrivé qu’on arrive à en « sauver » en arrivant à temps en entendant les hurlements, mais bien souvent, on retrouvait des porcelets bien bleus, avec les marques des grilles sur le corps.
Vient ensuite la journée des fameux « soins aux porcelets » ! Quelle jolie façon d’appeler ce pure moment de souffrance...
Un petit chariot, 4 côtés, 4 soins ! Un côté tatouage, un côté vaccin, un côté meulage des dents et un côté coupe des queues ! Au milieu un panier en plastique dans lequel on mettait les porcelets de 3 jours. Inutile de dire que je n’ai pratiqué que les vaccins...
L’appareil servant à tatouer ? Deux plaques métalliques qui se superposent, une sans rien, une avec des pointes représentant des chiffres, une pédale, qui quand on l’actionne serre les deux plaques l’une contre l’autre. On place le porcelet la tête vers le bas, une oreille entre les deux plaques, on met de l’encre sur les piques, on appuie sur la pédale et là « crac » le bruit de la chair qui se craquèle, les piques qui restent coincés dans l’oreille des porcelets, il faut tirer pour que ça se décoince. Et c’est pas fini, on fait la 2ème oreille.
Pour les dents, un bruit de roulette chez le dentiste « dzzzzzzzzzzzzzzz », il faut limer les canines des porcelets car la nature les a fait comme ça mais l’homme veut révolutionner ça ! « ils blessent les mamelles des truies et après elles ne se laissent plus téter » (…) comme si les truies étaient faites pour avoir 19 porcelets alors qu’elles ne sont dotées que de 14 mamelles, et comme si dans la nature cela importait que la truie laisse mourir les plus faibles...
Je vous laisse imaginez... vous faire limer les dents... et encore quand elles ne sont pas coupées à la pince ! Auquel cas, elles sont cassées 1 fois sur 2, ce qui provoque d’énormes infections...
Pour ce qui est de la queue : il y a un petit embout métallique représentant une sorte de C chauffé à 400°C (le fer devient rouge). On place la queue du petit porcelet sur le fer chauffé, jusqu’à ce que la queue soit coupée... Des cris de douleurs, des petits corps qui se tordent et qui hurlent pour s’échapper de leur bourreau, imaginez vous faire couper un membre de cette manière, brûler à vif jusqu’à ce que les os fondent et se détachent. J’ai encore une fois refusé de faire ET de voir le massacre... « Ca dure pas longtemps » était l’argument premier... Seulement je peux vous dire que cela devait durer bien 6-7 secondes, et que 6-7 secondes comme ça, c’est très très long. Je me suis brûlée par accident avec l’embout, la peau de mon bras est restée même pas la moitié d’une demi seconde sur le fer bouillant, une douleur pire que de l’huile bouillante, j’ai eu la marque en forme de C pendant 1 an sur la peau (cloque énorme, peau qui s’en va, peau rose, peau marron). Je ne veux même pas imaginer la douleur de ces bébés. Sans parler du fait qu’une fois leur queue coupée, ils ne prennent même pas soin de les poser délicatement sur leurs 4 pattes mais les balancent, ce qui signifie qu’ils se retrouvent sur les fesses, à l’endroit où ils viennent de se faire brûler vifs... Si on nous coupait un doigt de cette manière je ne pense pas que l’on apprécierait que quelqu’un nous appuie le moignon qui nous reste très fort sur la table... Les queues des porcelets sont donc coupées, pourquoi me direz vous ? Parce qu’ils sont parqués dans des cages bien trop petites par rapport au nombre qu’ils sont, qu’ils en deviennent fous et se bouffent entre eux. Sans parler des carences qu’ils accumulent et qui les rendent cannibales. Donc pour régler ce « petit problème » l’homme a trouvé la solution simple, rapide, efficace et pas coûteuse de leur couper des membres à vifs !
Les porcelets blessés (toujours les pattes à cause des grilles), sont marqués à l’aide d’un appareil qui leur trou littéralement l’oreille. Ils ont donc des trous en forme de triangle ou de carré dans les oreilles. Sympa ! Ensuite arrive le 5ème jour des porcelets... Sûrement le pire si le porcelet est un mâle... Je n’ai fait que « trier » les petits, étant bien incapable de faire ce qui va suivre. Nous étions munis d’un casque à mettre sur les oreilles, ceux que les ouvriers utilisent lorsqu’ils se servent d’un marteau-piqueur... car les cris d’un porcelet qui se fait littéralement castrer sans anesthésie pourrait facilement faire péter un verre en cristal. Ils prennent le porcelet par les pattes de derrière, le bloque entre leurs jambes, prennent une lame de rasoir, font une incision dans les testicules du porcelet, appuient bien fort pour les faire sortir, arrachent le tout, mettent un peu de poudre sur les deux plaies et reposent le porcelet comme si de rien n’était... Chose très facile à faire, quand on s’est persuadé que « les animaux ne souffrent pas »... Sauf qu’ils souffrent sinon ils ne hurleraient pas de la sorte.
Il y a des porcelets mâles qui échappent à ce genre de pratique car ils ont des hernies (cas où les testicules sont dans la même poche que les intestins). On ne peut pas inciser sinon les intestins sortiraient avec... Il faut être un professionnel pour le voir. Sauf qu’il y avait avec moi une personne en stage qui avait accepté tel un mouton de faire les castrations, et qui par mégarde avait ouvert un porcelet qui avait une hernie. On ne s’en était pas rendu compte tout de suite, seulement après quelques heures... Et là vision d’horreur... Un petit porcelet, bien vivant, assis sur ses intestins tout sanguinolent... Ni une, ni deux, le porcher la pris et la taper par terre. PAS LE TEMPS DE ME RETOURNER. J’ai vu cette petite chose par terre avec le crâne explosé... mais pas mort... réaction « Il n’est pas mort !!! ». Réaction du porcher : un énorme coup de pied sur le crâne « Maintenant il l’est ! ». J’ai cru que je m’évanouissais.
Les porcelets sont séparés de leur mère à 28 jours en moyenne (certains seulement 21) puis sont envoyés dans des camions chez des engraisseurs. Les truies retournent inlassablement en salle d’insémination à peine les porcelets partis. Et le cycle recommence !
Les causes de réformes des truies (réforme = abattoir) sont les suivantes : pas assez productives (moins de 8 porcelets), pas assez maternelle (mange, écrase ses petits), problèmes de pieds (pas étonnant vu qu’elles sont sur des grilles), trop vieille (= 4 ans) (merci pour les loyaux services), « méchante » (certaines mordent, foncent dans les gens, défoncent les cages), pas assez fertiles.
Une chose qui m’a profondément marquée aussi : les animaux n’ont pas d’eau à leur disposition. Un système distribue automatiquement la nourriture sous forme de soupe à heure précise. Un coup la soupe, un coup l’eau, sauf que les mangeoires ne sont pas nettoyées, ce qui fait que lorsque l’eau arrive, elle est mélangée au reste de soupe, donc ce n’est pas de l’eau pure, celle qui désaltère quand on a soif. De plus, si les truies ont soif à 13 h, elles doivent attendre par exemple jusqu’à 17 h avant que la ration ne soit distribuée. Il n’y a rien de pire que de ne pas pouvoir boire lorsqu’on a soif.
Pendant 15 jours j’ai donc assisté à ces mutilations et à ces aberrations, J’ai passé mon temps à faire des piqûres pour soulager les animaux qui avaient des problèmes de pieds (dieu sait qu’il y en avait), à surveiller les nouveaux nés, à parler aux truies, en les regardant dans les yeux et en pleurant, parce qu’il n’y a rien de plus expressif qu’un regard de cochon...

Les volailles
Il n’y avait pas de volailles au lycée, mais nous faisions chaque semaine une visite dans une exploitation voisine, avec différents animaux à chaque fois.
J’ai donc visité un élevage intensif de poules pondeuses en batteries, un élevage « plein air » de Chapon Label Rouge ( !!), un élevage intensif de canards et j’en passe.
Les poules pondeuses, à 9 dans une cage grande comme 2 feuilles A4, aussi haute que les poules, le sol en pente (vive le confort) pour que les œufs glissent et tombent sur le tapis roulant prévu à cet effet. Des animaux déplumés à force de se piquer, des animaux dans un état lamentable, des cages sur 3 étages et sur 200m de long, dans le noir, avec la lumière artificielle qui s’allume la nuit, pour faire pondre les poules... Des cages si petites face à toute la place qu’il y avait dans le bâtiment... Une pure honte, de la maltraitance animale pure et dure, un cauchemar réel.
De plus, à leur naissance les animaux sont sexés : les femelles iront dans les exploitations pour pondre, les mâles eux seront envoyés bien vivants dans un broyeur par le biais d’un tapis roulant, ou seront gazés car ils « ne servent à rien ».
Les becs des volailles sont coupés pour éviter les « piquages » dans leur si grande cage, à la pince puisque c’est la mode des pinces, sans anesthésie (bien évidemment). Les griffes aussi sont coupées : on fait passer les animaux sur un tapis roulant munis de trous, sous le tapis roulant se trouve une sorte de scie qui coupe tout ce qui passe, les griffes passent donc à travers les trous et sont coupés, si c’est une patte qui passe, c’est pareil !
L’odeur qui règne dans les bâtiment d’élevage est plus qu’infecte (comme pour les porcs). Les animaux vivent au dessus de leurs excréments... Comment est-ce possible !?
Les vieilles poules pondeuses sont envoyées à l’abattoir et sont transformées en ’petfood’ ou servent à faire les paellas.
Pour ce qui est de l’élevage des Chapons Label Rouge ! Tout d’abord savez-vous ce qu’est un chapon ? C’est un coq sans testicules ! On les lui a retiré de cette manière : on l’ouvre au scalpel vers les côtes, à l’aide d’une pince on attrape les testicules, on les arrache d’un coup sec et on relâche la pauvre bête... (encore une fois ceci est fait sans anesthésie). C’est une opération tellement douloureuse qu’un coq sur 2 meure dans les 5 minutes qui suivent l’opération. L’agriculteur nous avait d’ailleurs dit qu’une fois des journalistes étaient venus pour filmer la scène mais que bien entendu il avait refusé ! (« pas envie d’avoir des emmerdes avec les associations de Protection Animale »).
Ensuite il faut savoir qu’ils sont effectivement en « plein air » pendant quelque mois mais qu’ensuite pour finir leur engraissement, ces animaux sont enfermés dans des minuscules cages en bois, et sont gavés de maïs jusqu’à être suffisamment gras pour être tués.
L’abattoir des volailles est affreux : les animaux sont suspendus par les pattes, qui de temps à autres lâchent car les animaux sont engraissés trop rapidement et leurs os n’ont pas le temps de se solidifier, ce qui veut donc dire que l’on retrouve une poule sans pattes gésir sur le sol, en vie, et ses pattes toujours accrochées au mécanisme... Elles circulent via ce système la tête en bas jusqu’à arriver dans une espèce de boîte noire. A l’intérieur se trouve une sorte de scie mécanique qui tourne et qui leur coupe la tête à leur passage. Lorsqu’elles sortent de la boîte, elles n’ont donc plus de tête.
Les canards sont eux aussi sur des grilles dans des cages trop petites, au dessus de la fosse à lisier qui dégage une odeur à faire vomir.
J’ai aussi visité un élevage intensif de poulets de chair... Au début, c’est super ! Les poulets ont beaucoup de place ! Le grand bâtiment d’une centaine de mètres, accueille des milliers de petits poussins sur de la paille bien fraîche (ou copeaux), ils peuvent courir sans problème, atteindre les abreuvoirs et les mangeoires. Sauf, que le bâtiment ne grandi pas en même temps que les poussins. Et en un rien de temps, les poulets bien engraissés se retrouvent les uns sur les autres, dans une chaleur extrême, se piétinent, ne peuvent plus atteindre l’eau sans marcher sur les autres, la paille qui leur servait de litière est souillée, beaucoup meurent étouffés, d’autres de faim ou de soif car incapables d’aller se nourrir (coincés par les autres, blessés aux pattes).

Les lapins
Nous n’avons jamais visité d’élevage de lapins, nous avons seulement vu des vidéos.
Dans ces fabuleux élevages, les lapines servent d’usine à lapereaux. Elles sont enfermées dans des cages minuscules sur des grilles (comme toujours) au dessus de la fosse à lisier.
Il y a très peu de mâles. Les agriculteurs font monter ces derniers sur des sortes de mannequins, et récoltent la semence par le biais d’un petit tube. Ensuite, les lapines sont inséminées... Maintenues sur le dos, sans pouvoir bouger, elles subissent la barbarie humaine, une fois de plus. Le tube que les exploitants leur introduisent dans le vagin paraît énorme.
Une fois inséminées, elles attendent, patiemment, de mettre bas. Leurs petits seront gardés 28-30 jours avec elles, puis ensuite seront envoyés à l’engraissement. Tous les 30 jours, les lapines sont inséminées, ainsi, à peine les petits sont nés, elles sont à nouveau enceintes.
Les causes de réforme des lapines sont les suivantes : problèmes de pattes (…), pas assez maternelles (mangent leurs petits), pas assez prolifiques (comme si elles choisissaient le nombre de lapereaux), vieilles (= 2 ans...).
Les lapins sont tués par la main de l’homme, par un coup derrière la tête, quand ce n’est pas contre le mur.
Les lapereaux estimés trop petits subissent le même sort que les petits porcelets.

La foire aux bestiaux
Un endroit qu’il faudrait absolument faire contrôler par la DDSV, la foire aux bestiaux de ************* (une visite organisée par notre école). Une vision cauchemardesque !
Des animaux, sales, épuisés, blessés, handicapés, maigres, entassés les uns sur les autres dans des enclos fait pour même pas un animal, sans eau, battus à chaque instant par le premier imbécile venu muni d’une canne.
Des vaches tellement maigres et déshydratées que leur yeux ressortent de leurs orbites, des bœufs entassés les uns sur les autres, deux couchés et trois 3 à cheval dessus essayant tant bien que mal de tenir en équilibre, la langue pendante, soufflant, souffrant.
Des veaux éborgnés, des cornes cassées, des yeux crevés, des blessures à tous les membres, et une chaleur à crever.
J’ai pleuré tout le temps de la « visite », incapable de regarder ces animaux dans les yeux, tellement je me sentais impuissante devant tant de mépris pour des êtres vivants.
J’ai vu une vache tendre le cou autant qu’elle le pouvait, en sortant sa petite langue pour atteindre un abreuvoir vide et hors de portée, les yeux plein d’espoir, j’ai vu des enfants d’agriculteurs de même pas 10 ans battre avec des cannes en bois des veaux qui refusaient d’avancer car exténués, j’ai vu des agneaux parqués comme des sac à patate, assoiffés, j’ai vu des chevaux, plus maigres que jamais, déformés, avec le bassin plus haut que l’encolure, la crinière dans un état lamentable, qui attendaient patiemment qu’un boucher veuille bien les acheter, j’ai vu des taureaux accrochés par les cornes aux barreaux d’un enclos, tellement bas qu’ils étaient obligés de se mettre à genou sur le béton, la tête coincée aux barreaux, j’ai vu la misère animale, une scène sans nom d’animaux mutilés, souffrants, angoissés et stressés, crevant de chaud sous le poids des autres, battus à tout bout de champs sans aucune raison, seulement par plaisir.
Je me suis approchée d’un enclos dans lequel il y avait des veaux de même pas 3 mois, j’ai demandé au premier arriéré venu s’il était possible de leur amener à boire, il m’a ri au nez en hurlant à tous ces collègues « hey y’a la gosse qui veut donner à boire aux veaux hahaha ». Cela a fait rire tout le monde, j’avoue que je n’ai pas compris.
Une guide nous a expliqué le fonctionnement de la foire, et en passant devant une vache laitière très très très maigre, elle nous a dit « tiens voilà un cadavre ambulant qui finira en steak haché »... Comment peut on sortir une connerie de la sorte ? Tous les débiles de ma classe ont explosé de rire en répétant « cadavre ambulant » à la pauvre vache qui se traînait, boitant et soufflant.
Quand on voit quelque chose comme ça, on se demande vraiment pourquoi on fait partie de la même espèce que tous ces salauds, ces tarés qui se tortillent de joie devant la souffrance animale, qui battent à tour de bras des animaux qui ne comprennent même plus pourquoi on les frappe, ces hommes qui se disent supérieurs aux animaux.

L’abattoir
Une autre visite organisée... Quel endroit charmant... Des bout d’animaux suspendus en l’air, à la chaîne, un nombre incalculable, principalement des porcs et des vaches (ou du moins ce qu’il en reste).
Nous avons remonté la chaîne d’abattage, depuis les bouts de viande jusqu’à l’animal vivant. Je me suis effondrée à la vue des vaches encore entière avec leur pelage, suspendues en l’air, la gorge tranchée, la langue pendante, se vidant de leur sang... Et cette odeur de mort... J’ai totalement refusé de voir les animaux se faire tuer, je suis donc restée là, devant les vaches mortes suspendues en l’air.
Bien sûr les autres ont continué de remonté la chaîne pour voir les bêtes se faire lâchement assassiner. Il était hors de question que je vois un tel massacre, j’en avais assez vu.
Bien sûr ils n’ont pas pu s’empêcher de me raconter comment ça se passe. Les vaches sont entassées dans un enclos, puis l’enclos se rétrécit, et les vaches sont poussées dans un couloir, elles ne peuvent être qu’une par une, à la queue leu leu. Ensuite une barrière, elles entrent une par une dans la "salle". Un appareil les bloque et les maintient immobile, ensuite un homme passe au dessus de la vache (il y a tout un système, comme un pont au dessus de l’appareil qui maintient la vache) et lui enfonce une grosse pointe dans le crâne (ce qui est censé tuer l’animal instantanément) ; c’est comme un revolver, sauf que ce n’est pas une balle qui sort, c’est une grosse pointe qui sort et qui rentre, quand ils appuient sur la gâchette ça sort d’un coup avec une force inouïe et ça revient dans le chargeur. Ensuite un autre homme qui est en bas, égorge la vache et lui met une chaîne autour d’un des sabots des pattes arrières pour la soulever comme un vulgaire sac à patate. La bête se vide de son sang la tête en bas, bien sûr elle bouge encore mais « c’est les nerfs » comme ils disent...(...) J’en doute... puis ensuite elle commence la chaîne (là où moi je me suis arrêtée).
Ça va très très vite la chaîne, à chaque étape une partie du corps est enlevée : la peau « flaf » d’un coup tout est arraché (ils ont des énormes couteaux qui coupent comme des lames de rasoirs) ensuite les yeux, la langue, les oreilles, mais ils les gardent parce que dessus il y a les boucles qui permettent une traçabilité des animaux. Ensuite c’est de la boucherie, ils coupent chaque partie de la vache en tout petits bouts, si bien qu’à la fin, on ne sait même plus de quel animal il s’agit.
Il règne une atmosphère qui rend très mal à l’aise, c’est un endroit sordide, qui pue le stresse, le sang, la transpiration des bêtes, et on ne sait pas trop quoi d’autres.
Une chose est sûre : plus jamais de ma vie je ne mettrais mes pieds dans un tel lieu, un lieu où l’on massacre des êtres vivants.

Le stage en Centre d’Insémination Equine
Il fallait que je réalise pendant l’été un stage de 8 semaines dans un centre de mon choix, afin de répondre à une problématique et de réaliser un rapport de stage.
Ne voulant pas revoir les horreurs que j’avais vu chez les moutons, vaches, porcs, volailles, et lapins, j’ai décidé d’aller dans un centre d’insémination équine. Mais j’étais encore loin d’imaginer ce que subissent les pauvres juments !!
Premièrement le chef du centre (mon maître de stage) passait son temps à critiquer les bêtes et à dire que celle-ci était « conne », ou que celle-là était « si bête qu’elle en peut plus ».
Je pensais connaître le monde du cheval, pour avoir pratiqué l’équitation pendant presque 10 ans. Bien sûr, de mon point de vue, beaucoup de choses me déplaisent dans ce milieu (coups de cravaches pour faire obéir les pauvres chevaux qui n’ont jamais demandé à avoir des hommes sur leur dos, dressage avec les éperons,... etc), mais je n’avais jamais vu de choses comme ça...
Tout d’abord, les juments qui gesticulent pendant qu’on leur trifouille leur parties génitales sont immédiatement équipées d’un « torsnez », un appareil de torture qui « soi-disant » les « endort » : un gourdin en bois, muni d’une corde à son extrémité. On passe le bout du nez des chevaux dans la corde et avec le manche on tourne jusqu’à ce que le nez est fait un tour sur lui même. Le chef du centre serrait tellement fort que les juments hurlaient de douleur (je n’avais jamais entendu un cheval crier, c’est horrible). La plupart des juments qui venaient se faire inséminées avaient déjà un poulain (on recommence avec les usines à bébés) et les pauvres étaient totalement perdues lorsqu’on amenait leur mère se faire échographier : ils ne savaient pas où passer (la stalle dans laquelle était maintenue les juments possédait un petit couloir qui permettait au poulain de rester à côté de sa mère). J’ai vu un poulain voler en l’air suite à l’énorme coup de pied dans la tête qu’il a reçu de la part du chef de centre, car « cet imbécile ne passe pas où il faut ! ».
J’ai vu cette même personne tabasser une jument avec le manche du « torsnez ». D’énormes coups sur le chanfrein qui faisaient saigner les juments du nez. Une fois, je suis revenue chez moi avec un t-shirt ensanglanté, ma mère s’est demandée si on ne m’avait pas frappé. J’avais simplement essayé de rassurer une jument en lui parlant, elle avait soufflé par le nez et tout le sang m’avait atterri dessus.
Un passage très choquant lors de mon stage : un jeune poulain de 3 ans devait partir du centre pour aller se faire débourrer (dresser) et devait donc pour cela monter dans un camion. Il n’en n’avait jamais vu, puisqu’il était enfermé dans un box dégueulasse avec du crottin jusqu’aux genoux depuis sa naissance (ou presque). Une scène affreuse : de gigantesques coups de chambrières sur la tête, sur le corps, sur la croupe pour le forcer à monter dans le camion. Le poulain, attaché avec une longe à l’intérieur du camion, se débattait, se cabrait (toujours en étant à l’extérieur). Un moment il s’était même renversé par terre en glissant sur la rampe, il ne s’était pas relevé tout de suite et a reçu peut être 50 coups de fouets sur la têtes. Du sang coulait sur ses yeux, les marques de brûlures sur sa croupe se voyaient très nettement. Si bien qu’un moment le poulain a réussi à ouvrir la boucle du licol et s’ést échappé dans le centre. Quand on l’a enfin rattrapé, le chef du centre s’est déchaîné dessus. La stagiaire qui était avec moi pleurait, comme moi, en hurlant que ce n’était pas la bonne méthode pour le faire monter. Une heure plus tard le poulain n’était toujours pas monté dans le camion, il dégoulinait de sang et de sueur, le regard alerte, plein de stress, mort de peur, angoissé de recevoir encore et encore des coups. Les gens qui étaient venus le chercher proposèrent de placer le camion à la sortie d’une stalle, de manière à ce que le poulain y entre de lui même, en passant par la stalle. En 5 minutes, le poulain fut dans le van.
Une semaine plus tard, j’ai revu le monsieur qui était venu chercher le poulain. Il m’a dit qu’il avait fait voir le poulain par un vétérinaire et que ce dernier avait été obligé de lui faire des points de sutures car les plaies étaient trop importantes. Il m’avait aussi avoué que la méthode ne lui avait pas du tout plu mais que comme moi il n’avait rien osé dire...
Le bourreau des chevaux, s’amusait aussi à attacher les queues des juments à leur licol car cela l’énervait lorsqu’elles essayaient tant bien que mal de se débarrasser des taons qui leur piquaient le ventre. Les pauvres se faisaient donc piquer et devenaient très nerveuses puisqu’elles ne pouvaient plus fouetter de la queue.
Le pauvre chien de ce même homme recevait des clés à molette dans la tête chaque fois qu’il n’écoutait pas et il restait attaché à un bout de corde de moins d’un mètre toute la journée. Lorsqu’il criait sur le chien alors qu’il n’avait rien fait, et que ce dernier se faisait pipi dessus, il se mettait à hurler de rire en disant « on fait un petit pipi ?? »...
Une fois le chien était libre et avait coursé des poules, il l’avait enfermé dans un box et l’avait rué de coups de pieds. Les cris du chien suppliant d’arrêter n’avaient eu l’air de faire aucun effet.
Huit semaines très très longues, à voir des animaux se faire encore martyrisés, sans pouvoir rien dire...

La mentalité des agriculteurs
Les élèves de ma classe venaient presque tous du milieu agricole et prétendaient tous « aimer les animaux ».
J’ai pourtant assisté à ces différentes scènes, qui de par leurs violences prouvent que ce n’était que mensonge...
Le fermier de l’école se permettait d’empoisonner les pigeons qui venaient se poser sur l’étable. Avant de mourir, ils étaient donc très affaiblis et marchaient sur le sol, en dodelinant. Les élèves de ma classe s’étaient donc amuser à les ramasser par terre, puis à leur arracher les ailes, puis les pattes, avant de leur fracasser le crâne sur le sol et à sauter dessus. Il y avait aussi cet espèce de concours qui consistait à « exploser » les souris qui sortaient de la paille en leur sautant à pieds joints dessus : le premier qui en tue une a gagné !
Sans parler des coups de pieds balancés aux chiens qui passaient, des discutions sur ce qu’il s’était passé chez eux la veille « on a fait un lancé de chatons sur les mur hier !! » et j’en passe...
A la fin des 2 ans, ils faisaient exprès de tuer les animaux devant moi car ça les amusaient que je pleure « allez on va faire pleurer Lydia ! »...

Pour finir ce long témoignage, qui restera incomplet car je ne peux pas décrire deux ans de cauchemars, je voulais dire que beaucoup d’humains sont complètement fêlés, qu’ils n’ont aucune notion du bien et du mal et qu’on peut leur faire faire n’importe quoi. De plus, l’effet de foule les rend incontrôlables, idiots et dévastateurs. Ils n’ont absolument aucun respect pour la vie, et je pense que lorsqu’on est capable de faire souffrir et de tuer des animaux de la sorte, on est capable d’en faire autant avec d’autres êtres humains. Ces gens ne devraient même pas exister, ils devraient être enfermés ou tués. Je suis tout à fait consciente de ma généralité, mais j’ai vu tellement d’endroits similaires sur ces points que je ne peux que généraliser. Le fric fait faire n’importe quoi aux êtres humains.
Mais qu’est ce qui nous donne le droit de « posséder » les animaux ? De les violer ? De les maltraiter ? De les persécuter ? De les enfermer ? De les mutiler ? De les tuer ? De les sélectionner ? De les exploiter ? Notre cerveau ?? Là est la grande question...
Voir le blog de l’auteure, et notamment son avant-propos : http://e-monsite.com/productions-an...

Témoignage

Chers amis,

Bravo pour votre journal.
Etant végétarien depuis plus de 36 ans maintenant, je ressent dans votre courrier, la souffrance et l’incompréhension que j’ai connu à mes débuts lorsque l’avis des autres m’importait ;
Aujourd’hui, à 50 ans je suis 90% crudivore et végétalien (je continue tout de même parfois à faire cuire du riz bio complet avec des algues , surtout l’hiver).
Tout l’été j’ai mangé des graines germées (céréales, légumes, plantes, légumineuses, etc...) et des fruits, et rien d’autre ;
je me prépare à la rentrée de septembre (je donne des cours d’arts martiaux et de sports de combat plus de 20 h par semaine dans une association).
Je n’ai pratiquement jamais rencontré de végétarien ou végétarienne dans mon entourage, aussi ai-je été amené à vivre seul.
Mais l’esprit se fait à tout ;
Je continue à faire des sites sur les arts martiaux en démontrant le végétarisme des anciens samourai et des japonais traditionnels en général : ninjutsu.bujinkan.free.fr
Mon projet est de créer un centre d’éducation santé par les arts martiaux et le végétarisme.
Bon, le monde n’est peut être pas encore prêt.
Mais comme je pense vivre jusqu’à 130 ans, je ne suis pas pressé ;-)
Ceci dit, vivre encore 80 ans de plus dans une société aussi mal embouchée (carnivorisme oblige) je ne sais pas si ça vaut le coup ; la consommation de viande est liée à la peur de mourir chez l’homme, car il n’a aucun besoin , aucune nécessité d’en consommer.
L’homme à la faculté de pouvoir vivre sans tuer (les singes y arrivent bien, pourquoi pas l’homme ?).
Dans les vieilles régions de traditions campagnardes comme les Charentes, vous ne trouverez pas un arrosage, une fêtes, un pot de départ, sans cochonailles, sans camembert et sans alcool (le pineau spécialité de la région).
C’est triste à mourir , surtout lorsque cela se déroule dans le monde "sportif" ("et un pastis, un").

Bonne continuation.

Que les nouveaux végétariens ne se découragent pas, qu’ils constituent des communautés (même virtuel sur le Net), qu’ils fassent des rencontres en eux, on est vraiment bien qu’entre semblables...

Amicalement,
Bernard, 08/2007.

La science avance, le respect recule

Lettre ouverte à l’INRA

Vertes prairies de la campagne française, délicieux produits laitiers nés dans la plus pure tradition fermière, selon un contrat d’amour entre l’homme et l’animal choyé...

Une pratique répugnante et peu divulguée consiste à aménager une ouverture sur le flanc de l’animal, comme accès direct au rumen (panse), afin de contrôler le synchronisme énergie-protéine, la digestibilité de différents aliments, notamment pour combattre l’acidose lente qui a des effets défavorables sur la valorisation de la ration. L’objectif est la performance laitière la plus efficace. Dans la foulée méritante du Grenelle, on nous dira peut-être que cela participe à la réduction du méthane éructé et qui contribue au réchauffement de la planète.

Voir des vidéos sur :
http://www.youtube.com/watch?v=Yc0w...
http://www.youtube.com/watch?v=OtV3...

Cette expérience ignoble et déjà standardisée est en France conduite par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et exploitée sur le site de Theix, près de Clermont-Ferrand.
http://sillon38.com/blog/2007/10/31...

Autres témoignages de cette technique de la vache fistulée, paraît-il « ancienne, utile, banale et indolore » :
http://www.flickr.com/search/?q=fis...
http://www.youtube.com/view_play_li...

Pour l’animal-machine poussé à son paroxysme d’esclavage, on peut dire merci à Descartes et à l’aveuglement du siècle des Lumières ! C’est vraiment la traite des vaches ! Les peuples premiers n’ont connu ni religion dogmatique révélée, ni encyclopédistes, ni révolution agraire, mais ils sont en avance d’une belle longueur éthique…

Ce type de science sans conscience ne nous aide pas dans notre croisade contre certains signes de cruautés dans les traditions. Allez donc dénigrer le rituel de l’égorgement des moutons en terre d’islam ou la corrida et autres barbaries festives en Espagne quand on appartient à une société ainsi affranchie du viol animal pour de viles fins lucratives !

Atrocités d’hier et de demain, l’homme « civilisé » est d’une sauvagerie décomplexée. Il y a urgence à revoir la syntaxe. (...)
Michel Tarrier, 30/02/2009.

Mise en danger de la vie d’autrui

Bonjour,

Voilà ce à quoi nous avons assisté ce dimanche, mon ami et moi, dans l’Allier, sur une allée piétonne bordée de petits bois et de champs où se côtoient promeneurs , joggeurs, cyclistes...

Tout d’un coup, juste à côté de nous, des coups de fusil ont tonné et quelques promeneurs ont même senti les balles siffler au-dessus de leur tête ! Puis a déboulé un tout jeune chevreuil poursuivi par un chien. Il s’est mis à pleurer ; des pleurs enfantins à fendre l’âme... Mon ami s’est jeté sur le chien et lui a fait lâcher prise. Le chevreuil, qui s’était résigné, les yeux fermés, s’est relevé quelques secondes après... J’ai voulu aller vers lui, voir ses blessures, le prendre pour éventuellement le faire soigner, mais il fuyait déjà, en boitant avec du plomb dans les pattes arrières... Mais il survivra sans doute, quand bien même devra-t il boiter tout le temps...

S’en est suivi de vives altercations avec les promeneurs qui ont failli recevoir les balles, et les chasseurs... on a pu savoir qu’ils appartiennent à la société de chasse xxxxxxxxxx (03) près de Montluçon, et il nous ont brièvement montré leur permis de chasser avant de s’en aller bien vite...

Pendant ce temps j’ai appelé la gendarmerie et leur ai expliqué. Bien sûr, ces chasseurs n’avaient rien à faire dans ce coin de promenade grand public... mais je soupçonne les gendarmes de ne rien faire de plus, à part peut être juste passer un coup de fil à la société de chasse, car ils m’ont dit qu’ils me tiendraient au courant et depuis pas de nouvelles....
Lettre reçue le 28 octobre 2008.

Comme une impression de déjà-vu...

Il est en France des zones de non droit. Des endroits où la loi n’est pas appliquée et où les forces de l’ordre font pâles figures ! Des lieus où les voyous irrespectueux et agressifs se promènent en toute impunité avec des armes blanches et des armes à feu létales, chargées à balles réelles et leurs chiens non tenus en laisse et sans muselière ! Ils dégradent les panneaux de signalisations qu’ils prennent pour cibles afin de marquer leur territoire ! Ces voyous pénètrent dans les propriétés privées impunément, avec leurs chiens et insultent et menacent quiconque s’interposerait pour les rappeler les lois ! Parfois ils dépassent même la simple menace pour en arriver à l’agression physique.
Ils sont toujours armés et en groupe ! ils conduisent et se servent de leurs armes en état second, excités comme s’ils prenaient des substances qui affectaient tous leurs sens et leur donnaient une sensation de superpouvoir. Mais jamais les forces de l’ordre ne les contrôlent, et ces hors-la-loi déambulent dans leurs grosses voitures et sortent leurs armes dans cet état second qui semble dû à la consommation de ces substances ! Mais ces délinquants-là, notre Président n’est pas venu nous promettre de nous en débarrasser !
Les journaux télévisés ne nous les montrent pas quand ils s’entretuent ou même parfois tuent avec leurs armes à feu de simples passants qui se promenaient le dimanche ! Ils sont extrêmement xénophobes, et tolèrent difficilement des « étrangers » sur ce qu’ils considèrent comme LEUR territoire, fût-ce votre propre propriété privée achetée 9 années auparavant !
En France ils provoquent d’une vingtaine à une trentaine d’homicides par an et on n’en fait que peu de cas !
Les esprits formatés par les chaînes de télévision auront imaginé des « jeunes des cités », des « drogués », des « dealers », des grosses « cylindrées tuning », des Français considérés toujours comme « issus d’immigration » (d’origines africaines en général !), des « pit-bulls », des « tags », alors que je vous décrivais les personnes que la première chaîne française vous vante dans ses émissions nocturnes ou à la fin de ses journaux télévisés comme « nos belles traditions françaises » : les CHASSEURS !
Il fallait se représenter des « chasseurs », des « buveurs d’alcool », des « grosses cylindrées 4x4 », des Français considérés toujours comme « de souche » (même si plusieurs ont des patronymes à consonance espagnole par ici ! Ce qui démontre bien le non-sens et la stupidité de leur xénophobie), des « meutes de chiens de chasse », des « panneaux criblés d’impacts de balles et de chevrotine » ! Leurs homicides sont complaisamment requalifiés en « accident de chasse » à l’heure même où un chauffard agressif qui se sert de son véhicule comme d’une arme par destination, dans un état d’ébriété avancée, risquerait lui (à juste titre !) la prison directement ! Avez-vous déjà vu des tests d’alcoolémie sur des lieux de chasse ? Et un fusil est une arme dans tous les cas, contrairement aux voitures ! Et ici, il n’y a même pas de forces de l’ordre qui contrôlent si ces gens armés respectent les règles ! « Complaisance des autorités » et « zone de non droit » sont bien les mots.
Je laisse à penser si ces personnes avaient été des Français systématiquement précisés « issus d’immigration » portant dans leur taux de mélanine (pigments de la peau) une évocation africaine, auraient-ils été aussi libres de bafouer la loi ? Il semblerait que la France soit (traditionnellement ?) raciste !
Ce sont bien les chasseurs qui m’ont agressé le dimanche 2 mars 2008, chez moi ! J’habite sur une grande propriété (plus de 14 ha) que j’avais achetée avec ma mère en 1999, pour avoir un peu de tranquillité loin du tumulte citadin. Or ce 2 mars 2008, une chasse à courre avait lieu sur notre chemin qui longe la propriété et nous appartient sur toute cette longueur, et à l’entour. En fait de « chasse à courre » nous n’avons vu que 6 cavaliers (ou était-ce plus probablement les deux mêmes, par trois fois ?), et principalement des chevaux vapeur : il y avait une quinzaine de voitures ! Nous nous en offusquions, surtout que les voitures qui suivaient cette chasse passaient et repassaient sans cesse, stationnaient un temps sur notre chemin, puis repartaient ! Au bout de quelques heures de ce manège, j’ai fini par prendre la bonne vieille ZX, pour aller interrompre ce va-et-vient incessant qui outrepassait de très loin la tolérance de rejoindre un point de chasse et s’apparentait vraiment à une chasse en voiture (illégale je le rappelle) !!
Je me suis arrêté en travers de notre chemin pour bloquer cette pratique déloyale en plus d’être illégale, qui désavantageait pour le moins, la proie. Je suis resté correct (mon vocabulaire me permet autre chose que les injures et les grossièretés, moi !) et ai revendiqué mon désaccord sur cette pratique sur notre domaine, ce chemin étant privé. Un gros chasseur et un collègue à lui m’ont injurié, menacé et finalement le gros excité m’a frappé (coups de poing dans le nez, et dans le visage, coups avec la portière de ma ZX, coups de pied dans les jambes et de poings dans le bras !), sans que je ne réponde à cette violence (sinon un peu plus tard par un appel téléphonique au 17) ! Ils m’ont dit que je n’étais pas du pays (propos xénophobe même si je ne suis pas un « étranger » extranational) , que je n’avais rien à faire ici (chez moi !!??).
Ils prétendaient (à tort !!) que le chemin sur lequel nous nous trouvions, n’appartenait pas à notre domaine. Le gros qui est en fait le président de l’ACCA, a frappé le pare-brise de la ZX qui du coup, s’en est retrouvé fendu. A croire que la chasse à courre à laquelle ils participaient, les excitait particulièrement (diantre y aurait-il eu des notables dans cette affaire qui les auraient engaillardis et leur auraient garanti des passe-droits dignes d’une autre époque présumée révolue ou étaient-ils sous l’emprise de l’alcool –voire les deux !??).
Ce comportement qui n’a rien de la subtilité affichée des chasseurs cultivés des émissions nocturnes sur TF1, a montré des chasseurs et plus particulièrement un d’entre eux, qui avait plutôt la bouche remplie de termes comme « enculé », « va te faire enculer » (aaah leurs fantasmes ne se limitent-ils donc pas qu’à la chasse ?!), « porte plainte si tu as les couilles ! » (tiens donc la chasse serait-elle finalement un palliatif à la déficience de virilité ?), « tu va voir ce qu’on va te faire », « on se retrouvera !!! » (Oooohhh lala !! Rêve-t-il me chasser ou bien de me ... ? Hahahaa !!).
Dommage je marque difficilement (juste une coupure à la lèvre, mais le nez a juste saigné 10 minutes, puis plus de traces, pas de bleus sur les bras ni les jambes !), ou bien c’est dû au fait que le président de l’ACCA local frappe comme une lopette !! La prochaine fois je filmerai, bien que les gendarmes m’aient dit que « ce serait de la provocation » !!? (Ah bon filmer des intrus chez moi serait donc de la provocation, mais "braconner" chez les autres (chez ma mère et moi en l’occurrence !) non ?).
Le Président de chasse de l’ACCA m’a promis « on se retrouvera ! » Je ne sais pas s’il compte me chasser avec de la chevrotine de 12, hors saison de chasse (pour ce qu’il respecte la loi en cette matière ... il le pourrait !) ou si au vu du nombre de fois qu’il m’a traité "d’enculé" il fantasme sur mon anus ! Outre ses désirs qu’il prend pour des réalités, il doit prendre son gros calibre double canon, pour une consolation de ce qui anatomiquement lui fait vraisemblablement défaillance !
Bref, je tiens à signaler que la chasse à courre a eu lieu ce dimanche 2 mars 2008, ici dans les Landes, que j’ai déposé plainte à la gendarmerie contre ce monsieur le président de l’ACCA local ! Je vous tiendrai au courant de la motivation des autorités dans la progression de la procédure, dont je n’ai pas de nouvelle depuis deux semaines bien que les gendarmes m’aient précisé qu’ils devaient convoquer ma mère aussi (la ZX étant à son nom !) pour la plainte de destruction volontaire de matériel après ma plainte pour agression chez moi !
Que de se faire agresser pour laisser une chance aux pauvres animaux déloyalement et illégalement traqués par ces attardés féroces, ce n’est pas grand-chose. En revanche ma détermination à combattre ces comportements illégaux et irrespectueux, la chasse, les tirs sauvages sur les panneaux du coin, l’imbécillité humaine de la chasse, se retrouve plus que jamais renforcée. Bref je vous apporte mon témoignage ici que vous pourrez utiliser à votre cause contre la chasse !
J’apprécie le tir comme sport (à l’arc, à l’arbalète, à la carabine, au pistolet), mais pas la mise à mort d’animaux (la chasse un « sport » ? « Sport mécanique » semblerait-il de surcroît !!) et encore moins en meutes imbéciles, et là je ne parle pas de la gent canine mais plutôt de leurs maîtres ! Ces lâches en bandes armées ne me font nullement peur, et n’effraient que leurs miroirs et les pauvres animaux sauvages qu’ils traquent … en voitures !!
Veuillez utiliser ce témoignage et le diffuser autant que possible afin de faire connaître les pratiques réelles de la chasse ici et des chasseurs qui bafouent la loi. Il est temps que cesse la chasse de loisir et que la prédation vouée à réguler et améliorer les espèces qui ne connaissent plus de prédateurs animaux carnivores (exterminés par … les chasseurs !!), soit confiée uniquement à des professionnels de l’environnement, qui ne chercheraient pas des trophées de chasse, mais prélèveraient les animaux faibles, comme tout vrai prédateur naturel ! Il est faux de penser que les chasseurs soient une nécessité ! Leur prédation se fait sur le registre de leur propre ego et non sur la logique naturelle !

Encouragements

Le militantisme peut se révéler épuisant, et l’on est parfois tenté de baisser les bras devant les flots de souffrances qui submergent le monde... Mais de temps en temps une lettre ou une rencontre sympa vous redonnent l’énergie nécessaire pour continuer. Merci à Mélanie et tous les autres !

Bonjour,

Je m’appelle Mélanie, j’ai 16 ans et je suis végétarienne depuis 3 ans.

Suite à un problème de santé, qui m’a poussé à me tourner vers la nature et les animaux pour garder l’espoir, j’ai compris que les animaux étaient avant tout des êtres vivants qui méritaient tout autant d’attention et d’amour que les hommes. Cela fait 3 ans que je n’ai plus mangé de viande ni de poisson et je n’ai jamais connu aucun problème de santé. Je dirais même que je me sens plus saine, aussi bien dans mon corps que dans mon esprit, que les non végétariens qui m’entourent.

En tout cas, si je vous écris ce mail, c’est pour vous témoigner de tout le respect que j’ai pour vous. C’est bon de savoir que d’autres personnes se soucient du bien-être des animaux et de celui de la planète entière.

Continuez !!!

En espérant que le monde change sa manière de penser et devienne meilleur, aussi bien pour lui-même que pour tout ce qui l’entoure ; je vous remercie du travail que vous faites et espère sincèrement que votre acharnement portera ses fruits dans le monde de demain...

Affectueusement,

Mélanie.

Qui est dangereux ? L’ours ou le chasseur ?

Ce ne sont pas les "bergers" mais les chasseurs-éleveurs-porteurs de fusils qui menacent les ours pyrénéens et l’article (*) le prouve puisqu’il se rencontre des éleveurs pro-ours donc pro-nature (*"Ces bergers qui tolèrent l’ours", Journal Sud-Ouest, vendredi 17 août 2007).

Naguère, les Pyrénées comptaient des centaines d’ours et des milliers d’habitants. Il n’y avait pas d’accidents bien que les montagnes étaient peuplées. L’ours n’attaquerait l’homme que s’il est acculé par une meute et une battue.

Par ailleurs, moralement, je rappellerai ce qu’écrivait Bernard Shaw : "quand un tigre tue un homme, c’est une catastrophe. Quand un homme tue un tigre, c’est un exploit. Pourquoi ?".

Penser qu’il n’y a plus de place pour les ours dans les Pyrénées, revient à admettre qu’il n’y a plus de place sur terre pour les éléphants, les lions, les loups, les hérons, les chouettes, les aigles et finalement pour tout ce qui n’est pas productif et qui est susceptible, d’une manière ou d’une autre, de déranger et de concurrencer l’espèce déprédatrice.

Ce raisonnement n’est pas acceptable d’un point de vue éthique. L’humain n’a pas le droit d’anéantir les formes de vies non rentables au seul motif qu’elles l’entravent dans sa quête de profit et plus souvent encore qu’elle attise ses peurs ancestrales et inconscientes. Refuser des ours ici, des loups et des lynx ailleurs, c’est confier aux fusillots du dimanche la "régulation" des cervidés et ongulés. Cette considération n’est pas étrangère à la haine des chasseurs pour les carnivores petits (mustélidés), moyens (renards) ou grands (ours, loups et lynx).

Dire non à la présence des ours sous prétexte que ceux-ci présentent un risque pour le touriste conduirait à aseptiser totalement l’espace naturel, supprimer les reptiles venimeux, les hyménoptères piqueurs, et même aplanir les montagnes et combler les plans d’eau pour être sûr qu’aucun accident ne se produise !

Combien l’ours et le loup ont-ils tué d’humains en deux siècles ? Combien le grand nuisible porteur de fusils a-t-il tué d’animaux et d’humains dans le même temps ?

Gérard Charollois (www.ecologie-radicale.org)

Bizutage et scoutisme en Belgique

Madame, Monsieur,

J’ai lu les actions que vous proposez sur votre site en matière de bien être animal. Actions que je ne peux qu’approuver.

Personnellement, je suis une étudiante française en Belgique et j’ai été, comme plusieurs centaines d’étudiants chaque année, victime d’un bizutage particulièrement violent appelé "baptême étudiant". Entre autres épreuves (que je ne vous mentionne pas, la blessure étant encore trop récente), je vous en signale certaines, élevées au rang de tradition : les nouveaux doivent boire un verre de bière de 50 cl en une gorgée avec... un poisson rouge vivant glissé à l’intérieur juste avant. Bain de sang animal chaud dans lequel le bleu doit s’immerger. Seau de viscère au fond duquel on doit plonger sa main pour récupérer un oeil de bœuf ou de cheval.
Et surtout, dans certaines facultés, on enferme les bleus dans un placard pendant trois heures avec un poulet, on les sort et on les oblige à tuer le poulet. Pas besoin de vous dire qu’il n’est pas étourdi. L’association Gaia a déjà poursuivi des étudiants pour ces massacres parce qu’ils avaient été pris en flagrant délit, mais cela se produit tous les ans.

Enfin, je vous signale aussi une tradition très en vogue chez les scouts : acheter un poulet, le faire élever par les enfants, et demander à un petit gamin de 14 ans de le mettre à mort à coup de hache. Ca marche aussi avec les lapins. Et plus c’est sanglant, mieux c’est. Pour plus d’infos : http://www.belgium.be/eportal/appli...

Merci de votre attention.

Claire

Humour : Néandertaliens en Drôme

"Dans les Baronnies, il existe un projet de Parc naturel régional, poussé en avant par une majorité d’élus (pour une fois !).

Un groupuscule très actif et très organisé de ruraux profonds lutte de toute ses forces contre le projet de parc naturel “NON au PARC”.

Certains scientifiques pensent que survit dans nos campagnes un petit résidu de Néandertaliens. Individus très sympas (bistrot, pinard, pastis, saucisson...) mais dont le QI ne dépasse guère celui du bigorneau. Ces mêmes scientifiques sont persuadés que ces “résidus Néandertaliens” (moins de 10 % de la population rurale) sont manipulés par quelques Homo sapiens qui tirent les ficelles pour des motifs politiques évidents.

Mais, tout comme le Yéti, le Néandertalien restait jusqu’à présent une hypothèse de travail...
Je suis très content, après de nombreuses heures d’affût, d’avoir enfin pu photographier un des ces Néandertaliens, dont tout le monde parle mais dont personne n’avait pu, jusqu’à ce jour, tirer le portrait.
Le voici donc, dans son antre, en train d’arroser ses patates aux pesticides (le Néandertalien mange énormément de patates traitées chimiquement). Remarquez le talus parfaitement désherbé au... désherbant, et le bordel partout (carcasses, bidons, fils, plastiques, plaques d’Eternit sur les toits, mur en moellons sans enduit...). La tradition pour lui, c’est ça... Et son combat : c’est celui du respect de la tradition rurale qui tient en trois mot (quatre ?) : vilain, pas beau, merdier...
Ah ! J’oubliais, durant la belle saison, le Néandertalien tue les mauvaises herbes et les insectes nuisibles... Mais 6 mois par an (automne, hiver, printemps), il tue encore, mais là, ce sont les vertébrés qui dérouillent (puants, nuisibles, gibier, becs droits,...) et parfois, un petit extra : Homo sapiens randonnensis. – NB : remarquez que là, il s’agit plutôt de braconnage...

Les scientifiques ne sont pas tous d’accord : si l’hypothèse Néandertalienne est largement partagée, certains pensent que TOUS les Néandertaliens avaient des QI de bigorneau ; d’autres, les plus nombreux (et je partage cette hypothèse), ne sont pas d’accord et pensent que le QI de bigorneau caractérise une tribu particulière de Néandertalien, oubliés par les Homo sapiens dans les montagnes (aujourd’hui) françaises (Alpes, Massif central, Pyrénées pour l’essentiel).

A l’appui de leur hypothèse : la France est le seul pays développé au monde à posséder, parmi ses ruraux, des individus aussi débiles. NB : on a longtemps cru que la carence en iode –crétins goitreux des Alpes- expliquait le fort taux de crétinisme chez nos ruraux ; la carence en iode n’existe plus, mais le taux de crétinisme se maintient... Pas de bol pour les tenants du “crétin goitreux carencé en iode !” et cette hypothèse est donc battue en brèche par l’hypothèse des “résidus de Néandertaliens”.

PS : Du temps de Néandertaliens, ces derniers, pas très malins il faut bien le dire, étaient des proies faciles pour les grands prédateurs (Loup, Ours...) et c’est ce qui explique leur haine viscérale de ces prédateurs sauvages ; on parle de “l’atavisme primaire Néandertalien” ; une preuve de plus à l’appui de l’hypothèse du “résidu Néandertalien”. Pour ce qui est de leur haine des vautours, il semble que les Néandertaliens –du moins les plus crétins- n’enterraient pas leurs morts et les mangeaient. Les vautours leur disputant leur pitance, normal qui les aiment pas ! Et encore une preuve dans la besace des tenants du “résidu N”.

Tout ça n’est pas tranché et laissons les scientifiques faire leur travail. Moi j’apporte une pierre (modeste) a ce vaste dossier : j’ai enfin ma photo, et je la mets gracieusement au service de la science !"

Roger MATHIEU

Compte-rendu de la manifestation contre la fourrure et le foie gras

Quelques mots sur la manifestation d’hier soir, pour ceux qui n’ont pas eu la chance de pouvoir y participer...
Petit rappel : c’était Samedi 18 novembre, à 18h, sur le parvis des Droits de l’homme, au Trocadéro : une manifestation pacifiste et unitaire "stop fourrure , stop foie gras" à l’appel de l’association One Voice.
Tout d’abord, je crois que l’on peut dire bravo et merci à One Voice pour avoir initié, organisé et particulièrement réussi ce mouvement.
De nombreuses associations avaient répondu à cet appel, et c’est un bon millier de personnes qui ont progressivement recouvert le parvis entre 17h45 et 18h, tandis que la nuit tombait.
A 18h, la manifestation a commencé par la projection d’une vidéo d’images prises dans un élevage de visons et de chinchillas, et d’images de gavage et d’abattages de canards. Silence absolu, souffrance dans les regards : une réponse imparable à ceux qui pouvaient encore penser que s’émouvoir pour cela n’était que sensiblerie !
Muriel Arnal (présidente de One voice) a salué le récent succès de ses collègues de l’AFIPA (fourrure de chiens et chats interdites désormais en Belgique).
A 18h20, la marche vers la tour Eiffel s’est mise en place pour commencer à 18h30 -organisation impeccable. Plusieurs rangées de jeunes portant des flambeaux ouvraient le défilé. Derrière eux, aux côtés de Muriel Arnal un représentant de chacune des associations présentes ; des "grandes" et des "plus jeunes" : (Fondation BB, SPA, AFIPA, Veg’Asso, Ecole du Chat, GRAAL...) ; logos discrets, union autour d’un seul et même message : stop à la fourrure , stop au foie gras.
Munis de lumignons et de panneaux ou les images de souffrances étaient criantes, suivait le millier d’adhérents...
A cette heure là de la soirée, les promeneurs et les touristes étaient encore nombreux, et spontanément ils regardaient, lisaient, semblaient interpellés, vraiment. Pas une personne n’a lancé une remarque négative, au contraire ! On sentait une approbation dans le comportement des gens.
Ceux qui, encouragés par certaines émissions de télévision récentes, pouvaient encore penser que les défenseurs des animaux n’étaient que de violents terroristes en auront été pour leurs frais : ce défilé pacifiste aura vraiment montré une éthique d’engagement et de responsabilité vécue en profondeur et partagée par des gens déterminés à faire avancer ensemble une cause qui leur est essentielle.
J’ai noté la présence de plusieurs journalistes.
Le défilé a fait le tour de la Tour Eiffel pour revenir sur le parvis aux alentours de 20h. Là ont eu lieu des échanges et discussions. Comme je représentais Veg’Asso à la place de Yann et Sandrine Boislève, retenus à Lyon par un forum, j’ai eu pas mal de questions sur le végétarisme.
Voilà, c’était vraiment bien organisé, chaleureux, positif, on ne peut que souhaiter beaucoup d’autres moments comme celui-ci en 2007 !
Marie-Dominique.

Compte-rendu de la "course humaine contre la corrida" de Pampelune

Merci à Thierry Blancheton pour ce témoignage.

Carnet de route.

Mardi 4 juillet 2006, Toulouse, Cours Dillon.

Il est bientôt 8 heures, nous sommes un petit groupe de défenseurs de la cause animale à attendre le car qui doit nous acheminer à Pampelune, capitale de la province espagnole de Navarre. Une fois par an, la ville commémore la fête de la St Firmin. A cette occasion de nombreuses corridas permettent de torturer et d’assassiner plusieurs dizaines de taureaux dans l’arène municipale.
Les aficionados voudraient donner des racines historiques à cette barbarie et citent souvent cette tradition sanglante comme étant issue des jeux du cirque romain, notamment des combats de gladiateurs. En fait la naissance de la corrida est beaucoup moins glorieuse car « c’est au 16e siècle, à Séville, que quelques employés des abattoirs s’amusant à pourchasser et esquiver les taureaux avant de les tuer, en sont à l’origine. Juchée sur les toits, la foule assiste à ce spectacle au grand désarroi des autorités. Ces dernières tentent d’interdire pendant deux siècles ces pratiques pour mettre un terme aux dégâts occasionnés. Ces spectacles sont aussi organisés dans des villes d’Andalousie, de Castille et de Navarre. Peu à peu ce divertissement devient une profession à part entière. Les premiers toreros rémunérés sont d’anciens employés des abattoirs. Une coutume veut que le dernier taureau soit livré à la foule qui le massacre allègrement ! » (source : http://www.flac-anticorrida.org/LIE...). Notons au passage que St Firmin aurait bien eu du mal à cautionner une telle cruauté puisque ce dernier est né au 3è siècle...
Le voyage, organisé par PETA, qui est une association internationale de protection animale (http://www.petafrance.com), a pour objectif de nous opposer à cette monstrueuse tuerie et ce pour la 5ème année consécutive. La stratégie invariable adoptée par l’association est d’attirer l’attention des Pamplonicas et des nombreux touristes par un défilé appelé « la course humaine nue ». Il est malheureusement un fait que pour attirer en certains lieux, contre la souffrance animale, les foules et les médias, se mettre nu (ou presque) est une solution efficace. Notre défilé doit se produire avant l’un des traditionnels « encierro » (lâcher de taureaux dans les rues) et empruntera le même trajet qui conduira les pauvres bêtes à une souffrance atroce ainsi qu’à une mort certaine.
Notre car arrive avec un léger retard. Le temps d’une pause, nous embarquons avec des camarades déjà à bord depuis Nice, Marseille et Montpellier. Le rassemblement draine quelques 700 personnes de tous pays, France, Italie, Croatie, Portugal, Allemagne, Inde, USA, Canada, Australie, Grande-Bretagne, Belgique, Mexique...Il y a aussi 5 bus espagnol dont 3 de Barcelone, ville récemment déclarée « anti-corrida » par sa municipalité tout comme les villes de Torello, Calldetenes, Olot ou encore celles de Calonge, Tossa de Mar, Vilamacolum ou La Vajol qui ont mis « ce sport » hors-la-loi.
Pendant le trajet je fais connaissance de mes compagnons de lutte. Je pose des questions, j’écoute et me dévoile. J’écoute attentivement Fabrice Alvarez, notre chef de groupe, militant à l’expérience endurcie. Je me culpabilise un peu. A 40 ans je commence tout juste à militer et mesure combien de temps j’ai égoïstement perdu. Autant de temps gaspillé à ne rien faire d’autre que d’hypothéquer l’avenir des nouvelles générations car c’est bien de cela dont il s’agit. La corrida est emblématique de la souffrance des êtres vivants communément appelés « animaux ». Vouloir l’abolir c’est vouloir rendre à tous les animaux leur liberté confisquée tout en délivrant l’homme de ses perversités les plus sombres. L’abolition de la corrida flotte tel l’étendard de celles et ceux qui s’apprêtent à affronter la plus terrible des guerres que notre terre nourricière n’ait jamais connue : survivre à l’humanité. Pour la première fois de son histoire l’homme a enclenché un processus tel qu’il est devenu une menace extrême pour sa propre espèce.
A ceux qui pensent qu’il est utopique de vouloir changer l’ordre des choses je dis qu’il est très facile de changer le monde. Il suffit que chacun le veuille et agisse en ce sens. Ce qui est utopique c’est de ne rien faire pour stopper le mécanisme détonateur de l’énorme bombe à retardement que nous avons-nous même balancer dans notre jardin, en pensant que la situation va s’arranger par miracle. La libération animale est au centre de cette énorme défit qui nous attend pour ne pas s’entendre dire par nos enfants et petits enfants « les salauds, ils savaient ».
Par une industrialisation à tout va, une mondialisation irresponsable et une agriculture intensive nous avons plus que sérieusement compromis la santé de la planète et de ses habitants. La protection de la couche d’ozone est une priorité et cela passe entre autre par la suppression d’une agriculture sur productiviste condamnée par les multinationales et les politiques à fournir l’alimentation des élevages intensifs destinés à la consommation humaine. Les consommateurs des pays riches se gavent de produits laitiers non indispensables à leur santé, d’œufs enrichis en anti-biotiques tout droit sortis de véritables camps de concentration pour gallinacés, de nombreux poissons de mer dont on sait que leur espèce est en dessous de leur seuil limite de reproduction, de viande en surdose obtenue au prix fort d’une souffrance animale quasiment sacrificielle et complètement inutile puisque que l’alternative du végétarisme, bien que largement ignorée par nos dirigeants, est la seule qui soit viable d’un point de vue non seulement éthique mais aussi durablement écologique et philanthropique. Les habitants des pays pauvres et des pays en voie de développement ne peuvent pas acquérir notre standard actuel de vie, basé sur ce pillage de l’environnement et de la vie animale tout simplement parce qu’une seule planète n’y suffiraient pas : il en faudrait 6 ! Et ce ne sont pas les lobbies céréaliers qui changeront cet état de fait en voulant nous imposer des OGM, qui pour soi-disant nourrir le tiers monde ne serviront en définitif qu’à donner un formidable pouvoir de contrôle aux multinationales sur les états politiques. Les cultures OGM conquièrent encore plus de terre cultivables sur les forêts ou les terrains des pays tiers pour nourrir le bétail des pays riches et continuer de suralimenter leurs habitants tout en détruisant un peu plus au passage l’écosystème...
C’est dans l’après-midi que nous arrivons avec impatience à destination. Les manifestants des autres régions et pays sont déjà sur place. Le camping d’Aritzaleku se trouve au bord du barrage de Alloz, dans la Mérindade de Pampelune, distante de 40kms. Alors que certains s’empressent de planter leurs tentes d’autres découvrent leurs dortoirs dans les chalets du camp. Nous nous retrouvons bientôt tous pour se rafraîchir dans les eaux du somptueux lac de Lerate auquel nous avons un accès direct. En fin de journée, PETA offre un repas de bienvenue. L’effervescence est palpable dans tout le camping, c’est une grande envie de communion autour d’une cause universelle qui nous rassemble et nous voudrions déjà être à demain pour crier les slogans qui nous tiennent à cœur.
Une file d’attente se forme rapidement près du lieu de restauration monté en plein air. Des musiciens jouent des rythmes trépidants pour faire patienter la foule tandis que les groupes se forment et que les discussions s’engagent. Avec mon épouse nous faisons la connaissance de Nathalie et Christian, deux amis arrivés de Marseille et qui voyagent dans notre car. Les burgers que nous dégustons sont tout simplement délicieux et tout le monde apprécie le buffet qui les accompagne. La situation est presque cocasse : voir des centaines de personnes faire la queue pour manger végétalien c’est pour le moins très inhabituel ! Ne pas avoir à annoncer au serveur « je ne mange pas les animaux » en espérant qu’il veuille bien faire l’effort de nous proposer autre chose qu’une tomate vinaigrette pour le prix d’un plat du jour ou encore ne pas devoir se justifier pour la centième fois auprès de ses collègues de boulot, voir de notre famille, de notre choix du respect de la vie est une liberté savoureuse. Après le dîner, PETA expose les grandes lignes de la journée du lendemain et chauffe joyeusement la troupe pour jauger de sa motivation : aucun doute nous sommes motivés.
Nous terminons la soirée au bar du camping avec Nathalie, Christian et Jérôme avec qui j’avais discuté en arrivant. L’atmosphère qui y règne est difficile à retranscrire. La propriétaire des lieux a inscrit « libération animale » sur les ardoises, les menus ne sont que végétariens, les regards et les sourires se croisent et s’échangent comme pour dire « je sais que tu sais », la musique bat son plein et les verres s’entrechoquent. Nous sommes sur une autre planète avec le sentiment d’être enfin revenus chez nous, dans un monde de tolérance et d’échange, d’amour et de paix où vivent paisiblement les animaux sans avoir à craindre la main de l’homme... A peine quelques heures que nous sommes rassemblés entre militants et l’osmose est d’ores et déjà complète... La lune ondule discrètement son reflet dans l’eau endormie du lac, les étoiles scintillent dans le ciel ombrageux qui s’apprête à nous couvrir de son voile humide pour la nuit. Pour certains c’est le signe de prolonger la fête et pour d’autres l’heure d’aller se coucher.

Mercredi 5 juillet, Pampelune.

Le grand jour est enfin arrivé ! Nous débarquons en masse vers 10 heures, Plaza des Toros pour rejoindre le point de départ de la course humaine à quelques centaines de mètres. Comme un clin d’œil du destin, le car nous laisse devant le club taurin de la ville, là où les inconditionnels de la torture partagent autour d’un verre leur amour du taureau et l’art de le faire souffrir le plus longtemps possible. 40.000 taureaux sont assassinés chaque année, rien qu’en Espagne. Pour laisser toutes leurs chances aux toréadors, les taureaux sont régulièrement drogués (20% d’entre eux selon une étude de l’Associated Press), on leur administre des laxatifs, on leur frappe le dos avec des sacs de sable, leurs cornes sont limées, leurs muscles du coup parfois sectionnés pour les empêcher de relever la tête, leurs yeux emplis de vaseline pour brouiller leur vision... En passant devant les arènes nous ne pouvons retenir nos quolibets et autres sifflets à destination de quelques individus venus retirer des billets pour la prochaine corrida. Nous descendons les rues vers le point de convergence où nous rejoindrons des espagnols arrivés par leurs propres moyens. En tout nous serons plus de 1400 à défiler, de tous âges, de toutes confessions, de toutes nationalités et de tous horizons. 1400 c’est beaucoup... et c’est si peu quand en pense aux dizaines de milliers de personnes qui paient le prix fort pour s’entasser dans un stade en regardant des millionnaires en culotte courte jouer à la baballe. Nous formons bientôt une immense troupe gaiement homogène, habillée ou déshabillée de rouge et de blanc devant le corral de Santo Domingo. Les corps dénudés sont bariolés de tatouages anti-corrida, parés de masques en cartons ou encore recouverts d’inscriptions, décorés de peinture rouge qui rappelle le sang répandu des taureaux ou des hommes.
Les équipes de télévisions et de radios espagnoles sont au rendez-vous et s’activent à filmer, enregistrer, interviewer... surtout les jolies filles car il n’en manque pas chez les végétariens ! La parade démarre bientôt au cris répétés de « toros si, toréos no » rythmé par le son des sifflets, tambours et autres instruments. Marionnettes géantes, jongleurs, danseuse, clowns juchés sur des échasses nous accompagnent et attirent le regard des chalands tout du long. Un cordon de policiers armés de fusils à gaz nous escorte tant pour notre sécurité que pour nous contrôler. Leur présence nous empêche de trop communiquer avec la population et interdit à tout public de se joindre à nous. D’autre part un arrêté du tribunal local nous interdit le passage dans l’une des rues les plus fréquentées du parcours et la police se charge bien de le faire respecter en détournant notre marche. Malgré tout beaucoup de spectateurs nous entourent et certains nous font part de leur soutien par leurs gestes d’encouragement, leurs sourires et leurs regards amicaux. Comme l’indique PETA « les touristes viennent à Pampelune pendant les fêtes de la St Firmin pour la musique, la nourriture et pour prendre du bon temps. Ils ne veulent pas particulièrement cautionner cette cruauté envers les animaux mais le problème est que la plupart d’entre eux ne savent pas que ces mêmes taureaux qui traversent la ville en courant (qui glissent et qui tombent dans les rues pavées, se blessant souvent sérieusement, terrifiés par le supplice) vont mourir dans un bain de sang le soir même. »
Le parcours de 800 mètres nous semble trop court pour manifester mais il doit paraître extrêmement long aux taureaux. Nous arrivons bientôt dans le corral d’accès aux arènes et nous l’occupons jusqu’à la dernière minute du temps qui nous est imparti par les autorités. A côté de moi une dame de plus de 70 ans brandit sa pancarte, comme une leçon de sagesse donnée aux plus jeunes, sur laquelle on peux lire « faites l’amour pas la corrida ». Un dernier et virulent « La corrida no es la cultura, es la tortura » dans le mégaphone annonce déjà la fin de la manif. A cet instant PETA avait prévu une grande fête à la quelle les habitants et les promeneurs étaient conviés mais la municipalité l’a interdite. Alors, après avoir récupéré nos vêtements nous partons par petits groupes découvrir le centre ville. Ce que nous y voyons ne nous incite pas à nous attarder car les rues, les places et les boutiques affichent toutes leur solidarité avec la tauromachie. Ce ne sont que tee-shirts bariolés de fausses tâches d’hémoglobines, affiches de taureaux crachant le sang ou photos de matadors les armes en mains. Nous profitons tout de même de quelques rafraîchissements à une terrasse de café avant de nous décider à rejoindre le bus du retour. Pour ce faire nous devons à nouveau passer près des arènes. Les portes, qui en sont ouvertes, commencent à accueillir les amateurs de boucheries. Nous devinons la présence des animaux derrière les murs épais de l’amphithéâtre, nous sentons leur odeur et percevons quelques meuglements discrets comme pour nous dire merci. Nous tombons presque nez à nez avec 2 toréadors qui descendent de leur luxueuse voiture, paradant comme des coqs en basse-cour dans « leurs habits de lumière ». Ils ne comprennent pas les sifflets de certains d’entre nous qui les conspuent, tant ils ont l’habitude d’être adulé comme des dieux par quelques assoiffés de sang.
De retour au camping les sentiments se partagent entre amertume et satisfaction d’avoir agit comme nous le devions. Les discutions pour améliorer les préparatifs de la course humaine 2007 s’engagent rapidement entre militants et dureront jusqu’au bout de la nuit. Le lendemain les journaux hispaniques consacrent quelques lignes ou une page entière à notre action : objectif atteint. Des photos sont sur le site : http://www.runningofthenudes.co.uk/....

Bien sûr il y a encore beaucoup de luttes à mener et il faudra revenir de nombreuses années à Pampelune pour espérer voir changer les mentalités. Tout n’était certainement pas parfait mais je ne doute pas que PETA tiendra compte de l’avis demandé à tous sur cette manif 2006 et il n’appartient qu’à nous de faire évoluer les choses (je réserve en ce qui me concerne des observations détaillées à PETA). D’autres actions menées par d’innombrables associations de protection animale se mettent en place jour après jour dans chaque région de France et dans le monde entier. Elles viennent alimenter le flot constant des femmes et des hommes qui osent aujourd’hui s’élever contre leurs contemporains pour défendre le bien être animal.
La course humaine a le mérite d’exister grâce à la détermination d’une vingtaine de militants qui en furent les courageux pionniers. Elle permet aussi à des centaines de végétariens de se retrouver, d’échanger, de communier et de repartir chez eux avec le sentiment intense d’avoir vécue un moment de partage inoubliable. Après Pampelune, nous savons que nous ne sommes pas seuls, que des millions d’êtres humains partagent nos convictions et que nous avons raison de nous battre pour les faire connaître et les défendre.

C’est avec une pensée pour Nath, Christian, Jérôme, Bernard, Claire, Laëtitia, Laurent, Stéphane et tous les autres dont ceux qui comme Vesna, n’ont pas pu participer, que je cite pour finir les paroles de Francis Cabrel :

Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante
Au bout du couloir ;
Quelqu’un a touché le verrou
Et j’ai plongé vers le grand jour
J’ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour

Dans les premiers moments j’ai cru
Qu’il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l’avoir
Cette danseuse ridicule...

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l’attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil

Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J’en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m’incline

Ils sortent d’où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J’ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête
C’est fou comme ça peut faire du bien
J’ai prié pour que s’arrête
Andalousie je me souviens

Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?

Lettre reçue en Juin 2006 par email

Bonjour,
(...) Je continue à me connecter de temps en temps sur votre site et ne peux que vous féliciter...d’exister. Je vous sens tous très jeunes (vu du haut de mes 54 ans, vous me paraissez effectivement très jeunes) et que vous ayez pu faire du végétarisme et de la cause animale votre but essentiel me fait chaud au cœur.
Personnellement, j’ai rencontré ce mode de vie et d’action dans les années 70, avec La Vie Claire d’Henri-Charles Geffroy, et Vivre en Harmonie de Raymond Dextreit (repris actuellement par ses filles sous le nom de Perspectives Santé), mais nous constatons peu d’intérêt de la part de la génération suivante et cela nous désole un peu.
Mes 3 enfants (23 ans, 21 ans, 16 ans) ont eu le végétarisme et la cause animale présentés sur un plateau dès leur plus jeune âge : aujourd’hui, le plus jeune est effectivement végétarien et grand défenseur des animaux, comme vous tous, ma fille défend les animaux et est pratiquement végétarienne (mais vous comprendrez que pour moi le pratiquement est déjà de trop et que je déplore que le vie en société l’ai amenée à ces écarts). Quand à mon aîné, il a, à l’adolescence, pris le contre-pied de ce que j’ai essayé de lui faire partager. Sans abuser de la viande (à la maison, il aurait du mal, je suis incapable d’en acheter, cuisiner, et mon mari, comme moi en a horreur !!!) il n’est pas végétarien à l’extérieur et il respecte les animaux sans aller jusqu’à militer pour eux.
Vous comprendrez donc ma sympathie pour votre jeune association, et l’enthousiasme de ses membres (et votre humour en prime, car il en faut malgré tout !).
En plus des quelques 14 associations de défense des animaux auxquelles j’adhère et que j’épaule tant que faire se peut, (...) j’essaie ainsi de former les jeunes mamans à la cuisine végétarienne (elles sont demandeuses, se plaignant que leurs mères les ont élevées, par facilité ,au steack-boîtes de conserve), et les enfants au respect de l’animal. Il y a du boulot, mis il faut y croire !
Voilà, bon courage, encore merci et à bientôt.
PS : Je suis végétarienne, pas lienne. Comme le préconisait Raymond Dextreit, je ne consomme qu’infiniment peu de produits laitiers (du style 2 yaourts et un petit morceau de fromage + 1 oeuf pour toute une semaine), et toujours bio pour être sûre que l’animal ait été respecté. C’est peut-être déjà trop, mais ainsi les toubib et pédiatres nous a toujours foutu une paix royale et il nous a été plus facile de militer et faire des émules pour le végétarisme que pour le végétalisme. Le mieux est quelquefois l’ennemi du bien. Mais cela reste à débattre...

Lettre d’une adhérente du R.A.C., Octobre 2005

De multiples accidents de chasse mortels ou graves sont à déplorer à travers la France, depuis le début de la saison 2005.

Il est absolument honteux et inadmissible que tous les ans des êtres humains, chasseurs ou non chasseurs, soient blessés, handicapés, ou tués, que des animaux domestiques, chats, chevaux, ou autres soient également victimes ; que des propriétaires fassent l’objet d’agressions, de non-respects des réglementations touchant les distances, de non-observation des panneaux d’interdiction de chasse, de tirs dans leurs fenêtres, d’insultes, de menaces ; que les victimes des agissements de ces chasseurs hésitent, souvent par crainte de représailles, à porter plainte, plaintes que parfois les gendarmes rechignent à enregistrer ; que les chasseurs ne fassent pas l’objet de contrôles de vue et d’alcoolémie.

Il est scandaleux qu’une aussi faible partie de la population gâche la vie des autres usagers de la nature, que les chasses à courre soient souvent le prétexte à un véritable massacre du cerf, perpétré sous les yeux de spectateurs horrifiés (parmi lesquels parfois des enfants), alors qu’il s’agit d’actes de cruauté sur des animaux. Tout cela uniquement pour satisfaire un plaisir malsain.

La chasse à tir consiste aussi, pour le plaisir, à tirer sur des animaux qui, comme les faisans d’élevage ont été lâchés peu de temps avant et sont complètement désemparés.

A force de se conduire comme des voyous pour certains, les chasseurs attirent sur eux l’inimitié, la réprobation, ce qui amène beaucoup de gens à souhaiter une interdiction totale de la chasse, activité devenue artificielle dans le monde rural actuel. Il ne faut pas penser que tous les habitants des villages sont des chasseurs ou des sympathisants. Le monde a changé.

Que ce soit n’importe quel ministère qui ait en charge la chasse, la réalité reste la même. Une fois de plus la France est la mauvaise élève de l’Europe en ce qui concerne le respect des directives touchant l’activité cynégétique.

Des interventions de chasseurs dans les écoles françaises sont autorisées pour apprendre aux enfants soi disant ce qu’est la faune mais ils en profitent pour les inciter à la chasse.

La loi Verdeille est une loi qui ne devrait plus du tout jouer, car elle ne respecte pas la propriété individuelle, et qu’il est anormal de demander la permission de faire ce que l’on veut chez soi en ce qui concerne la chasse.

Beaucoup de gens lorsqu’ils ne vivent pas près des zones soumises à cette activité ne se rendent pas compte de la façon dont elle peut perturber et gâcher la vie des riverains.

Il serait temps qu’enfin les hommes politiques réalisent que ce n’est pas donner envie aux gens de voter pour eux que de continuer à soutenir ainsi une faible minorité de la population.

http://www.antichasse.com

Lettre de Olivia, reçue en Octobre 2005 par email

Bonjour,

Je sais pas pour vous, mais j’en ai marre de l’intolérance des gens à l’égare des végétariens comme vous et moi. J’ai la chance d’avoir plusieurs végétariens dans ma famille, donc je n’ai pas de problème à ce niveau là. Mais parmi mes amis et le reste de mon entourage, c’est assez fréquent d’avoir le droit à des remarques désobligeantes. J’en ai marre des phrases bateau et stupide telles que "mais tu sais, les animaux ils sont morts maintenant, alors autant les manger !" ou encore "mais si tu te retrouve sur une île déserte avec juste des lapins à manger, tu feras comment ?" et autre remarques débiles de ce genre. Je passe pour une chieuse quand on mange au resto et que je demande mon plat sans viande, je passe limite pour une folle quand je refuse de manger une pizza dont on enlève les lardons à la main,...

C’est simple, les gens ne comprennent pas ou très peu les végétariens. Quand je dis à quelqu’un que je suis végétarienne, j’ai toujours la même réaction ou presque. On me regarde comme si j’étais quelqu’un d’un peu bizarre, et on me demande pourquoi, et ensuite les mêmes questions bateaux comme "mais ça te tuerait de manger de la viande tu crois ?" ou "mais tu sais, les lions mangent bien les gazelles, c’est comme ça, t’es omnivore, tu vas à l’encontre de ta nature !".

Voila, c’était juste pour dire que j’en ai marre du manque de compréhension et de l’étroitesse d’esprit des gens autour de moi !!! J’ai eu la chance y’a quelques mois de me faire un très bonne amie végétarienne également, donc au moins on est deux à supporter ce genre de remarques. Voila je voulais savoir comment vous vous viviez tout ça.

Lettre de Valérie, reçue en 2004 par email

Bonjour,
J’habite en campagne profonde, et je ne sais pas quoi faire pour réussir à défendre mon point de vue. Je suis sans arrêt attaquée sur le végétarisme par les carnivores, qui pensent que je suis "folle", que la vie d’un animal est sans importance, que Dieu les a mis sur terre pour nous nourrir ! Quelle horreur ! Lorsque je vois un veau, je vois un ami, je ne vois pas quelque chose cuire dans une casserole ! Et c’est moi qui suis étrange ! Peut-être....
Ils tentent de me culpabiliser en me disant que lorsque je mange une pomme, ou autre, elle est vivante, et que je ne dois donc pas la tuer. Je ne sais quoi répondre à ces individus, sauf que bien évidemment, la pomme non cueillie va pourrir et tomber, ils continuent.
Avez-vous déjà eu ce genre de soucis ? Comment argumenter contre leur violence ? (provoquée bien évidemment par les animaux ingérés, l’esprit sanguinaire étant présent chez toutes ces personnes...).
Amitiés.

Lettre de Cécile, reçue en 2004 par email

Amis végétariens bonjour !

Tout d’abord, je tiens à vous féliciter pour votre site, qui m’a beaucoup aidée en me donnant des informations que je cherchais depuis longtemps ainsi qu’en me prouvant que mon végétarisme n’est pas inutile dans ce monde si égoïste et méchant, et que je ne suis pas aussi seule que jaurais pu le penser.
Je me suis toujours intéressée à la cause animale et aux êtres vivants en général, j’ai essayé à plusieurs reprises de refuser ces animaux morts qu’on m’offrait en guise de nourriture, mais dans une famille très carnivore, ça m’a été très difficile et je n’ai guère eu le choix avant mon adolescence durant laquelle j’ai commencé à me faire vomir les aliments que l’ont m’imposait aux repas, par la suite j’ai pu trouver un "compromis" en ne consommant qu’occasionnellement 2 types de cadavres.
Quand j’ai eu 18 ans, j’ai eu la chance de partir de chez mes parents pour suivre mes études ailleurs et j’ai donc pu (enfin !) devenir végétarienne, progressivement et tout à fait consciente des difficultés que j’allais rencontrer, sans vraiment savoir pourtant tout ce que ça allait impliquer dans ma vie, tant au niveau social que psychologique...
Enfin voilà, tout ça pour vous dire que j’ai maintenant 26 ans et que ce mode de vie et tout ce qu’il implique prend de plus en plus de place dans ma vie, à tel point que je me sens actuellement très seule face à une encore trop grande incompréhension de la part des gens autour de moi (même si, avec le temps, je ne me sens plus "agressée" mais je suis de plus en plus peinée de voir que rien ne change et que le reste du monde se fiche complètement de ce que peuvent ressentir les animaux).
Je souhaiterais beaucoup rencontrer d’autres végétariens près de chez moi pour échanger, me sentir moins seule et me redonner espoir. C’est très difficile car cela fait des mois que je cherche sur le net de tels groupes dans ma ville ; les "chats" même sont difficiles à trouver sur le net ; pourriez-vous m’aider ?